Etymologie : 5zzv05, étroit ; 07 5%, funicule
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avec une très faible gouttière postérieure; labre oblique, à peine sinueux ; columelle rectiligne, avec la trace bien marquée
. de l'application de l’opercule ; bord columellaire calleux et un
peu étalé en arrière, non échancré sous le funicule, dont la
callosité est anguleusement repliée, de sorte que le bord
antérieur s’en détache visiblement.
Dim. Hauteur : 9 mill. ; diamètre : 8 1/2 mill.
R.D. Cette petite coquille ne peut se confondre ni avec N. synaptoglossa qui a le funicule postérieur, et des stries spirales, ni avec N. obliquata qui a la Spire plus saillante, la callosité bien
plus largement étalée et remplissant presque l’ombilic ; chez
N. stenoglossa, au contraire, non seulement la callosité à laquelle aboutit le funicule est étroite et peu développée, mais en outre, elle est repliée sur elle-même et distinctement isolée de la partie antérieure du bord columellaire. |
Type et Loc. Coislin, deux individus (PI. I (VD, fig. 14-15),
Muséum de Nantes.
Natica epiglottinoides, Desh. PI. I (VID), fig. 18-19. 1881 — N. epiglottinoïdes, Vass. Atlas, PI. VII, fig. 11-14. 1888 — Cossm. Cat. Éoc., IT, p. 165.
R.D. Cette espéce se distingue aisément de N. microglossa, par sa spire plus saillante, et surtout pour le double feston que décrit le contour du bord columellaire, l’un pour le funicule, l’autre en arrière plus petit et appliqué sur la base. Les échantillons du Bois- Gouëêt présentent bien ce caractère, de sorte qu'ils comblent la lacune qui paraissait exister, pour cette espèce, entre l’apparition dans l’Éocène inférieur, et l'extinction dans MÉocène supérieur. La convexité des tours de spire est accentuée par la petite rampe déclive qui surmonte la suture ; enfin, l'ouverture est à peine supérieure à deux fois la hauteur de la spire.
PLÉSIOTYPE et Loc. Bois-Gouêét, assez répandue (PI. IL (VID),
fig. 18-19), ma coll.
Natica perforata, Desh. PI. I (VID), fig. 5-6. 1888 — N. perforata, Cossm. Catal. Éoc., IE, p- 165.
R.D. Cette ce uille a dû être généralement confondue, au Bois-
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Gouët, avec la précédente ; cependant, elle a la spire plus courte, le galbe plus globuleux, le funicule bien plus réduit, presque rudimentaire chez certains individus. Elle se distingue aussi de N. microglossa par sa forme plus large et moins haute, par son ombilic plus ouvert, creusé par des rainures encadrant le funicule. Enfin, sa taille est généralement moindre.
PLÉSIOTYPE et LOC. Bois-Gouëêt, rare (PI. II (VID), fig. 5-6), coll. Bourdot ; coll. Bonnet.
Natica obliquata, Desh. PL'E {ND peu:
1888 — N. obliquala, Cossm. Cat. Eoc., IT, p. 164.
R.D. Un seul petit individu de cette espèce m'a été communiqué par M. Bourdot, qui a bien distingué le caractère critique auquel on la reconnaît: jonction du funicule avec le bord columellaire ; comme elle n’atteint pas une grande taille, il est possible qu'elle ait été confondue avec de jeunes individus des autres espèces, et notamment avec N. epiglottinoides, dont elle se rapproche par sa spire assez saillante, à tours convexes; une rainure circulaire isole bien le funicule dans l’ombilic, qui n’est pas très largement ouvert. \
PLÉSIOTYPE et LOC. Bois-Gouêt, unique (PI. I (VD), fig. 1 et 5), coll. Bourdot. |
Natica venusta, Desh. PI. II (VID, fig. 3-4.
1881 — Natica labellata, Vass. ex parte. Atlas, PI. VIIT, fig. 20-22 sol. 1888 — N. venusta, Cossm. Cat. Éoc., INT, p. 169.
R.D. Cette espèce est caractérisée par son ombilic à demi clos par une épaisse callosité columellaire, qui est unie et dépourvue de la lèvre détachée, par laquelle on distingue N. labellata ; en outre, le test est plus épais et le labre est un peu plus obliquement incliné. Aussi, on ne s'explique pas comment M. Vasseur a pu, dans son Atlas, figurer les deux espèces sous l’unique nom labellata, qui ne doit s'appliquer qu'aux figures 15 à 19. Dans le gisement du Bois-Gouët, le plus grand nombre des échantillons appartient d’ailleurs à N. venusta : leur identité avec les individus du Calcaire grossier de Grignon me paraît évidente. Section Naticina.
PLÉSOTYPE et Loc. Bois-Gouêt, commune (PI. II (VID, fig. 3-4) ma Coll. — Coislin, coll. Dumas.
[65] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 15 Natica labellata, Lamk. PI. I1 (VID), fig. 15-16.
