DUPARC, BRÉCOURT
BRÉCOURT, descendant du fourgon.
Cet endroitrci me semble disposé à souhait pour la halte, le repas et la sieste. (Brécourt descend de voiture.) Ouf! quelle chaleur ! Ces paysans nous avaient bien dit que nous trouverions une fontaine ombragée au faîte de la montée. Arrive donc, chasseur intrépide ! . . .
DUPARC, ôtant son arquebuse et appelant ses chiens. (A gauche,
denûème plan.) Tiburce ! Artaban !
BRÉCOURT
Oublie donc un peu tes chiens, et me viens aider à déballer nos provisions de bouche ; (Duparc descend du tertre, et Brécourt va ouvrir le derrière du fourgon ; lÉk et Duparc apportent ce qu'il faut en scène,
* La mise en scène est lifrise de la gaaelie da spectateur.
gaoete.) nous serons bien ici : les coussins du chariot pour asseoir nos dames, le panier aux vivres, le panier aux vins... Tout doux, ne cassons rien... Ahl nous allons donc déjeuner! DuparcI
DUPARC
Hein!
BRÉCOURT
Si nous allumions du feu?
DUPARC, qui ra aidé à sortir da foorgon on grand panier carré, des coussins et divers ustensiles.
Pourquoi faire?
BRÉCOURT
Pour faire cuire le gibier que tu avais promis de tuer en route.
DUPARC
Mauvais plaisant 1 tu ne songes qu*à ta gueule, et oublies ce pauvre cheval qui vaut mieux que nous tous.
BRÉCOURT
Je songe d'abord à ceux de mon espèce*
DUPARC
Notre espèce est la pire de toutes ; Brécourt, les hommes ne valent rienl... Ça, viennent-ils, nos compagnons?
BRÉCOURT, remontant an fond da théâtre.
Ils devraient être ici. Le chariot u° 2 monte la côte, notre chef le conduit, et ces dames viennent de leur pied léger, battant les buissons comme des écoliers en vacances.
Oui , oui , selon leur coutume , toujours riant, coquetant ou
béant aux corneilles, du temps qu'on crève de faim et de soif
à les attendre : j'ai l'estomac creux comme un rebec ! Allons ,
je vas mettre ce pauvre cheval à l'ombre ; mes chiens ont déjà
trouvé le bon endroit.
(Il va remiser la voitare ù gauche, de manière à laisser voir l'inscription.)