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[111] M. COSSMANN. -- MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 61
sillon caractéristique de Leptothyra. J'ai vu un individu de Coislin, remarquable par la finesse de ses stries et par l'absence de plis rayonnants ; il pourrait peut-être appartenir à une variété distincte de l’espèce commune au Bois-Gouêt,
PLésrorype et Loc. Bois-Gouëêt (PI. VI (XD), fig. 10-11), ma coll. ;
assez commun. — Coislin, variété à stries fines, coll. Dumas. Leptothyra inermis, |[Desh.] PI. VI (XD), fig. 12-14.
1888 — L. inermis, Cossm. Cat. Éoc., ME TT
RD. Quand les échantillons ne sont pas très frais, il est facile de confondre, dans le triage des petits Turbinidæ du Bois-Gouët, cette coquille avec Z. obtusalis. Cependant elle présente de très grosses différences, qu’on aperçoit après un rapide examen, car elle appartient à une Section bien distincte du groupe typique, dont fait partie l’autre espèce. Dans le jeune âge, cette confusion est impossible, attendu que L. inermis est plus déprimé, moins globuleux et que son ombilic est assez largement ouvert, mais à mesure
- que la coquille vieillit, son ombilic se referme, sans disparaître
toutefois complètement, le galbe devient plus conoïdal et presque
“slobuleux ; quant à l’ornementation, elle est très voisine de celle.
de Z. obtusalis ; l'angle périphérique de la base, généralement visible sur les jeunes individus, tend à disparaître chez les adultes, et les plis rayonnants de la suture ne persistent guère davantage. Ce n’est donc exclusivement qu’en vérifiant l’existence de l’oreillette rainurée, qui existe invariablement chez tous les échantillons de L: inermis, qu’on peut s’assurer qu’ils appartiennent à cette espèce et non pas à la précédente : cette oreillette est, én quelque sorte, Pexpansion latérale du bord columellaire, à droite et en haut de Pouverture ; elle est limitée par une carène émoussée qui se raccorde en avant avec le contour supérieur de l'ouverture. Celle- “Ci, quoique circulaire, n’a pas le péristome dédoublé à l’intérieur, de sorte que le labre est plus mince, non variqueux à l’extérieur: Section Ofaulax.
PLÉSIOTYPE et Loc. Bois-Gouëêt (PI. VI (XD), fig. 12-14), coll. Bour-
dot ; assez commun à l’état roulé, rare intact. — Coislin, un bel individu, coll. Dumas,
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62 BULL. SOC. ‘SC. NAT. OUEST. — 2° SÉR., T. Il [112] Otomphalus Dumasi, 700. gen., nov. Sp. PI. VI (XD), fig. 5-6.
DIAGNOSE GÉNÉRIQUE : Test épais, non nacré; forme turbinée, spire courte, treillissée, à protoconque déprimée ; ouverture circulaire, à péristome épais, formant une orerlle à surface plane, dont le contour caréné circonscrit l’entonnoir ombilical, sans aucune trace de funicule ; labre non variqueux, lisse à l'intérieur. Type : O0. Dumasi, Cossm. Éoc.
DIAGNOSE SPÉCIFIQUE : Quatre tours étagés, anguleux au milieu, plans au-dessus de la carène médiane, légèrement convexes sur la rampe inférieure ; quatre filets spiraux sur la région antériéure, six sur la rampe postérieure, croisés par de fines lamelles d’accroissement crépues dans les intervalles des filets. Dernier tour très grand, bordé d’une seconde carène à la périphérie de la base qui porte six filets spiraux et deux bourrelets circa-ombilicaux, avec des stries d’accroissement obliques et crépues ; entonnoir ombilical très ouvert dans le jeune âge, plus resserré chez les individus adultes, à paroi lisse. |
Dim. Hauteur : 12 mill. ; diamètre : 10 1/2 mill.
R.D. Cette intéressante coquille ne peut appartenir à aucune des Sections du Genre Turbo, à cause de son ombilic et de l’absence de nacre ; elle s’y rattache cependant par son oreillette largement développée, formée par les accroissements de la paroi ombilicale. D'autre part, on pourrait aussi la rapprocher de Collonia, et particuliérement de la Section Cirsochilus, attendu que C. striata à presque la même ornementation ; mais elle s’en distingue immédiatement par l’absence de funicule ombilical, et d’ailleurs son labre n’est pas variqueux à l’extérieur. Dans ces conditions, je me vois obligé de créer un Genre nouveau, intermédiaire, comme Leptothyra, entre Turbo et Collonia.
