‹ Molière's Le médecin malgré lui;Chapitre 19 sur 55 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

i^Sganarelle prend un bâion^ et frappe Gérante,) Ahl ah! ah!

Sganarelle. Vous êtes médecin maintenant; je n'ai jamais eu d'autres licences.^

Gêronte, à Valère. Quel diable d'homme m'avez-vous là amené? 5

Valère. Je vous ai bien dit que c'était un médecin goguenard.

Géronte. Oui; mais je l'enverrais promener^ avec ses (^oguenarderies.

Lucas. Ne prenez pas garde à ça, mohsieu; ce n'est lo que pour rire.

Géronte. Cette raillerie ne me plaît pas.

Sganarelle. Monsieur, je vous demande pardon de la liberté que j'ai prise.

Géronte. Monsieur, je suis votre serviteur. 15

Sganarelle. Je suis fâché. . . .

Géronte. Cela n'est rien.

Sganarelle. Des coups de bâton

Géronte. Il n'y a pas de mal.

Sganarelle. Que j'ai eu l'honneur de vous donner.* to

Géronte. Ne parlons plus de cela. Monsieur» j'ai une fille qui est tombée dani une étrange maladie.

Sganarelle. Je suis ravi, monsieur, que votre fille ait besoin de moi; et je souhaiterais de tout mon cœur que vous en^ eussiez besoin aussi, vous et toute votre famille, 25 pour vous témoigner l'envie que j'ai de vous servir.

Géronte. Je vous suis obligé de ces sentiments.

Sganarelle. Je vous assure que c'est du meilleur de mon âme que je vous parle.

Géronte. C'est trop d'honneur que vous me faites. 30

Sganarelle. Comment s'appelle votre fille ?

Géronte. Lucinde.

Sganarelle. Lucinde! Ah! beau nom à médicamenter, Lucinde!

S Géronte. Je m*en vais voir un peu ce qu'elle fait. Sganarelle. Qui est cette grande femme-là?

Géronte. C'est la nourrice d'un petit enfant que j'ai. . . . Ah, voici ma fille.

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