‹ Mollusques éocéniques de la Loire-inférieure (volume 2)Chapitre 18 sur 51 · RS D · texte numérisé non relu

RS D

1149] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 399

Lampusia polyzonalis, [Vasseur] PI. VII (XII), fig. 24 et 30. 1881 — Triton polyzonale, Vass. Loc. cit., pl. IX, fig. 10-11.

Sous-genre Simpulum. Forme un peu trapue, buccinoïde ; spire courte, à galbe conoïdal et subulé ; embryon lisse, paucispiré, à nucléus obtus ; cinq tours peu convexes, dont la hauteur dépasse souvent la moitié de la largeur, séparés par des sutures linéaires et superficielles, ornés de nombreux petits plis axiaux, à peine saillants, découpés dans le sens spiral par quatre larges zones, que séparent deux ou trois stries peu visibles et très serrées entre deux zones contiguës ; varices irrégulières, épaisses et obtuses. Dernier tour égal aux trois cinquièmes de la longueur totale, arrondi, ventru, portant six zones inégales jusque sur la base, puis des filets obliquement enroulés sur le cou du canal qui est court et tronqué ; ouverture assez étroite, piriforme ; labre épaissi par la dernière varice, muni de six grosses dents internes, les postérieures plus épaisses et plus saillantes ; columelle très excavée, avec une dent dans l’angle postérieur de l’ouverture, et trois fortes rides transverses du côté antérieur ; bord columellaire étroit, un peu calleux, non détaché.

Dim. Longueur, 15 mill. ; diamètre, 8 mill.

R.D. Cette espèce ressemble un peu à ZL. planicostata du calcaire grossier des environs de Paris ; mais, au lieu de nodosités aplaties ou de crénelures suturales, elle porte sur ses bandes spirales (qui sont d’ailleurs moins nombreuses, des plis axiaux très minces qui lui donnent un aspect tout particulier ; de plus, la transition entre l’ornementation de la base et celle du cou du canal est beaucoup plus subite, et on reconnaît facilement L. polyzonalis en jetant un simple coup d’œil sur le haut de sa surface dorsale ; enfin la dentition interne du labre ne ressemble pas aux plis allongés et plus nombreux de l’espèce parisienne.

NéoType et Loc. PI. VIT (XII), fig. 24-30, coll. Dumas. — Bois-Gouët, assez commune.

Coislin, coll. Dumas.

Lampusia planicostata, [Desh.] PI. VII (XID), fig. 17.

(4889 — Catal. Éoc., IV, p. 120).

Var. gouetensis, nobis.

RD. Au milieu des nombreux individus de L. polyzonalis, dont

Pornementation variable s'écarte parfois de celle du néotype ci-dessus

décrit, j'ai distingué deux échantillons dont les dents labiales nombreuses,

la forme conique et les rubans réguliers rappellent tout à fait les caractères de L. planicostata, du calcaire grossier. Il y a cependant quelques différences, mais elles ne me paraissent susceptibles que de justifier au plus la séparation d’une variété locale : la forme est très courte et ventrue, mais le galbe de la spire est conique; il y a, sur chaque tour, six rubans aplatis séparés par deux stries spirales et rapprochées ; les costules axiales, d’abord continues sur les premiers tours, ne. persistent, sur les derniers, que dans la largeur des rubans sur lesquelles elles forment de petites crénelures rectangulaires, moins pliciformes que chez L. polyzonalis, moins noduleuses que chez L. planicostata. Le dernier tour et la base portent un très grand nombre de ces rubans crénelés, qui continuent avec régularité jusque sur le cou du canal ; enfin le labre porte douze petites dents serrées et égales : ces deux derniers caractères ne permettent pas de confondre la coquille avec L. polyzonalis. Section Simpulum.

Type et Loc. PI. VII (XII), fig. 17, coll. Bourdot. — Bois-Gouët, deux individus.

(?) Lampusia bipartita, [Vasseur].

1881 — Triton bipartitum, Vass. Loc. cût., pl. IL, fig. 34.

OBsery. Je n'ai vu, dans aucune collection, d’échantillon qui püt être rapporté à la figure, d’ailleurs méconraissable, de l'Atlas de Vasseur:

Page 1