TYPE et Loc. Bois-Gouët (PI. VI (XD), fig. 5-6), coll. Dumas ; sept échantillons connus dans diverses collections.
[113] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 63 Collonia marginata, [Lamk.]| PI. VI (XD), fig. 15-17.
TYPE et VARIÉTÉ SILLONNÉE. Mêmes références bibliographiques.
1881 — Delphinula marginata, Vass. Atlas, PI. IX, fig. 12 (3 vues).
1888 — Collonia marginata, Cossm. Cat. Éoc., IL, p. 73.
OBsErv. On rencontre, dans la Loire-Inférieure, les deux formes confondues, dans le Bassin de Paris, sous le même nom spécifique : l’une typique, entièrement lisse ; l’autre beaucoup plus
rare, couverte de sillons spiraux, fins et réguliers. Comme il
existe quelques individus dont les premiers tours et la base portent quelques sillons, tandis que le reste de la spire paraît
lisse, personne n’a jamais songé, — et j'imiterai cette prudente
réserve, — à donner un nom nouveau à la variété sillonnée, dont l'ouverture, le galbe, les proportions et tous les autres caractèfes (sauf l'élévation plus grande de la spire) sont identiques au type lisse. Toutefois, il y a lieu de noter que, dans le Bassin de Nantes, la variété sillonnée paraît avoir seule existé à -Coislin ou à Campbon, tandis qu’au Bois-Gouêëêt, qn trouve principalement la forme lisse, très commune dans la couche blanche supérieure, extrêmement rare, avec quelques individus sillonnés, dans le sable gris et fin de la base du gisement.
PLÉSIOTYPES et LOC. Bois-Gouët, individus lisses (PI. VI (XI), fig. 15-16), ma coll. — Coislin, variété sillonnée à spire un peu plus élevée (PI. VI (XD), fig. 17), coll. Dumas. — Campbon, même variété,
- Muséum de Nantes. — Arthon, coll. Dumas.
Collonia callifera, |[Desh.] PI. VI (XD), fig. 24-26. 1888 — C. callifera, Cossm. Cat. Éoc., HI, p. 76.
: R.D. Dans la plupart des collections, cette espèce bien connue a cependant été mélangée et confondue avec des Tinostoma, et particulièrement avec T. umbilicare, qui présente, comme elle, une fente ombilicale presque entièrement recouverte par une callosité détachée du bord columellaire. Mais, tandis que chez C. callifera, le péristome continu et épais repose sur la base par une callosité pariétale, il est discontinu chez Tinostoma, dont la base porte en outre un disque vernissé et central, plus blanchâtre que le reste de la spire ; au contraire, chez Collonia callifera, ce disque n’existe
pas, et la callosité caractéristique est mieux détachée, échancrée du côté du bord columellaire, presque toujours marquée de plis rayonnants autour de la perforation ombilicale. Enfin Tinostoma, toujours plus petit, paraît avoir la spire un peu moins déprimée, plus conoïdale. Néanmoins, il faut un examen très attentif pourséparer ces deux coquilles, qui appartiennent à deux Genres complètement différents, même à deux Familles absolument distinctes, tellement leur galbe et leur aspect général se ressemblent. Section Leucorhynchia.
PLÉSIOTYPE et LOC. Bois-Gouët (PI. VI (XI), fig. 24-26), ma coll. $ assez rare. — Arthon, coll. Dumas.
Collonia Pissarroi, nov. sp. PI. VI (XD), fig. 27-30, et PI. XII (XVID), fig. 31-32.
ParviroTa, nova seclio (1901). Coquille à périphérie formant une quille anguleuse ou bianguleuse, à spire aussi bombée que la base, largement ombiliquée, dont l’entonnoir est circonscrit par un funicule aboutissant au contour supérieur de l'ouverture; plis courbes rayonnants sur la spire et sur la base; ouverture circulaire, à péristome discontinu. Type : Turbo rotatorius, Desh. Éocène.
