‹ Molière jugéChapitre 30 sur 119 · BIBLIOTHÈQ.UE DU ROI · texte numérisé non relu

BIBLIOTHÈQ.UE DU ROI

Paris, le 28 juin 1829.

Uadminisirateur de la Bibliothèque du roi.

Monsieur le comte,

J"ai reçu successivement les deux lettres que vous m'avez fait rhonneur de m'écrire en faveur de M. Beyle, qui désire entrer comme auxiliaire au département des Manuscrits de la Bibliothèque du roi. Les difficultés qui s'opposaient à l'accomplissement des vœux de M. Beyle et des vôtres ne m'ont pas permis jusqu'ici de vous entretenir de cette affaire comme je désirais pouvoir le faire. Aujourd'hui, quelques-unes de ces difficultés paraissent s'aplanir, et je serai heureux de concourir à les écarter entièrement, afin de voir réussir une demande à laquelle vous vous intéressez si vivement, et que recommandent aussi très puissamment les travaux littéraires de M. Beyle. Je m'y emploierai avec plaisir et avec empressement.

Veuillez, monsieur le comte, en agréer l'assurance, ainsi que celle de ma considération très distinguée et de mon ancien attachement pour votre famille.

Dacier.

Heureusement pour Stendhal lui-même, pour la littérature française ensuite et aussi pour la Bibliothèque du roi, le projet échoua : la révolution de 1850 éclata et l'on fit de Stendhal un consul à Civita-Vecchia.

Nous devons à cet accident Je Rouge et le Noir, la Chartreuse de Parme et quelques mauvaises fiches en moins au département des Manuscrits de notre grande Bibliothèque.

J'avais ajouté les remarques suivantes :

< Les relations de Beyle et de Champollion Figeac durèrent jusqu'à la mort du premier.

On se rappelle que Stendhal, frappé d'apoplexie à la porte du ministère des affaires étrangères, le 22 mars 1842, fut transporté rue

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