Philine striatula, JEFFREYS
PI. I, fig. 40-14.
Philine striatula, Jelfreys, 1880. /n Rep. British Assoc. adv. of Sc., p. 835 (Sine descript.).
GASTROPODA. LA
Descripriox. — Coquille de très petite taille, d’un galbe subpiriforme, comme troncatulé dans le haut, assez élargi latéralement, arrondi dans le bas, comprimé en avant et bien bombé sur le dos. Spire à nucléus visible mais très déprimé, presque plane, composée de deux tours, le dernier très grand, très peu haut, bien arrondi à sa naissance, s’épanouissant ensuite très rapidement, et constituant à lui seul presque toute la coquille. Sommet très obtus, à peine saillant. Ouverture presque régulièrement subrectangulaire, très grande, à bords subsymétriques, rétrécie tout à fait dans le haut, largement arrondie dans le bas. Péristome simple, tranchant ; bord supérieur ne dépassant pas dans le haut le niveau du dernier tour à sa naissance; bord externe faiblement arqué en avant, descendant suivant une direction presque perpendiculaire à la base, ensuite bien arrondi dans le bas; bord columellaire faiblement arqué. Test mince, assez solide, devenant d’un blane un peu opalin et opaque après la mort de l'animal, orné de stries décurrentes très fines, très atténuées, subégales, assez régulières, constituées par de petites vacuoles subarrondies et très rapprochées.
Opservarions. — Parmi les formes connues appartenant au genre Philine, nous ne voyons que le Philine catenata dont le galbe puisse ètre comparé à celui du PA. striatula. Mais cette dernière espèce s’en sépare : par sa taille encore plus petite; par son galbe plus plan en dessus, ensuite plus rapidement élargi; par son dernier tour bien plus petit et plus étroitement arrondi à sa naissance; par son ouverture plus étroite, plus régulièrement subrectangulaire, son bord externe ne dépassant pas dans le haut la naissance du dernier tour, s'inscrivant ensuite suivant une direction bien moins oblique; par son bord columellaire beaucoup moins arqué; enfin, par son test bien plus finement striolé, les stries étant constituées par de simples vacuoles punctiformes bien plus petites. Le type de cette espèce avait été dragué par le « Porcupine »; mais Jeffreys qui l'avait ainsi dénommée n’en avait pas donné la description. Nous n’en connaissons que deux échantillons dragués par le « Travailleur » et qui ont été déterminés par Jeffreys lui-mème.
(Tazisman. — Mollusques leslacés.) 6
Stalions
1. Zravailleur, 4880. Dragage 9, — Profondeur 1,190 m. Au Nord de l'Espagne. 2 — 1880. Dragage 14-15. — Profondeur 677-813 m. Golfe de Gascogne.
SCAPHANDRIDÆ
La famille des Scaphandridæ, représentée par le genre Scaphander institué en 1810, par Denys de Montfort (1), joue un rôle des plus impor- Lants dans la faune des grands fonds. Dans ce genre, le Scaphander punctostriatus peut, à bien juste litre, être considéré comme la forme plus particulièrement caractéristique de ces milieux. De tous nos Mollusques, c’est certainement celui dont l'area de dispersion est le plus considérable; c'est également celui que l’on a retrouvé le plus souvent dans les dragages. Deux autres des espèces que nous aurons à signaler étaient déjà connues dès ISS3, par les dragages de l'expédition française. Ils ont été
décrits postérieurement avec la faune du « Challenger ».
Species :
1. Scaphander lignarius, Lin. 3. Scaphander punclostriatus, Mig. 2. — mundus, Wats. 4. — gracilis, Wats.
Genre SCAPHANDER, de Montfort.