‹ Mollusques éocéniques de la Loire-inférieureChapitre 36 sur 75 · Étymolozie : Auczprros, difficile à distinguer · texte numérisé non relu

Étymolozie : Auczprros, difficile à distinguer

puis simples et épineux, au-dessus de laquelle il y a deux fines rangées de perles, reliées par des plis d’accroissement irréguliers et obliques. Dernier tour égal aux trois cinquièmes de la hauteur totale, avec deux cordons périphériques, non granuleux ; base déclive, avec un seul cordon concentrique. Ouverture arrondie, dilalée, avec une rainure spirale contre le labre, terminée par un canal très court, obliquement tronqué ; labre très proéminent en avant, échancré en arrière ; columelle lisse, excavée, à bord calleux.

R.D. La détermination de cette coquille m'a beaucoup embarrassé : au premier abord, elle paraît ressembler à une forme déjà connue; cependant, quand on l’examine et qu’on la compare aux autres Potamides de la Loire-Inférieure ou du Bassin de Paris, il

est impossible de la rapprocher d’aucun d’eux. Son ornementation.

se rapproche de celle de quelques Cérites ; mais son ouverture à canal court, à plafond déprimé, est complètement celle d’un Potamides.

TYPE et Loc. Bois-Gouët (PI. XII (XVII), fig. 17-18), coll. Dumas ; quatre ou cinq individus, dont un seul est bien complet.

Potamides occidentalis, nomen mut.

1898 — P,Cordieri, Cossm. Moll.éoc., p.185, PI. XVI, fig. 7 (non Dh.).

R.D. En rapportant à P. Cordieri les échantillons du Bois-Gouëêt, javais déjà signalé les différences existant entre ces derniers et les individus du Bassin de Paris. Or, la même forme existe dans le Cotentin, et l'examen que j'en ai fait, à l’occasion de l’étude de la

faune de cette dernière région, m'a confirmé dans l’opinion, précé-

demment exprimée, de la nécessité de séparer cette coquille de P. Cordieri, dont elle s’écarte complètement : par sa forme trapue, par sa taille plus grande, et par l’ornementation de ses tours moins convexes. J’ai choisi, pour désigner la nouvelle espèce, une dénomination qui rappelle son existence dans les deux Bassins éocéniques de l’ouest de la France. Si on la compare à P. conoideus; on trouve que ses sutures sont plus rainurées et qu'il y a un filet

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À de plus sur chaque tour ; au contraire, elle porte moins de filets à que P. emarginatus, et s’en distingue aussi par ses sutures. Sous- . Genre Tympanotomus.

“ Seila variata, [Desh.] PI. XI (XVD), fig. 20-21.

ee,

1889 —- Lovenella variata, Cossm. Cat. Éoc., IV, p. 50.

RD. Il m'est impossible de confondre avec S. trifaria, de petits …— échantillons de Seila, du Bois-Gouët, qui sont beaucoup plus étroits — et plus allongés, et dont les sutures sont plus visibles; ils se Se distinguent de S. frilirata par leurs tours plans, et par leurs ee D DT rcREent bien visthles dans les PTS des

dus dus Calcaire grossier RARE est à peine perceptible chez ceux de la Loire- Inférieure ; mais tous les autres caractères sont 4 bien conformes.

$ PLÉSIOTYPES et Loc. Bois-Gouët, plusieurs individus (PI. XI — (XVI), fig. 20-21), coll. Dumas.

» Golina hemidictya, nov. sp. PI. XI (XVD), fig. 23.

Test très mince. Taille petite; forme étroite, allongée; tours Ke très élevés, dont la hauteur atteint les quatre cinquièmes de la largeur, convexes, séparés par des sutures enfoncées entre deux rampes, ornés de trois cordons spiraux, écartés et obso- K. lètes, croisés seulement en avant par de petits plis d’accrois- . sement droits et presque effacés, qui reparaissent quelquefois … sur la rampe au-dessus de la suture. Ouverture étroite, angu- … leuse en arrière, terminée en avant par un canal droit, tronqué … obliquement sans échancrure; columelle un peu excavée, verticale, avec trois plissements obliques.

