‹ Mollusques testacésChapitre 15 sur 407 · Cleodora cuspidata, Bosc · texte numérisé non relu

Cleodora cuspidata, Bosc

Hyalæa cuspidata, Bose, 1802. Aist. natur. Coquilles, H, p. 240, pl. IX, fig. 5-7. — tricuspidata, Bowdich, 1820. Ælem, of conchol., pl, VI, fig, 1,

PTEROPODA. 17

Cleodora cuspidata, Quoy et Gaymard, 1833. Voy. Astrolabe, I, p. 384, pl. XX VIE, fig. 1-5. — Lessoni, Rang et Souleyet, 1852. ist. nat. Ptérop., pl. V, fig. 1-3.

Ogservarioxs. — Cette fragile coquille est toujours bien distincte de celle du Cleodora pyramidata qui parfois l'accompagne; on la reconnaîtra toujours : à son galbe plus renflé; à ses pointes latérales très allongées ; à son test orné de délicats sillons transverses très caractéristiques. Les échantillons que nous avons- observés présentent tous le mème galbe; ils ne diffèrent guère que par la taille et par leur profil subrectangulaire plus ou moins comprimé. Chez quelques individus bien adultes, l’épine médiane se prolonge très loin en arrière du test; tandis que chez d’autres, elle est notablement plus courte.

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Dans la Méditerranée, le Cleodora cuspidata se rencontre dans les golfes de Nice et de Gènes ; il descend le littoral italien depuis Gênes jusqu’à Messine. On en a retrouvé quelques rares exemplaires à Nice, et sur les plages de l'Hérault. M. Mollerat l’a dragué au large de Saint-Raphaël (Var) par 50 mètres et au-dessous. On l’a également signalé dans l'Adriatique et dans la mer Égée. Il est plus fréquent sur les côtes de la Tunisie et de l’AIsérie. Jeffreys l’a déjà observé dans le golfe de Gascogne, et d’après le D' Boas, en dehors des mers tropicales et tempérées chaudes, il aurait été pèché dans l'Atlantique par 59° de latitude Nord. Il devient beaucoup plus commun dans les mers des Indes qui baignent la côte occidentale de la Nouvelle-Hollande. On l’a rencontré en Amérique sur les côtes du New-Jersey, de la Virginie, du cap Hatteras, de la Géorgie, de la Floride, ete. M. le marquis de Monterosato indique cette espèce dans les fonds de 300 mètres dans la mer des environs de Palerme; mais il est fort probable qu'elle doit se rencontrer dans des stations similaires à celles des autres C/eodora, c'est-à-dire dans les milieux bien plus profonds. Jusqu'à présent, les données positives manquent à cet égard.

EXTENSION GÉOLOGIQUE. — À l’état fossile, nous ne connaissons le C/e0-

dora cuspidata que dans les dépôts quaternaires de Ficarazzi en Sicile.

(TALISMAN. — Mollusques testacés.) 3

Stations :

1. Zravailleur, 1880. Dragage 4. — Profondeur 2,651 m. Au Nord de l'Espagne. 2. — 1880. Dragage 7. — Profondeur 1,107 m. Au Nord de l'Espagne. a — 1880. Dragage 14. — Profondeur 677 m. Golfe de Gascogne, 4 1881. Dragage 17. — Profondeur 2,660 m. Au large de Villefranche.

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