‹ Mollusques éocéniques de la Loire-inférieure (volume 2)Chapitre 27 sur 51 · TT AP DTA PS · texte numérisé non relu

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M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 29

ui produisent dés mailles presque carrées et qui portent à intersection des granulations arrondies ; dans les intervallés,

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a distingue, en outre, des stries d’accroissement décussées ir deux on trois stries spirales. Dernier tour égal au tiers de à longueur totale, limité par une carène bifide à la périphérie la base, qui est excavée et obtusément ornée de quelques filets concentriques, peuvisibles ; ouverture subquadrangulaire, érminée par un canal court et peu recourbé ; columelle à eine tordue en avant bord ; columellaire mince, complètement

{ \ ; Dim. Longueur, 10 4/2 mill.; diamètre, 3 mill.

R .D. Cette espèce se distingue aisément des précédentes par ses tours onvexes et par la régularité de son ornementation ; elle a les tours

pins imbriqués, avec des rugosités moins saillantes, que N.pulcherrima, en distingue, en outre, par l'absence de sillons à la base du dernier Ir. Il existe toutefois, à Liancourt, dans l’Éocène inférieur du bassin aris, une coquille que j'ai provisoirement rapportée à N. pulrima et qui a beaucoup plus d'analogie avec l'espèce du Bois- Be êt : il est probable que c’est la même espèce.

TYPE et Loc. PI. III (XIX), fig. 19, coll. Bonnet. — Bois-(xouêt, rare.

Arthon, coll. Dumas.

. ila namnetensis, nov. Sp. PI. II (XIX), fig. 27.

Taille très petite ; forme courte, trapue; spire peu allongée, à * be à peu près conique ; ai Hsse, pain non roues

r une petite rampe déclive ; les aus séparatifs, un peu plus ès que l'épaisseur des carènes, sont finement décussés par s lamelles d’accroissement très serrées Dernier tour presque . aux deux cinquièmes de la longueur totale, muni d’un ième cordonnet assez large à la périphérie de la base, qui à peine convexe au milieu et à peu près lisse; ouverture $ | nee échancrée à la place du canal; colu-

E.. Longueur, 5 5e mill.; diamètre, 1 3/4 mill.

R.D. Si l’on compare cette coquille à S. Archimedis, des sables moyens du bassin de Paris, on trouve qu’elle a les tours plus convexes « et la forme beaucoup plus trapue ; en outre, sa base est plus dépriméeet moins excavée; mais la disposition des cordonnets spiraux est bien la même. Quoique je n’en connaisse qu’un seul échantillon, il me paraît appartenir à une espèce distincte de celle de Deshayes. D'autre part, elle n’est n’est pas subulée et conoïdale comme S. trifaria et ses cordonnets ne sont pas distribués de la même manière.

Tyre et Loc. PI. III (XIX), fig. 27, coll. Dumas. — Coislin, unique.

Seila trifaria, [Desh] PI. III ((XIX), fig. 20-21. (1889 — Catal. Éoc., IV, p. 50, pl. I, fig. 26).

O8sery. L’individu du Bois-Gouëêt que je rapporte à cette espèce, est tout à fait identiqne à ceux de Chaussy, dans le bassin de Paris, et à la figure que j'en ai donnée dans mon Catalogue : c’est bien la même forme courte, un peu conoïdale, sauf l’embryon styliforme au sommet; les trois petites carènes spirales sont équidistantes et égales à leurs interstices, de sorte que la suture ne se distingue des autres sillons séparatifs, que par une profondeur un peu plus grande; on aperçoit, avec un fort grossissement, de fines lamelles d’accroissement dans l'intervalle des carènes. Au dernier tour, il y a un quatrième ruban plus large, à la périphérie de la base qui est un peu convexe, rapidement limitée par le bourrelet du cou, aboutissant à l’échancrure profonde qui tient lieu de canal.

PLÉSIOTYPE et LOC. Pl. IIL (XIX), fig. 20, coll. Bourdot. — Bois- Gouëêt, unique.

Arthon, coll. Dumas, PI. III (XIX), fig. 21.

Seila quadrisulcata, [Lamk] PI. XI (XVI), fig. 5, 11 et 13. (1889 — Catal Éoc., IV. p. 51).

OBserv. L'existence de cette espèce dans la Loire-Inférieure avait été signalée par Cailliaud, ainsi qu’en fait foi l'étiquette du tube de sa collection, au Musée de Nantes ; cette détermination est parfaitement exacte, si l'on compare les échantillons de Campbon ou du Bois-Gouëêt à ceux du bassin de Paris, on ne remarque aucune différence appréciable: la forme paraît assez allongée, quoique je n’ai pu étudier aucun individu complet : chaque tour porte quatre cordonnets peu carénés, séparés par des interstices un peu plus larges ; les sutures sont tantôt égales à ces sillons, tantôt plus étroites, rarement plus larges et accompagnées d’un mince filet. Il résulte de là que l'aspect de l’ornementation est un peu variable, d'autant plus que les lamelles qui décussent les intervalles des cordons, sont plus ou moins serrées. Néanmoins tous ces individus

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ge et Loc. PI. XI (XVI), fig. 5 et 11, coll. Cossmann. — EP" , très rare.

bon, PI. XI (XVI), fig. 13, coll. Cailliaud, au Musée de Nantes ; ir n, coll Dumas ; Arthon, coll. Dumas.

