‹ MoliereChapitre 96 sur 253 · PAULINE GRANGER · texte numérisé non relu

PAULINE GRANGER

RÔLE DE FrOSINE.

que ce sont vos emportements qui l'ont mis en colère; qu'il n'en veut seulement qu'à votre manière d'agir, et qu'il sera fort disposé à vous accorder ce que vous souhaitez, pourvu que vous vouliez vous y prendre par la douceur et lui rendre les déférences, les respects et les soumissions qu'un fils doit à son père.

CLÉANTE

Ah, maître Jacques, tu peux lui assurer que, s'il m'accorde Mariane, il me verra toujours le plus soumis de tous les hommes; et que jamais je ne ferai aucune chose que par ses volontés.

MAÎTRE JACQUES, à Harpagon.

Cela est fait. Il est content à ce que vous dites.

HARPAGON

Voilà qui va le mieux du monde.

MAÎTRE JACQUES, àCléante.

Tout est conclu. Il est content de vos promesses.

CLÉANTE

Le ciel en soit loué !

MAÎTRE JACQUES

Messieurs, vous n'avez qu'à parler ensemble : vous voilà d'accord maintenant; et vous alliez vous quereller, faute de vous entendre.

CLÉANTE

Mon pauvre maître Jacques, je te serai obligé toute ma vie.

Il n'y a pas de quoi. Monsieur.

HARPAGON

Tu m'as fait plaisir, maître Jacques; et cela mérite une récompense. [Harpagon fouille dans sa poche; maître Jacques tend la main; mais Harpagon ne tire que son mouchoir, en disant :) Va, je m'en souviendrai, je t'assure.

MAÎTRE JACQUES

Je vous baise les mains.

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