‹ MolièreChapitre 21 sur 23 · LOUIS XIV ET LES MARIONNETTES · texte numérisé non relu

LOUIS XIV ET LES MARIONNETTES

(Document inédit.}

Privilège accorde à Dominique de Mormandin, sieur de la Grille, pour ses nouvelles marionnettes, sous le nom de trouppe royale des Pigmées.

Louis par 1a grâce de Dieu roy de France et de Navarre à nos amis et féaux les gens tenans nos cours de Parlement, Maistres des requestes ordinaires de nostre hostel, baillifs, ssnechaux, prevosts juges, lieutenans et tous autres nos justiciers et officiers qu'il appartiendra, salut.

Nostre bien-aimé Dominique de Mormandin, escuyer , sire de la Grille, nous ayant humblement fait -remonstre qu'il a trouvé une nouvelle invention de marionnettes qui ne sont pas seulement d'une grandeur extraordinaire mais mesure représentant des commediens avec des décorations et des machines imitant parfaitement la. danse et faisant la voix humaine, lesquelles serviront nonseulement de divertissement au public mais serviront d'instruction pour la jeunesse;

Lui accordons privilège de donner ses repré"

sentations pendant le cours de vingt années à dater du présent dans nostre bonne ville et faux bourgs de Paris et par toutes autours telles bourgs et lieux de notre royaume qu'il jugera à propos; deffendant expressément à toute personne de quelque qualité ou condition que ce soit d'apporter audit exposant aucun trouble ou empêchement dans la jouissance du présent privilège, à condition par lui de ne rien faire contre l'honnêteté publique, deffendant à toutes personnes, de quelque qualité ou condition que ce soit, même à celle de nostre maison d'y entrer sans payer, ny d'y faire aucun désordre à peine de punition exemplaire.

Car tel est nostre plaisir.

Donné à Versailles, le 33e jour de Mars l'an de grâce 1675 et de notre r..

Signé Louis.

(Archives Nationales.')

« Du lundy vingtiesme 'février 1662), Jean- Baptiste Poquelin, fils de Jean Poquelin et Marie Cresé (sic), d'une part, et Armande Gré-

l?Q MOLIÈRE.

sinde Béiard, fille de feu Joseph Béiard et de Marie Herué, d'autre part, tous deux de cette paroisse, vis à vis le Palais-Royal, fiancés et maries tout ensemble, par permission de M. Comtes {sic), doyen de Nostre-Dame et grand vicaire de Monseigneur le cardinal de Retz, archevesque de Paris, en présence de Jean Poquelin , , marié, et de André Boudet , beau-frère dud. marié et de lade dame Herué, mère de la mariée, et Louis Béiard et Madeleine Béiard, frère et sœur de lad. mariée et d'autres, avec dispense de deux bans. (Signé.)»

(Regist. 161 de Saint- Germain-l'Auxerrois , Archives de la ville *.)

Pour Monsieur Boyvin , prestre , docteur en théologie, à Saint- Joseph.

« Mardi, 21 février 1673, sur les neu^ neures du soir, l'on a fait le convoy de Jean-Baptiste Pocquelin-Moliere, tapissier-valet de chambre, illustre comédien, sans autre pompe, sinon de

Page 1