Re Din. Longueur probable : 9 mill. ; diamètre : 1 1/2 mill.

RD. Je décris ce fragment parce qu’il présente, quoique incomplet, des caractères absolument distincts de ceux des Colina déjà | connus ; il s’y rattache toutefois par son ouverture et sa columelle, 4 mais il s’en écarte par son galbe”étroit et par son ornementation

+ obsolète, par ses tours subcylindracés. L'espèce parisienne, dont

il se rapproche le plus, est C. tenuis Desh., de Grignon; mais ce

dernier a quatre cordons spiraux, et des plis axiaux plus réguliers, saillants d’une suture à l’autre.

TYPE et Loc. Bois-Gouët, unique (PI. XL(XVD), fig. 23), coll. Dumas.

Benoistia millegranum, Cossm.

1898 — Brachytrema muricoides, Cossm. Moll. éoc., I, p. 211, PI. XVI, fig. 16.

OBsERv. Il y a lieu de rectifier la détermination de cette espèce, qui se distingue de B. muricoides par ses granulations régulièrement distribuées entre les côtes axiales très écartées, au lieu des deux rangs de crénelures de l'espèce parisienne. J'avais, depuis

longtemps, séparé sous ce nom un échantillon du Cotentin, qui

présente ce caractère d’ornementation encore plus nettement visible que ceux du Bois-Gouët. Après un nouvel examen de ces derniers, je ne crois pas devoir les séparer de B. millegranum : leurs tours portent quatre rangées spirales de granulations avec d’autres filets granuleux, plus fins, intercalés entre ces rangées principales ; sur les sept côtes axiales, les rangées principales forment des nodosités non tranchantes ; un rang de perles plus

grosses accompagne généralement la suture. Voir ci-après /B. Du-

masi) les observations relatives à la dénomination générique Benoïstia.

CR Benoistia Dumasi, [Cossm.] PI. XII (XVID), fig. 12.7

1898 — Brachytrema Dumasi, Cossm. Moll. éoc., I, p. 211, PI. XIX, fig. 34-35.

OBsErv. Je suis en mesure de donner actuellement la figure d’un échantillon adulte de cette espèce, dont je n’avais précédemment signalé qu'un jeune individu, de sorte qu'on pouvait penser que c'était le jeune âge de B. muricoides. Les différences que j'ai signalées persistent bien à l’âge adulte, ce qui confirme la séparation de B. Dumasi. D'autre part, dans mon « Étude sur le Bathonien de l'Indre », j'ai eu l’occasion de revenir sur le classement de

certaines coquilles tertiaires dans le Genre jurassique Brachytrema; 14

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omplet, ne peuvent appartenir au même groupe ; leur échancrure rithiale ne ressemble guère à la sinuosité déprimée qu’on

Aussi nije proposé d'attribuer à ces espèces tertiaires le nom nérique Benoistia, et de les classer dans les Cerithidæ, tandis que Brachytrema appartient à une toute autre Famille, voisine de

Do: à ouverture semi-holostome.

éorypE et Loc. Bois-Gouët (PI. XI (XVI), fig. 12), coll. Dumas ;

27) | pe conservée : il leur manque encore l’extrémité du nucléus embryon-

naire; mais on peut constater que leur protoconque se compose de cinq ou six tours lisses, très convexes, séparés par de très ; | profondes sutures ; les premiers tours de spire, qui succèdent aux + tours embryonnaire, sont également convexes, et spiralement ne polllonnes ; ce n’est guère que vers le dixième tour (y compris la 34 .spire embryonnaire) qu’on commence à apercevoir des traces de côtes axiales, et que les sillons séparent de véritables filets ; au Le. quinzième tour, le galbe s’aplatit, et tend à prendre son aspect i éfinitif, avec un petit bourrelet à la suture ; toute cette transfor-

ation se réalise graduellement dans l’espace d’un centimètre de

À à Mathildia distinguenda, de Boury in coll. PI. XII (XVII). fig. 21. D His a dite |

é 1800 LES À Morgani, Cossm. Moll. éoc., IL, p. 1, PL I, fig. 1 (non de Boury).

