‹ Mollusques vivants et fossilesChapitre 20 sur 46 · G. ROSSIA · texte numérisé non relu

G. ROSSIA

IV° GENRE. ROSSIA, Owen. PI. 11,

Sepiola, Delle-Chiaje; Rossia, Owen.

Animal très-raccourci; corps entièrement séparé du cou, bursiforme, arrondi en arrière, tronqué en avant, pourvu d'un léger avancement supérieur et d'une échancrure en dessous. Appareil de résistance composé, sur la base du tube locomoteur, d’une fossette cartilagineuse, allongée, conique, étroite en haut, élargie vers le bas, pourvue, sur les côtés et en dessus, d'un large bourrelet; sur la paroi interne correspondant au corps, très-loin du bord, d'un petit tubercule oblong, surmonlé d'une partie très-concave en ogive. En dessus, à la région cervicale, d'une parteen fer àcheval, sullante, pourvued'un sillon médian et de deux saillies longitudinales qui reçoivent une crête longitudinale de l’intérieur du corps. Nageoires latérodorsales, distantes, occupant la moitié de la longueur du corps, de chaque côté : elles sont ovalo-oblongues, plus longues que larges. Tête très-grosse, déprimée, fortement rétrécie en arrière des yeux. Yeux gros, latéraux-supérieurs, entièrement recouverts, en dehors, d'une continuité de l’épiderme mince, transparente, ovale, qui ferme extérieurement la cavité orbitaire. Une seule paupière, formée par un très-fort repli de la peau de la partie inférieure de l'œil. Membrane buccale courte, divisée, sur ses bords, en six lobes simples. Oreille externe sans crête auriculaire, placée en arrière et un peu au-dessous de l'œil, formée d'un petit orifice sans bourrelets. Ouvertures lacrymales petites, situées en avant, un peu au-dessous de l'œil, bien en avant de la paupière. Bras sessiles gros, forts, conicosubulés, négaux, pourvus de cupules subsphériques, charnues, globuleuses, portées sur un pied très-court, sans pédoncule, sur deux rangées alternes partout; ou sur deux rangs alternes à la base, et sur quatre et plus à l'extrémité dont le cercle corné oblique, sans dents, convexe en dehors est rétréci en haut et en bas. Bras tentaculaires rétractiles en entier, dans une large ca-

vité sous-oculaire, longs, cylindriques, élargis en fer de lance ou en massue à leur extrémité; pourvus, à cette partie, d'une crête natatoire, mais manquant totalement de membrane protectrice des cupules. Cupules pourvues d’un petit pied, non portées sur un long pédoncule. Elles sont subsphériques, obliques, alternant sur au moins dix lignes, pourvues d’un cercle corné oblique, bombé en dehors, armé de dents à son bord supérieur. Membrane de l’ombrelle, indiquée entre tous les bras, très-large entre la troisième et la quatrième paire. Tube locomoteur sans bride supérieure à sa jonction à la tête.

Coqualle interne placée dans une gaîne inférieure du bord antérieur du corps, n'occupant que la moitié antérieure du corps; elle est cornée, très-faible, et de la forme d’une plume droite.

Rapp. et diff. — Très-rapproché des sépioles, par la forme de son corps, de ses nageoires latéro-dorsales, ce genre s'en distingue par le corps, entièrement séparé de la tête; par son appareil de résistance, plus compliqué, puisqu'il se compose de trois points de résistance, au lieu de deux ; par les nageoires, plus longues; par sa membrane buccale, divisée seulement en six lobes, au lieu de sept; par le manque de pédoncule allongé aux cupules des bras sessiles et tentaculaires ; par sa coquille interne , en plume, logée dans unegaïneinférieure , comme celui des calmars.

Histoire. M. Delle-Chiaje a le premier découvert ces animaux, qu'il a confondus avec les sépioles. En 1834, M. Owen les en sépara, avec raison, pour en former un nouveau genre.

Les Rossia sont des animaux côtiers qui ont en tout les habitudes des Sepra et des Seprola.

Espèces de l'océan Atlantique.

N° 1. ROSSIA PALPEBROSA, Owen.

Rossia palpebrosa, Owen, 1834, Voyage du capitaine Ross, Natural history, p. 93, pl. B, fig. 1, et pl. C.

Sepiola palpebrosa, Gervais et Van Beneden, 1838, note sur le genre Sepiola, p. 5 ( Bulletin de l’Acad. royale de Bruxelles, t. V,n° 7, d’après M. Owen).

Rossia palpebrosa, d'Orb., 1839, Céphal. acét., p. 247, n° 2; Rossie, pl. 1, fig. 6-10,

G. CRANCHIA. 257

R. corpore oblongo; pinnis anterioribus ; brachiis brevibus, anϾqualibus pro longitudine 3, k, 2, 1.

Dim. Longueur totale, 125 mill.

Animal raccourci. Tête presque aussi large que le corps, fortement renflée par les orbites. Yeux grands, pourvus de paupières. Bras sessiles gros, courts, très-inégaux, pourvus de cupules globuleuses, rangées sur deux séries alternes à la base des bras, et sur plusieurs séries vers leur extrémité. Leur cercle corné est placé au côté interne de la sphère. Bras tentaculaires aussi longs que le corps, ronds, un peu élargis à leur extrémité, pourvus d'un très-grand nombre de cupules, devenant de plus en plus petites en approchant de l'extrémité. Couleurs. Toute la surface dorsale est brunâtre et terne, la surface ventrale d'un jaune léger ou blanc.

Coquille interne occupant moins de la moitié supérieure de la longueur du corps, cornée, pourvue d’une saillie dorsale, longitudinale, et d’un sillon avec bourrelets en-dessous; elle a, de plus, de légères ailes sur les côtés, ce qui lui donne la forme d'une plume.

Rapp. et diff. — Cette espèce a les plus grands rapports, par la forme de ses nageoires, par ses cupules, par sa coquille interne, avec la R. macrosoma; mais elle s’en distingue par son corps, plus long, par ses nageoires, plus antérieures, et par la longueur respective de ses bras sessiles.

Ilab. L'océan Atlantique, dans la baie d'Elwin, détroit du Prince-Régent , au pôle arctique.

Espèces de la Méditerranée.

N° 2. ROSSIA MACROSOMA, d'Orbigny. PI. 44.

Sepiola macrosoma, Delle-Chiaje, mss.

Idem, Gerv. et Van-Ben., 1838, Bull. de l’Acad. de Brux. t. VI, n° 1. Rossia macrosoma, d'Orb. et Fer., 1839, Céphal. acét., p. 245 ; Sepiola, pl. 4, fig. 13-24.

R. corpore brevi-rotundato ; pinnis brevibus semicircularibus ; brachiis subulatis , elongalis, inæqualibus, pro longitudine 3, k, 4, 2.

MOLLUSQUES T, Te 47

Dim. Longueur totale jusqu'à l'extrémité des bras tentaculaires, 420 mull.

Animal court. Corps lisse, aussi large que long, élargi en avant. Nagcoires minces lisses, très-distinctes, plus larges en avant qu'en arrière, séparées du corps, en avant, par une large échancrure, tandis qu'en arrière elles s y réunissent obliquement. Tête courte. Bras sessiles assez longs, un peu comprimés, pourvus de cupules demi-sphériques , alternant sur deux lignes distinctes sur la base de chaque bras; mais, vers la moitié dela longueur de chacune, doublant tout à coup de nombre, alors sur quatre lignes, et se continuant ainsi jusqu à l'extrémité ; leur cercle corné assez grand, àses bords lisses et entiers. Bras tentaculaires grêles, marqués, en dessus, de stries transversales d’un côté, et d’une légère membrane de l’autre. Cupules assez grandes à la base de la partie palmée, allant en diminuant de grandeur et en augmentant de nombre à mesure qu'elles avancent vers l'entrémité, de manière que si l’on en compte huit de largeur à la base, il y en a au moins vingt à l'extrémité. Couleurs. Toutes les parties supérieures couvertes d'un trèsgrand nombre de petites taches violettes, très-rapprochées, formant presque une teinte uniforme.

Coquille interne occupant les deux tiers de la longueur du corps, large, et un peu obtuse en avant, en glaive à son extrémité. Elle est composée de deux côtes! longitudinales latérales, assez élevées, ayant, vers la moitié de sa longueur, de légères expansions latérales.

Rapp. et diff. — Cette espèce, tout en ayant les plus grands rapports avec la À. palpebrosa, s'en distingue par son corps

plus court, plus large, par ses nageoires situées au milieu de

la longueur du corps, ainsi que par la longueur relative de ses bras.

Hab. La Méditerranée, près de Naples.

Explhe. des fig. PI. 44, fig. 4, animal de grandeur naturelle vu en-dessus; fig. 2, bras tentaculaire grossi, vu du côté des cupules ; fig. 3, le même, vu du côté opposé ; fig. 4, bras

G. ROSSIA. 259 sessile gross; fig. 5, cupule des bras sessiles grossie ; fig. 6, la même, vue de face; fig. 7, cercle corné de la même, vu de face ; fig. 8, le même, vu de profil; fig. 9, cercle corné grossi, des cupules des bras tentaculaires; fig. 10, le même, vu de face ; fig. 11, appareil de résistance, a bouton de la paroi interne du corps, b fossette de la base du tube locomoteur; fig. 12, coquille interne grossie.

Espèces du Grand @céan.

N° 3. ROSSIA SUBALATA, d'Orbigny.

Sepiola subalata, Eyd. mss., Gervais et Van Beneden , 1838, Note sur le genre

Sépiole (Bullet, de l’Acad. royale de Bruxelles, t. V, n° 7), Rossia subalata, d'Orb., 1839, et Fér. Céph. acét., p. 249, n° 8.

Dim. Longueur du corps et de la tête, sans bras, 80 mill.

Cette espèce se distingue surtout des autres par ses nageoires, sub-arrondies, un peu allongées, et dont le plus grand diamètre est à leur point de jonction avec le corps; aussi ne sont-elles pas étranglées en cet endroit, et rappellent-elles, jusqu'à un certain point, ce qui à lieu chez les sépioteuthes , auxquelles le S. subalata semble faire le passage. Le corps, la tête et les bras sont d'un rose pâle, marqué de points rouge vineux plus ou moins serrés. Le corps est suballongé; l'extrémité postérieure est obtuse, et les bras sont dans les proportions suivantes, en commençant par les plus longs, 4, 3, 2, 1. Leurs cupules sont alternes, sur deux rangs, et supportées par un court pédicule. Les bras tentaculares, longs et grèles, sont un peu élargis à leur extrémité, où 1ls portent quelques cupules. Coquille interne cartilagineuse, comme dans les sépioles.

Hab. Le grend Océan, à Manille.

Espèces qui me sont inconnues.

N° 4. ROSSIA OWENII, Ball.

Thomson, Report of the Brit, Ass., 1843, p. 248.

Îlab. L'Océan Atlantique, sur les côtes d'Islande. N° 5. ROSSIA JACOB:, Ball.

Thomson, Report of the Brit. Ass. p. 248.

Hab. L'océan Atlantique, sur Les côtes d'Islande.

Hésuiné sur les Rossia.

Des trois espèces décrites, l'une, le R. palpebrosa, est des régions arctiques de l'océan Atlantique, le R. macrosoma est propre à la Méditerranée, et la patrie de la trorsième ne m'est pas connue. Les Rossia paraissent dès lors cantonnées chacune dans leur mer, et dans leurs parages particuliers, sur les régions froides et tempérées.

Table alphabétique des espèces du genre Rossta. Pages Jacobi, Ball., 1843, Oc.Atl-dslandes :5041 00e 9 Macrosoma , d'Orb., 1839. Méditerranée. ,.......... 257 Owen, Ball., 4843, Oc. Atl. Islande. . ... 194 D. RSS Palpebrosa, Owen, 1834. Oc. Atlant., rég. arctiques.. 256 Subalata ;:d'Orb:; 488904 à à 48 HORAIRES

v° GENRE. SEPIA, Linné. PI. 49, 43

Ynria, Aristote, Athénée, etc.; Sepia, Pline, Belon, Rondelet, Gesner, Salvianus ; genre Sepia, Linné, Gmeiin, Lamarck, Cuvier; Belosepia, Voltz.

Animal raccourci, massif. Corps très-volumineux par rapport au reste, ovale ou oblong; très-charnu, déprimé, arrondi en arrière, tronqué obliquement en avant, pourvu antéricurement, en dessus, d'une forte saillie formée par l'avancement supérieur de la coquille, plus ou moins échancré au milieu, en dessous. Appareil de résistance, formé : sur les côtés, à la base du tube locomoteur, par une fossette cartilagineuse, oblongue , un peu arquée et oblique; arrondie à ses deux extrémités, et bordée, tout autour, par une large partie mince, plus étroite du côté interne; sur la paroi interne correspondante du corps, d'un mamelon oblong, cblique, entouré de dépressions; à la partie cervicale, d’une très-large surface arrondie en avant, bordée, tout autour, de bourrelets, profondément sillonnée sur sa ligne médiane longitudinale; sur la paroi interne supérieure du corps, sous l'osselet, d’une surface correspondante marquée, au milieu, d'une côte élevée. Nageoires étroites bordant le corps latéralement sur toute sa loneueur, en laissant entre elles, en arrière, une forte échancrure. Tête très-grosse, plus large que longue, fortement rétrécie en arrière des yeux, sans crête ni plis cervicaux. Yeux latéraux-supérieurs, saillants, entièrement recouverts, à l'extérieur, par une continuité de l’épiderme de la tête, qui devient plus mince et transparente, sur une surface ovale longitudinale, égale au diamètre de l'iris. Une seule paupière inférieure formée par un repli de la peau. Une ouverture lacrymale dans le repli de la paupière, en avant. Membrane buccale, lisse ou papilleuse, divisée, sur les bords, en sept lobes simples, dont les deux inférieurs souvent peu marqués. Bec. Mandibule supérieure à partie rostrale forte, peu aiguë,

prolongée en arrière par un capuchon arrondi et saillant ; expansion postérieure, longue, à dos arrondi, très-prolongée en arrière. Mandibule inférieure à partie rostrale courte, robuste, non prolongée en arrière, formant, ‘en avant, deux larges ailes minces; expansion postérieure comprimée en carène arrondie, sur le dos, fortement échancrée en arrière. Langue armée de sept lignes de dents cornées, aiguës et crochues. Oreille externe, formée d'un très-petit orifice placé en arrière , à la partie inférieure du globe de l'œil, très-rarement d'une crête auriculaire. Ouvertures buccales aquifères au nombre de six : toutes entre la membrane buccale et la base des bras, donnant dans autant de cavités simples.

Bras sessiles peu longs, très-robustes, les supérieurs souvent comprimés ; les trois autres paires, surtout les inférieures toujours déprimées; en grosseur, ils vont en croissant des supérieurs aux inférieurs. Ils sont inégaux en longueur, la quatrième la plus longue, puis la troisième ; leur crête natatoire toujours marquée au côté interne de la quatrième paire. Membrane protectrice des cupules généralement trèscourte. Cupules plus ou moins sphériques, très-charnues, obliques, portées sur un pédoncule assez long, qui part d'une saillie conique du bras, et alternes sur quatre lignes, le plus souvent égales en grosseur; toutes munies d'un cercle corné oblique, à ouverture peu excentrique, très-convexe en dehors, pourvu, des deux côtés, d’un rétrécissement à bordure lisse en dessous ; lisse ou denticulée en dessus. Bras tentaculaires rétractiles en entier, longs, grèles ; leur bride placée tout à fait à l'intérieur de la cavité; leur extrémité terminée par une massue large, portant, sur un des côtés, une crête natatoire souvent très-large à son extrémité et une membrane protectrice des cupules. Celle-ci laisse entre elle et le corps du bras plusieurs petites cavités qui pénètrent entre les cupules. Cupules couvrant, en dessus, toute la surface du côté opposé aux membranes. Elles sont obliques, très-inégales en grosseur, et alors, sur cinq ou six lignes alternes, dont les plus grosses

G. SEPIA. 263

sont médianes, et en nombre déterminé, ou d’égale grosseur, très-petites, et placées sur au moins dix lignes alternes. Leur cercle corné comme celui des bras sessiles, toujours moins cblique, est denté où non à son bord supérieur. Membrane de l'ombrelle, nulle entre la quatrième paire de bras, toujours

marquée entre les autres. Tube locomoteur, gros, court,

entièrement dépourvu de bride à sa jonction à la tête; muni, en dedans, d'une très-grande valvule.

