‹ Mollusques éocéniques de la Loire-inférieure (volume 2)Chapitre 29 sur 51 · EL · texte numérisé non relu

EL

LT goniostropha, nov. sp. PI. II (XIX), fig. 37-38. | 4 Taille petite ; forme étroite, conique; spire assez longue, subim- “briquée ; embryon paucispiré, à nucléus obtus ; dix à douze “tours très anguleux, dont la hauteur dépasse un peu les deux | tiers de la largeur, séparés par des sutures linéaires, non bor- —dées, ornés de filets très obsolètes, presque toujours effacés ; l'angle n’est pas tout à fait médian, et il est plus aigu sur les premiers tours qui sont plus étroits, leur. hauteur n'étant guère que la moitié de leur largeur. Dernier tour muni d'un second angle à la périphérie de la base qui est excavée, lisse, à peu près imperforée au centre ; ouverture subquadrangulaire, entièrement | dépourvue de canal antérieur.

Dim. Longueur. 8 mill.; diamètre, 1 1/2 mill.

PR. Il n’est pas possible d'admettre que cette espèce soit composée F d'individus roulés de l’espèce précédente : outre que l’angle est beaucoup plus saillant que dans aucune des variétés de T. paucilirata, les ours sont moins élevés, surtout les premiers, la forme générale est E

moins allongée, moins étroite et plus conique, l’ornementation est plus fine, quand elle n’est pas oblitérée par l'usure. Néanmoins c’est bien encore un Trypanaxis, quoique la fente ombilicale soit presque entiè- « rement close. |

TyPE et Loc. PI. IIT (XIX), fig. 38, coll. Dumas :; (fg/"37/"00lle Cossmann. — Bois-Gouët, très rare.

Arthon, coll. Dumas.

Trypanaxis coislinensis, n00. sp. PI, III (XIX), fig. 22.®

Taille petite; forme très étroite, subulée, régulièrement conique ; spire allongée ; embryon lisse, paucispiré, à nucléus non saillant, à tours convexes; quatorze tours, les premiers anguleux, les autres presque plans, dont la hauteur atteint et . dépasse les trois quarts de la largeur, ornés de quatre cordon- : nets spiraux, subcarénés, celui du bas confondu avec la suture qui est peu visible, le troisième, en avant, plus saillant que les autres, enfin le quatrième plus écarté, séparé du troisième et de la suture antérieure par des intervalles larges, dans chacun desquels on distingue un filet intercalaire très obsolète. Dernier « tour égal aux deux neuvièmes de la longueur totale, circonserit par un angle droit à la périphérie de la base, qui est lisse et « presque plane; la perforation ombilicale est close entre le bour- relet basal et le bord columellaire ; ouverture quadrangulaire, « terminée par un canal rudimentaire.

Drm. Longueur, 9 mill.; diamètre, 2 1/4 mil].

R.D. Cette coquille se distingue aisément des précédentes par son ornementation ; elle s’écarte de T. Pissarroi, des environs de Paris, par « sa forme plus étroite et par ses cordonnets plus carénés, dont la distribution donne aux tours un aspect légèrement imbriqué, anguleux même au sommet de la spire. L'ouverture de notre unique échantillon étant mutilée, il semble qu’il y aitun canal étroit en avant, mais il est probable que, quand elle est entière, l’extrêmité antérieure est semblable à celle des autres espèces, c’est-à-dire simplement anguleuse.

Type et Loc. Pl. IIL (XIX), fig. 22, coll. Dumas. — Coislin, unique.

Trypanaxis perforata, [Lamk.] PI. III (XIX). fig. 32. (4889 — Cat. Éoc., IV, p. 62).

Orsery.Je rapporte à cette espèce un individu silicifié d’Arthon, quime « paraît suffisamment déterminable ; ses tours sont étroits et anguleux, =

[205 | M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES e

sa forme étroite, de sorte qu’on ne peut le confondre avec T. pervia; J'ombilic occupe à peine le quart du diamètre de la base. L’embryon est . paucispiré et obtus. Dans l’état où est le test, on ne peut distinguer . aucune trace d'ornementation spirale.

… PLésiorype et Loc. PI. III (XIX), fig. 32, coll. Dumas. — Arthon, unique.

| Diastoma costellatum, [Lamk.] PI. X (XV), fig. 16.

1881 — D. costellatum, Vass. Loc. cit. PI. X, fig. 29-34. 1889 — — Cossm. Cat. Éoc., IV, p. 34.

