‹ Mollusques éocéniques de la Loire-inférieureChapitre 6 sur 75 · Étymologie : Bañvs, profond ; yhuws, rainure · texte numérisé non relu

Étymologie : Bañvs, profond ; yhuws, rainure

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157] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES

ce dernier est un Crommium, sans limbe basal. Je ne crois pas que le seul caractère des rainures suturales mérite la création d’une nouvelle section ; c’est pourquoi je dénomme cette coquille comme Ampullina s.s. On sait d’ailleurs que ce nom, qui a été contesté par M. Harris, doit être conservé pour les formes éocéniques du groupe de N. patula, tandis que le Genre Ampullospira, qu'il a proposé pour le remplacer, doit s'appliquer aux formes secondaires, improprement nommées ÆEuspira.

Type et Loc. Coislin, trois échantillons. Type figuré. (PI. I (VI), fig. 3-4), coll. du Muséum de Nantes. Coll. Dumas.

Ampullina grossa, [Desh.] PET; A0.

1888 — A. grossa, Cossm. Catal. Éoc., II, p. 177.

R.D. Les échantillons du Bois-Gouëêt ont une forme un peu moins sphérique que ceux de Chéry-Chartreuve, dans le Bassin de Paris ; ils ressemblent identiquement à la figure 24 de la Planche LXX, dans le second ouvrage de Deshayes. Tous les autres caractères sont, d’ailleurs, identiques ; forme sinueuse du labre, qui est rétrocurrent à la suture ; fente ombilicale médiocre, avec un limbe très effacé ; tours convexes, à peine déprimés vers la suture; flancs beaucoup moins comprimés que ceux de A. Edwardsi, qui a le labre bien plus vertical. Je suis surpris de la rareté de cette grosse coquille dans le gisement du Bois-Gouët, et surtout de labsence de jeunes individus, à moins que ceux-ci ne soient confondus avec ceux des espèces suivantes, dont il serait impossible de les distinguer ; il en résulterait que l’espèce n’atteint qu'à l’âge adulte les caractères bien tranchés qui la caractérisent.

PLÉSIOTYPE et Loc. Bois-Gouêt (PI. I (VD), fig. 6), coll. Dumas ; un autre gros individu, moins intact, coll. Cossmann ; le troisième échantillon, d’une taille moitié moindre, coll. Dumas.

Ampullina parisiensis, [d’Orb.] PI. I (VD), fig. 7-8. 1881 — Natica depressa, Vasseur. Atlas, pl. VII, fig. 1-2. 1888 — A. parisiensis, Cossm. Cat. Éoc., III, p. 175.

R.D. L'erreur commise par M. Vasseur paraît évidente; les figures qu'il donne de N. depressa Lamk. ressemblent identiquement

8 BULL, SOC. SC. NAT. OUEST. — 2 SÉR., T. Il [58]

à celles qui, dans le premier ouvrage de Deshayes (PI. XXI, fig. 11-12), sont dénommées Natica mutabilis, c’est-à-dire à A. parisiensis typique. D'ailleurs, les échantillons du Bois-Gouêt sont absolument pareils à ceux que je possède de la tranchée de Villiers ; tandis que À. depressa, tel que Deshayes l’a interprété dans son premier ouvrage (PI. XX, fig. 12-13), est une coquille beaucoup plus grosse, à rampe suturale moins accusée, dont l’ombilic est complètement clos, dont la spire est plus allongée, et dont la suture est ascendante au dernier tour.

PLÉSIOTYPE et Loc. Coislin (PI. I (VD), fig. 7-8), coll. Dumas. — Bois-Gouët, Muséum de Nantes, coll. Bourdot, coll. Bonnet.

Ampullina mutabilis, [Sol] : PL TND Ag 10-11. 1890 — Catal. Éoc., T. V, Suppl., p. 53.

R.D. Ainsi que je l’ai précédemment signalé, cette coquille se distingue d’A. patula, par sa spire plus courte, à sutures canaliculées ; le test est plus mince, et il porte, sur le dernier tour, des stries d’accroissement fasciculées. L'espèce est assez rare dans la

Loire-Inférieure, et elle n’y atteint qu’une taille inférieure à la moyenne.

