‹ Mollusques testacésChapitre 43 sur 407 · Aceras Fischeri, Locarp · texte numérisé non relu

Aceras Fischeri, Locarp

PI. IL, fig. 10-14.

Aceras Fischeri, Locard, 1896. Nova species.

Descripriox. — Coquille de petite taille, d’un galbe subovoïde allongé, bien atténué dans le haut, élargi dans le bas. Spire aplatie au sommet ou à peine un peu ombiliquée, mais ne dépassant pas le niveau supérieur

(1) Ce nom de genre tiré du grec &zepas, sans corne, doit donc nécessairement êlre écrit Aceras. Pourtant O. F. Müller, le créateur du genre, écrivait Akera, et le Dr Fischer Acera. M. Pilsbry est revenu au mot Akera. Comme il est Loujours permis de reclifier une erreur grammaticale, nous maintiendrons notre genre Aceras. Ce nom n’est du reste pas nouveau, puisque Robert Brown, le savant botaniste, a fait également un genre Aceras, démembré, en 1813, des Orchis et admis par la plupart des naturalistes. On écrit également Cerasus, pour le cerisier, et non Kerasu, ce qui serail une faute double, comme celle que font ceux qui écrivent Akera.

du dernier tour, composée de deux tours et demi, à profil étroitement arrondi, presque anguleux, à croissance régulière et progressive; dernier tour très grand, constituant à lui seul presque toute la coquille, disjoint à la partie supérieure, bien arrondi à sa naissance et dépassant un peu la demi-hauteur, à profil latéral du côté opposé au labre avec une courbure presque symétrique, le maximum de saillie étant légèrement infra-médian et s’atténuant notablement en haut et en bas, à profil externe plus largement arqué et non atténué à la base. Suture profonde et canaliculée., Sommet petit, obtus et un peu enfoncé. Ouverture exactement égale à la hauteur totale, très rétrécie dans le haut, bien élargie dans le bas, inscrite dans un plan non oblique. Péristome simple, tranchant, à bords non continus ; bord supérieur très étroitement arrondi ; bord externe, arqué en avant, presque droit, s'infléchissant obliquement jusqu'à la base; bord basal faiblement arrondi, un peu subanguleux à ses deux extrémités; bord columellaire arqué, non plissé, ni tordu, épais, et s’atténuant rapidement dans le bas, sans atteindre la partie inférieure du bord basal, prolongé dans le haut sous forme d’un callum très sensible. Test un peu mince, assez solide, d'un blanc roux extrêmement clair, devant blanc brillant à l’intérieur et sur la columelle, orné de stries décurrentes frès fines, un peu ondulées, très rapprochées dans le haut, beaucoup plus distinctes dansle bas et surtout dans le milieu, et de stries

d’accroissement longitudinales peu sensibles.

OgsenvaTions. — Le galbe général de cette coquille présente une réelle

analogie avec celui de lAceras Africana ; c'est un mode d’enroulement des tours similaire, une allure de la spire analogue, et un même décollement du dernier our à sa naissance; ces deux formes appartiennent donc bien au mème groupe, mais elles constituent deux espèces bien distinctes. Nous sommes heureux de donner à cette forme nouvelle le nom du regretté D° Paul Fischer, le savant malocologiste qui faisait partie des différentes expéditions du « Travailleur » et du « Talisman ». L'Aceras Fischerise distingue de lAceras Africana : à sa taille beaucoup

plus petite ; à son galbe plus ovoïde, c’est-à-dire plus renflé dans la partie

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médiane et plus atténué dans le haut; à son dernier tour à profil notablement plus convexe à l’origine, à profil du côté opposé au bord externe plus arqué ; à son ouverture encore plus rétrécie dans le haut et bien plus dilatée dans le bas; à son bord externe plus oblique, s’incurvant davantage dans le bas du bord columellaire; à son bord columellaire non plissé, plus brusquement atténué dans le bas ; à son test orné de striations décurrentes plus fines et de stries d’accroissement moins sensibles, ete. Notre coquille rappelle un peu le galbe du ?Awine lima de Brown (1), mais elle s’en sépare de suite : par sa taille plus forte; par son test plus épais, non décoré à l’intérieur; par l'allure de sa spire encore moins saillante ; enfin et surtout par le mode d'insertion du dernier tour à sa partie supérieure.

Station :

1. Zravailleur, 1880. Dragage 10. — Profondeur 1,960 m. Au large de Santander.

CYLICHNIDÆ

Nous avons groupé dans cette famille, des formes de petite taille, au test plus ou moins cylindrique, enroulées, munies d’une ouverture au moins aussi haute que la coquille, et dont la columelle porte, dans le bas, un pli saillant plus ou moins émoussé. Lorsque le sommet est interne et logé au fond d’une excavation plus ou moins profonde, ces formes sont rangées dans le genre Cylichna de Lovén; si, au contraire, le sommet est apparent et plus ou moins hétérostrophe, ce sont alors des Tornatina. Avec le D' P. Fischer (2), nous avons adopté cette dénomination générique, de préférence à celle plus connue peut-être, mais certainement plus ancienne d'Ufriculus (3). Toutefois, cet auteur a institué une famille des Z'ornatinidæ pour ce genre Tornatina. L’affinité 1) Philine Lima, Brown, 1878. Ja Sars, Moll. reg. arct. Norv., p. 300, pl. XVII, fig. 12, a-f.

2) P. Fiscuer, 1883. Man. conchyl., p. 555.

(3) On remarquera qu'il existe plusieurs genres Utriculus en conchyliologie, ce qui peut prêter à la confusion. On trouve, dès 1699, un Utriculus appliqué par Luid à un genre fossile. En 1817, Schumacher (Essai nouv. syst. habit. Vers test.,p. 203) le rapporte au genre Nubecula de Klein. Enfin

Brown, le dernier, en 4827 (Ilust. conch., p. 16) le propose pour les coquilles qui nous occupent. (TaLismAN. — Mollusques teslacés.) 9

des Zornatina et des Cylichna nous parait telle qu'il n'y a pas lieu de les

séparer.

Species :

4. Cylichna umbilicata, Mtg. 2, Tornatina nürabilis, Loc. 9. — cylindracea, Pen. d. — obesa, Jeffr.

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