CÉPHALOPODES. 163 PREMIER SOUS=-ORDRE
@CTO…PODA, Leach.
Octopoda , Férussac, d’Orbigny; Octocere, Blainville; Octopodia, Rafinesque, Octobrachidés, Blainville,
Corps généralement court, arrondi ou bursiforme, toujours uni à la tête par une large bride cervicale. Appareil de résistance , toujours charnu. Tête plus volumineuse que Île corps. Yeux enveloppés et unis aux téguments qui les entourent, fixes et sans rotation sur eux-mêmes. Membrane buccale nulle. Des ouvertures aquifères, céphaliques seulement. Point d'ouverture aquifères brachiales, ni buccales'. Des bras sessiles et seulement huit bras. Point de crêtes natatoires aux bras. Cupules charnues sessiles, non obliques, dépourvues de cercle corné. Tube locomoteur sans valvule interne. Point de coquille interne médiane, dans le corps. Coquille externe , lorsqu'elle existe, dépourvue de loges aériennes.
Rapports et différences. — Cette division se distingue des décapodes non-seulement par le nombre des bras, mais encore par presque tous les autres caractères zoologiques. Elle en diffère en effet : par le corps non allongé, oblong ou cylindrique; mais court, arrondi ou bursiforme, toujours uni à la tête par une bride cervicale; par l'appareil de résistance, toujours charnu et moins varié dans ses formes; par la masse céphalique généralement plus volumineuse que Le corps; par des yeux enveloppés et unis aux téguments qui les entourent; par le manque de membrane buccale; par les ouvertures aquifères, se réduisant ordinairement aux ouvertures céphaliques seulement; par le manque de bras tentaculaires, les bras étant alors toujours au nombre de huit au lieu de dix; par le manque total de crête natatoire aux bras; par des cupules charnues non obliques, toujours dépourvues du cercle corné; par le tube locomoteur sans valvule interne; par le manque de coquille interne médiane dans le corps.
1 Une seule espèce fait exception, l’Octopus indicus, mais ces ouvertures ne ressemblent en rien à celles des décapodes.
Are famille, OCTOPIDÆ, d’Orbigny.
Acochlides , Latreille.
Animal dépourvu d appareil de résistance facultatif, dont le corps est dès lors uni à la tête par des brides fixes. Point d’ouvertures aquifères eéphaliques; des bras toujours conico-subulés, munis de cupules sessiles, courtes. Point de coquille interne ni externe.
Cette famille se distingue des philonexidées par le manque d'appareil de résistance facultatif si compliqué, par le manque d'ouvertures aquifères céphaliques, par ses bras, dont les cupules ne sont point extensibles et allongées. Fy réunis les genres Octopus, Pinnoctopus Eledone et Cirrhoteuthis, qui vivent toujours sur les côtes dans les anfractuosités de rochers, et diffèrent encore des philonexidées pélagiennes propres seulement au milieu des océans.
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1° GENRE. QCTOPUS, Lamarck. PI. 4.
Io)lÿrovs, Aristote; Polypus, Plinius, Belon, Rondelet, Leach, etc.; Sepia, Linné, Gmelin; Octopus , Lamarck, 1799,
Animal on ne peut plus variable, pour la grosseur relative du corps et des bras; corps petit, comparativement au reste de l’animal ; tête dans la direction du corps. Corps musculeux , bursiforme, sans nageoires, élargi postérieurement, petit, lisse, granulé, verruqueux ou même cirrheux, cirrhes contractiles , disparaissant, en partie, dans le repos. Deux petites pièces cartilagineuses dans son épaisseur, de chaque côté du dos. Ouverture du corps étroite, occupant seulement la partie inférieure et s'étendant rarement aux côtés du cou; celui-ci uni à la tête par une bride médiane inférieure, et une bride cervicale large. Tête non oblique, aussi longue en dessus qu'en dessous, peu distincte, généralement plus étroite que le corps, et très-petite, le plus souvent couverte de verrues, de granulations ou de cirrhes contractiles saillants, surtout sur les yeux. Yeux petits, latéraux-supérieurs, saillants, toujours susceptibles d’étre entièrement couverts par la contraction de la peau qui les entoure, et, de plus, pourvus d’une ou deux paupières translucides, en recouvrement l’une sur l’autre. Bec très-comprimé, fortement recourbé à l'extrémité des mandibules; mandibule inférieure toujours pourvue d'un capuchon court, à ailes latérales longues et étroites; lobe postérieur étroit, allongé, invariablement caréné sur la ligne médiane, et fortement échancré inférieurement; mandibule supérieure comprimée, à lobe postérieur non échancré très-long. Oreille externe, consistant en une petite ouverture peu marquée, placée au-dessous de la bride cervicale, derrière la tête. Bras presque toujours tresinégaux, généralement longs, par rapport au corps. Cupules larges , sessiles, peu extensibles, rapprochées, sur deux lignes à chaque bras. Membranes de l’ombrelle variant quant au développement, mais formant toujours, dans leur ensemble, à
la base des bras, un vaste entonnoir à peu près régulier. Tube locomoteur, assez allongé, conique, grêle, sans brides n valvule.
Rapp. et diff, — Les poulpes ressemblent, par le corps et les bras, aux philonexes, par le corps aux argonautes ; mais ils en diffèrent : par le corps, beaucoup moins volumineux, comparativement au reste de l'animal, plus large postérieurement et presque toujours couvert de verrues ou de cirrhes; par le manque de l'appareil de résistance; par les yeux que protége la contraction de la peau qui les entoure et qui se referme entièrement sur eux ; par un bec toujours comprimé, fortement crochu à l'extrémité des mandibules; toujours pourvu d’une forte carène au lobe postérieur de la mandibule inférieure ; par le manque de réservoirs aquifères sur la tête; par des cupules toujours sessiles, larges, courtes ; on voit, qu'entre les poulpes et les philonexes, la modification de toutes les parties résulte, sans nul doute, de causes puissantes qui résident dans les caractères différentiels que je viens d'indiquer ; puisque tous les organes ont suivi une marche uniforme, constamment contraire. Les poulpes diffèrent des Eledone par leurs deux rangées de cupules à chaque bras au lieu d’une seule. Ils se distinguent des Pinnoctopus par le manque de nageoires au Corps.
Les poulpes sont des animaux côtiers qui vivent dans les régions peu profondes, à quelques mètres au-dessous du niveau des basses marées. Ils se cachent dans les trous de rochers, s’y cramponnent avec quelques-uns de leurs bras, tandis que les autres sont prêts à saisir les poissons qui passent à leur portée.
Ils vivent aussi de crustacés. Ce sont des animaux très-agiles ,
très-voraces, qui nagent à reculons, Ils changent de couleur suivant les impressions qu'ils éprouvent. Ils déposent au printemps, attachés aux algues marines, des œufs transparents déposés par grappes. Les bras des adultes repoussent lorsqu'ils ont été coupés par suite d'accidents.
Les poulpes proprement dits étaient connus des anciens
a te M pe et RÉ ne à ce à.