PLÉSIOTYPE et LOC. Bois-Gouêt (PI. I (VD, fig. 10-11), coll. Cossmann.

Ambpullina Vasseuri, nov. sp. PL I (VD), fig. 12-13.

1881 — Natica Studeri, Vasseur. Atlas; PI. VIIL, fig. 23-25, 27-28 (non Quenstedt).

Taille au-dessous de la moyenne; forme sphéroïdale ; spire très courte, un peu étagée, à galbe à peu près conique; protoconque obtuse, paucispirée ; six tours convexes, très étroits, déprimés par une rampe spirale à la suture, portant seulement des stries d’accroissement obsolètes, parfois assez régulières. Dernier tour supérieur aux quatre cinquièmes de la longueur totale, arrondi, à peine perforé à la base par une fente ombilicale, de laquelle sort un limbe étroit, faiblement

caréné, qui se confond rapidement avec le contour supérieur.

Ouverture grande, semilunaire, versante et sinueuse en avant,

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canaliculée dans l'angle inférieur; labre assez mince, rectiligne, un peu oblique, non sinueux ; columelle peu excavée, avec un bord médiocrement calleux, appliqué contre la fente ombilicale.

Dim. Hauteur : 20 mill. ; diamètre : 17 mil].

R.D. J'ai démontré, dans mon Catalogue de l'Éocène (T. IL, p. 175), que la dénomination S{uderi ne pouvait, à aucun titre, être substituée à A. parisiensis d’'Orb. Indépendamment de ce motif, les individus du Bois-Gouët, que M. Vasseur a désignés sous ce nom, ne ressemblent pas du tout à l’espèce parisienne ; ils en différent par leur rampe moins anguleuse au-dessus de la suture, par leur limbe beaucoup plus étroit, par leur ombilic moins ouvert, surtout dans le jeune âge, où il est généralement clos. Je ne trouve, dans le Bassin de Paris, aucune forme qui puisse se rapprocher de cette coquille de taille inférieure à la moyenne; À. abscondila a une rampe beaucoup plus aplatie au-dessus de la suture; A. Forbesi, des sables de Cuise, a la spire plus allongée que l’espèce nantaise, avec un bord columellaire plus étalé, un limbe tout différent.

Type et Loc. Bois-Gouêt (PI. TI (VD, fig. 12-13), coll. Bourdot ; peu

rare, toutes les coll. — Coislin, la Close, coll. Dumas. Ambpullina sigaretina [Lamk.]| PI. I (VD), fig. 9.

1888 — Cat. Éoc., III, p. 174.

R.D. Aussi mince qu’A. mutabilis, qui se trouve aussi dans les mêmes gisements, celle-ci s’en distingue par son ouverture beaucoup plus grande, par son ombilic à peu près clos, par son limbe plus étroit, formant une carène qui remonte plus en avant sur le contour supérieur. Elle est encore plus rare et généralement détériorée à cause de la minceur du test. La spire est très courte, les sutures sont canaliculées, et les stries d’accroissement forment, vers ces sutures, des faisceaux très obliques et assez réguliers.

PLÉSIOTYPE et LOC. Bois-Gouëêt, unique (PI. I (VD), fig. 9), coll. Dumas. — La Close, unique, Coll. Dumas. — Coislin, quelques petits échantillons, coll. Dumas.

Ampullina namnetensis, nov. sp. PI. II (VID), fig. 10

Sous-Genre Amauropsella. Taille petite; forme turbinée ; spire longue ; six ou sept tours convexes, étroits, dépourvus

de rampe à la suture, lisses. Dernier tour égal aux deux tiers

de la hauteur totale, subsphérique ; base largement perforée : par un ombilic, dans lequel s'enfonce un stylet détaché de la

lèvre columellaire. Ouverture ovale, avec une gouttière angu-

leuse en arrière, arrondie et peu versante en avant; labre

presque vertical ; columelle excavée ; bord columellaire

entaillé en demi-cercle au-dessus de l’ombilic, muni en avant

d’une lèvre saillante qui donne naissance au stylet.

