AR.MANDE
Nous serons, par nos lois, les juges des ouvrages ;
A le mérite de peindre à la fois l'orgueil et le vide de puissance des pédans, et combien il est heureux qu'ils n'aient pas de puissance.
Par nos lois, prose et vers, tout nous sera soumis : Nul n'aura de l'esprit, hors nous et nos amis.
Vers excellent mais qui avait besoin d'être amené. Ici les personnages sont assez passionnés pour le dire. Sans cela il serait du ton du pamphlet, où les personnages disent d'eux-mêmes le mal qu'on en pense. C'est pour n'avoir pas fait cette distinction que Voltaire est si médiocre dans la comédie. iMais aussi quel pamphlet est supérieur à la diatribe du Docteur Akakia.
Dans le poème épique c'est le poète qui parle, il se montre. Il doit être tout à fait caché dans le poème dramatique. Le pamphlet est sutondeux [sic!]. Il est fondé sur une absurdité, mais il plaît, il fait naître le rire fou. Ses traits sont une espèce de plaisanterie. Voyez la définition de ce mot.