Essais de Paléoc. comp., 4: livr., p
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[181] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 131
Murex auversiensis, Desh. PI. XII (XVID), fig. 11. 1889 — M. auversiensis, Catal. Éoc., IV, p. 128, PI. IV, fig. 18.
OBsERY. Je ne puis absolument séparer l’échantillon du Bois- Gouët de ceux que je possède de cette espèce provenant du Bassin de Paris, bien qu’en général, les affinités des coquilles du Bois- Gouët soient avec les fossiles du Calcaire grossier parisien, plutôt qu'avec ceux du Bartonien : ici, l'identité me paraît complète. C'est une coquille peu ventrue, à protoconque papilleuse, composée de six tours anguleux, ne portant que cinq filets spiraux, séparés par de simples stries, sur la rampe postérieure, tandis que la région antérieure est ornée de deux forts cordonnets (y compris celui de l’angle) entre lesquels il y a un funicule plus mince; le tout est croisé par une dizaine de varices axiales, sublamelleuses, dans l’intervalle desquelles il y a de nombreux plis d’accroissement
erépus. L'ouverture est peu contractée en avant, et le canal est
assez large ; le labre est à peu près vertical, lacinié vis-à-vis des gros cordonnets de la base, et muni à l’intérieur de cinq dents tuberculeuses, peu saillantes. L’échantillon du Bois-Gouët n’étant pas complètement adulte, on n’y distingue pas de rides columellaires ; mais l’espèce appartient bien au Sous-Genre Muricopsis, par son canal ouvert, non contracté, par sa protoconque paucispirée, à nucléus subglobuleux.
PLÉSIOTYPE et LOC. Bois-Gouëêt, unique (PI. XII (XVI), fig. 11), coll. Dumas.
Murex Plini, de Rainc. [T. Ier, p. 138, PL. VI, fig. 44-45.]
1897 — Siphonalia LA LD Cossm. Moll. éoc., I, p. 126, PI. VI, fig. 13-14.
OBsERY, Je suis obligé de rectifier ici une assez grave erreur que
…— j'ai commise en décrivant, sous le nom Siphonalia pachycolpa, de
jeunes individus du Murex Plini, qui est commun et, par conséquent, variable, dans le Bassin éocénique de Nantes. La forme typique de ce Murex est évidemment élancée ; mais la plupart des jeunes individus ont une forme beaucoup plus trapue, et leurs tours paraissent anguleux ; en outre, quand la surface est usée, les lamelles axiales s’émoussent sur l’angle et prennent l’aspect que j'ai signalé chez S. pachycolpa; toutefois l'intervalle des lamelles
reste complétement lisse, comme chez M. Plini, tandis que les Siphonalia ont toujours une ornementation spirale. Enfin, la protoconque, dont j'ai indiqué l’analogie avec celle des Chrysodomidæ, n’est pas aussi papilleuse que celle de Siphonalia ; elle a seulement le nucléus globuleux et subdévié, comme cela se produit chez les autres Muricopsis. Il y a d’ailleurs un caractère auquel il est impossible de se tromper, c’est l’existence du bourrelet qu’on distingue très bien sur la figure, quoique défectueuse, de S. pachycolpa, et qui représente l’inflexion antérieure des lamelles muricoïdes de cette coquille. On ne peut d’ailleurs tirer aucun indice de l'absence de dents à l’intérieur du labre, attendu que l’échantillon figuré n’est évidemment pas adulte ; on en trouve des individus complétement semblables, au Bois-Gouët, dans la couche blanche supérieure où tous les fossiles sont roulés (coll. Dumas, ma coll.).
Murex coislinensis, nov. sp. PI. XII (XVID), fig. 7.
Sous-Genre Muricopsis. Taille petite ; forme trapue ; spire assez courte, à galbe conique ; cinq ou six tours convexes ou subanguleux en avant, excavés en arrière, assez étroits, séparés par des sutures simples, ornés de nombreuses côtes axiales, lamelleuses malgré l’usure de l’échantillon décrit, obtusément croisées par deux ou trois cordonnets spiraux, effacés par l’usure, mais visibles sur la région antérieure de chaque tour. Dernier tour égal aux deux tiers de la hauteur totale, très ventru au milieu, excavé au-dessus de la suture, portant, au-dessus de cette rampe et sur la base, quatre ou cinq cordons spiraux, écartés ; base excavée, sur laquelle se prolongent les lamelles axiales, jusqu’au bourrelet du cou, qui est court et tordu. Ouverture petite, rétrécie par son péristome, un peu contractée sur le canal qui est court et contourné ; labré épaissi par une varice foliacée, muni de six dents sur le biseau interne ; columelle excavée, coudée en avant avec le canal; bord columellaire large, obscurément ridé.
