SCÈNE VIII
Monsieur DE SOTENVILLE, CLITANDRE
GEORGE DANDIN
MONSIEUR DE SOTENVILLE
Allons, vous dis-je. il n'y a rien à balancer ; et vous n'avez que faire d'avoir peur d'en trop finre, puisque c'est moi qui vous conduis.
GEORGE DANDIN Je ne saurois...
G. Dandin, qui ignore l'honneur, trouve, ce qu'on lui fait faire, bien plus absurde que nous.
MONSIEUR DE SOTENVILLE Q.ue je suis votre serviteur.
GEORGE DANDIN
Voulez-vous que je sois serviteur d'un homme qui me veut faire cocu ?
Scène qui a cette excellence d'offrir le comble de l'absurdité morale avec la plus grande vérité des caractères. C'est les battus payant l'amende.
MONSIEUR DE SOTENVILLE
Sachez que vous êtes entré dans une famille qui vous donnera de l'appui, et ne souffrira point que l'on vous fasse aucun affront.
Voilà de quoi faire devenir fou G. Dandin, ou bien il doit croire que son beau-père le mystifie.