‹ Mollusques (céphalopodes, gastéropodes)Chapitre 24 sur 62 · GENRE CERITHIUM · texte numérisé non relu

GENRE CERITHIUM

A. supranitida (S. Wood) (fig. 8, pl. 9). Espèce très voisine de l'A. ascaris, très luisante; coloration blanche ;

longueur 1 millimètre et demi à 2 millimètres. Quiberon,

golfe de Gascogne par 35 brasses.

FAMILLE DES CÉRITHIADÉS.

(Coquilles spirales, allongées, à tours nombreux, à ouverture canaliculée en avant, à opercule corné, — Animal à mufle court, non rétractile, à tentacules distants et grèles, habitant la mer, les estuaires ou les eaux douces.)

Genre Cerithium (27u9.), Cérite.

Les Cérites ont des coquilles turriculées, à tours nombreux avec des varices indistinctes, à ouverture petite, terminée par un canal tortueux en avant. Ces Mollusques, qui sont répandus dans toutes les mers, sont repré- “entés par peu d'espèces sur nos côtes :

Cerithium vulqatum (Brug.), Cérite goumier.

C'est l'espèce la plus commune et la plus grande du littoral francais. Sa coquille (fig. 9, pl. 9) est d'un brun grisätre, sillonnée et striée transversalement, avec des tubercules sur le milieu de chaque tour de spire. Le canal qui termine l'ouverture se recourbe vers le dos de la coquille. Elle mesure ordinairement 48 millimètres de longueur; on en trouve quelquefois des exemplaires beaucoup plus grands.

Cette espèce, qui ne vit pas sur nos côtes de l'Océan, est excessivement commune sur tout le littoral de la Méditerranée.

Cerithium rupestre (Risso); Cerithium Mediterraneum (Desh.), Cérite de la Méditerranée.

Sa coquille (fig. 10, pl. 9) est plus allongée que la précédente, turriculée, avec des stries transverses et des plis longitudinaux irréguliers. Sa couleur est assez variable, le plus souvent brune tachetée de blanc et poinüllée de brun foncé. Sa longueur est de 20 millimètres. Elle ne vit que sur nos côtes méditerranéennes, où elle est moins commune que la précédente.

Cerithium mamillatum (Risso), Cérite conique.

Cette Cérite (fig. 11, pl. 9) à une coquille petite, grisâtre ou brune, à tours nombreux sur lesquels s'élèvent deux ou trois rangées transverses de granulations. Sa coloration est assez variable ; sa longueur est de 18 millimètres. Elle est peu commune sur nos côtes où on ne la trouve que dans les parages d'Antibes et de Nice.

Sous-genre Cerithiopsis (/orbes).

(Coquilles assez semblables aux Cerithium. — Animal à trompe

rétractile, à opercule pointu.)

Cerithiopsis scaber (Oliv.); Cerithium lima (Brug.), Cérite hérissée, Cérite de Latreille (Payr.).

Sa coquille (fig. 12, pl. 9) est sillonnée transversalement par des stries saillantes et granuleuses, avec des varices blanchâtres de chaque côté. Sa longueur est de 11 millimètres. Sa coloration est d'un brun rougeûtre. Cette espèce est très commune sur toutes nos côtes, où elle vit dans les Fucus, sur les rochers avancés dans la mer. On la trouve aussi dans les étangs saumâtres.

Cerithiopsis tubercularis (Montagu), Cérite tuberculaire.

Espèce voisine de la précédente (fig. 43, pl. 9), mais à coquille plus courte et plus renflée, On la trouve sur

GENRE CHENOPUS. all

notre littoral méditerranéen, et sur nos côtes océaniques, dans le bassin d'Arcachon, à la Rochelle, au cap Lévi, à Quiberon, à Boulogne-sur-Mer ; mais elle est moins commune que l'espèce précédente.

Sous-genre riphoris (/esh.).

(Coquilles sénestres, avec les canaux antérieur et postérieur tubuleux.)

Triphoris perversus (Lin.), Cérite perverse.

Sa coquille (fig. 14, pl. 9) est allongée, garnie de stries transversales coupées par des sillons longitudinaux formant des granulations ; le canal est presque droit ; l’ouverture est située du côté gauche. Sa couleur est rouge brun ; sa longueur est de 15 millimètres. Elle est peu commune sur nos côtes méditerranéennes, ainsi que sur celles de l'Océan où elle a été trouvée à Quiberon, dans la baie de Cherbourg et sur les côtes du Croisic.