1892 — — Newton. Syst. list. Edw. coll., p. 235.

“ OBserv. Identiques aux échantillons typiques du calcaire grossier - parisien, les individus du Bois-Gouëêt n’atteignent pas une aussi grande taille : leurs tours convexes, surtout en avant, portent de nombreux plis “ axiaux, sinueux, crénelés à la suture inférieure, et une varice plus épaisse “sur chaque tour ; dans le sens spiral, on compte une vingtaine de filets “spiraux, et d’autres plus fins, intercalés entre les précédents. Sur la … base du dernier tour, les plis s’effacent, il ne reste que de nombreux …cordonnets concentriques, plus saillants et plus larges que ceux de la spire, ayant l'aspect subimbriqué. Le limbe ombilical est très étroit, … bien distinct du bord columellaire qui est calleux et détaché. L’ouverture ovale porte une profonde gouttière dans l’angle inférieur, et une … large dépression versante du côté antérieur. — PLésioryre et Loc. PI. X (XV), fig. 16, coll. Dumas. — Bois-Gouët, commune.

Coislin, la Close, coll. Dumas, Musée de Nantes; Arthon, fragments, coll. Dumas.

“ Diastoma imbricatum, nov. sp. PI. XI (XVD), fig. 2-3.

1881 — D. costellatum, var. variabilis, Vass. Loc. cit. PI. X fig. 41.

— Taille moyenne ; forme assez étroite ; spire longue, pointue au “sommet, à galbe à peu près conique ; quinze à dix-huit tours un peu convexes, dont la hauteur atteint presque les deux tiers de la largeur, séparés par des sutures profondes, ornés de dix rubans spiraux subimbriqués, les deux inférieurs au-dessus de la suture sont crénelés par des plisaxiaux qui ne s'étendent, d'u suture à l’autre, que sur les premiers tours, et qui ne 4 issent sur les derniers tours que des traces sinueuses, surtout visibles à la partie inférieure de chaque tour ; les individus adultes seuls portent quelques gibbosités obsolètes qui tiennent

lieu de varices. Dernier tour inférieur aux trois septièmes de la longeur totale, ovale à la base sur laquelle se prolongent régulièrement les rubans imbriqués, jusqu’à la carène du limhe « ombilical qui est extrêmement étroit : ouverture ovoïde, à péri- stome peu détaché, avec une étroite gouttière dans l’angle inférieur, et une dépression à peine versante en avant, labre un peu sinueux ; columelle excavée, courte ; bord columellaire calleux, vernissé, recouvrant le limbe basal, dont la trace spirale forme un pli pariétal peu saillant,

Dim. Longueur, 36 mill. ; diamètre, 9 1/2 mill.

R.D. Dans l’Atlas de Vasseur, cette coquille est désignée sous le nom de variété variablis, qui a été donné par Defrance à la forme du Cotentin: or, une comparaison attentive des individus typiques d’Hauteville avec ceux du Bois-Gouëêt, m'a convaincu que ces derniers n’appartiennent pas à la même espèce. En effet, la coquille d'Hauteville est beaucoup plus trapue, plus élargie à la base: son diamètre dépasse le tiers de la longueur, tandis qu'il atteint le quart chez D. imbricatum ; en outre l’ornementation est bien différente, au lieu des rubans imbriqués qui caractérisent notre espèce, la surface des tours de D. variabile porte sept ou huit filets spiraux, un peu plus écartés en avant qu’en arrière, aplatis, séparés par des rainures de même largeur, crénelés sur les premiers tours, comme chez D. imbricatum ; mais les costules de l’espèce du Cotentin s’effacent plus tardivement et sont beaucoup moins sinueuses que celle de notre espèce ; enfin la surface de D. variabile paraît absolument dénuée de varices. Si l’on compare D. imbricatum avec D. costellatum, on remarque qu’il s’en distingue par sa forme plus conique, par ses rubans imbriqués moins nombreux que les filets de cette dernière espèce, par la disparition des côtes axiales, par ses varices moins saillantes, par son péristome moins détaché, et par son limbe plus étroit. Je ne mentionne que pour mémoire D. inerme, du calcaire grossier supérieur, qui n’a pas l’ornementation caractéristique de notre espèce.

Tyre et Loc. PI. XI (XVI), fig. 2-3, coll. Cossmann. — Bois-Gouët, 4 rare. £ Coislin, la Close, coll. Dumas.

