‹ Mollusques testacésChapitre 318 sur 407 · Turbonilla rufa, PurcirPr · texte numérisé non relu

Turbonilla rufa, PurcirPr

Melania rufa, Philippi, 1836. £num. Moll. Siciliæ, 1, p. 156, pl IX, fig. 7. Chemnitzia rufa, Philippi 1844. Loc. cit., p. 136. — fasciata, Requien, 1848. Cat. cog. Corse, p. 59. Odostomia rufa, Jeffreys, 1863-1869. Brit. conch., IV, p. 162; V, p.215, pl. LXXVI, fig. 1-2. Turbonilla rufa, Weinkauff, 1868. Conch. Millelmeeres, I, p. 211. Pyrgostelis rufa, de Monterosato, 1884. Nom. gen. spec. conch. Mediter., p. S9. Dunkeria rufa, Locard, 1886, Prodr. conch. frane., p. 219.

Opsenvarioxs. — Celte forme bien connue, et qui rentre dans notre second groupe des Z'urbonilla (1), présente quelques variations! — rinor, de petite taille, ne dépassant pas à millimètres de longueur, vit surtout dans l'Atlantique; — subangulata, de toutes tailles, avec le dernier tour subanguleux dans le bas; — aftenuata, avec les costulations longitudinales atténuées au dernier tour, et les cordons décurrents très peu accusés; — albida, d'un blanc un peu grisàtre, brillant.

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Celle forme est très répandue quoique jamais bien commune. Dans l'Atlantique elle commence à apparaître sur les côtes occidentales de l'Irlande par 316 à 380 mètres de profondeur; elle descend le long des côtes d'Angleterre et de France jusque dans le golfe de Gascogne, en se maintenant surtout dans la zone corallienne ; entre Falmouth et Gibraltar, le « Porcupine » l’a draguée à des profondeurs variant de 234 à 915 mètres; le marquis de Folin l'indique dans la fosse du cap Breton, dans le golfe de Gascogne, entre 40et57 mètres: elle descend ensuite aux îles Madère et Canaries, puis passe au Nouveau- Brunswick, au Massachusetts, au New-England et à la Nouvelle-Caroline, sans dépasser 500 à 600 mètres de profondeur. Dans la Méditerranée, nous la rencontrons depuis Gibraltar, sur les côtes d'Espagne, de France, d'Italie, de Corse, de Sardaigne, de Sicile, dans la zone corallienne: M. le prof. Marion l’a draguée au large de Marseille entre 40 et 60 mètres; on l’a retrouvée sur les côtes d'Algérie et dans l’Adriatique.

EXTENSION GÉOLOGIQUE. — On a indiqué cette espèce dans le Coralline

(1) Locarp, 1892. Coq. marines côtes de France, p. 141, coquilles costulées en long et striées en

travers, par opposition au premier groupe qui ne renferme que des coquilles costulées. (TALISMAN. — Mollusques lestacés.) 5

Crag d'Angleterre, dans les marnes de Biot près d'Antibes, et dans le quaternaire de la Norvège, de la Sicile, de l’isthme de Corinthe, etc.

Stations :

1. Travailleur, 1881. Dragage 1. -— Profondeur 2,018 m. A l'Ouest du cap Finistère. 2: — 1881. Dragage 42. — Profondeur 896 m. Au Nord de l'Espagne.

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