Le 7riphoris adversus (Montagu) n'est qu'une variété

de cette espèce.

FAMILLE DES APORRHAIDÉS.,

(Coquilles à spire allongée, à tours nombreux et tuberculeux, à bord externe digité, à ouverture étroite, avec un canal court en avant.)

Genre Chenopus (?/il.), Aporrhaïs (A/drov.), Ansérine.

L'animal à un pied ovalaire, anguleux en avant, pointu en arrière. La tête est très grosse, à tentacules allongés, grèles et pointus. Deux espèces vivent sur le littoral francais.

Chenopus pes pelecani (Phil.), Ansérine pied de pélican.

Cette espèce est bien connue sur nos côtes, où on la désigne vulgairement sous le nom de Pied de Pélican.

Sa coquille (fig. 15 et 16, pl. 9) a le bord externe très dilaté et divisé en trois longues digitations aiguës, parcourues par une forte côte et sillonnées intérieurement par un petit canal ; la digitation supérieure est réunie à la spire. Cette coquille est jaune chamois et longue de 45 à 48 millimètres. Dans le jeune âge (fig. 16, pl. 9), elle est très variable et les digitations, moins aiguës, sont réunies entre elles. L'opercule est très petit, jaune, corné et oblong. Cette espèce est très commune eur toutes nos côtes de la Méditerranée, plus rare sur celles de l'Océan où elle a été trouvée sur le littoral breton, à Quiberon, à Belle-Ile ainsi que dans le bassin d'Arcachon.

Le Chenopus Serresianus (Michaud) offre de grands rapports avec l'espèce précédente, dont il diffère par sa coquille à digitations longues et effilées. Il n’a été trouvé que sur notre littoral de la Méditerranée, où 1l ÉSLTare.

FAMILLE DES VERMÉTIDÉS.

(Les espèces de cette famille ont été souvent confondues avec les Serpules ou Vers marins de l'ordre des Annelides tubicoles. Les coquilles des Vermets se distinguent des tubes des Serpules par leurs cloisons internes concaves et lisses. — Si la coquille est formée d’une substance solide, fortement sculptée de sillons longitudinaux ou d'écailles, ou si elle est d'une couleur brunûtre, elle est certainement due à un Vermet.) (Woodward, supplément.)

Genre Vermetus (Adanson), Vermet.

Ces Mollusques ont des coquilles tubuleuses, fixées,

GENRE SILIQUARIA. 113

à tube plusieurs fois cloisonné, à ouverture circulaire, ainsi que l’opercule qui est corné et concave extérieurement. Ils vivent attachés aux coquilles frustes, aux pierres, aux épaves. On ne les trouve que sur nos côtes de la Méditerranée ; les principales espèces sont :

Vermetus triqueter (Bivona). Vermet triangulaire. Sa coquille en tube contourné forme des amas irréguliers qui ont pour point d'appui soit des galets, soit de vieilles coquilles dépourvues de leur animal. La surface du tube est divisée en trois parties par deux carènes saillantes. Sa coloration est d'un blanc fauve. Les plus grands individus n’ont guère que 10 millimètres de diamètre.

. Vermetus arenarius (Lin.). Vermet des sables. Tube de LL à 12 millimètres, à tours irrégulièrement contournés ; surface granuleuse. Sa coquille est généralement composée de sable agglutiné. On le trouve sur les rochers et souvent sur les valves des Pecten.

Vermetus corneus (Forbes), Vermet corné.

Cette espèce (fig. 17, pl. 9) est facile à reconnaitre à sa couleur de corne pâle. On la trouve assez fréquemment sur nos côtes adhérant à des pierres ou à des débris, sur lesquels elle est enroulée en spirale.

Genre Siliquaria (Bruq.), Siliquaire.

Les Siliquaires ont des coquilles assez semblables par la forme à celles des Vermets, mais le tube s'en distingue par une fente longitudinale continue. On ne les trouve que dans la Méditerranée. Une seule espèce, la Siliquaria anguina (Lam.) (fig. 18, pl. 9), a été draguée dans les eaux de Marseille, près du château d’If; plusieurs exem-

plaires vivants ontété trouvés sur une pierre à une assez faible profondeur.

FAMILLE DES CÉCIDÉS.