Coquille interne aussi longue que le corps, testacée, solide, déprimée, ovale ou oblongue, arrondie ou amincie En avant, élargie en arrière, quelquelois pourvue, à cette partie , d’une pointe ou rostre légèrement saillant. Dessus un peu convexe, toujours rugueux. Dessous renflé en avant, concave en arrière, composé : tout autour, d'une bordure cornée ou testacée, toujours plus large sur les côtés postérieurs et y formant quelquefois des espèces d'ailes; au milieu, d'un empilement de loges, subtestacées, spongieuses, très-obliques, dont chacune ne couvre pas entièrement celle qui précède, de sorte que, dans leur ensemble, elles montrent, en avant, le dessus de la dernière, et en arrière, les lignes des autres loges successives. Quelquefois un diaphragme postérieur laisse, entre lui et les premières loges, une forte cavité conique. Cette coquille, dépourvue de siphon, est enchâssée sous la peau des parties dorsales de l’animal. |

Rapp. et diff.—Le genre Sepia se distingue, de suite, par la présence d'une coquille interne ferme, testacée au lieu d’être cartilagineuse, flexible. Avec ce caractère, il diffère encore des sépioteuthes: par sa forme générale , plus courte, plus ramassée; par son appareil de résistance tout à fait différent; par le manque de crête auriculaire; par la présence d'une paupière à l'œil; par le manque de cupules à la membrane buccale; par quatre rangées de cupules, au lieu de deux, à ces mêmes bras; par plus de quatre rangées de cupules aux bras tentaculaires ; par le manque de bride supérieure au tube locomoteur. Plus voisines des sépioles et des rossies, elle diffère, des premières

par le corps non uni à la tête, et des secondes par l'appareil de résistance, par les nageoires, par les ouvertures lacrymales, placées dans le pli de la paupière; par la longueur respective des bras, par la présence de la membrane protectrice des cupules; enfin, par la coquille testacée qui occupe toute la longueur du corps.

Hab., mœurs. De tous les céphalopes décapodes, les seiches sont les plus côtières; elles viennent annuellement sur les côtes par grandes troupes, et disparaissent à la saison froide. Elles nagent à reculons, au moyen du refoulement de l’eau par le tube locomoteur. Elles possèdent plus que les autres espèces de céphalopodes de ce noir nommé Sepia. Les seiches déposent leurs œufs sur les varechs, et se nourrissent de mollusques et de poissons. On les mange presque partout.

Connues de Grecs sous le nom de Sepia, les seiches sont aussi mentionnées par Pline. Au moyen age, Belon, Gesner, etc., reproduisirenttoutes les descriptions d’Aristote. Linné réunit tous les céphalopodes sans coquille sous le nom générique de Sepia, que Lamarck divise, en 1799, en conservant plus particulièrement cette dernière dénomination aux espèces pourvues d’un osselet interne testacé, tandis qu'il forme du Sepia octopodia, le genre Octopus, et du Sepia loligo, le genre Loligo. En 1827', M. de Blainville ne connaissait que quatre especes. Aujourd'hui, 1845, j en décris 31.

Pour faciliter les recherches parmi les seiches, je crois devoir les diviser en groupes, d’après la disposition des cupules. + Première section. — Bras sessiles pourvus de cupules égales

en grosseur et sur quatre lignes régulières alternes.

À. Bras tentaculaires munis de cupules inégales en grosseur, sur cinq à six lignes.

S. Bertheloti, d'Orb. S.Rouxi, d'Orb.

Hierredda , Rang. Savignyi, Blainv.

1 Dictionnaire des Sciences naturelles, t. XLVIII, p. 257.

S. Latimanus, Quoy et Gaim. S.tuberculata, Lamarck. Officinalis, Linn. Vermiculata, Quoy et Gaim.

B. Bras tentaculaires munis de cupules égales, sur deux lignes.

S. aculeata, Hasselt. S.ornata, Rang.

Blainvillei, d'Orb. rostrata , d'Orb.

Inermis, Hasselt.

tr Deuxième section. — Bras sessiles pourvus de cupules inégales en grosseur, non sur quatre lignes régulières.

S. Capensis, d'Orb. Orbignyana, Féruss.

elegans, d'Orb.

ESPÈCES FOSSILES

Espèces de l'étage oxfordien supérieur.

N° 4. SEPIA HASTIFGRMIS, Ruppell.

Knorr Sammi., I,t. XXII, fig. 2?

Sepia hastifornis, Ruppell, 1829, Abbildung und Beschr., p. 9. Idem , Keferstein, 1834, Die nat., t. Il, p. 551, n° 4. Idem, Leonh. et Brown, 1830 , Taschenb, p. 404. Idem, Munster , 1836, Taschenb, p. 250, 324.

Idem, d’'Orbigny et Fér. , 1839, Céphal. acét., Seiches, pl. 16, fig. 1, 2. Idem , d’Orb.,1845, Paléont. univ., pl. 5, fig. 4-6 ; Pal. étrang., pl. 5, fig. 4-6. S. test elongatà , depressä, hastæfornu, lineis tuberculatis ornaté (tuberculis magnis), anticè attenuatd, posticè dilatatà , lateribus alatä, obtusà.

Dim. Longueur de la coquille, 235 mill. Par rapport à la

re 56 à, a £ ne à 417 longueur : largeur, 5%; longueur des ailes latérales, 2.

Coquille oblongue, acuminée en avant, de là augmentant de diamètre jusqu’à un peu plus de la moitié, où commence, de chaque côté, un élargissement aliforme, qui va en diminuant de largeur, jusqu'à l'extrémité très-obtuse, représentant ur fer de flèche fortement émoussé. La partie supérieure est couverte, sur une bande médiane conique, qui part de l'extrémité inférieure, de lignes d'accroissement arquées, dont la convexité est antérieure, formées par de petits tubercules arrondis. Les ailes et les côtés paraissent presque lisses.

266 CÉPHALOPODEFS.

Rapp. et diff. — Quant à la forme ct à la disposition générale, je trouve une identité complète entre la S. hastiformis et la S. antiqua Munster; je n'aurais même pas balancé à les réunir, si M. le comte Munster n avait trouvé le caractère distinctif qui paraît constant, d'avoir les granulations verruqueuses du milieu de la coquille quatre fois aussi grosses que celles qu'on remarque sur des échantillons beaucoup plus grands de la S$. antique. |

Loe. Dans les calcaires Hthographiques de l'étage oxfordien supérieur de Solenhofen, Bavière. (M. le comte Munster.)

N° 9. SEPIA ANTIQUA, Munster.

Sepia antiqua, Munster, 1837, Taschenb., p. 252. li‘em, d'Orb. et Fér., 1839, Céphal. acét., Seiches, pl. 14, f. 1, 2. lüem, d'Orb., 1845, Paléont. univ., pl. 6, fig. 1-3; Paléont. étrang., pl. 6, fig. 1-3.

S. testà depressd, lineis tuberculatis transversim ornatà (tubereulisminimis) ; anticè attenuatd, posticè dilatatä, alatd, acuminald.

Din. honguenr de la coquille, 370 mill. Par rapport à la longueur : longueur des ailes, -?

Li ü 5 ; 00°

Coquille allongée, acuminée et obtuse en avant, très-élargie à la naissance des expansions latérales, et de là diminuant en cône émoussé à son extrémité. La partie supérieure médiane est couverte de lignes arquées, dont la convexité est antérieure, formées de très-petites granulations peu visibles à l'œil nu. Les ailes paraissent avoir été lisses et testacées, ainsi que les deux côtés. La partie granuleuse est circonserite, latéralement, par une légère dépression et représente un cône. L'apparence de celts coquille est vernissée ou vitreuse, comme de la colle de Flandre; très-mince sur les côtés, très-épaisse au milieu.

Rapp. et diff. — Comparée aux seiches vivantes, cette espèce n'offre réellement aucune analogie de forme, toutes celles-ci manquant de l'expansion aliforme de sa base. C est un type bien distinct. Elle se distingue du $. hastiformis par

G. SEPIA. 267

une granulation infiniment plus fine aux stries arquées supéricures.

Loc. Dans les calcaires hthographiques de l'étage oxfordien supérieur à Solenhofen, Bavière. (M. le comte Munster.) N° 3. SEPIA CAUDATA, Munster.

| Sepia caudata , Munster, 1837, Taschenb , p. 252, Idem, d'Orb., 1839, Céphal. acét., Seiches, pl. 15, fig. 4, 2. Idem, d’'Orb., 1845, Paléont. univ., pl. 5, fig. 1-3; Pal, étrang., pl. 5, fig. 4, 3.

S. testd elongatä, lineis tuberculatis transversim ornatà (tuberculis magnis) ; anticè attenuatà productà, posticè dilalatd , alatd.

Dim. Longueur de la coquille, 460 mill. Par rapport à la longueur, £ ; longueur des ailes postérieures , 2.

Coquille tiès-allongée, acuminée et très-étroite en avant, augmentant de largeur jusqu'à la naissance des ailes. Celles-ci, larges , se rétrécissent rapidement et paraissent ensuite se terminer en arrière en une partie aiguë, en queue obtuse. La partie antérieure , en dessus, est lisse ; des granulations éparse commencent bientôt et paraissent former au milieu des lignes irrégulières arquées, dont la convexité est antérieure. Les côtés sont lisses et marqués de quelques lignes longitudinales irrégulières,

Rapp. et diff. — Cette espèce offre lesmêmes caractères que les S. hastatactantiqua ; de même, elle est pourvue d'ailes postérieures. M. de Munster la considère comme une espèce distincte, en raison du plus d'amincissement de sa partie antérieure, de l'espèce de queue que montre sa partie inférieure; mais le premier caractère tient évidemment à l'âge, et j'ai remarqué que sur toutes les coquilles des espèces vivantes, la partie antérieure devient d'autant plus allongée, par rapport au reste, que l'animal est plus vieux; quant au second caractère, on pourrait craindre que cette queue ne fût formée que par suite d'une mutilation des parties latérales. Je pense donc, en dernière analyse, que la $. caudata n'est qu'un individu adulte de la S. hastiformis.

Loc. Dans les calcaires lithographiques de l'étage oxfordien supérieur de Solenhofen , Bavière. (Comte Munster.)

N, 4. SEPIA LINGUATA, Muns'er.

Sepia l'nguata, Munster, 1837, Taschenb. , p. 252.

S. obscura, Munster, 1837, Taschenb., p. 252.

S, regularis, Munster, 1837, Taschenb., p. 252,

S, gracilis, Munster, 1837, Taschenb., p. 252.

S. linguata, d'Orb., 1839, Céph. ac., pl. 14, fig. 3; pl. 15, fig. 4, 5; pl. 16, fig. 5. Idem, d'Orb., Paléont. univ., pl. 6, fig. 4-6; Paléont. étrang., pl. 6, fig. 4-6.

S. testä ovato-oblongä, linei sarcuatis, tuberculatis ornatà, anticè poslicèque acuminalis.

Din. me de la coquille, 136 mill. Par rapport à la largeur, #5.

Coquille allongée, arrondie en avant, allant, de là, en augmentant de largeur, jusqu'aux deux tiers de la longueur, puis diminuant ensuite graduellement jusqu à l'extrémité, terminée en pointe plus où moins émoussée; sans ailes latérales. La parue supérieure est lisse sur les côtés ; mais la ligne médiane, sur une surface conique marqué d'une dépression, est ornée de lignes arquées, dont la convexité est supérieure, composée de eranulations irrégulières.

Rapp. et diff. — La description qui précède s'accorde parfaitement avec les quatre espèces du comte Munster, que je réunis sous le nom de $. linguata, et je crois, de plus, que ces individus ne sont que des exemplaires de la $. hashformis, dont les ailes ont été usées avant la fossilisation. J'ai souvent rencontré, sur les côtes, des coquilles de seiches dont les Flames latérales avaient été ainsi enlevées par le frottement; et alors elles ressemblaient en tout à la $. linguata.

Loc. À Eichstadt et à Solenhofen (Bavière), dans le calcaire lithographique de l'étage oxfordien supérieur.

N° 5. SEPIA VENUSTA, Munster.

Sepio'ithes venustus, Munster, mss.

Sepia venusta, Munster, 1837, Taschenb., p. 252.

Idem, d'Orb. et Fér, 1839, Céphal. acét., pl. 15, fig. 6.

Idem, dOrb., 1845, Paléont, univ., pl. 5, fig, 7 ; idem, Pal. étrang., pl. 5, fig. 7.

G. SEPIA. 269

S. testä ovalo-compress@ transversim striatd, anticè subançgulatà, posticè trilobatä , subalatd.

Dim. Longueur totale, 24 mill. par rapport à la longueur: à largeur, +.

Coquille ovale, lisse, acuminée en avant, arrondie et (rèsobtuse en arrière. On aperçoit deux expansions aliformes, une de chaque côté, qui commencent en avant, vont sur une lareur à peu près égale, Jusqu'en arrière, où elles forment comme deux lobes. Le milieu montre des indices de loges arquées, dont la convexité est en avant. ,

Rapp. et diff. — M. le comte Munster a cru d’abord trouver assez de caractères différentiels dans ce fossile, pour le désioner sous le nom de Sepiolites venustus, mais, plus tard, d'après moi, il le rapporta au genre Sepia. C'est jusqu'à présent une espèce anomale de forme.

Loc. Dans les calcaires lithographiques de l'étage Oxfordien supérieur à Solenhofen (Bavière), par M. le comte Munster.

Espèces du terrain fcrtiaire parisien,

N° 6. SEPIA SEPIOIDEA, (l'Orbigny.

Guetard , Mém., pl. 2, fig. 30.

Os de Seiche, Guvier, 1824, Ann. des Sc. nat., t. If, pl 22, fig. 1,2, p. 482.

Beloptera sepioidea , Blainv., 1825, Malac. add. et correct., p. 621, t. VII.

Sepia Cuvieri, d'Orb., 1825, Tableau méthed. de la classe des Céph., p. 67.

Beloptera sepicidea, Blainv., 1827, Méim. sur les Bélemnites, p. 110, pl. 1 fig. 2. s

Beiosepia Cuvter?, Voltz, 1830, Jahrb., p. 410.

Idem , d'Orb., 1842, An. des Sc. nat., t. XVIT, pl. 11, f: 11-13.

Sepia Cuvieri, Galeotti, 1837, Mém. sur la const. géog. du Brab., p. 140, n° 1.

Idem, Deshayes, 1837, Foss. des env. de Paris, p. 758, pl. 101, fig. 7, 8, 9.

S. longispina, Deshayes, 1837, loc. cit., p. 757, pl. 101, fig. 4,5, 6.

S. longirostris, Deshayes, 1837. loc. cit., p. 758, pl. 101, fig. 10, 114, 12.

5, Biainvilii, Deshayes, 1837, loc. cit., p. 758, pl. 101, fig. 13, 14, 15.

S, sepioidea, &Orb. et Fér., 1839, Céphal. acét.; Seiches, pl. 3, fig. 5, pl. 14, fig. 4-12; pl. 16, fig. 7-9.

Idem, d’Orb., 1845, Paléont. univ., pl. 7, fig. 4-8.

Idem ; d’'Orb., 1845, Paléont. franc., Terr. tert., pl. 1, fig. 4-8.

S. testà crassd , posticè angustalä; rostro elongato crasso, acuto , lamind inferiore crassä, reflexä, profundè ra-

diatà, in margine denticulat&; callo superiore profundè rugoso.

Dim. Longueur de la partie rostrale connue, #5 mill.