# LT Taille petite; forme un peu trapue; spire lurriculée, à galbe

Den ni ique ; protoconque lisse, très obliquement déviée, formant une crosse saillante et penchée ; sept tours convexes, dont la

ch auteur égale à peu près la moitié de la largeur, séparés par

des sutures linéaires, que borde en dessous un cordonnet peu saillant; ornementation composée de trois cordons principaux, les deux antérieurs plus saillants, et d’un cordonnet juxta-sutural, formant le bourrelet dont il a été question cidessus ; tous ces cordons spiraux sont croisés par de petits plis axiaux plus ou moins serrés, de sorte que les mailles du treillis sont tantôt carrées, tantôt oblongues. Dernier tour à peu près égal au tiers de la hauteur totale, caréné à la périphérie du disque basal, qui est excavé et orné de fins plis rayonnants. Ouverture circulaire, dans un plan vertical, à bec antérieur un peu versant.

Dim. Longueur : 6 mill. ; diamètre : 2 mill.

R.D. J’ai déjà signalé les différences qui existent entre la coquille du Bois-Gouëêt et la forme typique du Bassin de Paris : convexité des tours, inégale distribution des carènes spirales qui sont moins tranchantes, etc... ; ces différences paraissent constantes et justifient la séparation d’une espèce distincte, pour laquelle il y a lieu d'adopter la dénomination choisie par M. de Boury.

TYPE et Loc. Bois-Gouêt (PI. XII (XVII), fig. 21), coll. de Boury. L’échantillon de ma collection, précédemment figuré sous la dénomination M. Morgani, doit être considéré comme un plésiotype.

Mathildia gracilis, de Boury in coll. PI. XILI (XVI), fig. 28.

Taille très petite; forme étroite, aciculée ; spire longue, à galbe cylindracé ; protoconque lisse, paucispirée, à nucléus dévié, non saillant, presque rétus ; huit tours convexes, dont la hauteur égale les trois cinquièmes de la largeur, séparés par des sutures assez profondes, ornés de quatre cordonnets

principaux et d’un cinquième, plus petit et peu visible, sur

la rampe postérieure; plis axiaux, incurvés, assez serrés, produisant de faibles nodosités à leur intersection avec les cordonnets. Dernier tour égal aux deux septièmes de! la hauteur totale, portant un sixième cordonnet à la périphérie du disque basal, qui est excavé et obtusément treillissé. Ouverture circulaire, dans un plan presque vertical.

D. Cette espèce, roi appartient nieuen à la Section DC œ Bla, à cause re son snEyen non HerrRne en crosse, se

‘sont d’ailleurs moins carénés, moins ETATS A ses plis x, plus saillants, sont beaucoup moins serrés. Quant à Rc aincourt qui a aussi les LOREe convexes, c’est une tas

PI. XII (XVI), fi

€ La

er € < | Onsen. En raison de l'imperfection des figures qui RUES sette espèce, à l’appui de la précédente description, je crois utile à figurer de nouveau, d’après un plésiotype absolument intact

be ee - L, naticella, Cossm. Moll. éoc., IL, p. 17, PL. IL, fig. 18-19.

PI. XII (XVID), fig. 20.

[8< JA y peridesmia, COSST. Moll. éoc., IX, p. 21, PI. I, fig. 25. fre: ;

tie. espèce, dont je ne connaissais qu’un seul es je Le Pen HAE un plus es ae ne FE 1e types =

+ à la nie de la base, dos Robe spiraux, plus

la ts que les autres, avec un filet intermédiaire et plus mince.

10ryPE et Loc. Bois-Gouët (PL. XII (XVI), fig. 20), coll.

Le]

Littorina coislinensis, nov. sp. PI. XII (XVID), fig. 22-33.

1899 — Litiorina goniata, Cossm. Moll. éoc., II, p. 20, PI. IE, fig. 1-2 /ex parte).

