‹ Mollusques testacésChapitre 360 sur 407 · Xenophora Mediterranea, TiBen · texte numérisé non relu

Xenophora Mediterranea, TiBen

Venophora crispa, pars auctorum, sed non Kôuig. — Mediterranea, Tiberi, 1863. /n Journ. Conch., XI, p. 157, pl. VE, fig. 1.

Opservarioxs. — Avec Jeffreys et bien d’autres auteurs, nous avions cru pouvoir, dans notre ?rodrome (1), réunir la forme vivante de la Méditerranée avec la forme fossile déjà connue, le Aexophora crispa de Kôünig (2). L'examen de nouveaux matériaux nous à conduit à admettre complètement la manière de voir du D'Tiberi, et à séparer ces deux espèces. Tiberi, en comparant ces deux formes, dit que l'espèce fossile est plus grande que la forme vivante. Dans les dragages du «Talisman » nous trouvons une #47. major, par rapport au type de Tiberi; elle mesure 40 millimètres de diamètre; mais l'espèce fossile est plus grande encore, puisqu'elle atteint 58 millimètres de diamètre. D'autre part, nous constaterons que l’espèce fossile est toujours plus surbaissée. Le mode d’ac-

(1) Locarp, 1886. Prodr. conch. francaise, p. 281.

(2) Trochus crispus, KôniG, 1831. In Brown, Italiens tertidrgebil., p. 62.— Prucrprr, 1836. Enum. Moll. Siciliæ, p. 183, pl. X, fig. 26.

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croissement n'est pas le même chez ces deux formes. Chez les coquilles fossiles, comme Philippi l’a du reste très bien représenté, le dessous est orné de véritables cordons concentriques, rapprochés, assez forts, recoupés par des stries d’accroissement rayonnantes qui lui donne un faciès subgranuleux : sw/cis parum profundis concentrites rugosa, dit Philipp. Sur un échantillon jeune de l’espèce vivante, qui ne mesure que 20 millimètres de diamètre, nous retrouvons exactement ce même mode d’ornementation : les cordons concentriques sont forts, arqués, bien accusés, surtout au voisinage de l’ombilice ; ils s'atténuent et tendent un peu à se confondre vers la périphérie. A mesure que la coquille va grandir, ces cordons vont devenir de plus en plus irréguliers, de plus en plus confus, en même temps de plus en plus granuleux ; mais alors ces granulations seront larges, souvent confuses et comme écrasées. Chez la coquille adulte, ayant acquis tout son développement, ces cordons seront interrompus, irréguliers, très souvent ondulés, de telle sorte que nous ne saurions mieux définir le dessous de la coquille qu'en disant qu'il est chagriné. Enfin, l’ombilie n’a pas la même allure chez ces deux types. Chez les fossiles il est plus grand, plus infundibuliforme ; mais lorsque les échantillons sont bien conservés, le développement du bord columellaire tend à masquer davantage cet ombilic que chez la forme vivante.

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Le type de Tiberi provenait des fonds coralligènes des côtes d'Algérie; depuis on l’a retrouvé dans les mêmes régions, entre Bône et La Calle; M. Dautzenberg le cite par 170 mètres de profondeur sur les côtes de Tunisie. On la également indiqué entre le Maroc et l'Espagne, par 1062 et 1335 mètres, en Corse, en Sardaigne, en Sicile, sur les côtes de la Toscane. Dans l’Atlantique, le marquis de Folin la déjà signalé dans les eaux du golfe de Gascogne, et la « Gazelle », l’a dragué aux îles du Cap-Vert.

EXTENSION GÉOLOGIQUE. — Cette espèce vivait à l’époque quaternaire en

Sicile; on l’a signalée au Monte Pellegrino et à Ficarazzi.

Stalions :

1. Z'alisman, 1883. Dragage 65. — Profondeur 250 m. A l'Ouest du Soudan, RE — 1883. Dragage 66. — Profondeur 175 m. A l'Ouest du Soudan.

3. — 1883. Dragage 92. — Profondeur 140 m. A l'Ouest du Sahara.

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