La cf % D Licihgulate, {(Desh.] PI. III (XIX), fig. 28.

389 — Catal. Éoc., IV., p. 51).

Bs s. Pour cette coquille, j eue plus d’hésitation que pour les deux

ntes : je n’en connnais qu’un très petit individu peu complet, qui

semble, il est vrai, à ceux du bassin de Paris, par ses tours convexes s< quatre cordonnets arrondis ; mais il paraît moins étroit et plus

pu. En tous cas, il faut attendre de meilleurs matériaux pour établir spèce distincte.

orypg et Loc. PI. III (XIX), fig. 28, coll. Pissarro. — Bois-Gouêt,

Pope Maresi, [Desh]. PI. II (XVIID), fig.8 188 D” - Catal. Éoc., IV, p. 52).

R. D. Petit échantillon un peu douteux, plus trapu que C. alveolata,

uis rapporter qu'à C. Waresi, quoiqu'il diffère un peu du type rgnon. Les trois cordonnets granuleux sont très réguliers sur

div idu de la Loire-Inférieure.

sIOTyPE et Loc. PI. II (XVIII), fig. 8, coll. Dumas. — Arthon,

rith opsis trachycosmeta, not. sp. PI. III (XIX). fig. 17-48.

très petite; forme étroite, aciculée ; spire longue,

, avec de petites aspérités noduleuses à l’intersectiou ; on ue, dans les intervalles, de très fines stries d’accroisse-

Dernier tour à peine égal au quart de longueur totale, " an quatrième cor donnei la périphérie de la base, qui

longement des costules ; ouverture subquadrangulaire, presque

sans canal, avec une profonde échancrure basale ; labre mince et vertical ; columelle courte, peu excavée, peu calleuse.

Dim. Longueur, 8 mill.: diamètre, 4 1/2 mil].

R.D. Malgré ses affinités avec C. alveolata du bassin de Paris, je suis obligé de séparer cette coquille, à cause de sa forme plus allongée et de ses tours plus élevés, surtout à cause de son ornementation dont les mailles sont plus larges et les aspérités plus saillantes ; en outre, l'espèce parisienne a des sutures un peu plus canaliculées et une ouverture plus petite, quoique identique dans ses principaux caractères ; la forte échancrure basale, quitientlieu decanalet àlaquelle aboutit le cou trèscourt et peu gonflé, estle principal critérium permettant de séparer les Cerithiopsis des Newtoniella; je crois même que cette différence capitale justifie l'adoption de la famille Cerithiopsidæ, ou tout au moins d’une sousfamille distincte des Cerithidæ typiques, parmi lesquelles serait au contraire classé Newtoniella.

Tyre et Loc. PI. III (XIX), fig. 17-18, coll. Bourdot — Bois-Gouët, très rare.

Coislin, un fragment, collection Dumas.

Cerithiopsis larva, [Lamk.] PI. III (XIX), fig. 29. (1889 — Catal. Éoc., IV, p. 53, pl. I, fig 27-28).

Ogserv. L'individu du Bois-Gouët, que je rapporte à cette espèce, ressemble complètement à la forme typique figurée dans mon Catalogue (pl. I, fig. 27): il est aussi trapu et orné, comme elle, de deux rangées de nodosités qui se correspondent, la rangée inférieure est obtusément bifide; un troisième cordonnet, à peu près lisse, existe à la périphérie de la base excavée du dernier tour. L'ouverture étant incomplète, la columelle parait munie d’un pli tordu et très saillant à la naissance du canal ; mais, quand les individus sont intacts et adultes, le canal se réduit, comme dans les Cerithiopsis typiques, à une simple échancrure basale ; en outre, l'embryon est styliforme, non tectiforme comme celui des Newtoniella , de sorte qu’on peut affirmer que cette coquille est bien un Cerithiopsis.

PLésioryrE et Loc. PI. III (XIX), fig. 29, coll. Pissarro. — Bois-Gouêt, unique.

Arthon, coll. Dumas. )

Triforis fenestratus, Cossm. PI. III (XIX), fig. 30-31. (1889 — Catal. Éoc., IV, p. 56, pl. IL, fig. 24).

Ogserv. Le gisement d’Arthon, qui ne fournit ordinairement que des coquilles à test silicifié, à peu près indéterminables, renferme cette espece

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dextre, que je ne connais pas au Bois-Gouëêt; je n’en ai vu qu’un seul individu, dont l’ornementation n’est pas nette, à cause de.cette transformation du test, mais dont Ra forme et l'ouverture ressemblent com- -plètement à celles des individus de Chaussy auxquels je l’ai minutieusement comparé. Le galbe de cette cette coquille est pupoïdal, et elle est plus courte que T. bitubulatus qui est subcylindrique: on les distingue donc aisément l’une de l’autre, sans même avoir recours à l’ornementation qui est un peu différente. Sur l'individu d’Arthon, on aperçoit, avec un peu de difficulté, les trois rangées de granulations. l’antérieure plus | petite, ce qui rend les tours un peu convexes. A l'opposé de l'ouverture e. “ronde et détachée, est une seconde tubulure. Section Trituba.