Taille petite ; forme trapue ; tours arrondis, portant deux filets spiraux un peu plus saillants que les autres, mais ne formant pas d’angles périphériques. Dernier tour égal à la moitié de la hauteur totale, faiblement anguleux à la périphérie de la base, qui est perforée par une fente ombilicale, non limitée. Ouverture circulaire, à péristome assez mince, à columelle excavée, munie d’un bord lisse et très étroit, qui laisse découverte la fente ombilicale.

Dru. Longueur : 6 mill. ; diamètre : 4 mill.

R.D. J'ai précédemment confondu, avec L. goniata, du Bois- Gouët, les individus de Coislin, qui présentent cependant des différences constantes, justifiant la séparation d’une espèce, plutôt que d’une variété : d’abord l’ornementation de la spire est un peu différente, il n’y a pas d’angle sur le milieu des tours qui sont plus régulièrement convexes ; en outre, la base est perforée, et le bord columellaire ne recouvre pas la fente ombilicale ; enfin la forme générale est moins élancée, quoique moins turbinée cependant que celle de L. peridesmia, qui se distingue d’ailleurs par ses cordons spiraux beaucoup plus gros. Le gisement de Coislin étant à un niveau un peu supérieur à celui de Bois-Gouët, on comprend que L. goniata puisse y être représenté par une mutation distincte.

Type et Loc. Coislin (PI. XII (XVII), fig. 22-23), coll. Dumas; trois individus. | |

Dumasella pretiosa, nov. gen., n. Sp. PI. XII (XVID), fig. 24-25.

DIiAGNOSE GÉNÉRIQUE. Taille petite; forme ovoïdo-conique; spire un peu allongée; protoconque obtuse, à nucléus peu saillant ; surface très finement striée. Ouverture ovale, munie d'un bec antérieur auquel aboutit un gros bourrelet basal dont se détache en avant la lame du bord columellaire, séparée de lui par un faux ombilic; labre mince oblique;

MC oc NÉ ler lente DRE CN LA CORRE

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columelle obliquement plissée en arrière par l’'enroulement du bourrelet basal sous le bord columellaire.

égale la moitié de la largeur, séparés par des sutures rainurées - et bordées en dessus ; la région inférieure de chaque tour est déprimée. Dernier tour presque égal aux trois quarts de la - hauteur totale, très obtusément anguleux à la périphérie de - la base qui est déclive, à peine convexe, avec un filet médian À qui se distingue des stries concentriques dont elle est ornée jusque dans le cirque compris entre le bourrelet et la lame columellaire. Ouverture, comme dans la diagnose générique.

1 DIAGNOSE SPÉCIFIQUE. Cinq tours convexes, dont la hauteur |

Dim. Hauteur : 5 mill.; diamètre : 2 1/2 mill.

R.D. Je propose un nom générique nouveau pour cette singulière coquille qui ne ressemble à aucune forme connue; j'ai choisi le nom de notre excellent confrère M. Dumas, et dans la crainte qu’il n’existât déjà un Genre Dumasia, j'ai adopté Dumasella. Le classement de ce Genre n’est pas facile : on peut le rapprocher soit de certains Lacuna à cause de son bec et de son bourrelet, soit des Odontostomia, à cause de sa columelle plissée; mais la forme de | l'embryon m'oblige à écarter cette seconde hypothèse, et d’ailleurs

cest moins un pli columellaire que la trace de l’enroulement basal - sous le bord ; comme d’autre part, on connait déjà Lacunodon et

Lacunoptyxis, je le place provisoirement près de Lacuna. Les jeunes individus ont un bec peu formé, et le bourrelet basal très obsolète, avec des stries peu visibles.

… Type et Loc. Bois-Gouët, deux échantillons (PL XII (XVI), … fig. 24-25), coll. Dumas.

Bithinella Dumasi, nov. sp. PI. XII (XVII), fig. 33-34.

Lui

… Taille microscopique ; forme conoïdale; spire turriculée ;

six tours convexes, dont la hauteur n’atteint pas la moitié de la largeur, séparés par de profondes sutures ; surface lisse et brillante. Dernier tour égal aux deux cinquièmes de la hauteur totale, arrondi à la base qui ne porte qu'une étroite fente —ombilicale. Ouverture circulaire, à péristome continu, un

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