‹ Mollusques testacésChapitre 34 sur 407 · Scaphander gracilis, Watson · texte numérisé non relu

Scaphander gracilis, Watson

PI. I, fig. 15-18.

Scaphander gracilis, Watson, 1886. Prélim. Report, in Journ. Lin. Soc. London, XVIL, p. 345. — 1886. Voy. « Challenger », XV, p. 645, pl. XLVI, fig. 4. Ogservarioxs. — Le « Talisman » a rapporté plusieurs échantillons d'un

Scaphander qui se rapporte incontestablement au Scaphander gracilis du

Rev. Boog Watson, mais dont le galbe diffère un peu de la forme figurée. Comme taille, nos échantillons passent de 13 à 24 millimètres de hauteur. Il y aurait donc de ce chef des var. minor et major par rapport au type figuré qui ne dépasse pas 15 millimètres. C’est un échantillon de la var. major que nous avons fait figurer. Notre var. minor est bien adulte et possède un épais callum sur le bord columellaire ; son galbe est très sensiblement le même que celui du type figuré par le Rev. Boog Watson. Mais chez la var. major la coquille devient plus piriforme, c'est-à-dire plus étroite dans le haut, pour une même largeur dans le bas. En outre, le bord externe du péristome est notablement plus oblique, tandis que le profil externe du dernier tour est comme anguleux au voisinage de l'ouverture. Le callum du bord collumellaire est très fortement accusé sur toute sa hauteur. Enfin, la coquille vue de face, présente dans sa région ombilicale une sorte de dépression très accusée.

Cette forme est bien distincte des deux précédentes. Il nous semble inutile de la rapprocher du Scaphander mundus dont la taille et le galbe sont absolument différents. On la confondrait plutôt, au premier abord, avec la var. elonqgata du Scaphander punctostriatus. Mais on la séparera : à son galbe plus étroitement profilé, plus étranglé dans le haut, plus élargi dans le bas, le tout à taille égale ; à son bord externe d’abord plus haut dans la partie supérieure de la coquille, s’infléchissant ensuite latéralement dans une direction plus oblique; à son ouverture plus haute, plus élargie et plus arrondie dans le bas ; à sa columelle moins arquée, plus épaisse, comme comprimée, portant une arête médiane qui s'étend depuis le haut Jusqu'au milieu de la coquille ; au profil de son dernier tour, d’abord plus étroitement arqué à sa naissance, devenant plus anguleux vers sa partie médiane au voisinage du callum ; à l’aplatissement de ce mème tour au voisinage de la région ombilicale, etc.

Le mode d’ornementation du Scaphander gracilis est assez analogue à celui du Sc. punctostriatus. Cependant il en diffère par ses lignes décurrentes plus rapprochées, moins régulièrement espacées ; parfois une ligne plus petite accompagne une ligne normale, ou bien une ligne normale est remplacée par une ligne plus petite. En outre, chez le Sca-

phander gracihs, les hgnes décurrentes sont constituées par des vacuoles

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plus fortes, plus allongées, plus profondes, plus espacées que celles du Scaphander purctostriatus.

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — On ne connait encore cette espèce qu'à l'Ouest des îles Açores, et à San Miguel, où elle a été draguée par le « Challenger, » | « Hirondelle » et la « Princesse Alice » entre 1372et 2178 mètres de profondeur.

Stalion :

1. Talisman, 1883. Dragage 131. — Profondeur 2,995 m. Iles Acores.

BULLIDÆ

Les naturalistes sont loin d’être d'accord sur les noms des genres qu'il convient de faire rentrer dans cette famille. Pour ne citer que deux de nos classificateurs modernes, MM. le marquis de Monterosato et Pilsbry, nous voyons que le premier, dans ses Bullidæ (1), comprend les genres Bulla, Utriculus, Cylichna, Cylichnina, Cryptaxis, Volvula, Scaphander, Roxania, Roxaniella, Weinkauffia, Haminea, Philine, Ossiania, Hermania et Johania. M. Pilsbry (2) n'admet dans les Zelidæ, que les anciens Bulla au test solide et épais, et fait rentrer dans la famille nouvelle des Akeridi, les petits Bulla au test mince, sous le nom de Haminea proposé déjà par Leach. Ces derniers caractères sont-ils suffisants pour ranger ainsi dans deux familles différentes des formes de mème galbe ? Nous ne le pensons pas. Nous maintiendrons donc dans une même famille tous les anciens Zulla, nous bornant à établir dans ce genre les coupes nécessaires pour en bien grouper les formes suivant leurs affinités réciproques. Dans cette même famille nous avons également admis le

genre Aceras.

Species :

1. Bulla Mabillei, Loc. 5. Bulla semilævis, Jeftr. 2, — occidentalis, Ad. 7. — pinguicula, Jeffr.

3. — millepunctata, Loc. 8. — (uernei, Dautz. 4. — insperata, P. Fisch. 1. Aceras Africana, P. Fisch. 9. — simplex, Loc. 2. — Fischeri, Loc.

(1) Marquis de Monrerosaro, 1884. Nomencl. gen. e spec. conch. Mediter., p. 141. (2) H. Picssry, 1893. Manual of Conchology, p. 326 et 350.

(TALISMAN, — Mollusques testacés.)

Genre BULLA, Linné.

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