Aporrhais bilobatus, Locarn
Aporrhais pes-pelecani, var. bilobatus, Clément, 1875. Catal. Moll. Gard, pa40: —- bilobatus, Locard, 1882. Prodr. malac. francaise, p. 192 et 569. Chenopus pespelecani, var. bilobatus, Dautzenberg, 1891. /n Mem. Soc. zool. Fr., I, p. 607. OBSERVATIONS. — On a souvent confondu sous la dénomination spécifique de pes-pelecant (melius pelecanopus) la forme méditerranéenne (1)
(1) Strombus pes-pelecani, LinNÉ, 1766. Systema naturæ, édit. XIT, p. 395. — Aporrhais pelecanopus, Locarb, 1886. Prodrome conch. francaise, p. 491.
munie de quatre digitations bien séparées, très distincte de la forme océanique dont les digitations beaucoup plus courtes, comme atrophiées, sont réunies, au moins les deux externes, par une épaisse expansion du labre. Ces deux formes sont tellement précises, tellement bien caractérisées que nous avons été conduit à les maintenir au rang d'espèces.
EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Nous ne connaissons l'Aporrhais bilobatus que dans l'Atlantique ; il vit sur les côtes de la Norvège et de la Grande-Bretagne, et devient très commun sur Îles côtes de France, puis descend ensuite au Sud sur les côtes du Portugal. Son extension bathymétrique ne paraît pas dépasser la zone corallienne; cependant l« Hirondelle » l’a dragué dans le golfe de Gascogne entre 63 et 240 mètres, et le marquis de Folin, dans la fosse du cap Breton, entre 40 et 57 mètres de profondeur.
EXTENSION GÉOLOGIQuE. — Nous connaissons cette espèce à l’état fossile dès le Miocène supérieur, dans les formations du bassin de Vienne en Autriche, dans les marnes de Biot près d'Antibes, dans le Modenais et l’Atsezan, l'Helvétien de la Suisse, en Portugal, ete.
Stalion :
1. Travailleur, 1881. Dragages 21 et 22. — Profondeur 70 m. Portugal. TÜRRITELLIDÆ
Genre TURRITELLA, de Lamarck.