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Neptunia fusiformis, Broderip

Buccinum fusiforme, Broderip, 1829. 7n Zool. Journ., V, p. 45, pl. HE, fig. 3. Fusus fenestratus, Turton, 1832. Zn Ann. mag. nat. Hist., VIT, p. 351. Neptunea fenestrata, Kobelt, 1875. /n Martini und Chemnitz, Conch. Cab., 2° édit., p. 97, pl. XXVL, fig. 6.

Sipho fusiformis, G. O. Sars, 1878. Moll. reg. arct. Norvegiæ, p. 377, pl. XIV, fig. 1. Neptunea (Siphonorbis) fusiformis, Friele, 1879. Norsk. Nordh. Exped., Buccin., p.19. Sipho (Siphonorbis) fusiformis, Ed. Smith, 1889. Zn Ann. mag. nat. Hist., 6° sér., p. 424. OgservaTions. — Il est aujourd’hui bien démontré que le Fusus feneslratus de Turton, de Jeffreys et d’autres auteurs, représente exactement la mème espèce que le Buccinum fusiforme. Mais une telle forme ne saurait ètre maintenue ni dans les Æuccinum, ni dans les Fusus. Avec le D° Kobelt, il convient de la faire rentrer dans le genre Veplumia dont elle présente tous les caractères généraux. Son mode d'ornementalion avec des costulations longitudinales est bien en réalité le propre des Fusus ; mais son canal court, son test mince, la rapprochent davantage des Weplunia. Si nous comparons les différentes figurations données par les auteurs qui se sont occupés de cette espèce, nous constaterons des divergences assez notables dans la taille et dans le galbe des individus. Les échantillons dragués par le « Travailleur » sont assez petits : le plus grand ne dépasse pas 26 millimètres de hauteur. Nous établirons les deux variétés suivantes : — gracilis, de petite taille, ne dépassant pas 26 millimètres de hauteur, avec le dernier tour un peu moins gros, de telle sorte que la coquille paraît plus grèle dans son ensemble; — zinor, de taille encore plus petite, ne dépassant pas 20 millimètres tout en con-

servant le galbe du type de Broderip.

GASTROPODA. 371

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Pendant longtemps on a considéré le Neplunia fusiformis comme une espèce propre aux régions septentrionales de l'Atlantique ; on le connaît aujourd’hui non seulement sur les côtes dela Scandinavie, depuis le Finmark, mais encore jusqu'en Angleterre; nous allons le retrouver sur les côtes du Maroc en face d'El Arzaïlh. Il figure également dans quelques stations intermédiaires entre ces points extrêmes. Dans les régions septentrionales, cette espèce ne descend pas à de grandes profondeurs; on l’a relevée au Finmark entre 55 et 292 mètres, à Manger Fjord et à Wädso entre 91 et 183 mètres, à Christiansund à 91 mètres. M. Smith l'indique sur les côtes d'Irlande, par 201 mètres; |’ « Hirondelle » l’a draguée dans le golfe de Gascogne entre 166 et 248 mètres ; dans le Sud, nous la retrou-

vons à de bien plus grandes profondeurs.

Stations :

1. Travailleur, 1882. Dragage 1. — Profondeur 564 m. Au Nord de l Espagne. 2 — 1882. Dragage 16. — Profondeur 627 m. A l'Ouest du Portugal. 3. — 1882. Dragage 18. — Profondeur 350 m. A l'Ouest du Portugal. 4. Talisman, 1883. Dragage 12. — Profondeur 958 m. A l'Ouest du Maroc.

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