Pleurotoma modiolum, JAN
Fusus modiolus, Jan, 1832. Catal. conch. foss., p. 10. Pleurotoma scalaris, Partseh, 1837. /n Hauer, Vork. foss. tert. Beek. Wien, p. 4119.
— carinala, Bivona fils, 1838. Gen. e spec. Moll., p. 12.
— acuta, Bellardi, 1842. Zn Sismonda, Synon., p. 33.
— modiola, Bellardi, 1847, Monogr. Pleurot., p. 68, pl. IL, fig. 9. Drillia modiola, Bellardi, 1877. Moll. terr. terriar. Piemonte e Liguria, W, p. 129. Spirotropis carinata, G. O. Sars, 1878. Moll. rey. arct. Norvegiæ, p. 242, pl. XVIIL, fig. 5.
OBSERVATIONS. — Comme l’a démontré Bellardi le P/eurotona ca-
rinata de Bivona, figuré par Philippi sous le nom de P/. carinatum, est la même espèce que celle que Partsch avait, en 1837, dénommée ?/ewrotoma scalaris, ou que celle que Jan, dès 1832, avait désignée sous le nom de Fusus modiolus. Ce dernier nom doit done être maintenu. Il présente en outre l'avantage d'éviter toute confusion avec le Plewrotoma carinatum de Gray (2), que l’on a du reste identifié au P/. speciosum de Reeve (3). 11 existe de nombreuses figurations du ?/eurotoma modiolum. Sars, en 1878, a institué pour cette espèce un genre nouveau, le genre Spérotropis, admis par Trayon et par quelques auteurs. Le D' P. Fischer le considère comme un sous-genre des Drillia. Cette nouvelle coupe générique ne nous paraît pas suffisamment justifiée ; aussi avons-nous cru devoir maintenir cette forme dans le genre ?/ewrotoma.
Si nous comparons le P/eurotoma modiolum avec le PL stamineum du
(1) Pleurotoma correcta, S. Woon, 1848. Mon. Crag Mollusea, I, p. 55, pl. VIL, fig. 1, a-b. (2) Pleurotoma carinatu, Gray, 1834. Griffith's anim. Kingdom, XII, p. 80 et 599, pl. XXII, fig. 1-2. (3) Pleurotoma speciosa, Reeve, Conch. Icon., I, pl. I, fig. 9.
Rev. Boog Watson(1), la seule espèce qui ait quelque analogie avec lui, nous constaterons que notre espèce s’en sépare : par sa spire plus haute ; par son dernier tour beaucoup plus haut et plus développé; par son canal moins allongé ; par son ouverture plus petite ; par le profil de la partie inférieure de ses tours qui est beaucoup plus oblique; par son bord externe plus fortement arqué et plus projeté en avant; par son encoche pleurotomoïdale plus accusée; enfin par la présence des cordons décurrents qui ornent la partie inférieure des tours, ete.
EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — On à signalé cette espèce dans l'Atlantique et dans la Méditerranée ; dans l'Atlantique on la connaît surtout dans les régions septentrionales : en Norvège entre 146 et IS3 mètres de profondeur; aux îles Loffoden où elle descend jusqu’à 549 mètres; Jeffreys l'indique au nord des Hébrides par 346 mètres ; ce mème auteur la donne comme se trouvant encore dans le golfe de Gascogne. Dans la Méditerranée, M. le marquis de Monterosato l’a draguée aux environs de Palerme entre 210 et 300 mètres de profondeur, et le « Washington », entre l'Italie et la Sardaigne, par 399 mètres. Mais dans toutes ces stations, sauf peut-être en Norvège, c’est presque toujours une coquille rare.
EXTENSION GÉOLOGIQUE. — Cette espèce est déjà fort ancienne. Nous la voyons apparaître en Italie dès le miocène moyen, dans les collines Turinoises; elle se poursuit dans le miocène supérieur etle pliocène, dans le Piémont, le Modenais, le Plaisantin, la Sicile, ete. On la
également indiquée dans le bassin de Vienne en Autriche, etc.
Stations :
1. Travailleur, {880. Dragage 7. — Profondeur 1,207 m. Au Nord du Portugal. D - 1881. Dragage 30. — Profondeur 1,205 m. Au Sud du Portugal. 3. — 1881. Dragage 34. — Profondeur 1,224 m. Au large de Sétubal (Portugal). 4. — 1882. Dragage 2. — Profondeur 608 m. Au Nord de l'Espagne. à. — 1882. Dragage 13 — Profondeur 2,030 m. Au Nord du Portugal. 6. — 1882. Dragage 16. — Profondeur 627 m. A l'Ouest du Portugal. de — 1882. Dragage 18. — Profondeur 540 m. A l'Ouest du Portugal. 8. 1882. Dragage 25. — Profondeur 460 m. Au Sud-Ouest du Portugal. 9. — 1882. Dragage 26. — Profondeur 370 m. Au Sud-Ouest du Portugal. 10. 1882. Dragage 33. — Profondeur 440 m. A l'Ouest du Maroc.
(1) Pleurotoma (Sureula) staminea, WaTson, 1886. Voy. « Challenger », XV, p. 284, pl. XX, fig. 3.
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11. Zravailleur, 1882. Dragage 38. — Profondeur 636 m. A l'Ouest du Maroc.
12. — 1882. Dragage 39. — Profondeur 530 m. A l'Ouest du Maroc.
13. — 1882. Dragage 40. — Profondeur 1,900 m. A l'Ouest du Maroc. 14. — 1882. Dragage 70. — Profondeur 1,000 m. Au Nord de l'Espagne. 15. Talisman, 1883. Dragage 20. — Profondeur 1,105 m. A l'Ouest du Maroc. 16. — 1883. Dragage 32. — Profondeur 1,590 m. A l'Ouest du Maroc. 17. —- 1883. Dragage 49. — Profondeur 865 m. Parages des Canaries.