‹ MoliereChapitre 183 sur 253 · PHILAMINTE, ARMANDE · texte numérisé non relu

PHILAMINTE, ARMANDE

ARMANDE

Oui, rien n'a retenu son esprit en balance ;

Elle a fait vanité de son obéissance;

Son cœur,. pour se livrer, à peine devant moi

S'est-il donné le temps d'en recevoir la loi,

Et sembloit suivre moins les volontés d'un père,

Qu'affecter de braver les ordres d'une mère.

PHILAMINTE

Je lui montrerai bien aux lois de qui des deux Les droits de la raison soumettent tous ses vœux; Et qui doit gouverner, ou sa mère, ou son père, Ou l'esprit ou le corps, la forme ou la matière.

ARxMANDE.

On vous en devoit bien, au moins, un compliment*,

Et ce petit monsieur en use étrangement

De vouloir, malgré vous, devenir votre gendre.

PHILAMINTE

Il n'en est pas encore où son cœur peut prétendre. Je le trouvois bien fait, et j'aimois vos amours; Mais, dans ses procédés, il m'a déplu toujours. Il sait que, Dieu merci, je me mêle d'écrire, Et jamais il ne m'a prié de lui rien lire.

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