SCÈNE m
MOLiinE.
Figurez-vous donc premièrement que la scène est dans Tanticbambre du roi, car c'est un lieu où il se passe tous les jours des choses assez plaisantes. Il est aisé de faire venir là toutes les personnes qu'on veut, et on peut trouver des raisons même pour y autoriser la venue des femmes que j'introduis. La comédie s'ouvre par deux marquis qui se rencontrent. (à La Grange,] Souvenez-vous bien, vous, de venir, comme je tous ai dit» là avec cet air qu'on nomme le bel air, peignant votre perruque, et grondant une petite chanson entre vos deots. La, la, la, la, la, la, la. Rangezvous donc, vous autres, car il faut du terrain à deux marquis, et ils ne sont pas gens à tenir leur personne dans un petit espace, (à La Grange.) Allons, parlez.
LA GRANGE
a Bonjour, marquis. »
MOUftAE.
Mon Dieu ! ce n*est point là le ton d'un marqnis : il faut le prendre un peu plus haut; et la plupart de ces messieurs affectent une manière de
parler parUculière pour se distinguer du commun. —Bonjour^ marquis. » Recommencez donc*
LA GRANGE
» Bonjour, marquis.
HOLIÈBB.
» Ah ! marquis, ton serviteur.
LA 6RANGB.
)» Que fais-tu là?
MOUÈRK.
» Parbleu! tu Tois; j'attends que tous ces messieurs aient débouché » la porte pour présenter là mon visage.
LA GRANGE
a» TéteUeu! quelle foule! je n'ai garde de m'y aller frotter, et j*aîme » bien mieux entrer des derniers.
MOLIÈRK.
» Il y a là vingt gens qui sont assurés de n'entrer point, et qui ne 7f laissent pas de se presser et d occuper toutes les avenues de la porte.
LA GRANGE
» Crions nos deux noms à l'huissier, aGn qu'il nous appelle.
» Cela est bon pour toi, mais pour moi, je ne veux pas être joué par » Molière.»
L*auteur de f Impromptu de Vermilles vient de nous montrer, en costume de cérémonie, les courtisans faisant le pied de grue dans rantichambre de (iOuis XIY; d'Aubigné nous ouvrira l'antichambre du très jeune roi Louis XIII, et rapportera les discours des marquis de 1615, en nous donnant les détails les plus curieux sur leur ajustement. Je pense que le rapprochement de ces deux tableaux, peints d'après nature, ne sera pas sans intérêt. La musique doit figurer dans l'un et dans Vautre.
— ÉNAï (d'Âubigné sous le nom d'). Gomment paratt-on aujourd'hui à la cour?
FOQf ESTE. Premièrement, faut être bien vêtu à la mode de trois ou quatre messieurs qui ont l'autorité. 11 faut un pourpoint de quatre ou cinq taffetas l'un sur l'autre, des chausses comme celles que vous voyez, dans lesquelles tant frise qu'écarlate, je vous puis assurer de huit aunes d'étoffe pour le moins.
î. il
ÉNAY. Est-il possible que ce gros lodier (matelas) qui vous monte autour des reins, ne vous fasse point sentir degravelle?
FOENESTE. Qu'appelez-Yous loudier? Vous autres avez d*élranges mots pour francimantiser aux villages. Or, gravelle ou non gravelle, si faut-il porter en été cette embourrure ; puis après, il vous faut des souliers à cric (1) ou à pontlevedis (2), si vous voulez, escoulés (3) jusqu'à la semelle,
ÉNAY. Et en hiver?