Coquille. On ne connaît que l'extrémité postérieure de cette coquille, qui paraît avoir été allongée; elle montre en dessus une partie élevée, un peu anguleuse en arrière, s’élargissant en avant, couverte de très-fortes rugosités; à l’extrémité, est un rostre assez allongé, gros, comprimé, aigu, droit ou plus où moins oblique en haut, comprimé et presque tranchant, en dessus, séparé de la partie élevée par une dépression très-marquée. En dessous, sur Les bords sont des lames épaisses , plus larges en arrière que sur les côtés, arrondies en arrière, qui se replient sans s'appuyer sur le rostre. Ces lames ont des côtes rayonnantes, et sont régulièrement denticulées sur leurs bords. Il paraît y avoir eu un léger diaphragme entre le bord intéricur des lames et la cavité loculaire ; celleci, assez profonde, est marquée en dessous de lignes d’accroissement quon pourrait prendre pour les lignes des locules, tandis que celles-ci n'occupent réellement que la moitié de la cavité. On ne trouve pas de locules en place; elles ont été détruites par la fossilisation.

Rapp. et diff. — Cette espèce diffère essentiellement de toutes les espèces vivantes par ses lames inférieures s'avançant en arrière sur le rostre et le recouvrant sans s’y appliquer. Elle diffère encore par la saillie très-prononcée de sa partie postérieure , ainsi que par la forme de son rostre.

Loc. Elle est propre aux calcaires grossiers inférieur et supérieur du terrain tertiaire du bassin de Paris. Dans le calcaire grossier inférieur, à Chaumont (en bas), au Vivray (M. Graves), à Saint-Germain. Dans le calcaire grossier supérieur, à Chaumont (en haut), à Grignon, à Courtagnon, à armes, à Muchi-le-Châtel, ete. Dans les couches sablonneuses supérieures, à Valmondois, à Tancrou, à Aumont, à Acy, etc.

Iist. Je réunis dans une seule espèce les $. Cuvieri, longispina, longirostris et Blainvillei de M. Deshayes, qui, tout

G, SEPIA, 271

en étant identiques dans leurs formes, ont le rostre variable. Comme j'ai reconnu que cette dernière partie varie considéra blement de forme, suivant l'âge des individus; je ne balance pas à croire que ce ne sont que des modifications de ce genre et des altératiors déterminées par la fossilisation.

N° 7. SEPIA C©MPRESSA, d'Orbigny.

Beloptera compressa, Blainv., 1837, Mém. sur les Bélemn., p. 110, pl. 4,

fig. 10.

Sepia Defrancii, Deshayes, 1837, Foss. des env. de Paris, p. 759, pl. 101;

Frs stop} d'Orb. et Fér., 1839, Céphal. acét, Seiches, pl. 16, fig. 4-6. Idem, d'Orb., 1845, Paléont. univ., pl. 7, fig. 1-3. Idem, d'Orb., 1845, Paléont. franc., Terr. tert., pl. 1, fig. 1-3.

S. exhremitate posticali lateraliter compressissimd ; rostro crasso, recurvo, aculo-terminato; laminn inferiore brevi, callo inferiore , angusto proeminente; cavilale anguslà , profundd, arcuatim strrat.

Dim. Longueur, 46 mill.

On ne connaît, de cette espèce, que des portions de rostres très-usés, allongés, très-comprimés latéralement ; le rostre terminal fortement arqué, gros et pointu. La lame inférieure est ovale-oblongue , légèrement saillante à son extrémité postérieure, de manière à couvrir, de ce côté, la base du rostre. Au côté opposé, correspondant à la face dorsale, on remarque une callosité rugueuse , allongée, saillant en talon au dessus de la base du rostre. À l'extrémité antérieure de ce corps; on remarque une cavité assez profonde, dans le fond de laquelle on voit des stries transverses, annonçant l’insertion des premières loges aériennes.

Loc. De l'étage tertiaire parisien, dans les couches sableuses supérieures, au calcaire grossier à Valmondois, et à Valognes (Manche).

Hist. Je reviens au nom spécifique le plus ancien de compressa.

LA

ESPÈCES VIVANTES

Espèces de l'océan Atlantique (côtes d'Europe).

N° 8. SEPIA GFFICINALIS, Linné. PI. 12, fig. 4-5. PI. 43, [. 13-16. Ë

Znriu , Aristote, de Anim., lib. 1V, cap. 1; Athénée, lib, 1v, cap, exxrtI.

Sepia, Pline, Hist. nat., lib. 1x, cap. xXxIX, p. 645.

Idem. Belon, 1551, de Aquatilibus, p. 338. En francais, p. 338.

Idem, Rondelet, 1554, de Piscibus marinis, p. 498, lib. xvir, et Histoire entière des Poissons, Lyon, 1558, p. 365.

Idem, Salvianus, 1554, de Aquatilium animalium, p. 165.

Sepia Bellonius , Gesner, 1558, de Aquat., lib. 1v, p. 851.

Sepia, Boussuet, 1558, de Nat. Aquatil., p. 199.

Idem, Mathiol, 1565, Commentarii, lib. 11, cap. xx, p. 226.

dem , Aldrovande, 1642, de Moll., lib. 1, cap. 1v, p. p. 49-50.

Idem, Jonston , 1650 ,Hist. nat. de Moll., lib. 1, cap. 11, p. 9, tab. 1, fig. 2, 5, 7.

Idem, Ruysch, 1718, Theatr, univ. omni. an., lib. 1V, cap. 11, p. 7, t, I, fig. 2.

Idem, Scheuchzer, 1731, Physica sacra , t, I, t. XVIII.

Idem, Swammerdan, 1737, Biblia naturæ, t, LI, t. LIT.

Idem, Neediam, 1750, Microsc., t. II.

Idem Ô Cuttie fish, Borlase, 1758, The natural History of Cornwall, p. 268.

Idem, Seba, 4758, Thesaur., t, III, pl. 3, fig. 1, 2, 3, 4,

Idem , Stroem , 1762, Beskrivelfe Soudmor, p. 137.

Sepia ofjicinalis, Linné, 1766, Fauna suecica, n° 21064

Idem, Linné, 1767, Syst. nat., édit. XII, p. 1095, n° 2.

Idem, Scopoli, 1772, Hist. nat., Obs. zool. p. 127.

Idem, Pennant, 1777, Brit. zool., t. IV, p. 55.

liem, Gronovius, 1787, Zoophyl., p. 244, n° 1021.

Sepia, Schneider, 1784, Sammlung verm., p. 108.

Sepia officinalis, Gmelin , 1789, Syst. nat., éd. XIITE, p. 3149, n° 2.

Idem, Bruguière, Encyclopédie méthodique, pl. 76, fig. 56.

Idem, Walfen. , 1791, Nova acta Phys. med. Berlin, t. VIT, p. 579.

Idem, Lamarck, 1799, Mém. de la Soc. d'Hist. nat. de Paris, p. 4 et 1801 Système des animaux sans vertèbres, p. 59.

Idem, Bosc, 1802, Hist. nat. des Vers, t. I, p. 45, n° 1.

Seiche commune , Montfort, 1805, Buffon de Sonnini , Mollusques, t. I, p. 171.

Sepia officinalis, Leach, 1817, The natural Miscellany, t. IT, p. 138.

S. rugosa, Bowdich, 1822 , Elements of Conchiology , pl. 1, fig. 1.

S. officinalis, Lamarck, 1822, Animaux sans vertèbres, t. VII, p. 668.

Idem, Carus , 1824, Icon. Sep. nov. act. nat. cur.,t. XIT, p. 317, pl. 28.

Idem , Martens , 1824, Reise nach. Venedig. v. IT, p. 436.

Idem, Payraudeau , 1826, Cat. des Moll. de Corse, p. 173, n° 54.

Idem, Risso, 1826 , Hist. nat. de l’Eur. mér., t. IV, p. 3, n° 10.

Idem, Blainv., 1827, Dict. des Sc. nat.,t. XLVIII, p. 284,et Faunefranç,, p. 18.

Idem, Deshayes, 1832, Encyc. méth. Vers, t. III, p. 944, n° 1.

{dem , Bouchard, Catal. des Moll, mar., p. 72, n° 125.

G. SEPIA. 273

S. officinalis, Potiez et Mich., 1838, Gall. des Moll, de Douai,t, I, p. 8, n° 4,

Idem, Philippi, 1836, Enumer. Moll, Sicil., p. 241, n° 1,

Idem, d'Orb., 1838 , Moll. des Canaries, p, 20, n° 4.

Idem, d'Orb. et Fér., 1859, Céphal, acét., p. 260, n° 1, Seiches, pl. 4, pl, 2, pl. 3, fig. 1-3, pl. 17, fig. 12.

Idem , Cantraine , 1841, Malac. nouv. Mém. de Brux., t. XIII, p. 14, n° 1.

Idem, d’'Orb., 1845, Paléont. univ., pl. 3, fig. 4-5, pl. 4, fig. 13-16; Pal. étrang, pl. 3, fig. 1-5; pl. 4, f. 13-16.

O. corpore ovato, depresso, lœvigato; brachiis inæqualibus, pro longitudine, k, 3, 2, 1 ; acetabulis intüs lævigatis : testd ovaté, compressé , supra rugosd; posticè rotundaté ; rostro brevti , caduco.

Dim. Longueur totale, 475 mill. Par rapport à la longueur : longueur du corps, -; largeur du corps, X ; longueur de la coquille, 420 mill. Par rapport à la longueur : largeur, -.

Animal large, court, lisse ; nageoires charnues, s’élargissant sur les côtés. Tête grosse, courte, plus large que longue, montrant en dessus deux cirrhes élevés et quelques autres petits. Bras sessiles assez courts, robustes, pourvus de cupules alternant sur quatre lignes, dent le cercle corné entier est lisse. Bras tentaculaires fortement élargis, munis de cupules obliques sur six lignes alternes, à peu près égales à l’extrémité de la massue ; mais, sur la partie la plus large, on remarque une ligne médiane de cinq très-grosses cupules, sur les côtés desquelles

sont deux lignes de cupules plus petites, mais plus grosses en- core que les autres ; cercle corné des plus grosses, presque régulier, non oblique, lisse en dedans. Cercle corné des cupules de la base de la massue, armé, à son pourtour, de dents trèsaiguës. Couleurs. Ornée sur le dos de bandes transversales noires, qui se bifurquent et disparaissent sur les côtés. Assez près du bord, de très-petites taches blanches.

Coqualle élargie et arrondie en arrière, un peu acuminée en avant; dessus lisse , et demi-cartilagineux sur ses bords, ainsi que sur une partie en croissant de l'extrémité inférieure; le reste testacé, très-rugueux , surtout à la partie moyenne; en

avant, ces rugosités forment des lignes qui suivent la forme MOLLUSQUES T, !. A8

de l'accroissement des loges successives, et sont presque nulles sur les côtés. Sur la ligne médiane est une partie plus convexe, marquée, de chaque côté, d’une dépression qui, d'abord large en avant, diminue et se termine en pointe, en venant se perdre aux parties inférieures. Dans le jeune âge, on remarque une longue pointe rostrale obtuse, droite, qui, chez les vieux individus, est entièrement enveloppée par le cartilage inférieur. Dessous, convexe antérieurement, concave en arrière ; bordure demi-cartilagineuse ou testacée, très-étroite en avant et sur les côtés, très-large et dépassant de beaucoup les loges en arrière. Partie supérieure de la dernière loge lisse, occupant près de la moitié de la longueur dans les jeunes sujets, seulement le tiers chez les adultes, pourvue d'une légère dépression longitudinale, médiane. Lignes des locules arrondies, ou légèrement échancrées à leur sommet, très-régulières au jeune âge, ondulées chez l'adulte. Cette partie, assez convexe, est pourvue d’une dépression sur le milieu de la longueur.

Rapp. et diff. — Cette espèce se rapproche plus de la S. hierredda que de toutes les autres. Elle s’en distingue par le cercle corné des bras sessiles, lisses, et par quelques autres différences signalées à la S. hierredda.

Hab. L'océan Atlantique, sur les côtes d'Europe et d’Afrique ; la Méditerranée.

Expl. des fig. PI. 12, fig. 4, animal réduit; fig. 2, partie convexe de l’intérieur du corps à l'appareil de résistance; fig. 3, partie concave de l'appareil à la base de la tête; fig. 4, cercle corné des cupules des bras sessiles ; fig. 5, cercle corné des cupules des bras tentaculaires. PI. 43, fig. 43, coquille d’un jeune embryon, fortement grossie ; fig. 14, la même, vue en dessus, montrant les loges aériennes; fig. 15, coupe transversale des loges aériennes grossies ; fig. 46, coupe longitudinale des loges aériennes grossies.

N° 9. SEPIA ORBIGNYANA, Férussac. PI. 43, fig. 3, 4.

Sepia Orbignyana, Féruss., 1826, d’Orbigny, Tabl, méthod, des Céph., p. 66; Ann, des Sc, nat,

G,. SEPIA, 275

Sepia Orbignyana, Blainv., Faune franc, p. 19, Idem, d’Orb. et Féruss., 1839, Céphal. acét., Seiches, pl, 5, pl, 27, fig. 1-2,

Idem, d'Orb, , 1845, Paléont, univ., pl. 4, fig. 3, 4, Pal. étrang., pl. 4, f. .8.êde

S. corpore oblongo, elongato, lævigato ; pinnis angustatis ; brachaiis sessilibus inæqualibus, pro long., 1, 4,3, 2; brachiis tentacularibus , acetabulis inœqualibus ; test& elongatd, rosed, suprà sulcatà , granulosä ; anticè acuminatd , posticè rotundaté , rostraté ; rostro elongato, recurvo.

Dim. Longueur totale, 220 mill. Par rapport à la loneueur : longueur du corps, <5 ; largeur du corps, À LE; ARE de l'osselet, 110 mill, Par rapport àla longueur : lepéhler 918 ES:

Animal. Corps oblong, un peu prié lisse. Nagecires étroites, minces, plus larges en arrière. Tête très-grosse, plus large que longue. Bras sessiles courts, tous triangulaires, pourvus de cupules subsphériques sur quatre lignes aux bras inférieurs. Aux trois paires de bras supérieurs, les cupules sont sur deux lignes à la base, Cercle corné entier. Bras tentaculaires grêles, élargis en massue lancéolée, Cupules occupant la moitié de la largeur sur cinq lignes ; la médiane est composée de cinq à six très-grosses cupules. Couleurs : blanche en dessous; la tête et le dessus du corps couverts de très-petits points violacés. La coquille est rose en dessus.

Coquille déprimée, étroite et acuminée en avant, diminuant de la moitié antérieure, jusqu à l'extrémité, qui est un peu élargle, arrondie et armée d'un très-long rostre arqué, comprimé, tranchant en dessous, aigu, courbé en haut. Dessus presque plan, droit, surtout à la partie antérieure, courhé à son extrémité; sa surface, légèrement chagrinée sur les côtés’, vers le milieu de sa longueur, est marquée de forts sillons, interrompus, obliques de haut en bas, et de dehors en dedans; sur sa partie médiane se remarque une dépression longitudinale. Dessous convexe au tiers antérieur, concave en arrière, pourvu tout autour de lames cornées, d'abord étroites, puis s'élargissant au-dessous de la partie la plus large, et venant former des espèces d'ailes à l'extrémité. Partie supérieure à la dernière loge,

occupant le tiers antérieur de la longueur. Lignes des locules droites, transversales au milieu, arrondies sur leurs bords, sans dépression médiane, mais ayant un sillon de chaque côté.

Rapp. et diff. — Cette sciche appartient à. la même série que les S. capensis et elegans, par sa nageoire, n'arrivant pas jusqu'au bord du corps, par sa forme élancée, par sa coquille allongée, par l'inégalité de ses cupules; mais elle se distingue desideux par le fort rostre de sa coquille, le manque de sillon en dessous de celui-ci ; et de la seconde en particulier, par sa nageoire plus séparée en arrière, son oreille externe oblique ; par le nombre de cupules de ses bras sessiles, ainsi que par tous les détails de sa coquille.

Hab. L'océan Atlantique , à l'île de Noirmoutiers , à l'île de Ré, à Quiberon; la Méditerranée, à Naples.

Expl. des fig. PI. 13, fig. 3, coquille de grandeur naturelle, vue en dessous; fig. 4, la même vue de profil.

N° 10. SEPIA RUPELLARIA, d'Orbigny.

Sepia rupellaria, d'Orb. et Féruss., 1839, Céphal. acét., Seiches, pl, 3, fig. 10-13.

S. testà elongatà , depressd, tenut, arcuatd, suprà bisulcat , poslicè longitudinaliter unicostatà , subtüs concavd.

Dim. Longueur, 60 mill. Par rapport à la longueur : largeur, À.