Diastoma interruptum, Desh. PI. III (XIX), fig. 8-9. (1889 — Catal. Éoc., IV, p. 36).

R.D. Cette petite espèce ne se trouve pas au Bois-Gouêt, mais elle est ” abondante dans le bassin de Campbon : on la distingue aisément des

jeunes individus de D. costellatum, non seulement à cause de sa taille

et de sa forme étroite, mais encore par son ornementation qui ne Com-

P | M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 35

po rte que six ou sept filets spiraux, crénelés par des côtes ayant la même sa Ilie, peu sinueuses et légèrement obliques. Ilest beaucoup plus malaisé

e séparer cette coquille de Bittium evanescens, qui se trouve dans les ice gisements et qui a presque les mêmes ornements ; toutefois D: interruptum est encore plus étroit, et se reconnaît à son averture non canaliculéè, simplement versante en avant, à son limbe bilical à demi caché par le bord columellaire, à sa gouttière beauci up moins profonde dans l'angle inférieur de l'ouverture ; d’ailleurs les costules axiales persistent jusqu’au dernier tour, ce qui n’a pas lieu ch ez l’autre espèce. D. interruptum est moins conique que les jeunes in dividus de D. imbricatum , en outre l’ornementation des tours de spire est tout à fait différente. Les rainures suturales sont profondes et fine ement crénelées, non accompagnées de bourrelet comme chez D. riculosum des sables de Cuise.

4 Do. et Loc. PI. IIT (XIX), fig. 8-9, coll. Dumas. — Coislin, Co) m mune.

DE cho, coll. Dumas et coll. Cossmann.

Sa ndbergeria turbinopsis, Desh. : PI. III (XIX), fig. 12. (1889 — Cat. Éoc., IV, p. 37).

ba. D. Beaucoup plus subulée que S. communis, cette espèce s'en dis- À: ingue par ses tours plans et par ses sutures canaliculées. Les individus la Close sont identiques à ceux du Guépelle, leurs tours portent iq filets spiraux, y compris le bourrelet crénelé qui est au-dessus de la suture, croisés par de petits plis d’accroissement curvilignes ; la base du dernier tour est arrondie et ornée comme la spire, les plis y sont sinueux. Le limbe ombilical est très développé et très calleux, séparé du rd columellaire par une petite dépression qui aboutit à l'échancrure 4 1 contour supérieur.

#% | PLÉSIOTYPE et Loc. P]. III (XIX), fig. 12, coll. Dumas. — La Close, très rare.

| sin coll. Dumas ; Arthon, coll. Dumas ; Campbon, Musée de Qu Ne ates.

"* Sandbergeria communis, Desh. PI, Ill (XIX). fig. 10-11. … (1889 — Cat. Éoc., IV, p. 37),

OBSERV. Les échantillons du Bois-Gouët me paraissent identiques st à ceux du calcaire grossier parisien : leur forme est pupoide et courte,

leu galbe est subulé ; les sutures sont rainurées ; les tours sont ornés de six filets spiraux, crénelés par des plis d’accroissement curvilignes. Le dernier tour n'atteint pas tout à fait la moitié de la longueur

totale ; sa base arrondie porte des filets simples, jusqu'à la carène qui limite le limbe formant le dédoublement du“bord columellaire. Une légère échancruïe versante tient lieu de canal antérieur.

PLÉsioTypE et Loc. PI. IIT (XIX), fig. 10-11, coll. Cossmann. — Bois- Gouêt, peu commune.

Arthon, coll. Dumas.

Sandbergeria namnetensis, 200. Sp. -. PI, HI (XIXe

Section Aneurychilus. Taille petite ; forme variable, plus ou moins pupoide, plus ou moins trapue ; embryon lisse, polygyré, à nucléus petit et un peu dévié ; neuf tours convexes ou même anguleux du côté antérieur, dont la hauteur égale ou surpasse la moitié de la largeur, séparés par des sutures un peu rainurées, ornés de costules axiales qui s’épaississent et s’effacent souvent sur les derniers tours, et de quatre filets spiraux, tantôt assez rapprochés, tantôt icrégalement écartés, généralement effacés sur les individus du Bois-Gouët. Dernier tour à peu près égal au tiers de la longueur totale, arrondi à la base qui porte des filets concentriques, dont trois sont plus saillants ; ouverture arrondie, à peine versante dans l’angle supérieur de droite; labre mince, arqué ; columelle lisse, excavée ; bord columellaire peu calleux, non dédoublé.