(Coquilles tubuleuses, régulières, quelquefois fixées. — Ouverture circulaire. — Opercule corné.)

Genre Cæcum (Fleming).

Dans ce genre, les coquilles sont cylindriques, arquées, d’abord discoïdes et décollées lorsqu'elles sont adultes. Le sommet est fermé par une cloison mamelonnée. Ces Mollusques vivent à une profondeur de 15 à 18 mètres: ils sont peu communs :

Cæœcum trachea (Montagu).

Cette espèce (fig. 19 et 20, pL. 9), a une coquille solide, divisée en une série d'anneaux égaux entre eux, coloration fauve avec des bandes transversales brunes, opercule brun et concave, a été trouvée à Quiberon (dans les grands fonds), sur les côtes de la Loire-Inférieure, de la Vendée près de l'île de Noïrmoutiers, et sur celles de la Charente-Inférieure, au large de l’île de Ré. Elle vit aussi dans la Méditerranée. Elle est rare partout.

Cœcum glabrum (Montagu), C. auriculatum (de Folin).

Cette espèce est moins rare que la précédente; sa coquille est recouverte d’un épiderme fauve clair, l’ouverture est entourée d’un anneau peu développé; sa coloration est d’un blanc vitreux. Elle à été trouvée sur les côtes de la Manche, du Morbihan, de la Loire-Inférieure, de la Gironde, des Landes et dans la Méditerranée.

Une espèce beaucoup plus rare, le Cæcum spinosum (de Folin), a été draguée à Cap-Breton (Landes). La co-

GENRE TURRITELLA. 115

quille est translucide; la surface entière est hérissée d'épines diaphanes, d’abord droites, puis recourbées comme des griffes à leur extrémité. Son diamètre est de 4 à 5 millimètres.

FAMILLE DES TURRITELLIDÉS.

(Coquilles tubuleuses ou spirales, ouverture simple, opercule corné. — Animal à mufle et à pieds courts.)

Genre Turritella (Lam.), Turritelle.

Dans ce genre les coquilles sont allongées, à tours nombreux, striées en spirale, à ouverture arrondie. L'animal a des tentacules longs et subulés. On trouve des Turritelles dans toutes les mers, et quelques-unes atteignent de grandes dimensions. Les espèces des côtes de France sont peu nombreuses :

Turritella cornea (Lam.), Turritelle cornée.

Cette Turritelle se distingue facilement par sa coquille à forme élancée, ses tours de spire étroits chargés de sillons transverses et rapprochés. Sa coloration est d’un Jaune corné. Sa longueur est de 25 à 30 millimètres. Elle est peu commune sur les côtes de l'Océan, où on la trouve sur le littoral de la Loire-Inférieure et sur celui d'Arcachon.

Turritella communis (Risso); Turritella terebra (Lam. Turritelle tarière.

C'est l'espèce la plus anciennement connue (fig. 21, pl. 9). Elle se rapproche de la précédente par sa forme, mais elle est plus grande ; le nombre de ses côtes transverses est très variable. Sa coloration est rougeâtre, quelquefois violette. Son opercule est noir et corné. Elle

a une longueur de 35 à 45 millimètres. Assez rare sur notre littoral de l'Océan, où elle a été trouvée sur les côtes de Bretagne et dans la baïe de la Hougue, elle est très commune sur toutes nos côtes de la Méditerranée.

Turritella triphicata (Brocchi), Turritelle à trois plis.

Elle diffère des précédentes par sa taille toujours plus grande, son test plus solide et par ses trois côtes transverses et saillantes. Elle est longue de 75 millimètres. On ne la trouve que sur notre littoral de la Méditerranée où elle est rare.

Genre Eglisia (4741).

Ce genre comprend des coquilles à caractères très ambigus, intermédiaires entre les Scalaires et les Cérites. L'ouverture est assez analogue à celle des Chemnitzia. Une seule espèce vit sur les côtes de France.

Eglisia subdecussata (Cantr.), Mesalia striata (Adams).

Sa coquille est turriculée, longue de 22 millimètres, d'un gris ferrugineux, les premiers tours portent des empreintes de côtes longitudinales. Elle est peu commune ; elle a été draguée plusieurs fois vivante en dehors du bassin d'Arcachon ; elle vit aussi dans la Méditerranée. |

FAMILLE DES SCALARIADES

(Couilles turriculées, à tours nombreux arrondis et ornés de côtes transversales, — Ouverture circulaire. — Opercule corné.)

