Scalaria polygyrella, P. Fiscuer
PI. XVIIT, fig. 31-33.
Scalaria polygyrella, P. Fischer, 1883. Apud Locard, 1897, in l'Échange, XIII, n° 145, p. 3.
Descripriox. — Coquille de taille assez grande, d’un galbe étroitement turriculé, très allongé. Spire très haute, très acuminée, composée de 17 à 19 tours à croissance progressive, très régulière, un peu rapide en hauteur, extrèmement lente en diamètre, à profil légèrement méplan dans le haut, puis ensuite convexe dèsles premiers tours, devenant très régulièrement arrondis dans leur ensemble, chez les 5 ou 6 derniers: dernier tour à peine plus grand que les tours précédents, à profil bien convexe, brusquement atténué tout à fait à la base. Suture linéaire très accusée. Sommet petit, obtus, mamelonné. Ouverture subovalaire, plus haute que large, avec son grand axe un peu oblique. Péristome simple, à bords subcontinus ; bord externe tranchant, à contour subcireulaire; bord columellaire faiblement épaissi, à peine dilaté et réfléchi à la base. Test mince, assez solide, subopaque, orné de côtes longitudinales et de stries décurrentes : côtes longitudinales extrêmement fines, subarrondies, irrégulières, très rapprochées, laissant entre elles des espaces intercostaux plus étroits que leur épaisseur, flexueuses dans le haut et dans le bas des tours, droites au milieu; stries décurrentes obsolètes, assez espacées, un peu plus accusées dans le haut et dans le bas des tours, difficilement visibles, et seulement dans les espaces intercostaux. Coloration d’un blanc grisätre, avec un faciès soyeux, gras au toucher.
DimEexsioxs. — Hauteur totale 42 millimètres. Diamètre maximum 10 —
OBservarioxs. — Les dimensions que nous donnons ici sont celles d’un individu complet que nous avons pu étudier. Mais on a dragué en même temps un fragment de l'extrémité d’un dernier tour tel, qu'il devait appartenir à une coquille au moins deux fois plus grande. Dans ce fragment, on voit que le bord externe était comme taillé en biseau, et dès lors très tranchant à son extrémité. Nous avons parlé, dans notre description, de l'irrégularité des côtes; en effet, elles sont très minces, très rapprochées, el toutes ne s'étendent point de la base au sommet ; il en est qui s’arrètent au milieu des tours. Il n'existe aucune trace de varice. Nous ne connaissons aucun Scalaria qui puisse être confondu avec cette belle espèce provenant des plus grands fonds explorés.
Stalion :
1. Jalisman, 1883. Dragage 136. — Profondeur 4,255 m. Entre les Acores et l'Europe.