Ptychostomon Lukisi, JEFFREYS
Odostomia Lukisi, Jeffreys, 1859. 7n Ann. mag. nat. Hist., 3 sér., IT, p.112, pl. IL, fig. 19. Ptlychostomon Lukisi, Locard, 1886. Prodr. conch. franc., p. 229.
Ogsenvarioxs. — Coquille de taille plus petite, avec la spire un peu moins acuminée, les tours un peu plus convexes, le dernier tour moins développé, plus arrondi, l'ouverture moins ample, ete.
EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — L'extension de cette espèce est bien moins grande que celle des espèces précédentes ; nous ne la rencontrons que depuis les côtes de la Grande-Bretagne et de la France jusque dans le golfe de Gascogne. Elle n’est connue que dans la zone corallienne. Le marquis de Folin l’a draguée dans la fosse du cap Breton
dans le golfe de Gascogne entre 40 et 57 mètres de profondeur.
Stations :
1. Travailleur, 1880. Dragage 2. — Profondeur 1,019 m. Golfe de Gascogne. D - 1880. Dragage 9. — Profondeur 1,190 m. Au Nord de l'Espagne.
d. Ptychostomon rissoides, HaANLEY.
Odostomia scalaris, Macgillivray, 1843. Moll. Aberd., p. 15% (non Philippi).
— rissoides, Hanley, 1844. /n Proceed. Zool. Soc. London, XIE, p. 18. Odontostomia rissoides, pars, Weinkauff, 1868. Conch. Mittebn., M, p. 220.
Brachystomia rissoides, de Montlerosato, 1884. Nom. gen. spec. conch. Medit., p. 9%. Piychostomon rissoides, Locard, 1886. Prodr. conch. franc, p. 233.
Onsenvarioxs. — Nous avons pris cette espèce comme type de notre troisième groupe des //ychostomon (1) renfermant des formes au galbe court et ventru: la spire est toujours conoïde, mais l’ensemble est plus ramassé, le dernier tour plus gros et plus ventru-arrondi que chez les espèces précédentes ; il existe des var. minor, ventricosa, elonqgala, ete.
EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Nous voyons apparaitre celte forme sur les côtes de Norvège par des fonds 18 à 187 mètres: elle descend sur les côtes de la Grande-Bretagne, de la France, du
Portugal, jusqu'à Madère ; le « Lightning » l’a draguée au Nord des
(1) LocanD, 1892. Cog. marines côtes de France, p. 151.
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Hébrides et des Féroë par 346 mètres, et le « Porcupine » sur les côtes du Portugal entre 402 et 338 mètres. Le D' P. Fischer l'indique dans la fosse du cap Breton, dans le golfe de Gascogne, entre 49 et 113 mètres de profondeur ; elle a été relevée par le « Challenger » aux îles du Prince- Édouard entre 91 et 260 mètres. Cette même espèce passe dans la Manche au moins jusque vers l'embouchure de la Seine. Dans la Méditerranée, elle habite les côtes d'Espagne, de France, d'Italie, de Corse, de Sicile et d'Algérie, et remonte jusque dans l’Adriatique.
EXTENSION GÉOLOGIQUE. — Nous ne connaissons cette forme qu’en Italie dans le pliocène de la Calabre et de la Sicile.
Stations :
1. Talisman, 1883. Côtes occidentales d'Afrique. [7este Jeffreys.] 2, — 1883. Iles Désertes (Madère). Littoral.