VÉcole des femmes, Acte V, se. iv
vêtrés, que je crois impossible de les séparer l'un de l'aulre.
Me veux-tu voir pleurer? Veux-tu que je me balte? Veux-tu que je m'arrache un côté de cheveux?
On éclate de rire.
Veux-tu que je me tue? Oui, dis si tu le veux;
Je suis tout prêt, cruelle, à te prouver ma flamme M
On est pris de pitié.
Un g^rand acteur mort récemment, Provost, jouait toujours en drame le rôle d'Arnolphe, qu'on avait toujours joué en comique. Peutêtre outrait-il ce côté du rôle; mais, ce qu'il y a de certain, c'est que, pour le rendre complet, il faut le jouer en comédie et en drame à la fois.
Cette impartialité de Molière est tout aussi grande dans la peinture des conditions. J'aurai à revenir plus tard sur la théorie qui fait de Molière l'émancipateur de la bourgeoisie. Pour le moment, je ne veux constater qu'une chose, c'est que bourgeoisie ou noblesse, il ridiculise