VAUVENARGUES
Page xLVi de la Notice - :
CITATION' DE VaUVENARGUES BeYLE
« La servitude avilit l'homme « La pire espèce de servitude
au point de s'en faire aimer. » est celle qui agit sur un peuple
en corrompant ses mœurs, d
I, page 32 :
« Nous prenons quelquefois a Profondément vrai. »
pour le sang-froid une passion sérieuse et concentrée, qui fixe toutes les pensées d"un esprit ardent, et le rend insensible aux autres choses. »
I, page 35 :
« Toutes les passions roulent « L"amour de soi. Helvé-
sur le plaisir et la douleur, comme tius. » dit ^L Locke : c'en est Tessence et le fonds. »
I, page 162 :
« Chaulieu a su mêler avec • Comparez les termes dans
une simplicité noble et tou- lesquels il parle de Chaulieu. et chante, l'esprit et le sentiment. » ceux qu'il emploie en traitant de
Molière. »
' Je dois ce précieux document à l'obligeance de M. Casimir Strj-ienski dont on connaît les beaux travaux sur Stendhal ; l'exemplaire de Vauvenargues fait partie de sa bibliothèque particulière et provient de la collection du baron de Mareste.
- Œuvres complètes de Vauvenargues... Précédées d'une Notice .. par .M. Suard...; Paris, Dentu, M.D.CCC.VI, 2 vol. in-8.— Bibl. Nat.R.2848. B. 4/5. — Inv. R. 19,652/5.
PRÉFACE XLi
Même page :
« Molière me parait un peu répréhensible d'avoir pris des sujets trop bas .... «
II, page 2 :
« Il n'v aurait point d'erreurs » Admirable, i
qui ne périssent d'elles-mcmcs, rendues clairement. »
II, Même page :
<• Ce qui fait souvent le me- « Voir mieux que nature, c'est
compte ^ d'un écrivain, c'est qu'il être mal organisé. L. David. • croit rendre les choses telles qu'il les aperçoit ou qu'il les sent. »
II, page 4 :
« Le courage a plus de res- « La raison n'est elle pas cou-
sources contre les disgrâces, que rageuse ? Serait-elle raison sans la raison. » cela? »
II, même page :
« La guerre n'est pas si oné- « De tous les maux qui peu-
reuse que la servitude. » vent accabler une nation, le pire
est une invasion. »
C'est le Commissaire des Guerres qui parle.
II, page 5 :
« Nous n'avons pas droit de « Sublime. »
rendre misérables ceux que nous ne pouvons rendre bons. »
II, page 7 :
« L'estime s'use comme l'a- « On se lasse de parler de
mour. H l'homme estimable, mais dans le
cœur l'estime survit. »
XLn PRÉFACE
II, page 8 :
« Le trafic de l'honneur n'en- « Walpole. »
richit pas. »
II, page 13 :
« Ce qui est arrogance dans « Jamais peuple n'est pluster-
les faibles, est élévation dans les rible et plus prêt à envahir que
forts ; comme la force des ma- lorsqu'il est en révolution. Mon-
lades est frénésie, et celle des tesquieu. » sains est vigueur. «
II, même page :
« On tire peu de service des « L'expérience les a fatigués
vieillards. » d'être bons. »
« On ne fait pas beaucoup de « L'enthousiasme est l'entre-
grandes choses par conseil. >- preneur des miracles. Montai-
gne. »
II, même page :
« La conscience est la plus » Et partant les remords. »
changeante des règles, «
II, page 25 :
« La pensée de la mort nous « Les esprits poétiques dans
trompe ; car elle nous fait oublier leur jeunesse attendent toujours de vivre. » la mort et c'est ce qui fait la mi-
sère de leurs vieux jours. »
II, page ^o :
« On peut aimer de tout son « Nous dominons nos amis et
cœur ceux en qui on reconnaît nos ennemis plus par nos défauts de grands défauts. » que par nos vertus. M™^ de
Staël. »
PRÉFACE XLiii
II, pages 30 et 51 :
* Si nos amis nous rendent i Que signifie donc ce mot
des services, nous pensons qu'à devoir en amitié ? » titre d'amis ils nous les doivent, et nous ne pensons pas du tout qu'ils ne nous doivent pas leur amitié, i
» Pour se soustraire à la force, « La justice c'est la force, sui-
on a été obligé de se soumettre vant la majorité . » à la justice. >
II, page 43 :
€ La vigueur d'esprit ou l'a- « La vigueur du corps n'éta-
dresse ont fait les premières for- blit-elle pas une supériorité et par tunes. Lïnégalité des conditions là un moyen? » est née de celle des génies et des courages. »
II, page 49 :
» On trouve dans l'histoire <i La volupté ou l'amour est
de grands personnages que la une passion, » volupté ou lamour ont gouvernés. »
II, page 50 :
» Le sot s'assoupit et fait la « Placez un homme de génie
sieste en bonne compagnie, dans un salon dit de bonne com-
comme un homme que la curio- pagnie, vous verrez s'il ne s'en-
sité a tiré de son élément, et qui dort. » ne peut ni respirer ni vivre dans un air subtil. »
II, page 67 :
» Nos passions se règlent or- » Nos passions au contrairent
dinairement sur nos besoins. » [sic] sont presque nuisibles à
nos besoins et à nos intérêts. »
XLiv PREFACE
« Le peuple et les grands n"ont « Les vices du peuple et des
ni les mêmes vertus ni les mêmes grands diffèrent plus par la forme vices. > que par le fond. •■
II, page 89 :
1 La licence étend toutes les <■■ Mirabeau. »
vertus et tous les vices. »