Animal ? Coquille très-étroite, très-déprimée, très-arquée en arrière, très-prolongée et acuminée en avant, élargie au tiers antérieur, et de là s'amincissant graduellement jusqu 'ason extrémité obtuse, arrondie et sans ailes latérales. Dessus peu convexe, lisse autour; marqué, sur le milieu de sa surface, d'une partieplus élevée , rugueuse, circonscrite par une espèce de rebord. Près de l'extrémité postérieure s'élève une crête médiane tranchante longitudinale, qui va se terminer à la partie rostrale. Deux sillons circonserivent une côte médiane longitudinale, qui occupe toute la longueur. Dessous convexe en avant, entouré, sur les bords, d'une très-étroite lame testacée égale. Partie supérieure de la dernière loge en croissant allongé, pourvue d'une

G. SEPIA. 931

dépression longitudinale médiane et occupant le tiers de la longueur. Lignes des locules très-rapprochées, légèrement sinueuses, arrondies au milieu; marquées sur leur ensemble

d'une dépression médiane longitudinale. Couleur rosée en des-

sus , blanche en dessous.

Rapp. et diff. — Cette espèce a les plus grands rapports de forme avec la S. elegans; mais la coquille en diffère par son ensemble plus allongé, par le manque d'ailes latérales à son extrémité, et par sa surface supérieure , marquée d’une crête élevée médiane.

Hab. L'océan Atlantique, à l'île de Noirmoutiers et aux envrions de La Rochelle , d'Orb.

Espèces de l'océan Atlantique (côtes d'Afrique). No 11. SEPIA BERTSELGTI, d'Orbigny.

Sepia Bertheloti, d'Orb, ct Féruss., 1835, Monog. des Cénhal, acét., pl. 11,

pl. 23.

Idem, d'Orbigny, 1839, Moll, des Canaries, p. 21, n° 6, pl. 11.

S. corporeelongato, subcylindrico, lœvigato ; pinnis angustatis; brachiis gracilibus, inæqualibus, pro longitudine parium brachiorum, 4, 2, 4,3 ; testé elongatd, supra tenuiter rugosd, anlicè acuminatà, posticè rostratà ; rostro elongalo, acuto.

Dim. Longueur tale 313 mill. Par rapport à la longueur : longueur du corps, $7; largeur du corps, TL: longueur de la coquille, 97 mill. Par rapport à la longueur : largeur, ££..

Animal très-allongé, svelte; corps oblong, déprimé, obtus en arrière, acuminé en avant. Nageoires étroites, qui vont en augmentant de largeur vers les parties postérieures, où elles forment, de chaque côté, une languette, Tête assez courte; oreilles externes marquées par un très-petit orifice sans bourrelets. Bras sessiles longs, grêles, pourvus de cupules déprimées, pédonculées, sur quatre rangées alternes, égales. Bras tentaculaires longs, grêles, pourvus d'une large membrane natatoire. Cupules sur cinq lignes alternes, dont la médiane est composée de plus grosses. Cercle corné oblique, orné de dents à son pourtour ex-

terne, Couleurs : la partie supérieure fortement teinte d'une couleur rougeâtre, violacée; sur les côtés du dos, une multitude de taches allongées, blanches, obliques, qui ne s'étendent pas au delà d'une ligne jaune régnant sur les côtés du corps.

Coquille déprimée, très-longue, très-étroite, fortement acuminée en avant, élargie au tiers antérieur, puis de là s'élargissant de plus en plus pour former les ailes latérales postérieures. Cette partie terminée par un rostre long, aigu, arrondi, incliné vers le haut. Dessus convexe, lisse sur les côtés , testacé et trèsfinement rugueux sur les côtés, les lignes des locules toutes apparentes et régulières; sur la ligne médiane, une partie convexe, circonscrite de deux dépressions latérales, augmentant de largeur de l'extrémité au sommet. Dessous convexe au quart antérieur, concave à l'extrémité postérieure; bordure cartilagineuse, étroile au tiers antérieur, de là vers le bas, très-large; se réunissant sur le rostre; partie supérieure de la dernière loge occupant beaucoup moins du quart de la longueur totale; sa superficie est très-finement vermiculée, et concave sur la lione médiane. Lignes des locules formant en avant un angle à sommet émoussé , légèrement ondulée ; leur ensemble est marqué de quelques indices de dépressions rayonnantes de la base au sommet. Couleurs : légèrement rosé en dessus, le reste blanc.

Rapp. et diff. — Par ses cupules inégales aux bras tentaculaires, cette espèce appartient au même groupe que la Sepia officinalis ; mais elle se distingue nettement de toutes les autres de cette série, par sa forme très-allongée, par ses nageoires étroites, et surtout par sa coquille, qui, quoique pourvue d'un rostre, est très-étroite ; elle en diffère encore par le grand élargissement de ses ailes inférieures, ainsi que par la finesse des rugosités de ses parties supérieures.

Hab. L'océan Atlantique, sur les côtes de Ténériffe, d'Orb.

N° 12. SEPIA HIERREDDA, Rang.

Sepia hierredda, Rang, d’Orb. et Féruss., 1835, Seiches, pl. 13. Idem, Rang , Magasin de zoologie, p. 75, pl. 100.

G. SEPIA, 279

Sepia hierradda , d'Orb.,1838 , Moll. des Canaries, p. 21, n° 5, Idem, d'Orb. et Féruss., 1839, Céphal, acét,, p. 268, n° 2, Selches , pl. 13

et pl. 18.

S. corpore ovalo, depresso, subtuberculato; pinnis latis: brachris crassis, inœæqualibus , pro longitudine, 4, 3,1, 9; testà ovaté , compressé , suprà rugosé , anticè acuminatd , posticè rotundatà , rostratd; rostro elongato, curvato.

Dim. Longueur iniale: 645 mill. Par rapport à la longueur : longueur du corps, > largeur du corps, ££ ; longueur de l'osselet, 100 mill. Par rapport à la longueur de l'osselet : largeur , 55.

Animal court, massif. Tête pourvue d'un cirrhe sur chaque œil. Oreille marquée par une crête longitudinale et une autre transversale, Bras sessiles inégaux, munis de cupules alternant sur quatre lignes, dont le cercle corné est armé de petites dents. Bras tentaculaires pourvus de cupules très-inégales sur sixi lignes, dont au milieu on en compte six très-grosses, Cercle corné à bords entiers. Couleurs : marbré de brun et de jaune; entremêlé de taches blanches ; une série de six taches blanches linéaires, sur les côtés.

Coqualle voisine de la S. officinalis. Sa forme est la même ; elle est seulement un peu plus étroite et plus acuminée en avant. En dessus, les rugosités, le bord cartilagineux sont semblables ; mais le rostre, plus long , persistant à tous les âges, est aigu, légèrement relevé en haut, et pourvu d'un bourrelet à sa base. Dessous, dans les mêmes formes; le dessus de la dernière loge occupant toujours, à tous les âges, la moitié de la longueur totale ; ligne des locules très-ondulée, échancrée en dessus. Cette partie est comme radiée, du sommet vers le haut, de légères dépressions, et d'une saillie médiane longitudinale.

Rapp. et diff. — Voisine de la S. officinalis, cette espèce en diffère : par les légers tubercules des taches du corps; par la crête cervicale et celle de l'oreille ; par le cercle corné des cupules des bras sessiles, armés de dents; enfin, par les lé-. gères différences que j ai signalées dans la coquille.

Hab. L'océan Atlantique, sur les côtes d'Afrique, au cap de Bonne-Espérance , à Ténériffe.

N° 13. sEP:A omwaATA, Rang. PI. 42, f. 42. PI. 48, f. 4, Sepia ornata, Rang, 1837, Magasin de zoologie, p. 76, pl, 101.

Idem , d'Orb. et Féruss., 1839, Céphal. acét., pl, 22,

Idem , d'Orb., 1845, Paléont. univ., pl. 3, fig. 12; pl..4, fig. 4, 2; Pal, étrang.,

pl. 3,142; plan, f 1,9,

S. corpore ovato, brunneo, albo maculato; pinnis latis ; brachiis crassis, inæqualibus, pro longitudine,; dE), 37 testà oblongo-elongaté , compressé, suprà rugosà , anticè obtusd , posticè alatd.

Dim. Longueur ne 200 mill. Par sde à la longueur : longueur du corps, 2; largeur du corps, À£ ; PET s la coquille, 74 mill. Par rapport à la longueur : largeur, ÊT.

Animal oblong, allongé. Corps très-lisse, étroit, obtus en arrière. Nageoires très-larges, commencant à 6 millimètres du bord antérieur du corps, s’élargissant en arrière. Tête courte. Oreille externe entourée de larges bourrelets. Bras sessiles assez courts, pourvus de cupules globuleuses, obliques, placées sur quatre lignes alternes très-régulières, dont le cercle corné est lisse à son petit bord, armé de dent: courtes peu inégales à son côté le plus large. Bras tentaculaires legèrement élargis en fer de lance, munis de cupules très-petites, peu cbliques, égales en grosseur , très-serrées, et alternant d'une manière régulière sur huit à dix lignes, dont le cercle corné a quelques dents. Couleurs : toutes les parties supérieures couvertes de petits points violacés, plus rapprochés sur la ligne médiane.

Coquille très-allongée, droite, un peu plus large vers le milieu de la longueur , de là diminuant vers le haut, où il forme une surface arrondie, et vers le bas, où 1l est terminé par des ailes assez larges, un peu anguleuses, à la partie médiane de leur réunion. Dessus un peu convexe; le bord cartilagineux se continue en arrière, sans s'élargir, Jusqu'à la naissance de l'aile; le reste fortement rugueux ; sur la ligne médiane est une saillie longitudinale, circonserite de chaque côté par un sillon

G. SEPIA. 281

bien marqué; point de rostre. Dessous fortement convexe, vers la moitié de sa longueur, un peu concave en arrière, où les

ailes dépassent de beaucoup la partie loculée. Dessus de la der- nière loge finement vermiculé, occupant quelquefois la moitié de la longueur totale, marquée d’une très-légère dépression médianesupérieure. Lignes des locules très-ondulées, montrant trois saillies médianes ; leur ensemble est très-convexe au milieu, et marqué d'une lègère dépression médiane longitudinale.

Rapp. et diff. — 1] est peu d'espèces qui aient plus de rapports entre elles que celles-ci et la S. inermis, par la largeur des nageoires, les détails extérieurs des bras sessiles, des bras tentaculaires ; mais la S. ornala s’en distingue par des formes plus élancées, plussveltes, par une membrane buccaledifférente, etsurtout par une coquille toujours bien plus allongée, plus convexe, moins sillonnée en dessous, et dont l'aile terminale est plus étroite, proportion gardée avec le reste, et surtout dépassant beaucoup plus la partie loculée.

Hab. L'océan Atlantique, sur les côtes d'Afrique, à Gorée, au Sénégal.

Expl. des fig. PI. 12, fig. 12, extrémité d’un bras tentaculaire. PI. 43, fig. 4, coquille de grandeur naturelle, vue en dessous ; fig. 3, le même vu de profil.

N° 14. SEPIA TUBERCULATA, Lamarck. PI. 19, fig. 41.

Sepia tuberculata, Lamarck, 1799, Mém, de la Soc, d’hist, nat, de Paris, t. I p. 9, pl. 1, fig. 1 à 6.

Idem , Bosc, 1802; Buff. de Déterville, Vers, t. I, p. 45.

Seiche tuberculée, Montfort, 1805; Buff. de Sonnini, Moll., t. I, p. 274, pl 7.

Sepia tuberculata, Lamarck, 1822, Anim. sans vert.,2°édit.,t. VIT, p. 668, n° 2°

Idem, Blaïinv., 1827, Dict. des Sc. nat., pl. crypt., fig. 2 à 6.

Idem, Blainv., Malac, atl., pl. 1, fig. 2 à 6.

Sepia papillata. Quoy et Gaimard, 1832, Voyage de l’Astrolabe, Zoolog,., t. 11, p. 61, pl. 1, fig. 6 à 14.

Sepia mamillata, Leach, mss.

Sepia tuberculata, Desh., 1832, Encyc. méthod.,t. III, p. 945, n° 2.

Idem , d'Orb. et Féruss., 1839, Céphal, acét., Seiches, pl, 3 ter, pl. 4 bis, pl. 6, pl. 17, fig. 13-15.

Idem, d'Orb., 1845, Paléont, univ., pl. 8, fig. 11, Pal, étrang., pl, 3, f. 11.

S. corpore ovato, tuberculato ; pinnis angustatis: brachiis crassis, inæqualibus, pro longitudine, 4, 3,2,1; testä ovatd, | compressé, anticè posticèque obtusd.

Dim. Longueur jm 510 mill. Par FPE à la longueur: longueur du corps, < ; largeur du corps, >; longueur de ” coquille, 120 mill. Par rapport à la longueur : largeur, 2.

Animal très-épais, ovale, renflé, couvert partout, en dessous, de tubercules très-inégaux plus ou moins divisés par lobes. Dessous lisse sur la ligne médiane et sur les bords. Nageoires étroites. Tête très-grosse, couverte en dessus, sur les côtés et autour des yeux, de tubercules, lisses en dessous. Bras sessiles courts, inégaux, munis de cupules,”alternant sur quatre lignes, dont le cercle corné a les bords entiers. Bras tentaculaires fortement élargis en massue à leur extrémité, pourvus de cupules sur cinq lignes alternes. On remarque sur la ligne du milieu, quatre grosses cupules, dont le cercle corné des grosses cupules n’est pas oblique et entier. Couleurs : toutes les parties couvertes de tubercules sont violet foncé, le reste blanchâtre.

Coquille très-déprimée, élargie et presque également arrondie à ses extrémités. Dessus lisse et demi-cartilagineux sur ses bords et à sa base, le reste peu bombé, très-rugueux, légèrement marqué de lignes arquées de l'insertion des loges et de rayons peu apparents divergeant de la base au sommet, Dessous très-concave partout ; bordure cartilagineuse testacée, trèslarge en arrière, étroite en haut. Partie supérieure de la dernière loge, lisse, occupant un septième de la longueur, formant un croissant étroit, à extrémités aiguës, pourvu d'une légère dépression médiane. Lignes des locules sinueuses, formant une partie de cercle, cette même région étant d’ailleurs pourvue d'une ligne déprimée médiane, légèrement marquée de saillies latérales.

Rapp. et diff. — Elle se distingue de toutes les autres par les tubercules dont elle est hérissée en dessus, ainsi que par la grande compression de sa coquille.

G. SEPIA. 283

Tab. Le cap de Bonne-Espérance.

Hist. J'y réunis les S, papillata, Quoy et Gaim., et ma- . millata, Leach. Expl. des fig. PI. 12, fig. 11, Bras tentaculaire vu en dessus.

N° 15. SEPIA CAPENSIS, d'Orbigny.

Sepia capensis, d'Orb., 1826 ; Seiches, pl, 7, fig. 1, 3, S. australis , Quoy et Gaimard, 1832, Voyage de l'Astrolabe, Zool., p. 70, pl. 5,f. 3, 7; non Australis, d'Orb., 1826.

S, capensis, d'Orb, et Féruss.. 1839, Céphal, acét., pl. 7, fig. 1-33 pl. 12, fig. 7, 11; pl. 17, fig. 18, 19,

S. corpore ovato, lœvigato; pinnis posticè dilatatis; brachiis subulatis, inæqualibus; testà oblongo-elongatd, anticè dilatatä , posticè acuminatä, rostratd.

Dim. Longueur, . mill. Par LPRUSn à la longueur : longueur du corps, <£-; largeur du corps, #£; longueur se la coquille, 45 mill. Par rappert à la longueur : 1 iEEis TE

Animal assez allongé. Corps ovale-oblong, lisse. Tête grosse. Bras sessiles assez courts et forts, pourvus de cupules subsphériques, pédonculées, très-inégales en grosseur ; celles du milieu plus grosses. Bras tentaculaires très-peu élargis à leur extrémité, pourvus de cupules peu obliques sur trois lignes ; la ligne médiane en montrant trois beaucoup plus grosses que les autres ; le cercle corné des grosses cupules peu oblique, dentelé sur son bord interne. Couleurs : sur le corps rougebrun, parsemé de petites taches bleuâtres; les nageoires sont blanches.

