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Dim. Hauteur : 2 1/2 mill. ; diamètre : 2 mill.
R.D. J'ai hésité à rapporter cette petite coquille au G. Vanikoro (= Narica), à cause de sa forme sigarétoïide ; pourtant elle a la spire plus pointue que les Sigaretus, qui ont la protoconque pla-
- norbulaire ; en outre, son ombilic est circonscrit par un angle qu'on observe identiquement chez V. acuta, espèce vivante; d’ailleurs, le type de Vanikoro (V. cancellata) possède aussi cet angle circa-ombilical. J'ai rétabli le nom Vanikoro qui est antérieur à Narica, et qu’on n’a pas le droit de rejeter sous le prétexte que c'est une démonstration barbare.
TypE et Loc. Bois-Gouët, unique (PI. IT (VID, fig. 25), coll. Bourdot.
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Lacunaria lævigata, nov. sp. BLUE), -Gg; 17:
Taille très petite ; forme globuleuse, naticoïde ; spire assez courte, à galbe extraconique ; protoconque styliforme, polygyrée, à nucléus globuleux et dévié ; quatre tours convexes, lisses, non brillants, séparés par des sutures linéaires ; dernier tour très grand, subsphérique, à base arrondie, séparée par
à une carène de la fente ombilicale qui est assez étroite. Ouverture égale aux sept dixièmes de la hauteur totale, semilunaire, un peu versante au point où aboutit la carène circa-ombilicale ; labre mince, excavé, oblique, antécurrent vers la suture; columelle lisse, presque rectiligne; bord columellaire assez large, mince sur la base, plus calleux au milieu, et surtout sur la région versante du contour antérieur.
Dim. Hauteur : 3 1/4 mill. ; diamètre : 2 3/4 mill.
R.D. Cette petite coquille a une réelle analogie avec L. macrostoma, du Calcaire grossier de Chaussy ; toutefois on l’en distingue par sa spire plus courte, par son ouverture plus grande, par son ombilic moins clos, par l’absence de varices lamelleuses. Si on la compare à L. turgida, on trouve qu’elle s’en écarte bien davantage par sa forme plus globuleuse et par sa surface lisse.
L’analogie du G. Lacunaria avec Vanikoro esl incontestable ; c’est pourquoi, j'ai rapproché la diagnose de cette espèce de celle de Vanikoro Bourdoti; mais, d'autre part, Lacunaria se rattache aussi à Micreschara, surtout par sa protoconque styliforme. Tout ce groupe de coquilles est à classer entre les Naticidæ et les Adeorbiidæ.
Type et Loc. Bois-Gouét, unique (PI. II (VID), fig. 17), coll. Dumas.
Adeorbis tenuistriatus, Desh. PI. II (VID), fig. 29-30: 1888 — À. lenuistriatus, Cossm. Cat. Éoc., III, p. 158 /ex parte).
R.D. En comparant attentivement les échantillons du Bois- Gouët aux excellentes figures du second ouvrage de Deshayes, je conclus qu’ils appartiennent bien à la forme du Calcaire grossier, dénommée A. tenuistriatus, tandis que les individus des sables moyens doivent conserver le nom À. mitis Desh.; la réunion, que
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j'avais proposée, de ces deux espèces, n’est pas justifiée : il y a de réelles différences, non seulement à cause de l'existence d’une double carène, souvent oblitérée, à la périphérie des échantillons bartoniens, tandis que les individus du Calcaire grossier et du Bassin de Nantes sont régulièrement et invariablement arrondis ; mais encore l’ombilic est beaucoup moins largement ouvert chez A. tenuistrialus que chez A. mitis qui paraît dépourvu de la petite côte circa-ombilicale dont on constate l’existence ou la trace chez les Adeorbis du Bois-Gouët. Leur surface est d’ailleurs finement striée, et leurs sutures sont bordées d’une légère dépression. L'ouverture est médiocrement découverte, et le bord columellaire, un peu calleux, porte une saillie imperceptible vis-à-vis du point de jonction de la côte circa-ombilicale.
PLÉsIOTyPE et Loc. Bois-Gouët, peu commune (PI. II (VID, fig. 29-30), coll. Bourdot. — Coislin, deux individus, coll. Dumas.
Adeorbis bicarinatus |[Lamk.] PL CVID:h4:91-32. 1888 — À. bicarinatus, Cossm. Cat. Éoc., IL, p. 159.
R.D. Les trois individus de Coislin, qui m'ont été communiqués, ressemblent complètement à ceux des gisements du Calcaire grossier des environs de Paris, qui représentent la forme typique, décrite par Lamarck : la spire très déprimée, avec une minuscule protoconque lisse, comporte trois tours légèrement convexes, déprimés contre la suture, et ornés de six cordons carénés, avec deux cordonnets plus fins et plus serrés sur la rampe suturale. A la périphérie du dernier tour, se dresse l’unique carène lamelleuse qui justifie mal la dénomination choisie pour cette espèce, à moins que l’on ne compte pour une seconde carène le troisième cordonnet circonscrivant la base aplatie, sur laquelle on ne distingue que des filets concentriques, beaucoup plus obsolètes. L’ombilic est très largement ouvert, et l’ouverture est assez profondément échancrée sur le bord columellaire, à sa jonction avec la base.