DIAGNOSE SPÉCIFIQUE : Trois ou quatre tours déprimés, le dernier embrassant toute là coquille, formant une rampe un peu excavée sous l'angle périphérique, et -ornée de plis obliques, aminçis et presque tangents à la suture; quille périphérique comprise entre cet angle inférieur saillant et le pourtour arqué, à peine anguleux, de la base ; sur la quille, on distingue des plissements très fins, fasciculés trois à trois pour chaque crénelure du pourtour de la base qui porte de gros plis rayonnants jusqu’au funicule circa-ombilical ; labre mince, oblique; bord columellaire peu ealleux, muni d’un léger renflement inférieur, réfléchi au-dessus de l’ombilic.
Dim. Diamètre : 2 1/4 mill. ; épaisseur : 1 1/2 mill.
R.D. Cette petite espèce se distingue de C. rotatoria du Suessonien d’'Hérouval, par sa forme plus déprimée, par sa quille mieux formée, par son ombilic plus évasé. Toutes deux, ainsi que
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Adeorbis radiata Br. et Corn., du Calcaire de Mons, méritent d’être séparées des Collonia tÿpiques, à cause de leur galbe rotiforme, de leur ornementation toute spéciale, de leur péristome discontinu,
aminci sur le labre, et de leur ombilic en entonnoir. Toutefois,
comme elles se rattachent à Collonia par l'intermédiaire de C. spiruloides et de C. canalifera, je ne puis en faire qu’une Section et non‘ pas un Genre distinct.
Type et Loc. Bois-Gouët, deux individus (PI. VI (XD), fig. 27-30), coll. Pissarro ; autre échantillon plus frais (PI. XI (XVI), fig. 31-32), coll. Dumas.
Collonia acutispira, nov. sp. PI. VI (XD), fig. 22-93.
Section Cirsochilus. Taille moyenne ; forme turbinée, assez élevée ; spire un peu allongée, à galbe à peu près conique; six tours convexes, subanguleux, dont la hauteur égale les deux cinquièmes de la largeur, séparés par de profondes sutures, ornés de six cordonnets spiraux, serrés, trois sur la région antérieure au-dessus de l’angle, trois sur la rampe déclive et postérieure ; dans leurs interstices apparaissent d’autres filets beaucoup plus fins. Dernier tour égal aux trois cinquièmes de la hauteur totale, subanguleux à la périphérie de la base, qui porte six cordonnets réguliers et serrés, puis trois plus larges autour de la fente ombilicale, le dernier plissé, formant funicule. Ouverture circulaire, à péristome subdiscontinu en arrière ; labre assez oblique, à profil rectiligne, mince sur son contour, épaissi par une varice externe et obsolète, à quelque distance de ce contour, portant à l’intérieur, vis-à-vis de cette varice, quelques rides irrégulières et peu saillantes ; columelle lisse et excavée ; bord columellaire calleux, un peu réfléchi sur la fente ombilicale, bien caréné à l'extérieur.
Dim. Hauteur : 4 1/2 mill. ; diamètre : 3 1/2 mill.
R.D. Cette espèce se distingue aisément de celles de ses congé-
nères parisiennes qui ont la même ornementation, par sa forme
élevée, à spire plus allongée : C. striata, par exemple, a une forme beaucoup plus évasée, avec une funicule plus visible. M. Vasseur
a figuré une petite coquille intitulée Delphinula Dufouri, qu’on ne:
peut confondre avec celle-ci, à cause de son ombilic plus largement ouvert et de sa spire bien plus courte, comme on le verra ci-après.
TYPE et LOC. Bois-Gouëêt (PI. VI (XD), fig. 22-23), ma coll. ; commune. — Arthon, Coislin, coll. Dumas.
GCollonia Dufouri, [Vasseur] PI. VIT (XID), fig. 6-7. 1881 — Delphinula Dufouri, Vass. Atlas, PI. IX, fig. 11.
