‹ Mollusques testacésChapitre 102 sur 407 · Mitra zonata, MaRRyarT · texte numérisé non relu

Mitra zonata, MaRRyarT

Witra sonala, Marryat, 1817. /n Trans. Lin. Soc. London, XII, p. 338, pl. X, fig. 1-2. — Santangeli, Maravigna, 1840. /n Guerin-Meneville, Mag. zoo!., pl. XXI.

Ogservarioxs. — Cette magnifique espèce a été retrouvée par le « Talisman » dans une station nouvelle. C’est une forme trop bien connue pour que nous ayons besoin d'en parler à nouveau; les figurations de Marryat, Risso, Kiener, Kuster, Reeve, etc., la représentent très exactement. L'échantillon dragué mesure 58 millimètres de hauteur; malheureusementilest usé eta perdu sa riche coloration : on distingue pourtant encore au dernier tour les traces de la bande colorée si caractéristique.

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Le Mitra zonata n'est encore connu que dans la Méditerranée : on Pa observé dans la rade de Toulon, aux Embiers, au Cap Sicié, à Sanaris et aux environs de Nice, sur Îles côtes de Provence ; à Livourne, Naples, Procida, Messine, Ognina, en Italie et en Sicile ; aux environs d'Alger; à Lisina, dans l’Adriatique, etc. I vit ordinairement dans la zone corallienne ; pourtant un exemplaire a été dragué dans la rade de Toulon, à moins de 20 mètres de profondeur.

EXTENSION GÉOLOGIQuE. — D’après Philippi, on aurait retrouvé cette mème espèce dans les formations quaternaires de Tarente en Sicile et de l'isthme de Corinthe. Nous savons qu'elle vivait déjà à l’époque des for-

malions tertiaires supérieures de Biot près d'Antibes.

1. l'alisman, 1885, Dragage 23. — Profondeur 120 m. Cap Blanc (Maroc).

2, Mitra cornea, DE LAMARCK.

Mitra cornea, de Lamarck, 1841. /n Ann. Mus. Paris, XVII, p. 211.

Ogservarioxs, — Nos Mitres méditerranéennes sont assez mal connues

GASTROPODA. 151 par suite de la difficulté que l’on éprouve généralement pour se procurer de bons échantillons. Si nous nous en tenons à la définition donnée par de Lamarck, le Mitra cornea, si souvent confondu avec le AZ. cornicularis du même auteur (1), est plus particulièrement caractérisé par sa taille plus grande et par son mode d’ornementation : « Lorsque les individus ne sont pas roulés ou usés, dit de Lamarck, on aperçoit des stries transverses un peu pointillées que n'offre pas le Wifra cornicularis. » Ce caractère n'est cependant pas absolu, car si l’on examine les premiers tours, d'un vrai Mifra cornicularis, au voisinage du sommet, on peut y voir 3 ou # lignes décurrentes pointillées. Mais il est certain que le reste des tours est lisse. Au contraire, chez les échantillons bien conservés du Mira cornea, non seulement les premiers tours sont ornés de stries, mais le dernier tour lui-même porte à sa surface des striations granuleuses très fines, très rapprochées, visibles à l’aide de la loupe, et qui donnent au test un faciès tout particulier.

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — [1 nous est assez difficile de donner une extension géographique bien exacte du Witra cornea, car bien souvent on l’a confondu avec d’autres espèces plus ou moins voisines. Nous le retrouvons dans ia Méditerranée, notamment en France, sur tout le littoral, depuis le Roussillon jusqu'à Cannes, mais rarement en bon état; on l’a signalé en Italie, à la Spezzia, puis en Sicile, d’où il remonterait dans l'Adriatique et s’étendrait même jusqu’à la mer Égée. Nous le connaissons également en Corse, en Sardaigne, en Morée et sur le littoral algérien. Quelques auteurs, Trayon notamment, indiquent le Mitra cornicula de Linné, confondu avec le NW. cornea, sur les côtes Nord de l'Afrique et dans l’Adriatique. Comme extension bathymétrique, notre espèce se rencontre surtout dans les zones herbacée et corallienne.

EXTENSION GÉOLOGIQUE. — On a signalé cette forme dans les formations

des terrains tertiaires supérieurs du Monte Mario près de Rome.

Stalion :

1. Talisman, 1883. Dragage 1,017. — Profondeur 725 m. La Praja (Cap-Vert).

(4) Mitra cornicularis, De Lamarckr, 1822. Anim. sans vert., VIT, p. 312.

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