Coquille très-déprimée, élargie et acuminée en avant, élargie à son tiers supérieur, et de là diminuant graduellement jusqu'à son extrémité, très-obtuse, terminée par un rostre sail- Jant et aigu. Dessus presque lisse, sur la partie cartilagineuse de ses bords, et sur les côtés. Le milieu légèrement testacé, pourvu, vers la base, de quelquesstries longitudinales; mais ces stries n'existent que sur le sommet du large sillon marqué de dépressions latérales, qui s'étend du sommet à la base. Dessous très-peu renflé en avant, très-concave partout ailleurs; bor-

dure cartilagineuse très-étroite; partie supérieure de la dernière loge occupant un peu plus du quart de la longueur totale, très-finement ridé d’une manière irrégulière, et marqué de trois dépressions très-profondes, une médiane, deux latérales, laissant entre elles deux larges parties élevées, et se continuant sur toute la longueur de la coquille. Lignes des locules très-régulières, formant trois saillies, une médiane, deux latérales, ce qui les rend fortement ondulées.

Rapp. et diff. — Par sa forme allongée et par sa coquille, cette espèce se rapproche beaucoup de la S. Orbignyana , et de la S. elegans; mais elle s’en distingue par le manque d’expansions latérales de l'extrémité inférieure de la coquille, par les trois rainures profondes du dessous de celui-ci, ainsi que par les cupules de ses bras tentaculaires.

Hab. Les environs du cap de Bonne-Espérance, sur Le bane des Aiguilles.

N° 16. SEPIA VERMICULATA, Quoy et Gaimard.

Sepia vermiculata, Quoy et Gaimard, 1832, Voyage de l’Astrolabe, Moll.,

t. IT, p. 64, pl. 1, fig. 1-5.

Idem, ®'Orb, et Fér., 1839, céph, acét., Seiches, pl. 3 bis.

S. corpore ovato, lævigato, anticè acuto ; pinnis latis, rubro punctatis ; brachiis elongatis, inæqualibus , pro longitudine , k, 3,2, 1 ; testé oblongo-ovat&, posticè rostratà ; rostro obtuso.

Dim. Longueur totale, 370 mill. ; longueur de la coquille, 87 mill. Par rapport à la longueur : largeur,

Animal très-élargi. Corps large, terminé en pointe en avant. Nageoires larges, commencant à la partie antérieure du corps, largement séparées postérieurement; au milieu une saillie du rostre. Tête large. Bras sessiles, courts, épais à leur base, couverts de quatre rangées de cupules, leur cercle corné sans dents. Bras tentaculaires cylindriques, dépassant le corps de près d’un tiers; leur extrémité, en massue aplatie, porte un grand nombre de cupules, dont huit ou dix sont plus grandes; leur cercle corné est entier. Couleurs : le corps en

dessus, sur un fond jaunâtre, présente des lignes vermiculées, transverses, de couleur rouge-brun ; le milieu du dos est d’un brun-foncé, le dessous du corps jaune, piqueté de brun-

rouge.

Coquille ovale-oblongue, ressemblant beaucoup à celle de la S. herredda.

Rapp. et diff. — Je connais trop peu cette espèce pour établir aucune comparaison. Ses principaux caractères distinctifs n'étant basés, d'après M. Quoy, que sur sa couleur, je n’y attache pas beaucoup d'importance : il serait même très-possible que cette seiche ne füt qu'un individu de la S. hrerredda de M. Rang.

Hab. Le cap de Bonne-Espérance.

Espèces de la Méditerranée cé de l’Adriatique.

SEPIA OFFICIWALIS, Linné. Voy. p. 272, n° 8.

SEPIA CERBIGNYANA, Féruss. Voy. p. 274, n° 9. N° 17. SEPIA ELEGANS, d'Orbigny. PI. 42, f. 6, 8.

Sepia elegans, d'Orb., 1826, Seiches , pl. 8, fig. 1-5.

Idem , Blainv., 1827, Dict. des Sc. nat., t. XLVIIT, p. 284.

Idem, Blainv., 1827, Faune franc., p. 19.

Idem, Rang, 1837, Mag. de zool., p. 74, p. 99.

1em, d'Orb. et Féruss., 1839 , Céphal. acét., Seiches, pl. 8, fig. 1-5; pl. 27, fig. 3-6.

Idem, d'Orb., 1845, Paléont. univ., pl. 8, fig. 6-8. Pal. étrang., pl. 3.

S. corpore ovato-oblongé , lævigaté, anticè acuminatä ;

| pinnis angustatis ; brachiis elongatis, inæqualbus, pro lon-

gitudine, k,3, À, 2; test elongatä, arcuatd, anticé dilatatd, acuminal , posticè angustalé, alatd, supra cristatd.

Dim. Longueur totale, 130 mill. Par rapport à la lon- 47 23

| gueur : longueur du corps, 55; largeur du corps, À ; | longueur de l’osselet, 48 mill. Par rapport à la longueur :

a 51 largeur, 5.

Animal très-svelte. Corps oblong, lisse, très-allongé. Na-

| geoires très-étroites, ne formant qu'un léger bourrelet autour du corps. Tête grosse, plus large que longue, lisse. Bras ses-

siles, assez courts, pourvus de cupules subsphériques, obliques

sur quatre lignes, aux bras de la quatrième paire, mais les”

deux médianes plus grosses que les latérales ; à l'extrémité de ces bras, les quatre lignes se confondent et n’en forment plus

que deux, la deuxième et la troisième paire ont des cupules sur |

deux lignes à leur base. Bras tentaculaires longs, élargis en

petite massue obtuse, munis de cupules sur cinq lignes, et dont |

trois sont très-grosses. Cercle corné peu oblique, dentelé sur son bord interne. Couleurs : rouge-brun, marbréet nuancé de laque et de jaune.

Coquille déprimée, arquée en arrière, très-étroite, élargie et |

acuminée en avant, très-étroite en arrière, où elle est terminée par deux petites ailes latérales. Dessus, lisse autour; le milieu très-rugueux, avec des indices de stries latérales inter-

rompues ; sur la ligne médiane est une partie élevée, formée :

de deux dépressions, qui se continuent du haut en bas, où l'on

remarque une crête médiane longitudinale. Dessous assez con-

vexe aux deux cinquièmes de la longueur ; de là, concave; de chaque côté, convexe au milieu avec une dépression profonde médiane ; bordure cartilagineuse, étroite en avant, puiss élargissant sur les côtés, de manière à venir former les ailes terminales. Partie supérieure de la dernière loge, occupant le tiers de la longueur, très-finement vermiculée, avec une dépression médiane longitudinale. Lignes des locules formant un

angle assez obtus et sinueux au sommet. Couleur : rosé en

dessus.

Rapp. et diff. — Par l'allongement du corps et de la co- |

quille, cette espèce a du rapport avec la S. capensis, mais il est facile de l'en distinguer par ses nageoires étroites partout, : par l'oreille externe, par la longueur respective des bras ses siles, et surtout par l'irrégularité des rangées des cupules, :

ainsi que par les ailes de sa coquille.

Hab. La Méditerranée et l'Adriatique, près de Messine, Malaga , sur la côte d'Alger, etc.

Expl. des fig. PI. 12, fig. 6, intérieur des bras sessiles pour montrer la forme des séries de cupules ; fig. 7, extrémité

G. SEPIA. 287

d’un bras tentaculaire grossi; fig. 8, partie de la tête pour montrer, a l'oreille, b orifice de l'ouverture lacrymale, c l'œil.

Espèces de la mer Rouge.

| No 18. SEPIA SAVIGNYI, Blainville.

Sepia officinalis, Audouin, 1827, Expl. somm. des PI. d'Egyp., pl. 5, pl. 1, fig. 3.

S. Savignyt, Blainv., 1827, Dict. des Sc. nat., t. XLVIIT, p. 285.15

S. Savignyana , Féruss., 1828, pl. de Seiches, pl. 4.

S. Pharaonis, 1831, Ehremberg, Symbolæ physicæ, An, Mollusca Cephalopodæ , Sepiacæ, n° 1.

8. Savignyi, d’Orb. et Fér., 1839, Céphal, acét., Seiches, pl, 4.

S. corpore ovato-oblongo ; pinnis latis, æqualibus ; brachiis crassis, inæqualibus, pro longitudine, 4, 3, 2,1.

Dim. Longueur totale, 230 mil. Par rapport à la loneueur : longueur du corps, :%5:; largeur du corps, ÊT.

Animal allongé. Corps plus long que large, ovale, lisse en dessous; dos orné de cirrhes triangulaires formant une série sur les côtés. Nageoires larges occupant toute la longueur du corps. Tête grosse et courte. Bras sessiles, assez longs, fort inégaux, augmentant de longueur des supérieurs aux inférieurs. Le cercle corné est denticulé. Bras tentaculaires élargis en massue à leur extrémité, ornés de dix rangées de cupules, dont les deux médianes sont plus grosses que les autres; le cercle corné également denticulé. Couleurs : brune tirant sur le vert, interrompue sur le dos par des lignes blanches et réticulées. Coquille ?

Rapp. et diff. — Par les cirrhes de son dos, cette espèce se distingue nettement de toutes les autres seiches connues.

Hab. La mer Rouge à Tor (Arabie du Sinaï ou Pétrée) et sur les rivages d'Abyssinie.

Hist. Peut-être cette espèce est-elle formée sur l'animal d'une des espèces suivantes de la mer Rouge.

N° 19. SEPIA G:BB0SA, Ehremberg.

Sepia gibbosa, Ehremberg, 1831, Symbolæ physicæ , Sepia, n° 2,

S. testà elongatà , infra gibbosd, anticè posticèque obtusd.

Dim. Long., 80 mill.; larg., 25 mill.

« Coquille de la forme d'un navire. Presque au milieu de sa

« face inférieure, une grande gibbosité calcaire en saillie. De « plus, l'os même est, en raison de sa longueur, plus étroit que

« les autres os de seiche, que nous connaissons, et ne se dis-

« tingue par aucune pointe postérieure. Ces vestiges pourraient « bien indiquer une Sepia d’un genre différent des seiches or- « dinaires. » Ehremberg.

Rapp. et diff.— On voit, par ce qui précède, que la S. gibba de M. Ehremberg diffère de la S. Lefebrei par une forme bien plus étroite, plus rapprochée de celle du S. elongata d'Orb., dont elle se distingue encore , néanmoins, par le manque de rostre postérieur.

Hab. La mer Rouge, près d Hama.

N° 20. SEPIA LEFEBREZ, d'Orbigny. PI. 43, f. 5-6. S. Lefebrei , d'Orb., 1839 , Céphal. acét., pl. 24, fig. 1-6. Idem, d'Orb., 1845, Paléont. univ., pl. 4, fig. 5-6.

S. testà ovato-oblongé, anticè posticèque rotundaté , suprà concentricè rugosé, subtüs gibbosä, elevatä, limbatd.

Dim. Longueur dela coquille, 405 mill. Par rapport à la |

longueur : largeur , 5£..

Animal ? Coquille oblongue, arrondie à ses extrémités. Dessus très-peu convexe ou presque plan en avant, légèrement convexe en arrière, couvert partout de granulations peu élevées, oblongues , irrégulières, suivant les lignes d'accroissement

concentriques ; néanmoins on aperçoit sur la partie médiane

longitudinale, une légère saillie. Dessous fortement convexe au milieu, concave autour ; bordure testacée occupant tout le tour ; étroites en avant, s'élargissant au tiers antérieur,

et de là se continuant sur la même largeur en se réunissant en |

arrière, et dépassant de beaucoup l'extrémité postérieure. Ces | lames, en dedans, sont couvertes d'une couche calcaire qui | vient les renforcer sur la moitié de leur largeur. Partie supé- | rieure de la dernière loge , très-élevée , arrondie, convexe,

G. SEPIA. 289 |

se continuant en arrière, de manière à laisser au milieu une partie conique très saillante , élargie d'arrière en avant. La couleur en est blanche.

Rapp. etdiff.—Cette espèce se distingue facilement de toutes les autres seiches par la direction de ses loges, beaucoup moins obliques, par l'espèce de gibbosité que forment ces mêmes loges sur le milieu de la coquille. Elle se distingue de la S. elongata par le manque de rostre, par sa forme beaucoup plus large. J'avais pu croire que c'était la S. gibbosa de M. Ehremberg , mais il idécrit la sienne comme ayant trois pouces de long et un pouce de large : ainsi il ne peut y avoir identité.

Hab. La mer Rouge, près de Cosseir. (M. Lefèbre.)

Expl. des figures. PI. 13, fig. 5, coquille réduite vue de profil; fig. 6, coupe transversale.

N° 21. SEPIA ELONGATA, d'Orbigny. PI. 13, fig. 7-10.

S. elongata, d'Orbigny et Fér,, 1839, Céphal. acét., Seiches, pl. 24, fig. 7-10, Idem, d'Orb., 1845, Paléont. univ., pl. 4, fig. 7-10. Pal. étrang., pl. 4, f. 4-10.

S. testd elongatissimd, angustal& , sublus gibbosuld , anticè acuminatà , posticè alaté, rostratä; rostro elongato , aculo.

Dim. Longueur de la coquille, 54 mill. Par rapport à la longueur : largeur, -E£. | |

Animal? Coquille très-allongée, étroite, égale sur la longueur , acuminée en avant, élargie en arrière, et pourvue à cette partie d'une expansion aliforme qui l'enveloppe, et d'un fort rostre aigu et allongé. Dessus rugueux, pourvu d'une côte longitudinale médiane. Dessous très-renflé, gibbeux au milieu, bordé de lames étroites qui viennent former les expansions de l'extrémité. Dernière loge convexe obtuse ; l'empilement des loges forme une partie élevée conique.

Rapp. et diff.—Yoisine de la S. gibba par la forme allongée et par la gibbosité de ses loges, cette espèce s'en distingue par la présence de son rostre.

Hab. La mer Rouge, près de Cosseir. (M. Lefèbre).

Expl. des fig. PI. 13, fig. 7, coquille vue en dessus ; fig.

MOLLUSQUES To 1. 19

8, la même vue en dessous; fig. 9, profil; fig. 40, coupe transversale.

N° 22. SEPIA ROUXII, d'Orbigny.

Sepia Rouxit, d'Orb. et Féruss,, 1839, Céphal, acét., p, 274 , n° 3; Seiches, pl. 19.

S. corpore ovato, lævigato , anticè acuminato , posticè rotundato; pinnis latis ; brachiis elongatis inæqualibus, pro longitudine 4, 3, 2, 4 ; testé ovato-oblongd, rugosotuberculatd , subtüs posticè incrassatd; rostro brevi obuso.

Dim. Longueur totale, 680 mill. Par rapport à la longueur : longueur du corps, 55; largeur du corps, 2£; longueur de l'osselet 98 mill. Par rapport à la longueur , largeur, 54.

Animal. Membrane buccale pourvue de cinq lobes saillants sur ses bords, et à sa partie inférieure d'un épaississement charnu sans lobes distincts. Les brides inférieures ne sont pas marquées en dehors. Oreille externe ayant pour orifice un petit trou. Bras sessiles munis de cupules sur quatre lignes, pourvus de cercles cornés armés de dents longues, aiguës au côté large. Bras tentaculaires ayant six rangées de cupules. Les deux médianes sont composées de sept très-grandes, dont le cercle corné est armé de dents courtes à son pourtour. Couleurs: violet foncé en dessus, le pourtour plus pâle.

Coquille allongée, élargie au milieu, puis s'amincissant aux extrémités ; la supérieure arrondie, l'inférieure acuminée, terminée par un rostre pointu , droit, renforcé à sa base, sur les côtés ; dessus lisse, et cartilagineux sur les côtés, le reste testacé , couvert de rugosités oblongues , saillantes , très-fortes , irrégulières sur le milieu, suivant les lignes arrondies des Jocules en avant. Sur la ligne médiane est une légère convexité marquée par deux dépressions latérales ; dessous convexe au quart supérieur de la longueur , concave ailleurs ; bordure antérieure étroite, s'élargissant fortement à la moitié de la longueur , pour se rétrécir encore sur la partie rostrale. Partie supérieure de la dernière loge vermiculée en long, occu-

G. SEPIA. 2914

pant le quart de la longueur totale; sur la ligne médiane est une légère dépression longitudinale. Lignes des locules très-régulièrés , formant, en avant, un angle peu aigu à côtés arrondis. Leur ensemble est marqué, sur le milieu, d'un large sillon qui s'étend jusqu'à la base. Un diapbragme très-épais , convexe , occupe toute l'extrémité de la cavité, et revient en recouvrement sur les locules , en en cachant une grande longueur , laissant une cavité intermédiaire chez les jeunes individus, mais s'appliquant dessus chez les vieux.