Section Cirsochilus. Taille petite; forme peu élevée, subglobuleuse ; spire courte, à galbe conoïdal ; protoconque lisse, planorbulaire ; trois ou quatre tours convexes, croissant rapidement, séparés par des sutures canaliculées, obtusément crénelées par quelques plissements rayonnants ; cinq cordonnets spiraux, avec de fins filets intercalaires, ornent le reste de la surface. Sur le dernier tour, ces cordons s’égalisent vers l'ouverture, et sont simplement séparés par d’étroits sillons, tandis qu'à la périphérie de la base, on distingue deux
cordonnets écartés et plus saillants, entre lesquels il y a trois filets serrés ; base ornée de cinq rubans concentriques entre le dernier cordon périphérique et l’ombilic largement ouvert, circonscrit par un bourrelet perlé autour duquel rayonnent quelques plis sur la base ; paroi de l’ombilic striée et munie de deux funicules médians qui aboutissent au bord columellaire. Ouverture subquadrangulaire, à labre un peu épaissi, oblique ; bord columellaire peu calleux, à peine modifié par le funicule.
Dim. Diamètre : 4 mill. ; hauteur : 3 1/2 mill.
R.D. Bien que la figure de l'Atlas de M. Vasseur ne représente
qu'une vue peu distincte de cette petite coquille, sans grossissement, je n'hésite pas à y rapporter l'unique échantillon ci-dessus décrit, qui paraît avoir le même galbe et la même ornementation. Elle est d’ailleurs indiquée comme très rare par l’auteur, dans les listes de son Mémoire. Collonia Dufouri se distingue de tous ses congénères par son large ombilic muni d’un funicule double, et par son ornementation.
Dre
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NéorypE et LOC. Bois-Gouêt, unique (PI. VII (XID), fig. 6-7), coll. Bourdot ; plusieurs jeunes individus, coll. Dumas ; deux autres
. individus jeunes, coll. Bourdot.
Collonia megalomphalus nov. sp. PI. VI (XD), fig. 18-21.
CrrcuzopPsis, nova seclio (1901). Coquille discoïdale, à spire déprimée et striée, arrondie à la périphérie, largement ombiliquée ; ouverture circulaire, à péristome un peu épaissi, presque continu; labre un peu oblique; contour supérieur non échancré ; bord columellaire à peine modifié par la jonction d’un funicule peu visible. Type : C. megalomphalus, Cossm. Éocène.
DIAGNOSE SPÉCIFIQUE : Protoconque lisse, paucispirée, planorbulaire : quatre tours convexes, étroits, séparés par des sutures peu profondes, ornés de stries spirales fines et serrées, que croisent de petits plis rayonnants vers la suture inférieure, effacés sur la région médiane et antérieure de chaque tour. Dernier tour embrassant toute la coquille, arrondi à la périphérie et sur la base, qui est ornée comme la spire avec des plis rayonnants et obsolètes autour de la cavité ombilicale ; sur la paroi de celle-ci, on distingue, non sans peine, un imperceptible renflement spiral, qui tient lieu de funicule et aboutit à une légère sinuosité du bord columellaire. Ouverture comme dans la diagnose de la Section.
Dim. Hauteur : 2 mill, ; diamètre : 4 mill.
RD. J'avais d’abord comparé cette coquille aux Adeorbis ou aux Circulus ; elle s’en distingue non seulement par les plis rayonnants
-de son ornementation, mais surtout par le contour de son ouver-
ture, beaucoup moins découverte en dessous, et précisément subéchancrée vers l’ombilic, au point où aboutit, en général, le funicule des Collonia. Je la classe donc dans une nouvelle Section de ce dernier Genre, remarquable par la dimension de son ombilic et la petitesse, presque la disparition, de ce funicule.
Type et Loc. Bois-Gouët (PI. VI (XD), fig. 18-21). ma coll; très rare. — Coislin, Arthon, coll. Dumas.
Gibbula Bourdoti, nov. sp. PI. VIIL (XITD), fig. 6-7.
