Scalaria frondosa, J. el J. D. C. Sowerzy
Scalaria frondosa, J. and J. D. C. Sowerby, 1829. Win. conch., VL, p. 149, pl. DLXXVIL fig. 1.
— soluta, Tiberi, 1863. Zn Journ. Conch., XI, p. 159, pl. VI, fig. 3. — 1868. Loc. cit.
XVI, p. 85, pl. V, fig. 3.
Ogservarioxs. — Tiberi a donné en 1863 la description et la figuration du Scalaria soluta d'après des échantillons petits et jeunes comme il s'en trouve dans le golfe de Naples; en 1868 il a de nouveau fait figurer cette espèce d’après des échantillons bien adultes et plus normaux. Cette forme paraît être la même que celle que Sowerby a décrite dès 1829. C'est une coquille courte, ramassée, mesurant 20 millimètres de hauteur pour 13 de diamètre, chez laquelle les lamelles sont continues; mais à la suture, sur chaque tour, elles se déjettent légèrement sur le côté, de
facon à former un léger ph traduit par une encoche peu profonde; ces
GASTROPODA. all
lamelles sont très étroites, assez hautes, et leur bord supérieur présente souvent de légères ondulations; entre les lamelles il existe de petits cordons décurrents très fins, remontant sur la face réfléchie des lamelles.
La synonymie de cette espèce paraît fort complexe et bien difficile à établir. M. le marquis de Monterosato (!) prend pour type le Scalaria celesti d'Aradas, et lui donne comme synonymes les Se. frondosa auctor. (on Sowerby?), Se. pumilla Libassi, Se. T'iberii (1868), et admet deux variétés pour cette espèce, l’une var. 1, correspond au Sc. A/eriana Weinkauff et Sc. wncinaticosta Hidalgo (#07 d'Orbigny); l’autre, ou var. 2, correspond au Sc. solutu Tiberi (1863, non 1868, non Sc. solula Dunker). D'autre part Jeffreys (2) rapporte le Scalaria soluta de Tiberi au Sc. frondosa de Sowerby, et lui donne comme synonymes les Sc. celesti Aradas, Sc. pumilla Libassi, Sc. rugosa Costa, Se. muricata Risso, Sc. soluta Tiberi (1863), Sc. crispa Seacchi, Sc. eximia Peccioli, Se. Pecchioliana Issel, etc. Nos échantillons se rapportent au type de 1868 du Scalarin soluta.
EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — On connaît cette espèce dans l'Atlantique et la Méditerranée. Le marquis de Folin l’a signalée dans le golfe de Gascogne et le « Porcupine » sur les côtes du Portugal entre 132 et 2003 mètres. Elle descend au Sud jusqu'aux îles Madère. Dans la Méditerranée on l’a relevée sur les côtes d'Italie, de Sicile et d'Algérie, à des profondeurs variant entre 100 et 485 mètres.
EXTENSION GÉOLOGIQUE. — Cette forme existerait en Angleterre dans les dépôts du Red et du Coralline Crag ; on la retrouve dans le pliocène du
Plaisantin et dans les dépôts plus récents de Ficarazzi en Sicile.
Stations :
1. Travailleur, 1881. Dragage 1. — Profondeur 555 m. Au large de Marseille.
de — 1882. Dragage 25. — Profondeur 460 m. Au Sud-Ouest du Portugal. 3. — 1882. Dragage 34. — Profondeur 412 m. A l'Ouest du Maroc.
— 1882. Madère. [Zeste Jeffreys.]
(1) DE MoxrerosaTO, ASTS. Enumer. e sinonim., p. 30. (2) Jerrreys, 1884. In Proceed. Zocl. Soc. London, p. 136.
ES un