Rapp. et diff. — Cette belle espèce a beaucoup de rapports, quant à la forme générale de son corps, avec la $. officinalis; mais clle s'en distingue par une saillie plus prononcée à son bord antérieur, par sa tête lisse , par ses bras plus al- Jongés , plus effilés, par les cupules de ceux-ci armées , par la disposition des grosses et des petites cupules de ses bras tentaculaires. Sa coquille, du reste, la fait différer de toutes les Seiches par son diaphragme.

Hab. Dans la mer Rouge et dans le grand Océan, à Bombay.

Espèces du grand Océan.

SÉPIA ROUXII, d'Orb. Voy. p. 290, n° 22. Bombay. N° 93. SEPIA LATIMANUS, Quoy et Gaimard.

Sepia latimanus, Quoy et Gaimard, 1832, Zoologie des Voy. de l’Astrolabe, t, II, p. 68, Ati. Moll., pl, 2, fig. 2, 11.

S, Rappiana, Féruss,, 1834 , pl. de Seiches, n° 10.

S. latimanus, d’'Orb. et Féruss., 1839, Seiches, pl. 12, fig. 1-6; pl. 17, fig. 16-17, x

S. corpore ovato, lævigato, antice posticèque aculo; pinnis angustatis,cæruleo-limbatis ; brachirs elongatis,inæqualibus, pro longitudine 4, 3, 2, 4. Brachüs tentacularibus dilatais, valdè palmatis ; test& oblongä, anticè rotundat&, posticè obus&, rostratà ; rostro acuto.

Dim. Longueur, 390 mill. Par rapport à la longueur : longueur du corps, 5; largeur du corps, £% ; longueur de la coquille, 424% mul]. Par rapport à la longueur de la coquille; largeur, 51.

Animal oblong. Corps épais, lisse, ovale, assez déprimé, acuminé en arrière, tronqué en avant. Nageoires peu larges, très-unies, commençant au bord même du corps. Tête courte, plus large que longue. Bras sessiles, grêles, quadrangulaires , pourvus de cupules, alternant sur quatre lignes, dont le cercle corné, arrondi, est armé intèrieurement de très-fines dents rapprochées. Bras tentaculaires, terminés par une large palette, munie de cupules sur cinq lignes alternes. A la partie la plus large se remarque une ligne de sept ou huit grosses cupules, sur les côtés desquelles en alternent d’autres, d'autant plus petites qu’elles s'éloignent de la ligne médiane. Cercle corné des grosses cupules, oblique, lisse suriles bords. Couleurs. Tout le corps en dessus est bleu plombé ; une bordure linéaire, près du bord des nageoires est bleue, ainsi que quelques petits traits transversaux sur les nageoires.

Coquille déprimée , arrondie en avant, puis oblongue sur toute sa largeur, terminée inférieurement par un rostre long et aigu. Dessus convexe, rugueux partout, mais surtout sur les côtés, le milieu testacé et marqué de lignes arquées. Dessous convexe au tiers antérieur, concave à l'extrémité, avec une bordure testacée et cartilagineuse, étroite en avant, plus large en arrière sur les côtés, puis rétrécie encore au milieu. Partie supérieure de la dernière loge occupant le tiers de la longueur totale, marquée sur sa ligne médiane d'une très-légère dépression. Lignes des locules, formant un ogive en avant, toutes très-régulières et rapprochées ; leur ensemble est marqué d'une dépression médiane longitudinale.

Rapp. et diff. — Cette espèce a beaucoup d'analogie de forme avec le S. officinahis; mais elle s’en distingue facilement par le lobe libre qui s'étend en arrière de la massue de ses bras tentaculaires; sa coquille, quoique rapprochée de celle du S. officinahs, est plus oblongue. Ses locules sont plus apparentes, son rostre est beaucoup plus saillant.

Hab. Le grand Océan, au port Dorey, à la Nouvelle-Guinée et aux îles Célèbes.

G. SEPIA. 293

N° 24. SXPIA ROSTRATA, d'Orbigny. PI. 43, fig. 11,42,

Sepia rostrata, d'Orb., 1826, pl. 8 des Seiches, fig. 6.

Idem, d’Orb. et Féruss., 1839 , Céphal. acét.; Seiches, pl. 26.

Idem, d'Orb., 1845, Paléont, univ., pl. 4, fig. 11, 12. Idem, Paléont. étrang., pl 4, f. 11, 12.

S. corpore crasso, rotundalo, anticè angustato, posticè obtuso ; pinnis latis, posticè dilatatis; brachiis inœæqualibus, pro longitudine k, 3, 2,1 ; testà ovato-oblongé, rugoso-tuberculatä, anticè acuminatä, posticè rostratà ; rostro elongato, compresso.

Dim. Longueur pacs 270 mil. Par se à la longueur : longueur du corps, TL; largeur du corps, *#. Longueur de la coquille, 90 mill. Par rapport à la longueur de la coquille : lareur,

Animal court. Nageoires épaisses, étroites en avant, élargies en approchant des parties postérieures ; bras sessiles, longs, grêles, pourvus de cupules sphériques. Cercle corné trèspetit, à bords lisses. Bras tentaculaires terminés par un trèscourt élargissement en fer de lance obtus; pourvu de cupules très-petites, pédonculées, égales en grosseur, sur un grand nombre de lignes dont le cercle corné est sans dents. Couleur : violacé foncé.

Coquille déprimée , ovale-oblongue, plus large au milieu, acuminée en arrière et pourvue d’un très-long rostre, comprimé un peu, tranchant en dessus et en dessous, et courbé par en haut. Dessus légèrement convexe, marqué par deux larges dépressions qui laissent entre elles, sur la ligne médiane, une légère saillie longitudinale; couvert de fortes aspérités , par lignes arquées transverses. Dessous convexe, près du tiers antérieur, concave en arrière; dessus de la dernière loge vermiculé , uni sans dépression, occupant le quart de la longueur. Lignes des locules très-régulières formant trois pointes, dont la médiane est très-grande, correspondant à trois dépressions profondes de l’ensemble de leur surface, l’une médiane, large, et deux latérales. Un large diaphragme revient en

avant, à la partie postérieure, et laisse entre lui et les locules une cavité conique profonde.

Rapp. et diff. — Cette espèce se distingue des $, inermuis et ornata par sa coquille pourvue d'un rostre aigu ; elle se distingue aussi de la S. aculeata, qui possède ce dernier caractère, par la saillie anguleuse du bord de son corps, par des nageoires plus larges postérieurement, par les énormes expansions des deux lobes inférieurs de la membrane buccale ; par les cupules de ses bras sessiles, très-globuleuses avec leur cercle corné entier et très-haut, par la petite dimension des massues des bras tentaculaires, par la forme générale et tous les détails de sa coquille. |

Hab. Le grand Océan, à Bombay, à Trinquemale , à la Nouvelle-Hollande.

Expl. des fig. PI. 13. fig. 14, osselet coupé en deux pour montrer la disposition des loges aériennes; fig, 142, rostre grossi et usé, pour montrer les lignes d'accroissement identiques à celles des bélemnites.

N° 95. SEPIA AUSTRALIS, d'Orbigny.

Sepia ausiralis, d'Orb., 1836, Céphal, acét.; Seiches, pl. 7, fig. 4 (non australis, Quoy, 1832),

S. test elongatd, rugosd, anticè rotundatà ; posticè obtusä, rostrald ; rostro acuto.

Dim. Longueur de l'osselet, 78 mill. Par rapport à la longueur : largeur,

Animal? Coquille très-déprimée, oblongue, légèrement arrondie à ses extrémités. Couverte en dessusde granulations d’autant plus prononcées, qu’elles sontpostérieures, où elles forment des mamelons oblongs ; rostre pointu, assez long, courbé en dessus, et entouré d’un bourrelet formé par l’agglomération des tubercules. Sur la ligne médiane est une légère saillie, creusée latéralement de sillons à peine marqués. Dessous convexe au quart antérieur, concave en arrière; bordure calcaire en lames élargies vers la moitié de la longueur, de là elles vont se réunir à l’extrémité , au-dessous du rostre, où elles forment saillie. Partie

G. SEPIA, 295

supérieure de la dernière loge, occupant le tiers de la longueur, lisse , avec une dépression médiane longitudinale, Lignes des locules légèrement anguleuses, régulières, marquées, sur leur ensemble, d’une dépression longitudinale médiane. Sa couleur est rosée en dessus, blanche en dedans.

Rapp. et diff. — Par l’ensemble de sa coquille, cette espèce a de l’analogie avec la S. latimanus ; mais elle en diffère par plus d’allongement, par des rugosités plus marquées, vers les parties inférieures, par sa partie antérieure plus aiguë. Elle a aussi des rapports avec la S. Orbignyana, tout en s’en distinguant par sa forme plus arrondie aux extrémités, par plus de largeur, par son rostre arrondi, par ses lames non ailées, par la dépression de sa ligne longitudinale. Elle se distingue en outre de toutes les autres seiches, par la dépression qu'on remarque entre le rostre et la lame inférieure de son osselet, caractère qu'on ne retrouve que dans les espèces fossiles du terrain tertiaire.

Hab. Le grand Océan, à l'île des Kanguroos, à la Nouvelle- Hollande. (Expédition de Péron et le Sueur.)|

N° 26. SEPIA INERMIS, Hasselt. PI. 19, fig. 9-10.

Sepia inermis, Van Hasselt, mss, Idem , d'Orb. et Fér., 1839, Céphal. acét., Seiches, pl. 6 bis, et pl, 20, fig. 1-0. Idem , Paléont. univ., pl. 8, fig. 9, 10, Paléont. étrang,, 3, f, 9, 10.

S. corpore ovato, lævigato, violaceo- maculato; brachiis brevibus, inæqualibus, pro longitudine 4, 3, 1, 2; test& ovalo-oblongä, rugosé , anticè acuminaté , posticè obtusd , Subtus unisulcatd.

Dim. Longueur role 240 mill. Par rapport à la longueur: longueur du corps, 55; largeur du corps, 2; longueur de la coquille, 70 mill. Par rappprt à la longueur de la coquille : largeur, 5.

Animal lisse, oblong, très-élargt et arrondi en arrière, Nageoires larges, épaisses, commençant à une très-petite distance du bord antérieur du corps, s’élargissant d'avant en arrière. Tête grosse, lisse; oreille externe, entourée d’un bourrelet pos-

térieur. Bras sessiles courts, triangulaires, pourvus de cupules obliques, sur quatre lignes alternes, égales en grosseur, dont le cercle corné est entier sur son bord inférieur, armé de nombreuses dents étroites au côté le plus large. Bras tentaculaires un peu élargis en fer de lance, aigus à leur extrémité, munis de cupules excessivement petites, égales en grosseur et placées sur au moins dix à douze lignes alternes. Couleurs : couvert d'un grand nombre de petits points foncés, etsur Les côtés d’une jolie série de neuf larges taches brunes.

Coquille un peu acuminée et obtuse en avant, rétrécie et arrondie en arrière. Dessus légèrement convexe ; le bord étroit, cartilagineux en avant, vient envelopper l'extrémité postérieure, et y forme comme deux larges ailes. Tout le reste est fortement rugueux, marqué, sur la ligne médiane , d’une partie convexe, conique, circonscrite, des deux côtés, par une forte impression. Dessous convexe au tiers antérieur en avant, concave en arrière; bordure cartilagineuse étroite en haut, large en bas et dépassant de beaucoup la partie loculée. Dessus de la dernière loge lisse, occupant le tiers de la longueur totale, munie d'une forte et large dépression longitudinale médiane à la partie antérieure seulement. Lignes des locules très-régulières, marquées de trois saillies au milieu, ce qui les rend ondulées ; leur ensemble est convexe au milieu, et pourvu, sur la ligne médiane, d'un sillon profond et large.

Rapp. et diff. — Cette espèce a, par la forme de l'animal, quelques rapports avec la S. officinalis; mais elle s’en distingue par sa coquille sans rostre et par sa dépression médiane.

Hab. Le grand Océan, à Batavia, à Bombay, à Pondichéri et à la côte de Coromandel.

Expl. des fig. PI. 12, fig. 9, cercle corné grossi, des cupules des bras sessiles, vu de face; fig. 10, le même vu de profil.

N° 27. SEPIA ACULEATA, [Hasselt :

Sepia aculeata, Van Hasselt, mss, Idem, d’'Orb. et Féruss., Céphal, acét., Seiches , pl,5 bis, pl. 25.

$. corpore ovato-rotundato, lævigato ; pinnis latis ; bra-

chiis elongatis, inæqualibus, pro longitudine 4,3, 2,13 testà ovato-oblongä, rugoso-tuberculaté; anticè obtusä, posticè rotundat, rostratà , sublus excavatd.

Dim. Longueur et 320 mill. Par ii à la longueur : longueur du corps, + ; largeur du corps, 5553 Néont de | ET 105 mill. Par rapport à la longueur : largeur, 56% TE

Animal lisse, large, ovale, un peu acuminé en arrière, tronqué en avant. Nageoires très-larges, épaisses, commençant à très-peu de distance du bord antérieur, conservant presque partout leur même largeur. Bras sessiles assez longs, pourvus de cupules globuleuses, sur quatre lignes alternes égales, dont le cercle corné est armé, à son pourtour supérieur, de très-petites dents égales partout. Bras tentaculaires un peu élargis en fer de lance, munis de cupules très-petites, égales en grosseur, placées sur dix à douze lignes alternes, dont le cercle corné est armé, sur son pourtour interne, de dents espacées, aiguës. Couleurs : toutes les parties supérieures couvertes de points rougeàtres très-rapprochés sur la ligne médiane.

Coquilledéprimée, oblongue, arrondie à ses extrémités, pourvue d’un très-long rostre aigu , droit. Dessus légèrement convexe, fortement rugueux et pourvu de tubercules irréguliers, oblongs, égaux partout, marqué dequatre dépressions rayonnant . de l'extrémité inférieure versles süpérieures, les deux moyennes laissant entre elles une légère saillie arrondie. Dessous convexe aux deux cinquièmes antérieurs, concave en arrière ; bordure étroite en avant, puis s'élargissant aux deux cinquièmes postérieurs pour se rétrécir de nouveau vers l'extrémité inférieure sur le rostre. Dessus de la dernière loge finement vermiculé, aplati en avant, sans dépression aucune , ‘et occupant les deux cinquièmes de la longueur. Lignes des locules biangulées en avant, mais très-régulières ; leur ensemble est convexe, avec une légère saillie médiane longitudinale, et deux latérales ; à l'extrémité inférieure est une large bride supérieure COnCave , revenant sur les loges, et laissant entre elle et ces dernières une large cavité conique et profonde.

298 CÉPIHALOPODES.

Rapp. et diff. — Cette espèce, par les petites cupules égales de ses bras tentaculaires, se rapproche des $. inermis et ornala , mais elle s'en dictnine par ses nageoires larges, égales partout, et surtout par le fort rostre de sa coquille.

Hab. Le grand Océan, à Java.

N° 98. SEPIA INDICA, d'Orbigny.

Sepia Blainvillei, d'Orbigny et Féruss., 1839, Céphal, acét., pl. 21, (Non

Blainvilleï, Deshayes, 1837.)

S. corpore breui, rotundato, lœvigato; pinmis lahs; brachiis brevibus, inœqualibus, pro longitudine 4, 3, 1, 2. Test ovato-oblongé , rugosd , anticè, posticeque acuminal rostratà ; rostro brevi.

Dim. Longueur lol 570 mill. Par FARDOSÉ à la longueur : longueur du corps, £%; largeur du corps, 5. Longueur de la rar 82 mill. Par rapport à la longueur : largeur, 7.