FCENESTE. Sachez que deux ans avant la mort du feu roi (Henri IV), il lui échappa de louer Saint-Michel de ses diligences et d'être toujours botté. Dès lors les courtisans prirent la façon d'unes bottes, la chair en dehors, le talon forlhaussé, avec certaines pantoufles fort haussées, encores le sur-pied de l'éperon fort large, et les soulettes (sous-pieds) qui enveloppent le dessous de la pantoufle. Ces bottes ainsi tirées tout du long vous épargnent toutes sortes de bas de soie. Si vous allez à pied par la >ille, on conjecture que le cheval n'est pas loin de vous : mais il faut que l'éperon soit doré. Vous voyez tous ces honnêtes gens d'entre les huguenots qui vont à pied, en cet équipage à Charenlon. Je sais un de mes camarades et un parent mien qui ont fait le voyage du pays (Gascogne) en cet état, et quand ils trouvaient quelques seigneurs, ils se jouaient d*une gaule, faisaient semblant de se pourmener au long de leurs héritages : cela est épargnant.
» Toutefois Pompignan inventa des découpures sur le pied de la botte, pour faire paraître un bas de soie incarnadin, et ceux qui n'ont de bas de soie prennent de la découpure avec le ruban de couleur. Ces boites vous font chevaucher long, et puis les ladrines (4) de l'invention de Lambert, et puis les
(1) FftisaDl cric, crac, lorsqu'on marchait, harmonie très estimée à ceUe époque.
(s) Beposant sur des plancbelies.
(3) A grands yeux, d'exoculari^ on en portait encore du temps de
Molière.
(4) Ainsi nommées parce q«e les ladres portaient des boites très larges à cause de i'enâure de leurs jambes.
L'IMPROMPTU DE VERSAILLES. i^
grands capuchons qui prennent de d^sus le chapeau, à la portugaise, jusqu'au dessous des aisselles, tout cela fait paraître le cavalier, si bien qu'un gros de cavalerie ainsi équipé monterait un tiers davantage. Or ces bottes et ces éperons ne se quittent ni en carrosse ni en bateau : et quand un galant homme n'est point botté, faut avoir recours À k bonne fortune pour aller en carrosse, principalement en hiver, de peur d'enfanyer (enfanger) ses roses.
iNAY. Vous avez des roses en hiver ?
FOEïiESTE. Oui bien, nous autres. Oui, sur les deux pieds, traînantes à terre ; aux deux jarrets, pendantes à mi- jambes, au buse du pourpoint ; une au pendant de l'épée, une sur l'estomac, au droit des brassards et aux coudes.
' ÉNAY. Et quels fruits de tant de fleurs ?
FOEKESTE. C'est pour paraître. Il y a après la diversité des rotondes, (1) à double rang de dentelles, ou bien à fraises à confusion.
ÉNAY. N'avez-vous point de dispute avec les dames?
roENESTE. Voilà de vôtres propos à vous autres qui venez quelques viages (fois) en cour avec le eu plat et le collet rabattu comme les sieurs de La Noue et d'Auvigny, ce n'est pas pour y paraître, et je m'étonne comment Thuissier ouvre pour telles gens la porte du cabinet ; et puis, il y a tant de belles façons de pennaches (panaches) (2).
ÉNAY. Accordez-vous bien ces pennaches avec les perruques?
FOEKESTE. Oui-dèu Si vous eussiez vu Monsieur (8) l'autre
(l) La rotonde était un collet circulaire en carton sur lequel on fixait une fraise curieusement plissée, empesée. On Vappelail ûonfusiont lorsque les dentelles y flottaient à plusieurs rangs.
()) Pmnache , venant de pewna, valait bien mieux que panoêhe. Ias Italiens, disant pennacdo, les Espagnols j»enacAo, conservent le souvenir du mot latin.
(3) Piquante raillerie contre le duc d'Épcrnon , qui venait d*échouer devant la Rochelle, et se faisait appeler tout simplement Monsieur, comme s'il avait été fils du roi.
tel L'IMPROMPTU DE VERSAILLES.
jour quand il fit son entrée à la Rochelle, vous ne demanderiez pas cela ; ou bien si vous aviez vu monsieur de Sully commander à un ballet à l'Arsenal avec la calotte, qui est bien pis que la perruque, un brassard de pierreries à la main gauche, et un gros bâton à la droite, vous diriez bien que c'est pour paraître.
