‹ MoliereChapitre 145 sur 253 · SCÈNE VIII DORANTE, COVIELLE · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII DORANTE, COVIELLE

COVIELLE

Je vous prie, Monsieur, de nous vouloir aider céans dans une affaire qui s'y passe.

DORANTE

Ah! ah! Covielle, qui t'auroit reconnu? comme te voilà ajusté!

COVIELLE

Vous voyez. Ah! ah! ah!

LA GRANGE. — 16. .-1692

RÔLE DE ClITANDRE.

DORANTE

De quoi ris-tu?

COVIELLE

D'une chose, Monsieur, qui le mérite bien.

DORANTE

Comment?

COVIELLE

Je vous le donnerois en bien des fois. Monsieur, à deviner le stratagème dont nous nous servons auprès de Monsieur Jourdain, pour porter son esprit à donner sa fille à mon maître.

DORANTE

Je ne devine point le stratagème; mais je devine qu'il ne manquera pas de faire son effet, puisque tu l'entreprends.

COVIELLE

Je sais. Monsieur, que la bête vous est connue.

DORANTE

Apprends-moi ce que c'est.

COVIELLE

Prenez la peine de vous tirer un peu plus loin, pour faire place à ce que j'aperçois venir. Vous pourrez voir une partie de l'histoire, tandis que je vous conterai le reste.

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