Animal raccourci. Nageoires épaisses, étroites en avant, plus larges en arrière. Bras sessiles courts, pourvus de cupules hémisphériques, globuleuses. Bras tentaculaires, très-longs, très-grêles, terminés par une massue dont les cupules, très-petites, sont obliques, pédonculées, égales en grosseur, sur dix à douze lignes alternes. Couleur : violet brun.

Coquille déprimée, très-allongée, légèrement élargie vers le milieu, amincie à ses extrémités ; la supérieure arrondie, obtuse ; l'inférieure acuminée, terminée par un fort rostre droit, obtus. Dessus légèrement convexe, surtout en avant, lisse près du rostre, partout ailleurs couvert de rugosités oblongues, plus marquées sur les côtés, formant des lignes courbes, surtout en avant. Du rostre part, de chaque côté, une dépression qui s'étend obliquement et va se perdre sur le bord vers la moitié de la longueur. Deux autres dépressions laissent entre elles une large partie un peu convexe sur la ligne médiane. Dessous un peu saillant vers le quart antérieur, le reste concave; bordure étroite en avant, élargie vers le tiers inférieur, puis venant disparaître au-dessus des rostres. Dessus de la dernière loge ver-

G. SEPIA. 299

miculé, occupant beaucoup moins du quart de la longueur totale, sans dépression marquée ; lignes des locules arrondies, avec un léger aplatissement au sommet, très-régulières à la base, ondulées en avant; sur le milieu de leur ensemble est une légère dépression longitudinale. Un diaphragme très-épais, convexe en dessus, revient en avant sur les loges, et laisse une large cavité anguleuse, conique, profonde.

Rapp. et diff. —Par ses cupules petites et égales aux bras tentaculaires, par le rostre, par le diaphragme de son osselet, cette seiche se rapproche on ne peut plus de la S, aculeata et rostrala; elle se distingue de la S, rostrala, par le cercle corné des cupules des bras sessiles, beaucoup moins hauts, par celui des bras tentaculaires, armé, ainsi que par sa coquille, bien autrement sillonnée en dessous; mais les différences qui existent avec la S. aculeata, sont nulles quant à l'animal La coquille seule est beaucoup plus allongée, la dernière loge beau coup plus courte; et, sans la présence de cette partie conique cornée, qui vient se loger dans la cavité de l’extrémitéinférieure. C'est peut-être une variété du S. aculeata.

Hab. Le grand Océan, à Bombay.

Hist. J'avais, en 1839, nommé cette espèce $. Blainviller, nom que je me trouve obligé de changer, ayant été appliqué, en 4837, à une autre seiche par M. Deshayes.

Esrèces incertaines.

N° 99. SEPIA MUCRONATA, Rafinesque.

Sepia mucronata, Rafinesque, 1814, Précis des découx. somiolog., p. 29.

Cette espèce a seulement été indiquée comme étant des mers de Sicile, sans aucune description ; c'est peut-être la S. elegans, mais il n'y à aucun moyen de vérification.

N° 30, SEPIA SsiwEnNgsis, d'Orbigny.

Encyclopédie japonaise, article Niao-tse-in.

Sepia sinensis , d'Orb, 1839, Céphal. acét., Seiches , pl. 9, fig. 1, 2. Synonyme. ÎNiao-tse-iu. Le poisson voleur d'oiseaux.

Naiao-tse. Poisson voleur d'oiseaux.

Me-iu. Poisson noir.

Lan-1u. Poisson, muni de cordes.

En japonais. 7-ka.

Cette espèce est tout à fait incertaine, puisquelle n'a été décrite que par rapport à son emploi comme nourriture, ou d'après ses MŒUrS.

N° 88. SEPIA ANTILLARUM, d'Orbigny.

Sepia, Brown , The natural Hist. of Jamaica, p. 386. Sepia Antillarum , d'Orb., 1838 , Moll. des Antilles, t. I, p. 33, n° 8.

Cette se à paraît différer des S. vulgaris: je n'ai pu en étudier qu'un individu en trop mauvais état pour pouvoir la caractériser.

Espèces décrites par les auteurs et qui n’appartiennent pas au

genre Sepia.

Affinis, Férussac, 4825. Voy. Sepioteuthis sepioidea.

Bilineata, Quoy et Gaim., 4832. V. Sepioteuthis idem, d'Orb.

Biserialis, Blainv., 4827. V. Sepioteuthis sepioidea.

Cardioptera, Oken., V. Onychoteuthis cardioptera, d'Orb.

Carunculata, Schneider. V. Lohigo carunculata.

Chrysophtalmos, Tilesius, 1824. V. Loligopsis idem , d'Orb.

Cirrhosa, Bosc, 14802. V. Eledone cirrhosus, d'Orb.

Gaillardoti, Keferstein, 41834. V. Conchorhychus Gaillardotr, d'Orb.

Gigantea , Keferstein, 4834. V. Nautilus giganteus, d'Orb.

Gigas, Oken, V. Poulpe colossal.

Granulosa, Bosc, 4802. V. Octopus rugosus, d'Orb.

Hexapus, Molina. C'est un insecte.

Hirundo, Keferstein, 1834. V. Nautilus.

Larus, Keferstein, 4834. V. Rynchoteuthis larus, d'Orb.

Loligo, Linné, 4754. V. Loligo vulgaris, Lam.

Loligo, Brug., 4789. V. Ommastrephes todarus, d'Orb.

Loligo, Fabricius. V. Onychoteuthis Banlisir.

Media, Gmelin, 1789. V. Loligo parva, Rondelet.

Minor, Seba, 1758. V. Ommastrephes sagittatus, d'Orb,

Moschata, Bosc, 1802. V. Eledone moschatus, Leach.

G. SEPIA. 301

Moschites, Herbst., 4788. V. Eledone cirrhosus, d'Orb. Nigra, Bosc, 4802. V Ommastrephes giganteus, d'Orb. Octopoda, Péron. V. Octopus pustulatus.

Octopodia, Linné. V. Octopus vulgaris, Lamarck. Octopodia, Pennant. V. Eledone cirrhosus, d'Orb. Octopus, Gmelin, 4789. V. Octopus vulgaris, Lam. Octopus, Molina. V. Octopus Fontanianus , d'Orb. Officinalis, var. 6, Lamarck, 1799. V. Seproteuthis seproidea. Orbignyi, Keferst., 1834. V. Rhynchoteuthis larus, d’'Orb. Parisiensis, d'Orb., 1825. V. Beloptera belemnitoidea, Blainv. Pelagica, Bosc, 1802. V. Ommastrephes pelagicus, d’Orb. Peronii, Lesueur, 1828. V. Octopus pustulatus. Rostrum, Hisinger, 1837. V. Polhicipes.

Rugosa, Péron. V. Octopus Boscu.

Rugosa, Bosc, 1792. V. Octopus rugosus, d'Orb. Sepiola, Gmelin, 4789. V. Sepiola Rondeleti, Leach. Sepiola, Lesueur, 4821. V. Loligopsis Peronit, Lam. Subulata, Bosc, 1802. V. Loligo parva, Rondelet. Truitée, Montfort, 1805. V. Sepioteuthis seproidea. Tunicata , Molina. V. Ommastrephes giganteus, d'Orb. Unguiculata , Mol. V. Enoploteuthis Molinæ, d'Orb.

Résumé sur les espèces du genre Sepia.

Le dépouillement du travail qui précède, comme on peut le voir à la table alphabétique , donne en espèces de seiches décrites jusqu'à présent, 89.

En séparant les espèces qui appartiennent à d’autres genres, binelle. 24.440321, SUIS RES MA

Les espèces nominales que la discussion de la synonymie et des caractères m'ont permis de réduire, au Doro de ue S'APPUIE NE LE 17

DOM ne cr, Lee

Il me restera, comme espèces bien caractérisées. .... 28 Comme espèces Intertainés dat ends Na/biie 05 9

Jp rx 00 SAR 91

Distribution géologique et géographique des espèces du genre Sepia.

On connaît jusqu'à présent sept espèces fossiles, et vengtquatre espèces vivantes.

Soit que les coquilles n'aient pas pu se conserver dans les

couches terrestres, soit quil n'en ait pas existé, on n a pas encore reconnu de seiches dans les étages géologiques : silurien , dévonien, carbonifère et triasique. On n’en connaît pas non plus dans le lias, n1 dans les étages bathonien, de la grande Oolite, ni même dans les couches oxfordiennes inférieures et moyennes de la formation jurassique. Ces animaux n'ont encore été rencontrés que dans les couches oxfordiennes supérieures. Là on trouve, en Bavière, les espèces suivantes :

S. Hastiformis , Ruppel. S. linguata, Munster.

Antiqua, Munster. S. venusta, Munster.

Caudata, Munster.

qui sont caractérisées par leurs expansions aliformes, bien plus marquées que chez les espèces vivantes.

Les seiches semblent ensuite anéanties pendant la durée des étages jurassiques kimmérigdien et portlandien , et des étages crétacés néocomien, aptien, albien, turonien et sénomen. Elles reparaissent avec les couches inférieures des terrains terüaires qui, dans le bassin parisien, montrent les Sepia sepioidea et compressa, mais ces seiches, qui n'ont plus la forme des espèces des terrains jurassiques, sont principalement distinguées par la présence d’un énorme rostre inconnu dans les espèces plus anciennes. Bien que ce rostre ne soit pas aussi gros, il existe pourtant chez quelques-unes des Sepia actuellement vivantes. Ainsi, parmi les espèces fossiles, 1l y aurait eu deux types distincts, propres chacun à son époque géogique, et le dernier aurait plus de rapport avec les espèces vivantes que le premier.

Les vingt-quatre espèces de seiches actuellement vivantes, distribuées suivant les mers auxquelles elles appartiennent, donnent :

CS

G. SEPIA. 303

À l'Océan Atlantique, espèces spéciales, 8 ; espèces communes à la Méditerranée, 2. Total......, 10

À la Méditerranée, espèces spéciales, 23; espèces communes à l'Océan Atlantique, 2. Total. ......... 4

À la mer Rouge, espèces spéciales, 43; espèces communes avec le grand Océan, 1. Total......,... 5

Au grand Océan, espèces spéciales, 7 ; espèces commures à la mer Rouge, 4. Total....#.....,......41 °8

En résumé, les espèces spéciales à des mers distinctes seraient au nombre de 21, tandis que les espèces communes encore aux mers les plus voisines et communiquant entre elles, ne s'élèvent qu'à 3. Il en résulte que les seiches appartiennent bien certainement à des mers déterminées, où elles sont cantonnées chacune dans sa région propre, plus ou moins étendue.

Ces espèces, par le lieu où elles ont été rencontrées, sont toutes côtières. Une seule, le Sepia officinalis, s'approche des régions froides. Peu de seiches vivent dans les régions tempérées, tandis que le plus grand nombre sont des régions chaudes tropicales des océans qu’elles habitent.

Table alphabétique de toutes les espèces réelles ou nominales du genre Serra.

Pages

Aculeata, Hasselt, 1839, grand Océan, Java.....,.... 297 -Affinis, Féruss., 1825. Voy. Sepioteuthis sepioidea,

a cn Ps et on à CE

Antillarum, d'Orb. 1838. Oc. Atl., Antilles. ........ 300

Satqua, Munster, 1831, Foss. Ox. sup. ."....,.,..° 266

Australis, d'Orb., 1826. Gr. Oc., Nouv. hote 294 Australis, Quoy et Gaim., 1832. VS. capensis, d'Orb. 283

Berthelot, d'Orb., 14838. Oc. Atl., Canaries........ 977

Bilineata , aus et Gaim., 1832. V. Sepioteuthis Alehi , À OT. - TM ee. ne TDR SS Dre OUR

Biserialis, Bliiny” 5 To Ve Sté es seproidea... 300

Blainvillei, Desh., 1837. V. S. sepioidea........ ue Blainville, d'Orb., 4839. V. S. Indica, d'Orb...... Capensisé :d'Orb., 1529. Oc. AU ES Se Cardioptera, Oken, V. Onychoteuthis cardioptera, d'Orb. Carunculata, Schneider. V. Loligo idem............. Caudata, Munster, 1837. Foss. Ox., sup............ Chrysophthalmos, Tilesius, 4824. V. Loligopsis idem,

D'OR Cirrhosa, Bosc, 1802. V. Æledone cirrhosus, Lam... Compressa, d'Orb., 1839. Foss. Tert. Gros. ..…....… Cuvieri, d'Orb.,,1825.V.$. semoidea.£... 08 Defrancni, Deshayes, 1837. V. S. compressa, d'Orb... Elesans, d'Orb:, 1826. Méditerranée. "0 Élongata.,, d'Orb:.,. 185%. Mer house, RS Gaillardoti, Keferstein , 183%. V. Conchorynchus Gail-

ladoit D'OR. is ne te OU Gibbosa, Ehremberg, 1831. Mer Rouge............ Gigantea, Keferst., 1834. V. Nautilus idem......... Gigas, Oken, V. Poulpe colossal (espèce apocryphe)... Gracilis, Munster, 1837. V. S. Hinquata. :... 0 Granulosa, Bosc, 1802. V. Octopus rugosus......... Hastiformis, Ruppell., 1829. Foss. étage. Oxf. sup... Hexapus, Molina: V. Ifsétte "0 "h 0 .......:. 0" Hierredda, Rang, 1835. Oc. Atl. (Sénégal)... ...... Hirundo, Keferstein, 1834. V. Nautilus.......... Inermis, Hasselt, 1839. Gr. Oc. (Batavia).......... Indica, d'Orb., 1845. Gr. Oc. (Bombay).......... me: Larus, Keferstein, 1834. V. Rhynchoteuthis larus.... Latimanus , Quoy et Gaim., 1832. Gr. Oc. (N.-Guinée).

Lingulata, Munster, 1837. Foss. étage. Oxford. sup... Loligo, Linné, 1754. V. Lolhigo œulgaris............ Loligo, Bruguière, 1789. V. Ommastrephes todarus...

Loligo, Fabricius. V. Onychoteuthis Banksii. ....,...

PEN D DT PE er

G. SEPIA, 305

Pages Longirostris, Deshayes, 1837. V. S. sepioidea....... 269 Longispina , Deshayes, 1837. V. S. sepioidea........ 269

Mamillata, Leach., 1827. V. S. tuberculata, Lam.... 281 Media, Gmelin, 1789. V. Loligo parva, Rondelet..... 301 Minor, Seba, 1758. V. Ommastrephes sagittatus, d'Orb. 301 Moschata, Bosc, 1802. V. Eledone moschatus', Leach.. 301 Moschites, Herbst., 1788. V. Eledone cirrhosus , d'Orb. 301

Mucronata, Rafinesque , 1834. Méditerranée... Lin 209 Nigra, Bosc, 1802. V. Ommastrephes giganteus, d'Orb.. 301 Obscura , Munster, 1837. V.S. linguata...... EAN LE 268 Octopoda, Péron. V. Octopus pustulatus..........., 301 Octopodia , Linné. V. Octopus vulgaris, Lam........ 301

Octopodia, Pennant. V. Éledone cirrhosus, d'Orb..., 304 Octopus, Gmelin, 4789. V. Octopus vulgaris, Lam... 301 Octopus, Molina. V. Octopus Fontanianus , d'Orb.... 301 Officinalis, Linné, 1767. Oc. Atl. et Méditerranée... .. 272 Officinalis, var. & Lam., 1799. V. Sepioteuthis se- RP TR EE DT se. 304 Officinalis, Audouin, 4827. V. S. Savignyt, Blainv... 287 Orbignyana, Férussac, 1826. oc. Atl. et Méditerranée. 274 Orbignyi, Keferstein, 1834. V. Rhynchoteuthis larus, 1 COMME en RAR en UT ee à sus OU Ornata, Rang., 1837. Oc. Atl. (Sénégal) PRET Fausd. 280 Papillata, Quoy et Gaim., 1832. V. fuberculata, Lam. 281 Parisiensis, d'Orb., 1825. V. Beloptera belemnitoidea,

12717) ANNEES 9. + on TUE vo... 301 Pelagica, Bosc., 1802. V. Ommastrephes pilagicus in aitu. ere où de Danipvei HU 304

Peronii, Lesueur, 4828. V. Octopus pustulatus , Péron. 301 Pharaonis, Ehremberg, 1831. V. S. Savigny, Blainv. 287 Rappiana, Féruss., 1834. V. S. latimanus, Quoy.... 291 Regularis, Munster, 1837. V. S, Hinguata.......... 268 Rostrata, d'Orb., 1826. Gr. Océan (Bombay). ...,,., 293 Rostrum, Hisinger, 1837. V. Pollicipes.......,..... 304

Pages Rouxii, d'Orb., 4839. Gr. Océan, Mer Rouge...... 290 Rugosa, Péron. V. Octopus Boscir............ trs 0 Rugosa, Bose, 1792. V. Octopus rugosus, d'Orb..... 304 Rugosa, Bowdich, 4822. V.S. officinalis. . . Rs ENS Rupellaria, d'Orb., 1826. oc. Atlant. (France)... .... 276 Savignyi, Blainville, 1827. Mer Rouge........,..... 287 Sepioidea (Beloptera), Blainv. V. S. sepioidea.. . .… . ... 269 Sepioidea, d'Orb., 1839. Foss. Ter. Tert. Gross..... 269 Sepiola, Gmelin, 1789. V. Sepiola Rondeleti........ 301 Sepiola, Lesueur, 1821. V. Loligopsis Peronii. . ..... 304 Sinensis , d'Orb., 14839. Gr. Océan (Chine).......... 300

Subulata, Bosc., 4802. V. Loligo parva, Rondelet.... 304 Truitée, Montfort, 1805. V. Seproteuthis sepioidea... 304 Tuberculata, Lamarck, 1799. Cap de Bonne-Espérance. 284 Tunicata, Molina. V. Ommastrephes giganteus, d'Orb. 304 Unguiculata, Molina. V. Enoploteuthis Molinæ...... 301 Venusta, Munster, 1837. Foss. étage. Oxf. sup....... 268 Vermiculata, Quoy et Gaim., 1832. Océan Atl., Cap... 284

2 famille. SPIRULIDÆ, d'Orbigny.

