ACTE IV, SCÈNE III
BRÉCOURT
Qu’importe, poursuis.
DUPARC
Eh! bien, ce Montfleury, poussé, payé peut-être par les bigots, vient de présenter une requête au roi , par laquelle il accuse Molière d’avoir épousé sa propre fille.
BRÉCOURT
Qu’est-ce à dire? je n’y comprends rien.
MAGDELEINE
On prétend prouver que mon amitié pour Molière n’a pas été toujours pure , et (qu’au lieu d’être ma sœur, Armande est ma fille... et la sienne.
Votre... Ah! voilà une accusation aussi ridicule qu’odieuse!
MAGDELJSINB.
Pour vous , oui ! mais pour le roi ?
CONDÉ
Le roi jettera les yeux sur l’acte de mariage de Molière , ou croira tout simplement à la parole de Condé qui a vu dresser et signer cet acte, votre mère vivante et présente; cela même ne serait point nécessaire, le roi ne croira point...
BRÉCOURT
Que Votre Altesse royale me pardonne un doute, le roi n’est pas toujours entouré désormais de témoignages irrécusables , et l’on peut...
CONDÉ
Vous avez raison , Brécourt. Je regrette de n’avoir point vu Molière; mais le plus pressé est de courir le défendre. Mon carrosse est en bas, je vais au Louvre. Vous me reverrez, Messieurs...
(Il sort. Brécourt l'accompagne par la gaacbeavec le candélabre qui était snr la table de droite. ) DUPARC ET BRÉCOURT.
Ah ! monseigneur ! ! !
KO