PLÉSIOTYPE et Loc. Coislin (PI. IT (VID), fig. 31-32), coll. Dumas.
Adeorbis similis, Desh. PI. II (VID), fig. 26-28. 1888 — À. similis, Cossm. Cat. Éoc., IIL, p. 159.
R.D. Cette espèce, qui se distingue par sa forme très aplatie et par son ombilic médiocre, n’a pas toujours, même à Hérouval, les
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carènes périphériques plus écartées que les cordons de la base et que ceux des tours de spire. Les individus du Bois-Gouët appartiennent précisément à la variété dont les cordons spiraux sont plus régulièrement serrés ; la dépression qui borde leurs sutures est aussi moins marquée. Cependant je ne crois pas qu’il soit possible de les séparer d’A. similis qui est très variable; ils diffèrent d’ailleurs d'A. intermedius par leur spire plus aplatie, par léur ombilic plus petit, par leurs cordons plus serrés.
PLÉSIOTYPE et LOC. Bois-Gouët, très rare (PI. II (VID), fig. 26-28), coll. Bourdot ; coll. Cossmann et Bonnet.
Adeorbis namnetensis, Vasseur. PI. TM (VID), fig. 20-22.
Taille très petite; forme circulaire, déprimée ; spire non saillante ; protoconque lisse, planorbulaire, composée de trois tours ; les suivants ornés de cinq carènes spirales, avec une rampe excavée contre la suture. Dern'er tour arrondi du côté de la spire et orné comme elle, caréné à la périphérie de la base, qui est plate et brillante, obtusément ornée de filets concentriques, plus saillants à mesure qu'ils se rapprochent de la cavité ombilicale, laquelle est grande, à parois arrondies. Ouverture très découverte, subquadrangulaire, anguleuse à la périphérie, avec une gouttière postérieure, évasée et calleuse.
Dim. Diamètre : 4 mill. ; épaisseur : 1 1/2 mill.
R.D. Cette petite coquille se distingue d’A. rota, d'Hérouval, par ses carènes plus serrées à la périphérie du dernier tour, par son ombilic orné ; on ne peut la confondre avec A. propinquus qui a deux carènes périphériques, ni avec À. quinquecinctus, qui à un angle saillant sur les tours de la spire. J’ai repris exceptionnellement le nom donné par M. Vasseur, dans les listes de fossiles qui accompagnent son étude géologique, parce qu’il ne peut y avoir d’hésitation, cet Adeorbis étant le seul nouveau qui se trouve à la fois dans les deux Bassins de Saffré et de Campbon.
TYPE et Loc. Bois-Gouët, assez commun (PI. II (VID), fig. 20-22), coll. Cossmann. — Coislin, commun, coll. Dumas.
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Adeorbis Bourdoti, nov. sp. PI, HI (VIID), fig. 4-6.
Taille très petite; forme discoïde, déprimée; spire non saillante ; protoconque lisse, planorbulaire, composée de trois tours; les suivants, convexes en avant, excavés en arrière par une rampe spirale qui borde la suture et qui est ornée de stries serrées, tandis que la région convexe porte trois ou quatre cordonnets plus écartés. Dernier tour égal au tiers du diamètre, orné comme la spire en dessous, portant en outre trois carènes périphériques, peu saïllantes ; base convexe, avec un large entonnoir ombilical, portant un filet émoussé dans les intervalles des angles concentriques; paroi déclive de l’ombilic finement striée. Ouverture à péristome épaissi et réfléchi, ovale, avec une petite gouttière dans l’angle postérieur, largement échancrée sur la paroi de l’ombilic.
Dim. Diamètre : 3 mil. ; épaisseur : 1 1/2 mill.
R.D. Cette espèce est du même groupe qu’À. labiosus, des sables de Cuise, caractérisé par son péristome bordé et calleux, échancré toutefois comme les Adeorbis typiques. Elle se distingue cependant, sans difficulté, de la coquille suessonienne, par l’absence d'angle sur la surface des tours de spire, par sa périphérie garnie de trois carènes émoussées, au lieu des deux carènes tranchantes que porte A. labiosus ; de plus, la base d’A. Bourdoti est plus ornée de cordons concentriques, et l’ombilic ne porte pas les petites carènes serrées qu’on observe chez l'autre espèce.
TYPE et Loc. Bois-Gouêt, deux individus dont un seul a le péristome complet (PI. III (VID), fig. 4-6), coll. Bourdot ; un autre individu non adulte, coll. Cossmann.
Scala Morgani, Vasseur. PI. IT (VID), fig. 1-2. 1881 — Scalaria Morgani, Vass. Atlas, PI. X, fig. 18-19.
Sous-Genre Crisposcala. Taille un peu au-dessous de la moyenne ; forme turriculée, assez trapue; spire longue, à galbe conique; environs dix tours convexes, dont la hauteur atteint la moitié de la largeur, presque disjoints, portant de 10 à 14 lamelles axiales, d’abord tranchantes, puis épaissies