Genre Scalaria (Zam.), Scalaire.

Ce genre a été ainsi nommé parce que ses coquilles,

: GENRE SCALARIA. 11/0

élégamment turriculées, s’enroulent en forme d'escalier. L'animal a des tentacules rapprochés, longs et pointus, le pied triangulaire ; il est carnivore et exsude, lorsqu'on l'inquiète, un liquide de couleur pourpre. Une espèce exotique, la Scalaria pretiosa (Lam.), Scalaire précieuse, a été longtemps très recherchée dans les collections ; les amateurs du dix-septième siècle la payaient jusqu'à 100 louis ! Aujourd'hui, on peut l'avoir pour 6 fr. Plusieurs espèces de Scalaires vivent sur les côtes de France :

Scalaria communis (Lam.), Scalaire commune.

Cette Scalaire est bien connue sur nos côtes où elle n’est pas rare. Sa coquille (fig. 22, pl. 9) est d'un gris fauve, maculée de brun, lisse et polie; ses côtes sont égales, obliques et un peu épaisses. Son opercule est noir et corné. Sa longueur est de 20 à 22 millimètres. On la trouve dans la baie de la Hougue, dans le golfe du Morbihan, au Croisic, au Pouliguen, sur les côtes de la Charente-Inférieure et de la Gironde; elle est commune sur tout le littoral de la Méditerranée.

Sealaria lamellosa (Lam.), Scalaire lamelleuse.

Elle diffère de la précédente par sa coloration blanche et par ses côtes minces et tranchantes (fig. 23, pl. 9). Sa longueur est de 20 millimètres. Elle vit dans la Méditerranée ; elle a été trouvée rarement sur les côtes du Finistère, du Morbihan et de la Charente-Inférieure.

Scalaria Turtoni (Fleming); Scalaria planicosta (Bivona), Scalaire de Turton.

Cette espèce (fig. 24, pl. 9) est plus longue et plus effilée que les précédentes, à stries transversales nombreuses et très fines ; ses côtes sont aplaties ; sa colora-

tion est brun marron. Sa longueur est de 27 millimètres. Elle est peu commune sur le littoral de la Méditerranée et rare sur les côtes du Morbihan, de la Loire-Inférieure et de la Gironde.

Scalaria clathratula (Montagu), Scalaire treillissée.

Cette coquille a, en général, 5 ou 6 tours ; ses côtes sont serrées ; sa coloration est blanche. Eile est rare sur tout le littoral francais : on l'a trouvée sur les côtes du Morbihan et de la Loire-Inférieure, -sur celles des Basses-Pyrénées à Saint-Jean-de-Luz et à Hendaye, et dans la Méditerranée.

Scalaria crenulata (Kiener), Scalaire crénelée.

Cette espèce est facile à reconnaître à ses tours de pire séparés par une suture crénelée. Sa coloration est blanche. Sa longueur est de 20 millimètres. On la trouve à l'embouchure du bassin d'Arcachon : elle est assez abondante à Biarritz, Saint-Jean-de-Luz et Hendaye.

FAMILLE DES MÉLANIADÉS.

(Coquilles spirales, turriculées, à opercule corné. — Animal à mufle large, non rétractile, habitant les lacs et les rivières.)

Genre Paladilhea (Bourguignat).

Ce genre ne renferme que de très petites espèces, à coquille mince, cristalline, extrêmement fragile et dont le bord externe a une fente près de la suture. Ces Mollusques vivent dans les eaux douces des environs de Montpellier ; ils sont difficiles à capturer vivants, on ne les trouve guère que dans les alluvions. Une seule espèce est connue, c'est la Paladilhea Moitessieri (Bourg.)

GENRE PALUDINA. 119

qui habite le cours du Lez (Hérault). Coquille très petite, hvaline, turriculée ; coloration blanche.

Genre Bugesia (?aladile).

Les coquilles de ce genre ressemblent à une petite Cérite microscopique. On ne connait guère qu’une espèce, la Bugesia Bourquignati (Palad.) qui vit dans les mêmes localités que la Paladilhea. Sa coquille est turriculée, à tours nombreux et arrondis ; coloration blanche ; longœueur À à 2 millimètres,

FAMILLE DES PALUDINIDÉS

(Coquilles coniques ou globuleuses. — Épiderme épais, — Ouverture arrondie. — Animal à mufle large, à tentacules longs et grêles, habitant les eaux douces ou saumâtres.)

