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Trophonopsis muricatus, MOo\TAGu

Murex muricatus, Montagu, 1803. Test. Britannica, p. 262, pl. IX, fig. 2. — variabilis, de Cristofori et Jan, 1833. Catal. rer. natur., p. 8. F'usus echinatus, Philippi, 1836. £num. Moll. Siciliæ, Y, p. 200, pl. XI, fig. 10. Trophon muricatus, Forbes and Hanley, 1853. Hist. Brit. Mol. I, p. 439, pl. CXI, fig. 3-4.

GASTROPODA. 349

Trophon (Trophonopsis) muricatus, Bucquoy, Dautzenberg, 1882. Mol. Roussillon, I, p.39, pl frere Trophonopsis muricatus, Locard, 4884. Prodr. conch. française, p. 172.

Ogservarions. — Les échantillons provenant des dragages sont de taille assez faible, et ne dépassent pas 10 millimètres de hauteur; ils constituent une var. minor par rapport aux échantillons que nous observons sur nos côtes et qui atteignent le plus souvent de 15 à 20 millimètres.

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Ce /rophonopsis est assez répandu; nous le voyons dans l'Atlantique, sur les côtes d'Angleterre, de France, d’Espagne et de Portugal: on l’a déjà dragué dans le golfe de Gascogne. Il passe dans la Manche, sur les côtes de France, de la Grande- Bretagne et de la Belgique. Dans la Méditerranée, nous le trouvons sur les côtes d'Espagne, de France et d'Italie, aux Baléares, en Corse, en Sardaigne, en Sicile ; il remonte l’Adriatique et se rencontre dans la mer Egée. On l’a signalé dans l'Atlantique jusque sur les côtes de l'Amérique septentrionale ; mais nous conservons encore quelques doutes sur l'identification de cette forme avec le type. On connaît cette espèce dans toutes les zones, mais surtout dans les zones herbacée et corallienne. En Angleterre, Jeffreys l'indique entre 74 et 274 mètres de profondeur: M. le professeur Kæœhler l’a draguée par 180 mètres dans le golfe de Gascogne et l’« Hirondelle » par 17 et 248 mètres ; au large de Marseille M. le professeur Marion la retrouve entre 50 et 200 mètres. Dans la mer Égée elle n’est qu'à 10 mètres seulement, tandis que M. le professeur Slurani la fait descendre entre 597 et 1000 mètres dans les dragages du « Pola ».

EXTENSION GÉOLOGIQUE. — On a relevé cette forme dans les formations du

Crag en Angleterre, et dans les dépôts quaternaires de la Sicile.

Stations :

1. Travailleur, 1880. Dragage 10. — Profondeur 1,960 m. Au large de Santander. 2. Talisman, 1883. Dragage 127. — Profondeur 1,257 m. Entre Pico et Saint-Georges (Acores).

>. Trophonopsis varicosissimus, BONELLI.

Murex varicosissimus, Bonelli, 1841. 7n Michelotti, Monogr. Murex, p. 3, pl. V, fig. 13-14. — mullilamellosus, Philippi, 1844. Enumer. Moll. Siciliæ, M, p.182, pl. XXVIL, fig. 8. Trophon multilamellosus, de Monterosato, 1878. £numer. e sinon... p. 41.

Pagodula multilamellosa, de Monterosato, 1884. Mon. gen. e spec. conch. Mediter., p. 116. Fusus multilamellosus, Locard, 1886. Prodr. conch. france., p. 172.

Osservarioxs. — Comme l’a démontré Bellardi (1), le Murexr multilamellosus de Philippi avait été décrit trois ans auparavant sous le nom de WMurex varicosissimus. C'est done cette dénomination spécifique qu'il convient d'adopter. Nous en avons observé plusieurs bons échantillons, bien conformes aux différentes figurations données pour cette espèce. Nous indiquerons, sous le nom de var. major, une forme notablement plus grande, mesurant près de 20 millimètres, jusqu’à la naissance du canal qui malheureusement est brisé, et 10 millimètres de diamètre : son galbe est un peu plus ventru, avec la spire un peu plus courte, plus ramassée, plus trapue, mais son mode d’ornementation est exactement le même. Elle provient de la campagne de 1885.

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — On ne connaît cette forme à l’état vivant que dans les grands fonds de la Méditerranée. M. le professeur Marion l’a draguée au large de Marseille, entre 500 et 2 000 mètres. Le « Washington » l’a retrouvée entre Naples et la Sadaigne, entre 366 et 49% mètres ; enfin, M. le marquis de Monterosato l’a reucontrée dans les grands fonds des environs de Palerme. Dans l’Atlantique, le « Porcupine » a également relevé cette même coquille.

EXTENSION GÉOLOGIQUE. — On peut faire remonter l’origine de cette espèce au miocène supérieur; on la connaît dans les dépôts du bassin de Vienne en Autriche, dans les formations du Modenais et des environs de

Turin. Elle existe également dans le quaternaire de la Sicile.

Stations :

1. Travailleur, 1882. Dragage 19. — Profondeur 1,550 m. A l'Ouest du Portugal. ®: — 1882. Dragage 40. — Profondeur 1,900 m. A l'Ouest du Maroc. 3. T'alisman, 1883. Dragage 31. — Profondeur 1.103 m. A l'Ouest du Maroc.

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