Dim. Forme trapue : longueur, 8 mill ; diamètre, 3 1,4 mill. Variété étroite : longueur, 7 mill.; diamètre, 2 1/4 mill.

R.D. Quoique cette coquille soit extrêèmemnt variabte, on la distingue de S. secalis, du calcaire grossier parisien, par son ornementation, par sa forme plus pupoide, en général plus trapue, à

TyPE et Loc. Forme trapue : pl. III (XIX), fig. 7, coll. Dumas; variété étroite : pl. III (XIX). fig. 6, coll. Dumas. — Coislin.

Bois-Gouët, très rare, coll. Cossmann, Bourdot, Pissarro. Arthon, coll. Dumas.

Sandbergeria unicrenata, nO0v. sp. PI. III (XIX), fig. 48.

Section Aneurychilus. Taille petite ; forme pupoïde; spire pointue au sommet, élargie à la base, un peu dimorphe; dix tours, d’abord lisses et convexes, puis anguleux au milieu, dont la hauteur égale à peine la moitié de la largeur, séparés par des sutures linéaires, ornés, à partir du cinquième tour avant

[2 09! M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 31

: e dernier, de crénelures tranchantes sur l'angle médian et de me re sillons spiraux de chaque côté de cet angle. Dernier tour 4 érieur au tiers de la longueur totale, séparé de la base par un La funiculaire un peu plus large et plus saillant ; base un peu convexe, ornée de six sillons concentriques, POROrES au ce en tre d’une petite fente ombilicale ; ouverture arrondie, à peine ersante du côté antérieur ; labre mince, incurvé; columelle lisse excavée ; bord columellaire peu calleux, détaché de la fente basale.

4 À mx. Longueur, 8 mill.; diamètre, 3 1/2 mill.

LR D. Il n’est pas possible de confondre cette espèce avec des variétés de la précédente, à cause de son ornementation qui comporte des sillons

hi

au lieu de filets, des crénelures spirales sur l’angle, au lieu de costules “axiales. Je ne vois dans le bassin de Paris aucune forme qui puisse lui être comparée, et d’ailleurs l'existence d’une fente ombilicale me paraît fort anormale par le genre Sandbergerin.

| Tvres et Loc. PI. LIT (XIX), fig. 4-5, coll. Dumas. — Coislin, très $ | Re:

: Dore rissoides, 20€. sp. PL ITÉ NIXh fes 12 Taille petite ; forme courte et trapue ; spire à galbe conoïdal ; si ix ou sept tours d’abord très convexes, puis presque sas dont la hauteur atteint la moitié de la largeur, séparés par de . larges rainures avec un mince filet bordant la suture; les deux F ju trois premiers tours sont treillissés par deux angles spiraux | etpar de petites costules droites, mais bientôt il ne reste que des costules aplaties, égales à leurs interstices, et un angle E I térieur limitant la rainure ; les costules deviennent un peu sinueuses, sans s’effacer ntenont: Dernier tour égal à la ï on moitié de Ja longueur totale, séparé par deux cordons périphériques du disque basal, qui est aplati et dépourvu d’ornementation, sauf quelques accroissements sinueux ; ouverture ronde, à peine versante en avant; labre mince, PERTE en arrière, | proéminent à sa jonction avec le contour supérieur ; columelle RE Isse, excavée, calleuse ; limbe columellaire peu large, abou- .tissant à l’échancrure basale du contour supérieur de l’ouver-

ss Dim. Longueur, 6 1/2 mill.; diamètre, 2 1/2 mill.

LA PO | OL or. D d'A int, Prises Le) ie A Re CS CRÉES Ans JE

R.D. Quoique les individus que j'ai étudiés soient de petite taille, je ne crois pas qu'ils représentent le jeune âge de l'espèce parisienne, 4. mutabilis : outre que leur forme est beaucoup plus courte et pupoïde, au point qu'on les prendrait pour des Rissoia si l’on n’en examinait l’ouverture, le dernier tour est plus grand, l’ornementation y persiste, et sa base est lisse. C’est donc bien une espèce distincte, particulière au bassin de Cam pbon.

Tyre et Loc. Pl. IIT (XIX), fig. 1-2, coll. Dumas. — Coislin, très rare.

Page 1