ACTE DEUXIÈME
L'étudiant Cintio Fidenzio vient acheter Celia ; il dit à Mezzetin de remettre la jeune fille à la personne qui viendra de sa part et montrera son an-
1. C'est exaetement l'expreuioa méli^horiqae qu'emploie Trufaldin à la scène IV du premier acte de \ Étourdi :
Et TOUS, filous fieffés, ou je me trompe fort, Mettez, pour me jouer, tos fiâtes mieux d'accord.
iiBaa. Ciatîo est le fils d'un correspondant de BeltraBie, «ur qui il a une lettre de crédit. ScapÎH, qui a entendu les conv^tions que Tétudiant vient ée faire avec Mezaetin, feint d'être brouillé avec Fnlvio son maître qui l'a battu ; il entre au service de Cintio, qui l'envoie demander l'argent à Beltrame, et qui lai confie Tanneau à la vue duquel on tui délivrera Celia, Scapin s'empresse d'exécuter ces ordnes, mais au profit de son véritable maître. Au moment où il a compté l'argent et où il va emmener Celia , un sbire vient mettre le séquestre sur tout ce ^e possède Mezzelin, et par conséquent sur l'esclave. L'ordonnance de séquestre a été obtesme par Fulvio, à qui Cintio doit une quinzaine de ducats gagnés au jeu. Voilà encore une fois Scapin déconcerté , e t son stratagème à vau-l'eau . Beitrame fait lever le séquestre à l'instigation de Lavinia, informée de tout par Scapin. il fait des menaces à Mezzetin pour l'empêcher de vendre l'esclave à Cintio, sur la conduite de qui, en sa qualité de correspondant, il est tenu de veiller,