‹ MoliereChapitre 180 sur 253 · HENRIETTE, ARMANDE · texte numérisé non relu

HENRIETTE, ARMANDE

ARMANDE

On voit briller pour vous les soins de notre mère, Et son choix ne pouvoit d'un plus illustre époux...

HENRIETTE

Si le choix est si beau, que ne le prenez-vous?

ARMANDE

C'est à vous, non à moi, que sa main est donnée.

HENRIETTE

Je vous le cède tout, comme à ma sœur aînée.

ARMANDE

Si l'hymen comme à vous me paroissoit charmant, J'accepterois votre offre avec ravissement.

HENRIETTE

Si j'avois, comme vous, les pédans dans la tête,

Je pourrois le trouver un parti fort honnête.

Cependant, bien qu'ici nos goûts soient différens, Nous devons obéir, ma sœur, à nos parens. Une mère a sur nous une entière puissance; Et vous croyez en vain, par votre résistance...

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