ACTE II, SCENE III
DUPARG.
Oh 1 oelui-là vous ne le tenez point ; il se sera oublié devant quelque*^ nappe d'eau à se consumer d'amour pour sa propre image, comme le beau Narcisse, de sotte mémoire.
MOLIÈRE, s*arran|^eant loigonrs.
Qqe veip-tu ? il qst ]^m cet enfant, jl plaît à tç^t Ip moncle ; il faut bien qu'il se plaise un peu a lui-même.
jpqpA^q.
Qui, oui, vous foites bien de l'y encourager, c'est à vous de savpir ce que vous coûte la braverie de votre âls adoptif.
BRÉCOURT
Eh bien ! qu^qd le jeune Baron coûterait à l{f oljère quelques canons et quelques den^Ues, ne faut-il point faire une affaire de ces amusements 4*enfants?
DUPARG, se levant.
La peste soit d'un enfaut dç cette taille-là, et à qui le poil follet commence à danser autour du menton ; demandez aux filles de chambre des filles d'honneur ce qu'elles en pensent.
BRÉCOURT
Esirce qu'il en conte à ta femme?
DUPARG.
J^ ^e me soucie poipt de qia femme. Pepuis qu'elle galope comiUQ u^ pagç dan& les carrousel^ du roi, il ne» me seinble plus qu'elle soit ma femme, mais pipn palefrenier.
UN GENTILHOMNE.
Allons, messieurs de la Comédie, on vous attend.*
^ Pendant eette seène les actears sont tons occapés à s'arranger devant les glaces : Ifolière an fond, Doparc et Brécourt k droite et à gaacbe du spectateur, les demoiselles Béjart à la table du milieu.
MOLIÈRE, ayant fini de se grimer.
Allons, partons l (il fait aortir ses aetenrs, et aa moment de sortir loi-
$, il se retourne vers Armande qui est restée près de la croisée.) Vous demeurez, Armande? le succès de ma comédie ne vous intéresse point.
ARMANDB.
Si fait, je vous suis, mais je veux voir d'ici défiler le cortège royal.
Ahl oui, tous ces beaux seigneurs, tous ces marquis? (A Pierrette avec une sorte d'inqoiétade.) Reste avec elle, je n'ai pas besoin de toi.
Mais moi, je veux vous voir jouer et vous tenir votre manteau dans la coulisse. (Molière sort, elle le sait, en disant à part.) Mademoiselle Armande saura bien se garder toute seule.