ACTE I, SCENE III
PIERRETTE
Nenni , monsieur, si c'est à faire quelque chose contre le bien du roi.
BRÉCOURT
Oh ! oh ! tu tiens pour le roi , toi?
PIERRETTE
Moi? dame, je ne sais pas.
BRÉCOURT
Sais-tu ce que c'est que le roi ? .
Je ne l'ai jamais vu.
BRÉCOURT
Mais tu crains les Frondeurs ?
PIERRETTE
Ah ! oui , par exemple !
BRÉCOURT
Qu'est-ce que c'est que les Frondeurs ?
PIERRETTE
Dame! on dit que... ma foi je ne les connais point, moi; vous me dites là un tas de choses que je n'entends mie. On dit comme ça chez nous qu'il faut agir dans le bien du roi, et puis voilà ; je n'en sais pas plus long.
BRECOURT.
Allons, je ne t'en demande pas davantage. Veux-tu nous aider, mes camarades et moi, à déjeuner sous ces arbres?
PIERRETTE
Et où donc estrce qu'ils sont vos camarades?
BRÉCOURT, lai indiquant la gauche.
Tiens, les vois-tu qui montent par ici ?
PIERRETTE , DOBUBt for le bine qui est denotle troue d'arbre.
Oh ! le beau inonde ! . . . le joli inonde 1 tous en braves habits de ville. On n'en voit point souvent par ici, du inonde comme ça ! Mais s'ils me réclament à déjeuner, moi je n*ai rien à leur donner, d'abord.
B R É 00 URT, lai montrant le panier aoz Tifres qai est à gauche.
Nous avons ici tout ce qu'il faut , et tu en auras ta part si tu nous aides.
PIERRETTE
Qu'est-ce qu'il faut faire? tenir votre chevau? Ah 1 ça me connaît, ça, les chevals, et je lui virerai la mouche à seules fins qu'il ne s'en sauve point ; mais ce monsieur qui vient là, c'est-il un médecin, qu'il est tout de noir habillé?
BRÉCOURT
Non, c'est un comédien : c'est notre chef.
PIERRETTE
Ah ! c'est un comédien ! je ne sais point ce que c'est... mais ça ne me regarde pas.