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Umbrella mediterranea, DE LAMARCK

Umbrella Mediterranea, de Lamarck, 1819. Anim. sans vert., VI, p. 343. Parmophorus patelloides, Cantraine, 1835. Diagn., in Bull. Acad. Bruxelles, p. 22. Umbella Mediterranea, Seacchi, 1836. Catal. conch. Regni Neapolitani, p. 17. Ombrella Mediterranea, 0. G. Costa, 1839. Catal. Tarento, p. 46.

(TaAzISMAN. — Mollusques lestacés.) 2

OpservarIONs. — Quoique toujours parfaitement caractérisée, cette espèce présente néanmoins quelques variations intéressantes qu’il importe de faire connaître. Nous distinguerons donc les variétés suivantes : — rotundala, de grande taille, et d’un galbe presque régulièrement circulaire, en général peu bombé ; — subovata, d'un galbe ovalaire, toujours plus élargi d’un côté que de l’autre; — depressa, d'un galbe très déprimé, presque plan, le sommet peu saillant; — cwrva, avec le test bombé sur les bords, à la façon d’un verre de montre; — major, de grande taille, atteignant jusqu'à 85 millimètres pour son plus grand diamètre; — minor, ne dépassant pas 60 millimètres pour son petit diamètre. Peut-être conviendrait-il de faire rentrer dans ces variétés l'Umbrella Lamarckiana de Récluz (1), qui ne nous semble différer de VU, Mediterranea qui par l'absence du petit sommet saïllant et erochu logé sur le milieu de la face externe de la coquille. Quant au Parmophorus patelloutes de Cantraine, on ne peut l’envisager qu’à titre de jeune sujet de l'Unbrella Mediterranea {\pe.

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Comme son nom l'indique, cette espèce vit surtout dans la Méditerranée; néanmoins elle passe au large dans l'Atlantique. Sur les côtes du midi de la France, nous la connaissons depuis Port-Vendres jusqu’à Villefranche; mais c’est toujours une coquille rare. On la retrouve également sur les côtes d'Espagne el d'Italie, aux îles Baléares, en Corse, en Sardaigne, en Sicile, jusque dans la mer Égée. Dans PAtlantique, elle descend le long des côtes d'Espagne jusqu'aux îles du Cap-Vert et peut-être jusqu'à l’île Sainte-Hélène. Sur nos côtes, cette espèce vit constamment dans les zones herbacée et corallienne. M. Marion l’a pèchée aux environs de Marseille, entre 10 et 2» mètres de profondeur. On en rencontre parfois des exemplaires rejetés sur les plages, après les gros temps.

EXTENSION GÉOLOGIQUE. — On a signalé cette coquille à l'état fossile, dans les dépôts tertiaires du bassin méditerranéen. Pourtant il existait déjà un Umbrella à l’époque des dépôts éocènes du bassin de Paris. Nous connaissons l'Umbrella Mediterranea dans les formations pliocènes du

(1) Umbrella Lamarckiana, RÉcLuz, 1843. In Rev. et mag. Zoologie, p. 109.

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Modenais et du Plaisantin, ainsi que dans les dépôts quaternaires de Sicile et de l’île de Rhodes. M. A. Conti indique au Monte Mario une forme voisine.

1. Talisman, 1883. Dragage 107. — Profondeur 60 m. Saint-Vincent (Cap-Vert). 2. — 1883. Ilot Branco (Cap-Vert).

PHILINIDÆ

Dans notre classification, nous procédons, pour l'étude des coquilles des Mollusques opisthobranches, en allant du simple au complexe. Dans ces conditions les Philinidæ, avec leur coquille à peine enroulée, doivent prendre place après les Umbrellidæ au test plus simple encore. Les Philinidæ présentent un mode d’allure si particulier, que nous avons eru devoir (1) les maintenir dans une famille à part qui ne comprend qu'un seul genre, le genre Phrline d'Ascanias, créé dès 1772 (2), pour le Philine quadripartita où Bulla aperta de Linné et admis aujourd'hui par la

plupart des naturalistes. Nous comptons dans ce genre cinq espèces :

Species :

4. Philine Milne-E dwardsi, Loc. 4. Philine quadrata, $. Wood,

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