Scalaria dissoluta, P. Fiscner
PI. XIX, fig. 1-3.
Scalaria dissoluta, P. Fischer, 1883. Apud Locard, 1897, in l'Échange, XIII, n° 145, p. 3.
Description. — Coquille de petite taille, d’un galbe turriculé-allongé, les premiers tours continus, les derniers complètement disjoints. Spire composée de 6 à 7 tours à profil bien convexe, les derniers arrondis, à peine un peu aplatis à la partie supérieure, à croissance extrêmement rapide en hauteur, laissant entre eux un espace vide sensiblement égal à leur demi-hauteur ; dernier tour à peine plus gros que le tour précédent, avec le même profil. Sommet petit, mamelonné, très obtus. Ouverture petite, presque exactement circulaire. Péristome simple, tranchant, à bords continus ; bord externe bien arrondi latéralement ; bord columellaire très légèrement évasé dans le bas. Test mince, fragile, orné de costulations longitudinales lamelleuses et de cordons décurrents : costulations très nombreuses, extrêmement minces, hautes, droites chez les premiers tours, un peu flexueuses dans le haut et dans le bas chez les derniers tours, obliques dans la partie médiane, laissant entre elles des espaces intercostaux plus larges que leur épaisseur; stries décurrentes fines, assez espacées, découpant le test très régulièrement dans les espaces intercostaux. Coloration d’un blanc grisàtre un peu brillant.
Diamètre maximum 3 —
(4) Scalaria hispidula, DE MoNTEROSATO, 187%. In Journ. Conch., p. 264.
Ogservarioxs. — Nous rapprocherons cette espèce du Scalaria vermetiformis du Rev. Boog Watson (1); mais on la distinguera : à sa taille un peu plus forte ; à son galbe plus allongé ; à ses tours plus étroits et encore plus disjoints ; à ses costulations lamelleuses plus hautes, se profilant nettement en dessus et en dessous de chaque tour; à ses cordons décurrents plus accusés dans les espaces intercostaux et moins rapprochés ; enfin, la coquille vue en dessous, laisse voir un ombilie bien défini.
Stations :
1. 7ravailleur, 1881. Dragage 3. — Profondeur 3,307 m. A l'Ouest du Portugal. 2. Talisman, 1883. Dragage 113. — Profondeur 495-618 m. Cap-Vert.
14 Scalaria clathratula, Apams.
Turbo clathratulus, Adams, 1800. Microsc., pl. XIV, fig. 19. — clathrus, var. 8, Maton and Racket, 1807. Zn Trans. Linn. Soc., I, p.171, pl. V, fig. 1. Scalaria clathratula, Fleming, 1828. British Anim., p. 311. — clathrata, Taslé, 1870. Faune malac. Ouest France, Suppl, p. 30. Scala clathratula, Dall, 1889. 7n Bull. Unit. Stat. Nat. Mus., XXXVIL p. 124. Hyaloscala clathratula, de Monterosalo, 1890. Cog. prof. Palermo, p. 11. OgsErvarioxs. — On trouve dans les iconographies anglaises de bonnes figurations de cette espèce. Son galbe est très constant, mais sa taille varie notablement ; on rencontre sur les côtes océaniques de France des échantillons dont la hauteur varie de 10 à 16 millimètres. On la reconnaîtra toujours à son galbe très allongé, à sa spire très acuminée, composée de 12 à 13 tours bien arrondis, munis de côtes longitudinales lamelleuses étroites et très saillantes, s'étendant du haut en bas des tours. EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — On a signalé cette espèce dans l'Atlantique, sur les côtes d'Angleterre et de France jusque dans le solfe de Gascogne; elle passe dans la Manche et se retrouve jusque sur les côtes de Belgique ; elle descend ensuite le long des côtes du Portugal jusqu'aux Acores et au Maroc; traversant l'Atlantique, on la rencontre sur les côtes du New-England, du New-Jersey, du cap Hatteras, etc.
On l’a également indiquée dans la Méditerranée sur plusieurs points,
1) Scalaria vermetiformis, Watson, 1886. Voy. « Challenger », XV, p. 442, pl. IX, fig. 6.
GASTROPODA. 409
à Gibraltar, sur les côtes de Provence, à Naples, Palerme, San Vito, Alger, etc. Son extension bathymétrique est très variable ; Jeffreys lui donne comme limite de 0 à 1246 mètres de profondeur. En Angleterre comme en France, elle se tient le plus ordinairement dans la zone corallienne. Le « Porcupine » l’a draguée dans l'Atlantique entre 558 et 2262 mètres. M. Dautzenberg l'indique dans le golfe de Gascogne par 49 mètres, à Fayal aux Acores entre 15 et 20 mètres seulement. Dans la Méditerranée elle ne semble pas descendre bien au delà de la zone corallienne ; M. Mollerat l’a relevée au large de Saint-Raphaël (Var) entre 30 et 50 mètres de profondeur.
EXTENSION GÉOGRAPHIQUE. — Hôrnes a signalé ce Scalaria dans les dépôts du miocène supérieur du bassin de Vienne en Autriche; mais, comme l’a fait observer Jeffreys, il s’agit là probablement d’une espèce voisine mais différente. On l’a également indiquée dans les formations du Crag d'Angleterre et de Belgique, dans les marnes de Biot pres d'Antibes, dans le pliocène du Monte Mario près Rome, de la Calabre, de la Sicile, etc.
Stations :
1. Travailleur, 1880. Dragage 2. — Profondeur 1,019 m. Golfe de Gascogne. 2! — 1880. Dragage 6. — Profondeur 1,353 m. Au Nord de l'Espagne. 3. — 1880. Dragage 9. — Profondeur 1,190 m. Au Nord de l'Espagne. A. — 1881. Dragage 42. — Profondeur 896 m. Au Nord de l'Espagne.