ÉNAY. Et bien voilà pour les habillements. Étant ainsi vêtus à la trotte qui mode, que faites-vous après pour paraître 7
FOENESTE. Étant ainsi couverts avec trois laquais de broderies, plutôt loués> un bidet, plutôt emprunté, vous voilà dans la cour du Louvre.
ÉNAY. Tout à cheval ?
FOENESTE. Nou pas, uon. On descend entre les gardes, entendez ; vous commencez à rire au premier que vous rencontrez. Vous saluez l'un, vous dites le mot à l'autre : — Frère, que tu es brave, épanoui comme une rose, tu es bien traité de ta maîtresse, cette cruelle^ cette rebelle, rend-elle point les armes à ce beau front, à cette moustache bien troussée, et puis celte belle grève (jambe, mollet] , c'est pour en mourir. y> 11 faut dire cela en démenant les bras, branlant la tête, changeant de pied, peignant d'une main la moustache, et d'aucunes fois les cheveux. Âvez-vous gagné l'antichambre, vous accostez quelque galant homme et discourez de la vertu.
ÊNAY. Vraiment, monsieur, vous me ravissez, et crois qu'il n'y a guère de courtisans qui en sachent tant. Mais encore les vertus desquelles vous discourez sont-elles morales ou intellectuelles?
FOENESTE. J'ai bien ouï dire ces mots-là. Vous voulez savoir de quoi sont nos discours : ils sont des duels, où il se fout bien garder d*admirer la valeur d'aucun, mais dire froidement : — Il a, ou il avait quelque peu de courage : » et puis des bonnes fortunes envers les dames : — Et voilà le compagnon qui n'en est pas dépourvu. x> ÉNAY. Faudrait qu'elles fussent aveugles.
riMPROMPTU DE VERSAILLES. iW
FOENESTE. Et puis Dous causoûs de l'avancement en cour, de ceux qui ont obtenu pensions ; quand il y aura moyen de voir le roi, ccSnbien de pisloles a perdu Créquy et Saint- Luc ; ou, si vous ne voulez point discourir de choses si hautes, vous philosophez sur les bas de chausses de la cour, sur un bleu-turquoise, un orangé, couleur du roi, minime, triste amie, ventre de biche ou de nonnain , si vous voulez, amarante, nacarade, pensée, fleur de seigle, gris de lin, gris d'été, orangé-pastel. Espagnol malade. Céladon, Astrée, face grattée, couleur de rat, fleur de pêcher, fleur mourante , vert naissant, vert gai, vert brun, vert de mer, vert de pré, vert de gris, merde d'oie, jaune paillé, jaune doré, couleur de Judas, de vérole, d'aurore, de serin, écarlate, rouge, sang de bœuf, couleur d'eau, couleur d'Ormus, argentin, cygne mourant, couleur d*ardoise, gris de ramier, gris perlé, bleu mourant, bleu de la fève, gris argenté, merde d'enfant, couleur de selle à dos, de veuve réjouie, de temps perdu, fiammettc, de soufre, de la faveur, couleur de pain bis, couleur de constipé, couleur de faute de pisser, jus de nature, singe envenimé. Fis de guenon, trépassé revenu. Espagnol mourant, couleur de baise-moi ma mignonne, couleur de péché mortel, couleur cristaline, couleur de bœuf enfumé, de jambons communs, de souci, de désirs amoureux, de racleurs de cheminée. J'ai oui dire à Guédron (1) que toutes ces couleurs s'appellent la science de chroinaUque^ et que d'ores en avant, on s'habillerait de couleur de physique, comme de jambes écorchées, têtes galeuses, perruques de pendus, bouches puantes, yeux chassieux, et le tout à la mode, sans y comprendre les couleurs
(l) Guédron (Pierre] , maître de musique et compositeur de la chambre de Louis XIII, au commencement du XVII*^ siècle, a publié chez Ballard plusieurs recueils d'Airs de cour à voix seule et lu quatre ou cinq parties. Ces airs eurent un succès de vogue en France de 1605 à 1630; ofl en traduisît un choix en anglais. Les mélodies de ce musicien sont gracieuses el naïves; il composa beaucoup d*airs pour les ballets dansés par Louis XIII.
