‹ Molière et Gui PatinChapitre 5 sur 45 · FRS · texte numérisé non relu

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plus fréquentes avec le premier président Lamoignon et avec son académie de savants, semblent constituer les principales distractions qu’il donnait à son existence médicale. Trois volumes de correspondances avec les seuls médecins de Dijon, de Beaune et de Lyon, font supposer combien d’autres ont été perdues. Tout dénote donc, dans cette personnalité si originale, une vie intellectuelle active et fiévreuse.

. Si Molière fut, dans ses satires, l’écrivain fin, délicat, au style correct, distillant ses malices en des périodes mesurées au terme desquelles la flèche atteint son but, Gui Patin, lui, homme de la fougue, néglige quelquefois sa plume pour arriver, dans ses critiques bilieuses, à l’emporte-pièce, à la griffe du lion, comme l’a dit Réveillé-Parise.

» M. L. Moland, dans ses études sur Molière, lui applique la qualification heureuse de « grand justicier des travers de son temps ».

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On en pourrait dire autant de Gui Patin. Mais,

il y a cette nuance : que Molière fut, le plus souvent, un juge modéré et délicat dans ses formes, tandis que Gui Patin heurte avec ru-

desse, quelquefois avec brutalité.

Si les satires de Molière contre la médecine et les médecins de son temps ont besoin de

pièces justificatives, c’est dans Gui Patin qu’on

en trouve. Le bilieux docteur ne se doutait. guère, en écrivant ses Lettres, que certaines.

de ses critiques pourraient retomber sur lui-

même. D’autres médecins que nous citerons.

dans le cours de notre étude apporteront aussi.

leur appoint dans la question.

Cette première partie comprendra :

1° L'exposé succinct des doctrines médi- | cales ayant cours au temps de Molière et:

Gui Patin. À ce sujet, se reliera nécessai-, rement le rôle des hommes les plus remar-.

quables qui prirent part aux luttes de cette

époque ;

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2° L’appréciation des satires anti-médicales de Molière;

3° On essaiera de démontrer, contradictoi- “ rement à des idées généralement admises, que l’animosité de Molière, contre la médecine et les médecins, a pu être excitée par des - rancunes personnelles, et qu’elle a dû subir certaines instigations de son entourage.

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