Dim. Hauteur : 11 1/2 mill. ; diamètre : 8 1/2 mill.

R.D. Cette coquille se distingue d’A. sinuosa et d’A. spirata, par l’absence complète d’une rampe suturale, par ses tours convexes, non anguleux ; sa spire est plus allongée, et son ouverture est plus petite. Les jeunes individus, dont la lèvre n’est pas complètement formée, se distinguent difficilement d'A. Vasseuri..

TYPE et Loc. Bois-Gouët (PI. Il (VID), fig. 7), coll. Dumas ; rare à l’état adulte. | Ampullospira acuminata, [Lamk.] PI'IT (VID, Ge À

1888 — Ampullina acuminata, Cossm. Cat. Éoc., IT, p. 179.

Ogs. Je ne connais, du gisement de Coislin, que la pointe de cette intéressante coquille ; il est à souhaiter que de nouvelles recherches fassent déconvrir des échantillons plus adultes; car, à cet âge, l'assimilation est nécessairement très incertaine. On sait que M. Geo. Harris (Australasian) a proposé de remplacer Euspira par la dénomination Ampullospira ; j'adopte cette rectification, en excluant toutefois de ce Genre les véritables Ampullina de Lamarck, dont le changement de nom n’est pas justifié, et qui se distinguent génériquement par leur limbe basal.

PLÉSIOTYPE et Loc. Coislin (PI. II (VID), fig. 8), coll. Dumas; Muséum de Nantes. ;

Gepatia cepacæa, |[Lamk.] PI. II (VID), fig. 13-14. 1881 — Natica cepacæa, Vass. Atlas, PI. VII, fig. 3-6. 1888 22 Cossm. Cat. Éoc., III, p. 168.

R.D. En comparant atientivement les échantillons du Bois- Gouêt aux individus du même âge, provenant du Calcaire grossier

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parisien, je ne trouve d’autre différence qu’une saillie un peu moindre de la spire chez les premiers; encore existe-t-il des N. cepacæa, de Damery, dont les tours sont plus déprimés que chez les coquilles des autres gisements. Il n’y a donc pas lieu d’ériger même une variété distincte pour les individus de la Loire-Inférieure. La même espèce se retrouve identiquement dans le Cotentin, aussi bien que dans les environs de Vérone ; son aire géographique est donc très étendue.

PLÉSIOTYPE et LOC. Bois-Gouët, peu commune (PI. IT (VID, fig. 13-14), coll. Dumas.

Natica microglossa, Desh. PI. I-(ND), fig. 2.

1881 — N. epiglottina, Vass. Atlas, PI. VII, fig. 7-10. 1888 — N. microglossa, Cossm. Cat. Éoc., II, p. 163.

R.D. C’est bien à cette espèce et non à N. epiglottina, qu’il faut rapporter les échantillons du Bois-Gouêt : M. Vasseur n’a figuré que de jeunes individus, et l’on sait que, dans ce groupe difficile, il n’est possible d’arriver à une détermination sûre qu’en se servant de coquilles adultes. N. microglossa diffère complètement de l’autre

espèce, par sa forme moins régulièrement conoïde et par ses tours

convexes, dont le profil ne se confond pas exactement avec le galbe de la coquille, comme cela a lieu, au contraire, chez N. epiglottina ; en outre, le funicule ne remplit pas autant la cavité ombilicale et l’ouverture est plus petite, par rapport à la spire.

PLÉsIOTyPE et Loc. Bois-Gouët, peu rare (PI. I (VD, fig. 2), coll. Dumas. — Coislin, coll. Dumas.

Natica synaptoglossa :, nov. sp. PI. I (VID), fig. 1-2.

Taille très petite; forme globuleuse; spire très courte ; protoconque obtuse, sans saillie ; trois tours à peine convexes, déprimés en arrière, séparés par des sutures linéaires, et généralement ornés de quelques stries spirales au-dessus de la suture; dernier tour formant presque toute la coquille,

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