146 L'IMPROMPTU D£ y£RSAJLLB&
de rhétorique, et m'a dit qu'il se fallait garder de la couleur d'amitié.
iNAY. Et par ces discours à quoi parven6K«yous ?
FOfiN£$T£. Quelquefois aous eutrons dans le grand cabinet, dans la foule do quelque grand , nous sortons sous celui de Béringhen , descendons par le petit degré , et puis faisons semblant d'avoir vu le roi, contons quelques nouvelles, et là faut chercher quelqu'un qui aille encore (bientôt) dîner.
ÉKÀY. Comment encore ? et dine-t-on deux fois à la cour ?
FCENESTE. Ha ! pourquoi demandez-vous cela?
ÉNAY. Pour ce que vous dites encore ? mais , je vois bien » c'est un dialecte du pays comme le seukment des Angevins, ne disputons point du langage ; mais trouvez-vous toujours ce dîner à propos ?
FGBNESTE. Nenni pas, non, les maîtres d'hôtel quelquefois, grondent, les seigneurs font fermer leurs portes, disent qu'ils ont affaire ou qu'ils se trouvent mal.
ÉNAY. Et lors vous ne vous trouvez pas bien.
FOBNBSTE. Neuni certes ; mais lors il faut bouter courage, faire bonne mine, un cure-dent à la bouche , pour paraître avoir dîné.
ÉMAY. Et quel appointement avez-vous, ou quel état ?
FCENESTE. Pas état autrement, je suis monsieur de Guise, quand monsieur (d'Épernon) n'y est point, qui est un galant prince, do belle humeur, qui a de belles paroles» » Th. A. d'Au- BIGNÉ , les Aventures du baron de Fœneste^ livre I, chapitre 2.
— Ceux qui voudront se tenir debout, nous leur défendons très-expressément de se tenir en une place, ni d'une même posture. Car la bienséance des sujets de cet État, c'est d'être toujours en action, et d'avoir en eux le mouvement perpétuel, soit de la tête, du corps et des jambes ; et surtout nous tenons les façons branlantes et sautelantes, pour les plus agréables et les mieux séantes...
— Auparavant que d'entrer, ils envoyèrent quérir plu-
sieurs qui chantaiml des mieux et quelques joueurs de luth, lesquels commencèrent à jouer et chanter un air, le sujet des paroles'duquel me semblait être dans Petronius; aux amours de Trimalcion ; lequel ayant achevé, aussitôt la chambre leur fut ouverte , en laquelle ils entrèrent en la même posture qu'ils étaient sortis de Tautre chambre. Cet homme s'appuyant et se soutenant tout branlant sur l'épaule de l'autre, et le troisième entrant tout sautelant , vous eussiez dit que c'était quelque mascarade, et à la vérité ils étaient déjà assez déguisés ; mais ils ne firent point d'autres figures que de s'en aller du même geste à la ruelle du lit. Thomas Artus, Description de l'Ile des Hermaphrodites, satire allégorique du règne de Henri III.
' RemerciaiDenl au Roi.
Voire paresse enfin me scandalise, Ma Muse, obéissez-moi.
Il faut ce matin sans remise, Aller au lever du roi :
Vous savez bien [)ourquoi. Et ce vous est une honte, De n'avoir pas été plus prompte A le remercier de ses fameux bienfaits : Mais il vaut mieux tard que jamais; Faites donc votre compte, D^aller au Louvre accomplir mes souhaits* Gardez- vous bien d'être en Muse bâtie; Un air de Muse est choquant en ces lieux : On y veut des objets à réjouir les yeux, Vous en devez être avertie.