Dm. Longueur : 10 mill. ; diamètre : 6 mill.
R.D. Cette coquille ne peut se confondre avec les individus de
Murex\ Plini que j'avais dénommés Siphonalia pachycolpa, parce -
: bien sblémient tHdlaré l'usure du test; en outre, les is internes du labre sont Me RARAEAREE. et la varice labiale
E et Loc. Coislin, unique (PI. XII (XVII), fig. 7), coll. Dumas.
bis Pme d'Orb.
7 — T. parisiensis, Cossm. Moll. éoc., I, p. 140, PI. XI, fig. 42.
PI. XIT (KVID, fig. 6.
SERV. À la place du fragment d'ouverture que j'ai précédem-
Pagnré, je pass PHARE faire PROIAYREr un petit Cort
né ; bord columellaire mince, détaché, coudé en
Longueur : 8 mill. ; diamètre : 5 mill.
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dre avec la coquille précédente, ni avec aucune de ses congénères éocéniques, attendu qu’elle appartient à un groupe tout à fait différent, caractérisé par la sinuosité rétrocurrente des varices, qui sont totalement dépourvues d’épines ou de rugosités.
Type et Loc. Coislin, unique (PI. XI (XVD), fig. 25-26), coll. Dumas. — Bois-Gouët, un autre individu récemment retrouvé, ma coll.
Lambpusia gouetensis, Cossm. PI. XII (X VID), fig. 8-9.
1897 — L. planicostata Desh. var. gouetensis, Cossm. Moll. éoc., 1, p. HS BL XTE 617
OBsERv. Je suis obligé de séparer définitivement cette coquille que je considérais comme une simple variété de l'espèce parisienne; son système d’ornementation se compose, en effet, de crénelures pliciformes et serrées, au lieu de nodosités aplaties, écartées ; il y a cependant des individus chez lesquels ces crénelures s’espacent davantage et deviennent plus carrées sur quelquesuns des rubans aplatis du dernier tour; mais leurs tours sont toujours un peu convexes, tandis que les tours de spire de L. planicostata ont invariablement un galbe conique. Enfin, les crénelures labiales, sont moins nombreuses : trois bifides en avant, deux plus grosses en arrière ; la columelle porte deux fortes rides antérieures, et il n’y a pas de dent pariétale. L. polysarca C. et P., du Cotentin, se rapproche beaucoup de L. gouetensis : seule, l'ornementation est un peu différente.
NÉOTYPE et LOC. Bois-Gouëêt (PI. XII (XVID), fig. 8-9), coll. Dumas; assez rare.
Lampusia interstriata, nov. sp. PI. XII (XVID), fig. 10:
Sous-Genre Simpulum. Taille petite ; forme cunéoïde ; spire un peu allongée, à galbe conique; protoconque lisse, paucispirée, globuleuse, à nucléus en goutte de suif; quatre tours convexes, subanguleux en avant, à sutures ondulées, ornés de deux rubans crénelés au-dessus de la suture, puis de deux ou trois larges rubans antérieurs, portant des nodosités axiales, et séparés par trois stries serrées. Dernier tour égal aux deux tiers de la hauteur totale, à galbe arrondi;
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ge (85) M. GOSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 135 | de | base un pex excavée en avant, ornée comme le dernier tour, | ne jusque sur le cou sur lequel s’enroulent des filets obliques. af Dore ovale, fusoïde, à canal court et peu contourné;
| labre épais, bordé, vertical, muni à l'intérieur de cinq créne- | Jures écartées ; columelle droite, coudée en avant avec le 3 canal, portant quelques rides antérieures, peu saillantes.
Div. Longueur : 9 mill. ; diamètre : 5 mill.
…. R.D. Quoique L. polyzonalis soit assez variable, il est impossible … d'y rapporter cette coquille, dont je ne connais malheureusement ‘à es seul échantillon ; ses deux rubans crénelés contre la suture, les stries qui séparent les rubans antérieurs, les nodosités axiales que portent ces derniers, constituent un système d’ornementation F complètement différent, et qui ne ressemble à celle d’aucune espèce . parisienne, ni à celle d'aucune coquille du Cotentin.
É Tyre et Loc. Bois-Gouët, unique (PI. XII (XVID, fig. 10), coll. Dumas.
