Limacina balea, MüLLER
Limacina balea, Müller, 1841. Naturhist. Tidssk., 1, TT, p. 8. Spirialis Mac-Andrei, Forbes et Hanley, 1853. ist. British Moll., 1, p. 385, pl. LVIT, fig. 6-7.
— balea, G. O. Sars, 1878. Moll. reg. arct. Norvegiæ, p. 329, pl. XXIX, fig. 2. — retroversus, var. Macandreæ, Jeffreys, 1864. British Conch., NV, p. 115, pl: XCVIIL, fig. 5.
Limacina balea, pars, Boas, 1886. Bidrag til Pleropodernes, p. 43.
OgservarIoNs. — Comme nous l’avons précédemment exposé, nous estimons avec Forbes et Hanley, et G. O. Sars, qu'il y a lieu de séparer spécifiquement les Zimacina retroversa et L. balea. Les deux animaux ont sans doute une grande ressemblance, mais leurs coquilles sont bien suffisamment distinctes. À ce compte il conviendrait de réunir en une seule et même espèce tous les Limacina à coquille spirale, ce que nous ne saurions admettre. Nous distinguerons donc le Zimacina balea du L. retroversa : à son galbe beaucoup plus étroitement allongé, de telle sorte que, pour un même diamètre, la coquille du Zimacina balea est toujours plus haute ; à sa spire composée de tours plus nombreux, croissant plus lentement en diamètre, et plus rapidement en hauteur; à son dernier tour notablement plus haut et plus étroitement arrondi; à son sommet plus acuminé; à son ouverture toujours plus haute que large, et non pas plus large que haute, ete. Le Spirialis australis de Souleyet (1) nous paraît avoir la plus grande analogie avec notre espèce.
(1) Spirialis australis, Souzeyer, 1840. In GuériN-MÉNEVILLE, Rev. mag. z001., p. 237. — Ranc et SOULEYET, 4852. Hist. nat. Ptéropodes, p. 6%, pl. XIV, fig. 19-23.
(Tazisman. — Mo/lusques teslacés (
EXTENSION GÉOGRAPHIQUE, — Les Limacina balea et retroversa ont été si souvent confondus qu'il nous est bien difficile de donner une répartition géographique exacte pour chacune de ces deux espèces. Elles paraissent vivre dans les mêmes parages; pourtant il nous semble que le Zimacina balea s'étend un peu moins au Nord. Quant au Spirialis où mieux
Limacina australis, W aurait été recueilli au cap Horn.
Station :
1. Travailleur, 1882. Dragage 1. — Profondeur 2,018 m. Au large de Santander.
6, Limacina bulimoides, D'ORBIGNY.
Limacina bulimoides, d'Orbigny, 1840. Voy. Amérique mérid., p. 179, pl. XIL, fig. 36-38. Spirialis bulimoides, Eydoux el Souleyet, 1840. /n Guérin-Méneville, /ev. mag. z0ol., p.238. Limacina bulimoides, Boas, 1886. Pidrag til Pteropodernes, p. 47, pl. HI, fig. 36-37.
— (Heterofusus) bulimoides, Dall, 1889. 7n Bull. United States nat.Mus., XXXVII, p. 80.
Oservarions. — Plusieurs auteurs ont donné de bonnes figurations de cette espèce. Elle diffère des deux précédentes, par son galbe particulièrement allongé, avec une spire haute, acuminée, un dernier tour gros et haut, mais en somme peu large. Cette spire, suivant les individus, est plus ou moins haute; mais jamais nous n'avons observé de passage entre les Limacina balea et L. bulimoides. Après la mort de l'animal, le test de hyalin et transparent qu'il était, devient d'un blanc opaque. C'est toujours une forme rare.
EXTENSION GÉOGRAPHIQUE. — On rencontre cette petite forme dans presque toutes les mers, mais elle s'étend plus volontiers vers le Sud que vers le Nord. En Europe, on l’a signalée dans la Méditerranée et dans la mer Égée ; nous la connaissons dans le golfe de Suez et sur les côtes de la Sicile. Elle est plus répandue dans l'Atlantique, mais n'a pas été observée sur nos côtes. On l’a indiquée en Amérique, sur les côtes de la Virginie, du cap Hatteras, de la Géorgie, de la Floride, des Antilles, des Bermudes, etc.
Stations :
4. Travailleur, 1881. Dragage 1. — Profondeur 2,018 m. A l'Ouest du cap Finistère.
PTEROPODA. 27
4. Talisman, 1883. Dragage 39. — Profondeur 2,200 m. À l'Ouest du Maroc.
Genre PROTOMEDEA, Costa.