….… PLÉésioTyPE et Loc. PI. III (XIX), fig. 30-31, coll. Dumas. — Arthon, unique.

Triforis sinistrorsus, Desh. PI. III (XIX), fig. 24-25. (1889 — Catal, Éoc., IV, p. 57).

… OgsErv. On reconnaît aisément cette espèce à ses tours un peu con- —vexes, ornés de trois rangées spirales de granulations régulières ; les …sutures sont marqués par un quatrième filet lisse qui apparaît sur les — derniers tours des individus adultes. Le dernier tour porte une qua- …trième carène très saillante et la base est en outre munie, à la périphérie, dun paquième cordonnet crénelé, mais le reste de sa surface est lisse et —excavé. Je n'ai vu aucun individu ayant l’ouverlure entière. Section À js

- PrésioType et Loc. PI. III (XIX), fig. 24-25, coll. Cossmann. — Coislin, 3 rare.

… Bois-Gouët, très rare ; Arthon, coll. Dumas.

S. Triforis inversus, [Lamk.] PI. IIE (XIX), fig. 23. …. (1889 — Catal. Éoc., IV, p. 58).

RD. Dans ses listes du Bois-Gouët, Vasseur cite cette espèce, con-

__ jointement avec T. grignonensis : il doit y avoir erreur, car je n'ai

| constaté que l'existence de T. inversus, tandis que l’autre espèce, avec | ses costules mieux marquées, ne paraît pas avoir vécu dans la Loire- Inférieure. On distingue T. inversus de T. asper par ses granulations . moins hérissées et par ses sutures canaliculées, au fond desquelles est un quatrième filet presque lisse ; la base du dernier tour ne porte pas de D oHlonnets concentriques et n’est convexe que quand les individus sont adultes et bien entiers, autrement elle semble lisse et excavée. J'ai pu “érifier, sur quelques rares échantillons du Bois-Gouët, que l'embryon forme, ainsi que je l’ai précédemment signalé, un appendice pointu, à | nucléus subglobuleux : il y a donc identité complète entre les individus

de la Loire-Inférieure et ceux du bassin de Paris, quoique leur taille « soit beaucoup plus petite. Section Epetrium.

PLÉsIOTYPE et LOC. PI. III (XIX), fig. 23, coll. Bourdot. — Bois-Gouëêt, peu commune.

Coislin, un fragment, coll. Dumas ; la Close, coll. Cossmann.

Triforis singularis, Desh. PI. XI (XVI), fig. 14 et 18, et pl. III: (XIX), fig. 26. 1 |

(1889 — Cat. Éoc., IV, p. 39).

OBserv. Quoique les échantillons du Bois-Gouët soient, en général, « un peu plus trapus que ceux des environs de Paris, je ne crois pas qu'on puisse les en distinguer, même à titre de variété locale ; leur « ornementation est, en effet, identique: elle se compose de trois cordon- « nets ou rubans inégaux, l’antérieur plus étroit que le postérieur, avec « des crénelures ne correspondant pas à celles des deux autres, qui semblent formés par la division, en deux parties inégales, d’un seul large ruban. L’embryon est lisse, peu allongé et subglobuleux ; les tours « sont subulés et peu convexes, le dernier est arrondi à la base, qui porte des cordonnets concentriques, aplatis, décussés par des stries rayon- “ nantes. Le plésiotype que j'ai fait figurer a l'ouverture complète : le canal antérieur est presque clos, et l’échancrure latérale du labre est « peu profonde, elle correspond à la rangée inférieure de crénelures du “ dernier tour ; le bord columellaire est excavé, épais, calleux, appliqué « sur la base. Section Metalepsis.

PLésioTypE et Loc. PI. XI (XVI), fig. 14 et 18, coll. Bonnet ; individu très trapu, pl. III (XIX), fig. 26, coll. Dumas. — Bois-Gouët, peu. rare. | |

Arthon, coll. Dumas.

Trypanaxis paucilirata, nov. sp. PI. XI (XVI), fig. 19-20. Taille petite ; forme très étroite, aciculée, presque cylindrique; « spire très allongée, subulée ; embryon lisse, paucispiré, conoïdal; dix-sept ou dix-huit tours, convexes ou même subangu-. leux, dont la hauteur dépasse les trois quarts de la largeur, « séparés par des sutures linéaires, ornés de cinq cordonnets spiraux, lisses et peu saillants, celui du bas confondu avec la. suture et un peu plus écarté des autres qui sont équidistants ; « quelques individus portent parfois un ou deux filets intercalaires. Dernier tour un peu inférieur au sixième de la longueur” totale, muni d’un angle non caréné à la périphérie de la base,

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