71 Lampusia namnetensis, nOU. Sp. PI. XI (XVD), fig. 28-29.
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RrmSection Monocirsus. Taille très petite; forme trapue; spire 1 courte, étagée, à galbe conique; protoconque lisse, paucis- pirée, globuleuse ; trois ou quatre tours anguleux, dont la hauteur n'atteint pas la moitié de la largeur, séparés par des » sutures ondulées, ornés de côtes axiales, nombreuses et épaisses, croisées par deux cordons spiraux sur l'angle et au- dessus de l’angle, avec des filets intercalaires, et par quatre filets : à peu près égaux sur la rampe postérieure ; dans l’inter- | valle, on distingue, en outre, de très fins plis d’accroissement. Dernier tour égal aux trois cinquièmes de la hauteur totale, . portant trois cordons principaux jusqu’à la périphérie de la | base, sur laquelle ‘se prolonge l’ornementation; cou très court, portant un bourrelet limité par une dépression très cavée. Ouverture petite, arrondie, contractée à la naissance du canal, qui est court, étroit et enr labre vertical,
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Dm. Longueur : 4 mill. ; diamètre : 2 3/4 mill.
R.D. Avec son unique varice, ce petit Monocircus s’écarte absolument des autres Lampusia de l'Éocène ; on ne peut le rapprocher que de L. carinulata, du Calcaire grossier de Chaussy, qui a d’ailleurs une ornementation beaucoup plus simple.
TYPE et Loc. Bois-Gouëêt, deux individus (PI. XI (XVD), fig. 28 29), coll. Dumas.
Cypræa æquipartita, nov. sp. PI. XI (XVD), fig. 27.
Section Luponia. Taille un peu au-dessous de la moyenne ; forme ovale, légèrement ventrue au milieu, atténuée en avant et en arrière. Spire complètement cachée; surface dorsale obscurément ornée de filets spiraux, dont les uns sont Île prolongement des plis des bords de l'ouverture, tandis que les autres sont anastomosés dans l'intervalle des premiers. Ouverture très étroite, à bords complètement parallèles, un peu élargie en avant, placée exactement au milieu de la largeur de la coquille ; échancrure postérieure contournée à droite; troncature antérieure courte; labre un peu épaissi, muni de vingt-cinq crénelures, qui forment des plis allongés, un peu excavé en avant, jusqu'à la côte qui se raccorde au contour supérieur ; columelle excavée en avant, munie d'un pli antérieur obtus et oblique, qui se raccorde également avec le contour; bord columellaire portant une vingtaine de tubercules, qui donnent naissance à des plis allongés, et qui sont un peu déviés à droite, vis-à-vis de l’excavation de la columelle.
R.D. Malgré son ornementation obsolète, cette coquille appartient bien à la Section Luponia, plutôt qu’à la Section Cyprædia : il suffit de regarder le sommet, pour se rendre compte de la légitimité de ce classement. Dans ces conditions, elle se distingue aisément des autres Luponia par ses filets persistant sur toute la surface dorsale, qui est malheureusement décortiquée en partie sur l'unique échantillon-type. En outre, cette espèce est particulière-
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ment caractérisée par la position médiane de l’ouverture, dont la fente divise également la largeur de la face ventrale.
Type et Loc. Coislin, unique (Pi. XI (XVI), fig. 27), coll. Dumas.
Cerithium rhaphidoides 1, NO. Sp. PI. XII (XVID), fig. 13-14.
Taille très petite ; forme étroite, aciculée ; spire turriculée, à galbe subulé et conique; environ quinze tours plans, dont la hauteur atteint les deux tiers de la largeur, séparés par des sutures rainurées ; au-dessus de la suture, deux cordons spiraux, portant des crénelures oblongues et confluentes, avec un filet intercalaire : sur la région antérieure de chaque tour, cinq filets lisses, dont l'un est plus saïllant en avant. Dernier tour à peine égal au quart de la hauteur totale, portant quatre cordonnets plus saillants à la périphérie de la base, qui est excavée, et sur laquelle il y a trois filets moins proéminents ; cou droit, court et tronqué. Ouverture petite, arrondie, canaliculée dans l’angle inférieur, terminée en avant par un canal presque nul et tronqué; labre peu épais, proéminent en avant, sinueux en arrière, lisse à l’intérieur; columelle excavée, lisse ; bord columellaire mince, assez large.
R.D. Cette petite coquille ne peut être confondue avec les jeunes individus de C. crenatulatum, à cause de sa forme plus aciculée et de son ornementation qui comporte deux cordons crénelés en arrière, et des filets lisses en avant. L’ouverture se rapproche plus de celle de Bittium, que des véritables Cerithium, à cause de la brièveté du canal. Elle se distingue de C. angustum par son galbe plus allongé, par ses tours moins convexes et par son ornementation.
TYPE et Loc. Bois-Gouët (PI. XII (XVID), fig. 13-14), coll. Dumas ; quatre échantillons. j