Et vous ferez votre cour beaucoup mieux, Lorsqn'en marquis vous serez travestie.
Vous savez ce qu'il faut pour paraître marquis;
N'oubliez rien de l'air ni des habits : Arborez un chapeau chargé de trente plumes Sur une perruque de prix ; Que le rabat soit des plus grands volumes. Et le pourpoint des plus petits :
Mais surtout je vous recommande
16g L'IMPKOBIPTU DE VERSAILLES.
Le maDleand'im robtn sur le dos retroussé ;
La galanterie en est grande.
Et parmi les marqojs de la plus haate bande, C*est pour être placé.
Avec Tos brillantes bardes, Et votre ajasiement , Faites toat le trajet de la salle des gardes,
Et, vous peignant galamment, Portez de tous coiés vos regards brusquement, Et ceux que vous pourrez connaître.
Ne manquez pas d'un haut ton De les saluer par leur nom, De quelque rang qu'ils puissent être.
Cette famih'arité Donne, k quiconque en use, un air de qualité. Grattez du peigne à la porte De la chambre du roi.
Ou si, comme je prévoi, La presse s*y trouve forte. Montrez de loin votre chapeau,
Ou montez sur quelque chose.
Pour faire voir votre museau.
Et criez sans aucune pause.
D'un ton rien moins que naturel :
Mon$ieur r^utssier, pour le marquiê un (el. Jetez- vous dans la foule et tranchez du notable ; Coudoyez un chacun, point du tout de quartier; Pressez, poussez, faites le diable Pour vous mettre le premier :
Et quand même l'huissier, À vos désirs inexorable.
Tous trouverait en face un marquis repoussable, Ne démordez point pour cela.
Tenez toujours ferme là ; A déboucber la porte il irait trop du vôtre :
Faites qu^aucun n'y puisse pénétrer, Et qu'on soit obligé de vous laisser entrer, Pour faire entrer quelque autre.
Quand vous serez entré, ne vous relâchez pas; Pour assiéger la chaise il faut d^autres combats : Tâchez d*en être des plus proches, En y gagnant le terrain pas à pas ; Et si des assiégeants le prévenant amas
En boache toates les approches, Prenez le parti doacement, D'allendre le prince au passage :
Il connaîlra Totre visage, Malgré votre déguisement, Et lors, sans tarder davantage, Faites-lui votre compliment.
Aisément vous pourriez l'étendre.
Et parler des transports qu'en vous font éclater Les surprenants bienfaits que, sans les mériter, Sa libérale main sur vous daigne répandre. Et des nouveaux efforts, où s'en va vous porter L*excès de cet honneur où vous n osiez prétendre ;
Lui dire comme vos deisrs Sont, après ses bontés, qui n'ont point de pareilles. D'employer à sa gloire ainsi qu'à ses plaisirs Tout votre art et touies vos veilles ; Et là-dessus lui promettre merveilles.
Sur ce chapitre on n'est jamais à sec : Les Muses sont de grandes prometteuses, Et comme vos sœurs le^ causeuses.
Vous ne manquerez pas sans doute par le bec : Mais les grands priuces n'aiment guères Que les compliments qui sont courts; Et le nôtre sur tous a bien d'autres affaires,
Que d'écouter tous vos discours.
La louange et l'encens n'est pas ce qui le touche, Dés que vous ouvrirez la bouche Pour lui parler de grâce et de bienfait , U comprendra d'abord ce que vous voudrez dire,
Et se mettant doucement à sourire, D'un air qui sur les cœurs fait un charmant effet, U passera comme un trait, Et cela doit vous sufQre, Voilà votre compliment fait.
Molière.
LA PRINCESSE D'ËLlDfi.
MOLBRB, 1664.
Deuxième inlermède.