Taranis cirrata, BRUGNONE
Pleurotoma cirratum, Brugnone, 1862. Pleur. foss. Palermo, p. 17, fig. 9 (non Bellardi). Tophon Mürchii, Malm, 1863. Gôtheb. vel. Samh. Handl., p.130, pl. I, fig. 15. Bela demersa, Tiberi, 1868. Zn Journ. Conch., XNI, p. 179. Taranis Mürchi, Jeffreys, 1870. Zn Ann. mag. nat. Hist., 4° sér., VI, p. 360. Pleurotoma Môürchi, de Monterosato, 1874. /n Journ. Conch., XXVIE, p. 360. Taranis cirrata, de Monterosato, 1878. £num. e sinon., p. 41.
— Môrchii, G. O. Sars, 1878. Moll. reg. arct. Norvegiæ, p. 220, pl. XVI, fig. 8.
Ogservarioxs. — Il est bien certain que le 7rophon Môrchi de Malm, n'est qu'une simple variété du Pleurotoma cirratum de l'abbé Brugnone. D'autre part, M. le marquis de Monterosato, qui possède la collection Tiberi, a reconnu qu'il fallait identifier le Zela demersa de cet auteur à l'espèce déjà décrite et figurée sous le nom de Pleurotoma cirratum. Mais comme Jeffreys a créé pour ces petites formes au test cancellé le nom de Zaranis,ils'ensuit que l'espèce de Brugnone, la plus ancienne en date, doit être inscrite définitivement sous le nom de Taranis cirrata, comme l’a déjà proposé M. le marquis de Monterosato. Ainsi compris, le Taranis cirrala présente des variations assez notables. La figuration donnée par G. O. Sars en fait très bien ressortir les caractères. Nous imslituerons les variétés suivantes : — 7xinor, de petite taille, ne dépassant pas 3 millimètres de hauteur; — curta, d'un galbe court et ramassé, avec la spire peu haute et souvent un tour ou deux de moins ; on remarquera que la forme norvégienne est précisément plus courte que le type de Bragnone ; — spinulosa, avec la carène supérieure plus accusée, portant des saillies épineuses plus prononcées; celte forme nous parait parliculièrement méridionale; — simpler, avec la seconde carène très peu accusée, presque nulle, pourtant encore sensible, et la carène supérieure simplement noduleuses, sans saillies épineuses ; cette forme bien distincte du Taranis læviseulpta est toujours plus méridionale ; — tenus, avec le mode d'ornementation du type très atténué.
EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Cette petite espèce paraît
très répandue; nous la voyons dans l'Atlantique depuis les régions
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les plus septentrionales des mers glaciales, descendant le long du Finmark, de la Norvège et des iles de Loffoden ; nous la retrouvons ensuite dans le golfe de Gascogne, mais il est probable qu’elle doit exister dans des stations intermédiaires. On la rencontre sur les côtes du New- England, puis au cap Hatteras et dans ia Floride. Dans la Méditerranée on l’a signalée sur les côtes de France, en Corse, en Sicile et aux environs d'Alger. Dans le Nord, G. O. Sars indique cette espèce entre 550 et 1 190 mètres et M. le baron J. de Guerne dans le Varanjerfiord en Laponie, entre 71 et 74 mètres ; dans l'Amérique du Nord, son extension bathymétrique varie, d’après Verrill, de 662 à 2296 mètres: Dall l'indique en Géorgie, dans la Floride, aux Antilles, entre 275 et 366 mètres. Elle vit moins profondément dans la Méditerranée, puisque nous la rencontrons aux environs de Toulon entre 40 et 60 mètres et qu'aux environs de Palerme elle se drague vers 200 mètres.
EXTENSION GÉOLOGIQUE. — On connaît cette forme dans les dépôts quar-
ternaires de la Calabre et de la Sicile.
Stations :
1. Zravailleur, 1880. Dragage 2. — Profondeur 1,019 m. Golfe de Gascogne.
2. —- 1880. Dragage 9.— Profondeur 1,190 m. Au Nord de l'Espagne. d. — 1881. Dragage 26. — Profondeur 900 m. Au Nord de l'Algérie.
4. — 1881. Dragage 28. — Profondeur 322 m. A l'Est de l'Espagne.
5. — 1881. Dragage 30. — Profondeur 2,100 m. Au Sud du Portugal.
6. — 1882. Dragage 40. — Profondeur 1,900 m. A l'Ouest du Maroc.