1881 — N. labellata, Vass. Atlas, PI. VITE, fig. 15-19. 1888 — Cossm. Cat. Éoc., INT, p. 170.
R.D. La petite dépression entaillée dans le bord columellaire, et qui sépare la lèvre renversée au-dessus de lombilie, de la partie appliquée sur la base, n’est pas toujours très visible; on la distingue néanmoins dans la plupart des échantillons, qui sont, en outre, caractérisés par leur test mince, par leur entonnoir ombilical largement ouvert, à peine rétréci en arrière par la lèvre columellaire, par leur spire courte, à tours convexes, séparés par des sutures linéaires, qu'accompagne en-dessus une strie spirale et très obsolète. Le labre fait un angle d'environ 350 avec l’axe vertical de la coquille. Section Naticina.
PLésiorypE et Loc. Bois-Gouët, assez répandue (PI I (VID,
fig. 15-16), coll. Bourdot. — Coislin, coll. Dumas, Muséum de Nantes.
Natica lineolata, Desh. PI. II (VID), fig. 12.
1888 — N. lineolata, Cossm. Cat. Éoc., IT, p. 167.
R.D. L'échantillon du Bois-Gouëêt que je fais figurer est, en tous
points, identique à celui que je possède de Beauchamp : c’est le
même galbe conoïde et assez élevé, les tours convexes en avant, déprimés au-dessus de la suture; toutefois, la callosité columellaire remplit moins complétement l’ombilic, elle parait moins épaisse et plus transversalement tranchée en avant, je ne crois pas que cette petite différence puisse motiver la séparation d’une espèce, ni même d’une variété ; d'autant moins que les échantillons de Coislin ne sont pas absolument identiques à celui du Bois-Gouét. Section Neverita. |
PLÉSIOTYPE et LOC. Bois-Gouëêt, unique (PI. IT (VID) fig. 12), coll. Bourdot. — Coislin, trois individus, coll. Dumas.
Natica arenularia, Vasseur. PI. IT (VI). fig. 9-11.
1881 - N. arenularia, Vass. Atlas, PI. VIIL, fig. 33-35. 1888 — Cossm. Cat. Éoc., ILL, p- 106, PI. VIE, fig. 34-35.
OBsERv. En comparant attentivement les individus du Bassin de
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Paris à ceux de la Loire-Inférieure, on remarque de légères différences : d’abord la spire de ces derniers est un peu plus longue; ensuite les stries serrées et spirales, que porte leur surface, sont plus visibles au-dessus de la suture rainurée, sur une sorte de rampe obsolète qui borde cette suture ; j’ai même un individu du Bois-Gouêt, chéz lequel cette rampe est limitée par une rainure spirale, qui se transforme, sur le dernier tour, en une carène émoussée, correspondant à une sinuosité très marquée des stries d’accroissement ; toutefois, je ne sépare pas cet individu qui paraît être le résultat d’une difformité accidentelle. En définitive, malgré ces petites différences, je persiste à penser que les échantillons des deux Bassins appartiennent bien à la même espèce. Le labre est mince, très obliquement incliné, sauf vers la suture à laquelle il aboutit presque orthogonalement.
Les échantillons des environs de Nantes se partagent en deux groupes : ceux, très rares, dont le sillon circa-ombilical est bien visible, et ceux, beaucoup plus fréquents, chez lesquels ce sillon s’efface à peu près totalement, de sorte qu’on ne reconnaît le Sous- Genre Amauropsina, qu'aux stries spirales de la surface ; la même oblitération du sillon se produit, d’ailleurs, chez les individus parisiens, et je l’avais signalée dans la description. Quoiqu'il en soit, ainsi qu’on peut s’en rendre compte en examinant l’ombilie de N. Boulillieri, qui est le représentant très adulte de N. canaliculata (espèce type d’Amauropsina), il existe, dans l’ombilic, un funicule, limité en arrière par un faisceau de stries spirales, et en avant par un sillon assez profond, souvent accentué par'une sorte de carène ; ce funicule s’aplatit déjà beaucoup chez N. canaliculata, puis il disparait à peu près complètement chez N. arenularia, où il n’est plus indiqué que par le sillon antérieur; enfin, ce sillon lui-même s’efface, de sorte que les coquilles à lame columellaire assez mince ne ressemblent guère aux Natica funiculés. Cependant on voit, par ce qui précède, qu’il y a une transition graduelle entre les deux formes, de même qu'entre Natica et Naticina ; il en résulte que Amauropsina ne peut être séparé de Natica que comme un Sous-Genre distinct.
N. arenularia ne se trouve, jusqu’à présent, représenté que dans le gisement du Bois-Gouët, et n’a pas encore été signalé dans le Bassin de Campbon; le fait est d'autant plus remarquable qu’il s’agit d’une espèce qui se retrouve dans le Calcaire grossier supérieur «les environs de Paris, et aussi dans le Cotentin.
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