Trophonopsis carinatus, BIvONA
Murezx carinatus, Bivona, 1822. Muow gen. e spec., in Effem. scuenc. e lelt., p. 23. — vaginatus, de Cristofori et Jan, 1833. Catal., p. 11. — calcar, Scacchi, 1836. Foss. di Gravina, p. A, pl. I, fig. 6. Fusus echinatus, Kiener, 1838. Cog. viv., Fusus, p. 19, pl. IL, fig. 2. — vaginalus, Deshayes, 1843. /n de Lamarck, Anim. sans vert., 2° édit., IX, p. 464. Trophon vaginatus, Weinkauff, 1867. Calalog., p. 7, n° 95. Pagodula carinata, de Monterosato, 1884. Nom. gen. e spec. conch. Mediter., p. 116.
OBservarioNs. — Le nom proposé par Bivona étant plus ancien que celui de Cristofori et Jan, doit seul être adopté. Cette espèce est très variable, surtout dans son mode d’ornementation. Nos dragages en ont rapporté un grand nombre d'échantillons qui vont nous permettre d'établir les variétés suivantes : — najor, de grande taille, dépassant 22 millimètres de hauteur, avec la spire médiocre, les tours régulière-
ment épineux; comme galbe, c’est la forme figurée par M. Dautzenberg.
(TaLISMAN. — Mollusques testacés.) 44
d'après les dragages de l« Hirondelle » (1); — fenuis, de Monterosato, de taille plus petite, quoique bien adulte, de galbe assez variable: — e/ongala, de toutes tailles, mais le plus souvent de taille assez petite, avec la spire haute, acuminée, les tours moins étagés, les épines ordinairement courtes et serrées: — depressa, de taille moyenne ou assez pelite, avec la spire courte, déprimée, le canal allongé, les tours croissant rapidement en diamètre; ordinairement les épines sont très irrégulières dans leurs dimensions; — spinosa, de toutes tailles, mais surtout de taille moyenne, avec les épines très longues, peu nombreuses; parfois on observe au dernier lour deux ou trois épines beaucoup plus longues que les autres; —nutica, de toutes lailles, mais plutôt de taille un peu faible, avec des épines très courtes, serrées et régulières, les tours comme découpés en dents de scie; — cinera, de Monterosato (2), en forme d'arlichaut, avec les épines longues, recourbées en dedans, etc.
EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — On ne connaît encore cette espèce que dans un nombre assez restreint de stations. Dans la Méditerranée on l’a signalée sur les côtes de France, dans les Pyrénées-Orientales, les Bouches-du-Rhône et le Var, en Corse, en Sardaigne, sur les côtes de la Sicile, dans la mer Égée, enfin sur les côtes de Tunisie et d'Algérie. Les dragages ont fait connaîlre sa présence dans le golfe de Gascogne; on a signalé également cette forme en Amérique, sur les côtes du Rhode Island, du cap Hatteras et des Antilles. Le 7’rophoropsis carinalus vit dans la zone corallienne. Dans le golfe de Marseille, M. le professeur Marion l’a dragué entre 200 et 700 mètres de profondeur. Dans l’Adriatique, M. le professeur Sturani le cite entre 151 et 174 mètres, et dans la mer Égée entre 594 et 615 mètres. L' « Hirondelle » l'a relevé dans le golfe de Gascogne par 300 mètres.
EXTENSION GÉOLOGIQUE. — Hôrnes indique dans le miocène du bassin de Vienne, en Autriche, une forme sinon identique, du moins très voisine, qu'Eichwald signale également en Volhynie. Elle est plus commune en Italie, où le type a été découvert: on la retrouve à Reggio, Modène et Imola, ainsi que dans les formations quaternaires de la Sicile.
1) DAuTzENBERG, 1891. In Mem. Soc. z00l. France, VI, pl. XVII, fig. 1-4. 2) De MonterosATO, 1884. Nom. gen. e spec. conch. Mediter., p. 116.
GASTROPODA. 347
Stations :
1. Travailleur, 1881. Dragage 1. — Profondeur 555 m. Au large de Marseille.
2 — 1881. Dragage 5. — Profondeur 3,165 m. Côtes Ouest du Portugal. 3: — 1881. Dragage 12. — Profondeur 1,525 m. A l'Est de l'Espagne.
Z, — 1881. Dragage 37. — Profondeur 400 m. Au Nord de l'Espagne.
>. — 1881. Dragage 42. — Profondeur 896 m. Au Nord de l'Espagne.
6. — 1882. Dragage 8. — Profondeur 411 m. Au Nord de l'Espagne.
te — 1882. Dragage 15. — Profondeur 400 m. Au Nord-Ouest du Portugal. 8. — 1882. Dragage 18. — Profondeur 550 m. Au Nord-Ouest du Portugal. Gr 1882. Dragage 25. — Profondeur 460 m. Au Sud-Ouest du Portugal. 10. 1882. Dragage 26. — Profondeur 370 m. Au Sud-Ouest du Portugal. 11. — 1882. Dragage 28. — Profondeur 540 m. Au Sud du Portugal.
12: = 1882. Dragage 32. — Profondeur 112 m. A l'Ouest du Maroc. 413. — 1882. Dragage 40. — Profondeur 1,900 m. A l'Ouest du Maroc.
14. — 1882. Dragage 54. — Profondeur 950 m. A l'Ouest du Portugal.
9, Trophonopsis Grimaldii, DAUTZENBERG ET H. FISCHER.
Trophon Grimaldi, Dautzenberg et H. Fischer, 1896. Zn Mem. Soc. zool. France, IX, p.459, pl. XVIII, fig. 1-2. — 1897. Loc. cit., X, p. 156.
Ogservarions. — Cette espèce est très voisine de la précédente et parfois même assez difficile à séparer; d’après ses auteurs, le « 7rophon vaginatus (Trophonopsis vaginatus, Loc.), de la Méditerranée et du golfe de Gascogne, diffère du 77. Grimaldii par sa spire moins haute, s'élargissant plus rapidement, ainsi que par ses squames plus longues et se dirigeant vers le haut de la coquille comme chez le 77. clavatus ».
EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Le type a été dragué par la « Princesse Alice » au large de la Sicile par 1 122 mètres et au large de la Corogne par 552 mètres de profondeur.
Stations :
1. Travailleur, 1881. Dragage 1. — Profondeur 555 m. Au large de Marseille. 2 — 1881. Dragage 7. — Profondeur 753 m. Cap Sicié. 3. — 1881. Dragage 26. — Profondeur 900 m. Au large d'Oran. 4. — 1881. Dragage 38. — Profondeur 1,916 m. Au Nord de l'Espagne. De — 1881. Dragage 39. — Profondeur 1,226 m. Au Nord de l'Espagne. 6. Talisman, 1883. Dragage 20. — Profondeur 1,145 m. A l'Ouest du Maroc.