Taille au-dessous de la moyenne ; forme trocho-turbinée, un peu évasée ; spire courte, à galbe conique; protoconque lisse, polygyrée, presque planorbulaire et sans saillie ; quatre tours convexes, dont la hauteur dépasse les deux cinquièmes de la largeur, séparés par des sutures tout à fait linéaires, ornés de trois cordons spiraux et perlés, qui sont groupés sur la région convexe et postérieure de chaque tour, tandis que la région antérieure et un peu concave, ainsi que les intervalles des cordons, portent simplement des filets lisses et serrés. Dernier tour supérieur aux deux tiers de la hauteur totale, portant un quatrième cordon crénelé et aplati sur la région concave, puis une carène périphérique, obtusément crénelée; base peu convexe, ornée de sept cordons concentriques, avec des perles très obsolètes et des filets lisses intercalaires, jusqu’au limbe excavé et plissé qui garnit la perforation ombilicale, et qui aboutit à un petit épaississement du bord columellaire. Ouverture subquadrangulaire ; labre très oblique ; bord columellaire détaché de l’ombilic, avec une étroite oreillette antérieure.
Dim. Hauteur : 10 mill. ; diamètre : 11 mill.
R.D. Cette coquille se rapproche, par son galbe et par sa base, de G. fanulum, espèce vivante qui appartient au groupe typique de Gibbula; toutefois elle s’en distingue complètement par son ornementation. En tous cas, elle ne ressemble aucunement aux formes éocéniques jusqu’à présent signalées, qui sont toutes classées dans des Sections différentes de ce Genre. |
TYPE et Loc. Bois-Gouët, un individu adulte (PL VII (XHD), fig. 6-7, coll. Bourdot; quatre jeunes échantillons dans la coll. Dumas, et un dans la mienne.
Gibbula sulcata, [Lamk.]| PI. VII (XID), fig. 1-2. 1888 — G. sulcata, Cossm. Cat. Éoc., HI, p.61, PI: TL;
R.D. Cette espèce est très variable, dans la Loire-Inférieure comme dans le Bassin de Paris, avec cette différence toutefois que
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les variétés sont ici confondues dans le même gisement, tandis que, dans les environs de Paris, on peut, à la rigueur, les considérer comme des mutations caractérisant des gisements bien
distincts. Au Bois-Gouêt, on trouve d’abord la forme typique, à
dernier tour arrondi, muni de douze carènes spirales environ, y compris celles de la base, celles de la périphérie un peu plus écartées que les autres; mais ne formant pas cependant un angle saillant ; la paroi de l’entonnoir ombilical est simplement marquée de quelques stries d’accroissement. La coquille atteint une plus grande taille que dans le Bassin parisien (8 mill. sur 5 mill. de diamètre).
A côté de cette forme typique vient une variété anguleuse à la
périphérie, plus déprimée, mais portant le même nombre de
carènes, de sorte que je ne puis la rapporter à G. distans dont les cordons sont très écartés de la carène périphérique ; comme ces échantillons anguleux sont d’une taille plus petite, que leur péristome est plus mince, on peut se demander si ce n’est pas le jeune âge de G. sulcata; j'ai cependant vu des individus à dernier tour arrondi, de la même taille que ceux de la variété. En outre, il y a des échantillons dont le classement est tout à fait embarrassant, à cause de leur galbe intermédiaire. Pour tous ces motifs, je ne crois pas utile de nommer la variété. Section Phorculus.
PLÉSIOTYPES et LOC. Bois-Gouët, forme typique (PI. VII (XI), fig: 1), coll. Bourdot. Variété (PI. VIT (XID), fig. 2), ma coll.; peu commun. — Arthon, coll. Dumas.
VAR. BIFIDOCARINA (1901). Je n’hésite pas, au contraire, à donner un nom à cette variété, à cause du caractère constant que présente ses carènes, qui sont, dès le jeune âge, sillonnées par une, deux Ou trois rainures spirales, sans se dédoubler complétement cependant. Comme tous les autres caractères sont semblables à ceux de la forme typique, je ne suis pas d'avis que cette différence justifie, à elle seule, la création d’une espèce distincte; mais il était intéressant de signaler cette anomalie qui n’a pas été constatée, jusqu’à présent du moins, dans le Bassin de Paris. Je n’ai pas vu non plus, au Bois-Gouët, de G. bifidocarina qui puisse se
rapporter à la variété anguleuse de G. sulcata : tous les échantil-
lons ont bien le dernier tour arrondi à la périphérie. Peut-être la spire est-elle un peu moins déprimée, mais la différence n’est pas
grande. ;
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