Genre Paludina (/4m.), Paludine.

Les Paludines ont des coquilles turbinées, à tours arrondis, à opercule corné et concentrique. Elles sont ovovivipares et contiennent en automne 20 à 30 œufs. « Ces œufs ont depuis 3 millimètres jusqu’à 7 millimètres de diamètre et sont d'autant plus développés qu'ils approchent de l'ouverture de la coquille ; l'enveloppe externe des plus petits est blanche et opaque ; elle devient de plus en plus translucide au fur et à mesure qu'ils grossissent. Les embryons se développent dans le corps de leur mère et ne sont déposés que lorsqu'ils ont la forme qu'ils doivent conserver. » (Bouchard-Chantereau.) Les Jeunes Paludines ont sur la coquille trois carènes munies de poils. Ces Mollusques habitent les eaux dormantes ou les grands cours d’eau de presque toute la France :

Paludina vivipara (Lam.); Vivipara vulgaris (Dupuy), Paludine vivipare.

Cette Paludine est l'espèce la plus commune de France (fig. 1, pl. 10). Sa coquille est grande, turbinée, solide, striée finement en long, de couleur olivâtre, avec trois bandes d’un brun sombre. Elle est presque toujours encroûtée de limon; l'ouverture est oblique, arrondie inférieurement, anguleuse dans sa partie supérieure et fermée exactement par un opercule corné. Sa hauteur est de 32 millimètres, son diamètre de 26 millimètres.

Elle est abondante dans le canal du Midi, dans les marais du Languedoc et de la Provence ; on la trouve dans le Nord de la France jusqu’à Valenciennes, Saint- Omer et Calais.

Paludina fasciata (Mull.); Paludina achatina (Lam .), Paludine fasciée.

Cette espèce (fig. 2, pl. 10) offre une grande ressemblance avec la précédente; elle en diffère par sa coquille moins ventrue, par ses tours de spire moins convexes, par son ouverture moins arrondie, par son test plus épais et par son sommet non mucroné ; les bandes brunes sont plus visibles ; sa longueur est de 35 millimètres. Elle habite les rivières, principalement celles du Nord de la France, la Seine, la Loire, la Meuse, l’Escaut, le Rhin,

Genre Bithynia (Gray), Bithynie.

Les Bithynies ont des coquilles assez semblables à celles des Paludines, mais plus petites et à opercule calcaire. Elles sont ovipares et vivent dans les eaux stagnantes.

GENRE HYDROBIA. 124

Bithynia tentaculata (Gray); Paludina impura (Lam.), Paludine sale.”

Cette espèce bien connue (fig. 25, pl. 9) a une ble turbinée, translucide, longue de 8 millimètres, d'une coloration verdâtre, avec un opercule de même couleur. L'animal est noir avec des tentacules longs et flexibles, il se nourrit de détritus de plantes et de substances animales. Il dépose ses œufs sur les pierres et les plantes aquatiques. « Sa ponte est on ne peut plus remarquable ; elle a lieu de mai en août et se compose ordinairement de 30 à 70 œufs globuleux, hyalins ; ils ont 2 millimètres de diamètre et sont rangés sur trois rangs ; ils forment ainsi une bande de 15 à 35 millimètres de longueur sur » millimètres de largeur ; les œufs, situés au centre de cette bande, sont si comprimés qu'ils ont une apparence carrée. » (Bouchard.) La Bithynie nettoie la surface de cette bande à mesure qu'elle veut y déposer ses œufs ; les jeunes éclosent au bout de trois ou quatre semaines. Cette espèce est excessivement commune dans toute la France où elle vit dans les marais, les étangs et les fossés.

La Bithynia ventricosa (Leach) diffère de la précédente par sa forme plus ventrue ; elle habite une grande partie de la France septentrionale et centrale : Valenciennes, Laval, Rennes, Angers.

Les Bithynia humilis (Boubée), decipiens (Mill.), Michaudii (Duv.) ne sont que des variétés locales.

Genre Hydrobia (//artm.). Hydrobie.

Ce genre comprend de très petits Mollusques à coquille lisse ou finement striée et ne dépassant pas en

Page 1