Animal raccourci; corps oblong.

Coquille interne testacée, enveloppée ou non d'un rosire calcaire, formée de loges aériennes traversées par un siphon; la dernière terminale et ne pouvant jamais loger l'animal.

Cette famille diffère des Sépidées, par ses loges aériennes régulières percées d'un siphon. J'y réunis les genres Beloptera,

Spirulirostra et Spirula.

G. BELOPTERA. 307

y GENRE. BELOPTERA, Deshayes. PI. 14.

Animal? Coquille testacée allongée, cylindrique en avant, quelquefois ailée sur les côtés, terminée par un rostre obtus en arrière. La partie cylindrique antérieure est creusée d’une cavité conique, où sont empilées des loges aériennes simples, transverses , séparées par des cloisons droites, percées d'un siphon.

Rapp. et diff.—Ce genre se rapproche, par son rostre testacé terminal, des Spirulirostra, tout en s’en distinguant par ses loges non spirales. Une espèce montre encore, par son rostre et par ses ailes latérales, du rapport avec la coquille des Sepia, mais s’en distingue par ses loges aériennes régulières.

Hist. M. Deshayes appliqua le premier ce nom dans sa collection en formant un nouveau genre. M. de Blainville le publia en 4825, mais il y joignit, à tort, des rostres qui appartiennent évidemment àu genre Sepi.

On ne connaît pas encore de Beloptera vivants; toutes les espèces sont fossiles et propres aux terrains tertiaires inférieurs.

Espèces du terrain tertiaire parisien.

No 1. BELOPTERA LEVESQUEI, d'Orbigny. PI. Â4, f. 5-7.

Beloptera Levesquei, d’'Orb, et Féruss., 1839, Céphal. acét, Seiches, pl. 20,

Idem, d’'Orb., 1845, Paléont., univ., pl. 8, fig. 10-12, Paléo

nt, franc., Ter, tert, pl 2 fig. 5-7. |

B. test oblongo-elongatd, arcuatd , subtüs unicostaté lateribus depressä ; anticè cylindrico-angustaté ; posticè rostralà ; rostro obtuso, striato.

Dim. Longueur, 35 mill., largeur, 9 mill.

Coquille très-allongée, arquée, presque cylindrique, sans expansions latérales, convexe en dessus, pourvue d’une forte côte en dessous, avec les deux côtés un peu excavés; sa partie antérieure est légèrement anguleuse ; la postérieure est termi-

née par un rostre très-gros, très-obtus, fortement strié en long et comme feuilleté. Les loges paraissent avoir été transverses.

Rapp. et diff. — Cette espèce se distingue facilement des B. belemnitoidea par le manque d’expansions aliformes. Plus voisine par ce dernier caractère du B. anomala, elle s’en distingue encore par sa côte inférieure.

Loc. et gissem. Dans le terrain tertiaire inférieur du bassin parisien ; c'est-à-dire au-dessous de la couche verte à nummulites, dans le sable de Thury-sous-Clermont, de Gilocourt, et de Cuise-Lamotte (Oise). MM. Lévesque et Graves.

Expl. des fig. PI. 14, fig. 5, coquille de grandeur naturelle, vue en dessous ; fig. 6, la même, vue en dessus; fig. 7, la même, vue de profil.

N° 2. BELOPTERA BELEMNITOIDEA, Blainville. PI. 44,

Dent de poisson? Guettard, Mém, div. sur les Sc., t. V, pl. 2, fig. 11, 12.

Beloptera belemnitoidea, Blainv., 1825 , Malacol. supp., p. 621, pl. 11, fig. 8.

Sepia parisiensis , d'Orb. et Féruss,, 1825, Tabl, méth, des Céph., p. 67. Ann. des Sc. nat.,t. VII, p. 157.

Idem, d'Orb., 1826, Planch. de Seiches, pl. 3, fig. 7, 8, 9.

Beloptera belemnitoidea , Blainv., 1827 , Mém. sur les Bélemn., p. 111, pl. fig. 8,

Idem, Deshayes, 1830, Encycl. méth.,t. II, p. 135.

Idem, Deshayes, 1837, Fossiles des env. de Paris, p. 762, pl. c, fig. 4, 5, 6,

Idem, Sow, Miner. Conch., pl. 591, fig. 8.

Idem, Bronn, 1830, Jahrb., p. 410, 465.

Idem, Keferstein, 1834, Die. nat,, p. 430, n° 9.

Idem, d'Orb. et Féruss., 1839, Céphal, acét. Seiches, pl, 3, fig: 7,9; pl. 2%, He. 1122,

Idem, d’Orb., 1845, Paléont. univ., pl. 8, fig. À, 4.

Idem, d’Orb., 1845, Paléont. franc., Ter, tert., pl. 2, fig. 1, 4.

PB. testà oralo-oblongd , supra convexd , sublus concav ; longitudinaliter recurvä ; rostro dilatato, obtuso, striato, lateralibus alato.

Dim. Longueur des grands individus, 50 mill. ; largeur, 20 mill.

Coquille déprimée, légèrement arquée, oblongue, convexe et rugueuse en dessus , et marquée de petites dépressions latérales ramifées; sur la ligne médiane postérieure sont des stries

G. BELOPTERAM 309

Jongitudinales qui se continuent sur le rostre; celui-ci très- . gros, très-obtus, est séparé de l’aile latérale par une échanjerure profonde. Dessous légèrement concave de chaque côté et = pourvu d'expansions aliformes demi-circulaires. Prolongement oculaire arrondi en dessus, pourvu d'un méplat en dessous, se prolongeant libre des ailes, un peu en avant de cellesci; les loges sont transverses, et comme infléchies supérieurement.

Loc. Terrain tertiaire du bassin parisien, dans le calcaire grossier inférieur, contenant la couche verte nummulitique, au Vivrais, à Grypseuil, à Pouchon (Oise), (M. Graves et moi); dans le calcaire grossier moyen , à Grignon, à Parmes, à Mouchy-le-Châtel. On le trouve encore dans les couches nummulitiques de Biaritz (Basses-Pyrénées). (MM. Thorent et Pratt.)

Expl. des fig. PI. 14, fig. 1, coquille de grandeur naturelle, vue en dessous; fig. 2, la même, vue en dessus; fig. 3, la même, vue de profil; fig. 4, coupe longitudinale.

N° 3. BELOPTERA ANOMALA, Sowerby. PI. 14, f. 8-10.

Beloptera anomala, Sow., 1828, Min, Conch., t. VI, p. 184, pl. 591, fig. 2. Idem, Keferstein, 1834, Die nat., p. 430, n° 1.

Idem , d’'Orb. et Féruss., 1839, Mon. des Céph. acét, Seiches, pl, 20, fig. 13-15, Idem, Morris, 1843, Catal. of Brit, Foss., p. 178.

Idem, d'Orb., 14845, Paléont. univ., pl. 8, fig. 8-10,

B. testà oblongo-elongatä, depressä, arcuat& , subtüs convexä, anticè cylindricé, posticè obtusd.

Dim. Longueur, 14 mill.; largeur, 6 mill.

Coquille très-allongée, déprimée, arquée, presque cylindrique, et sans expansions aliformes, convexe en dessus et en dessous, élargie antérieurement, un peu amincie en arrière, sans rostre distinct de l'encroûtement général. Les loges sont transverses, droites, apparentes en dessous.

Rapp. et diff.— Voisine par son manque d'ailes du B. Levesquer, cette espèce paraît s'en distinguer par le manque de côte inférieure et de rostre distinct, ainsi que par ses loges aériennes , apparentes en dessous.

Loc. Elle est propre au terrain tertiaire inférieur, et a été

310 GÉPHALOPODES.

rencontrée dans l'argile de Londres, à Highgate, et à Middlesex (Londres).

Expl. des fig. PI. 44, fig. 8, coquille de grandeur naturelle, vue de profil; fig. 9, la même, vue en dessous; fig. 40, la même grossie, vue de trois quarts.

Espèces citées ou décrites par les auteurs, mais qui n’appartiennent pas au genre Belopliera.

Compressa, Blainville, 1827. Voy. Sepia compressa, d'Orb. Cuvieri, Voltz. V. Sepia sepioidea, d'Orb.

Longirostrum, Morris, 4843. V. Sepia sepioidea, d'Orb. Sepioidea, Blainv., 1827. V. Sepia sepioidea.

Résumé sur les espèces de Beloptera.

On a décrit ou mentionné jusqu’à présent, dans le genre Beloptera, huit noms, sur lesquels quatre n’appartenant pas au genre Sepia, et un n'étant que la synonymiedes autres ; il n'en reste que trois espèces bien caractérisées.

Ces trois espèces sont fossiles, et appartiennent aux terrains tertiaires inférieurs. Le B. levesquer, aux sables inférieurs à la couche nummulitique, dans le bassin parisien; le B. anomala, à l'argile de Londres; le B. belemnatoidea, au calcaire grossier parisien, dans la couche inférieure verte à nummulites, et dans les couches moyennes. On la trouve encore à Biaritz, dans le bassin pyrénéen, au sein de la même couche nummulitique.

Table alphabétique de toutes les espèces réelles ou nonunales

du genre BELOPTERA.

Pages Anomala, Sowerby, 1828. Foss., ter. gross. inf....... 309

Belemnitoidea, Blainv., 4825. Foss. ter. gross. moy.... 308

Compressa, Blainv., 1827. V. Sepia compressa...... AE | |. Cuvieri, Voltz. V. Sepia sepioidea . ................ 310 Levesquei, d'Orb., 4839. Foss. ter. gross. inf......, . 307

Longirostrum , Morris, 1843. V. Sepia sepioidea..'#..., 310 Parisiensis, d'Orb., 1835. V. B. belemnitoidea....... 308 Sepioidea, Blainv., 4827. V. Sepia sepioidea......... 310

G. SPIRULIROSTRA, 311

n° GENRE. SPIRULIROSTRA, d'Orbigny. PI, 15,

Animal inconnu.

= Coquille raccourcie, presque entièrement formée d'un énorme rostre terminal, pourvu en avant de légères expansions latérales, et contenant, dans son intérieur, une coquille multiloculaire spirale, composée de tours disjoints, formée d'un ensemble cylindrique divisé par des cloisons et percé, au côté interne, d'un siphon continu. Le rostre ne paraît pas avoir d'autres fonctions que de protéger la coquille; en effet, 1l l'enveloppe en avant et en arrière ; dans la partie la plus exposée au choc, il présente une énorme pointe conique légèrement relevée. Ce rostre est composé, comme l’osselet des Bélemnites, de couches concentriques, des parties externes au centre, et ces couches montrent également, sur leur cassure, des fibres rayonnantes du centre à [a circonférence.

La coquille commence par une loge aérienne ronde, sur laquelle viennent successivement s’empiler d’autres loges rondes, percées d’un siphon continu sur le côté médian interne. Cette coquille est logée dans le rostre, de manière à ce que le commencement de la spire corresponde à la saillie inférieure, tandis que le prolongement antérieur de la coquille s’étend en avant avec le prolongement.

Si l’on veut, en suivant les lignes d'accroissement du rostre, s'assurer de la forme de l’ensemble à tous les âges, il sera facile de reconnaître que la coquille, dans sa jeunesse, n'avait qu'un simple encroûtement extérieur, mais non un rostre ; que celui-ci, d'abord très-obtus, n'a commencé à se montrer que plus tard, et quil a toujours augmenté progressivement de longueur, jusqu'à la dernière période connue; ainsi, la forme de l’ensemble, suivant l'âge, aurait subi de très-grandes modifications.

Rapp. et diff. — Par son rostre testacé, épais, ce genre se

rapproche beaucoup des Seiches, dont il a, jusqu’à un certain point, l'aspect. Le rostre terminal, en effet, est de même indépendant des loges inférieures ; de même il est concave en dessous, à sa partie antérieure. Par sa coquille cloisonnée spirale, ce genre ressemble à la Spirule, puisque la coquille en est également cylindrique, composée de tours disjoints, et percée d’un siphon à sa partie inférieure. Le Spirulirostre a donc la plus grande analogie avec ces deux genres, en présentant le rostre de la Seiche et la coquille de la Spirule. Le Spirulirostre diffère néanmoins des Seiches par son osselet comprimé, au lieu d'être déprimé, par la présence d’une coquille cloisonnée spirale et percée d'un siphon, au lieu de loges spongieuses. Il diffère de la Spirule par son rostre terminal, enveloppant la coquille, cette partie étant tout à fait libre chez la Spirule.

On n'en connaîtencore qu'une espèce fossile, découverte par M. Bellardi, dans les terrains tertiaires subapennins du Piémont.

SPIRULIROSTRA BELLARDII, d'Orbigny. PI. 15.

Spirulirostra bellardii, d’Orb., 1842 , Ann. des Sc. nat., t. XVII, p. 362, pl. 11, fig. 16.

Idem, d'Orb., 1845, Paléont. univ., pl. 9, et Paléont. étrang., pl. 7.

S. testà elongaté, anticè dilataté , alatà , subtus concavd ,

postice rostratà ; rostro elongato , acuto.

Dim. Longueur, 21 mill.; largeur, 9 mill.

Coquille raccourcie, formée d’un rostre très-gros, légèrement comprimé sur les côtés, arrondi et convexe en dessus, conique, très-aigu etlégèrement relevé en arrière ; pourvu en dessous, à la partie antérieure, d'une fossette prolongée, bordée latéralement d’expansions épaisses peu larges. En arrière de la fossette, il y à une forte saillie inférieure pourvue de rugosités. Ensemble des loges aériennes cylindrique, courbé en spirale, mais n atteignant que les deux tiers d’une révolution spirale.

Loc. Dans les terrains tertiaires moyens des couches subappennines du second étage, près de Turin.

Expl. des fig. PI. 15, fig. 4, coquille grossie, vue en des-

G, SPIRULIROSTRA. 313

sous ; fig. 2, la même, vue en dessus; fig. 3, la même, vue de profil; fig. 4, la même, coupée longitudinalement pour montrer la forme des loges aériennes et de l'accroissement du rostre qui l'enveloppe; fig. 5, la même, vue de face en avant; fig. 6, coquille de grandeur naturelle.

n° GENRE. SPIRULA, Lamarck. PI. 16.

Nautilus, Lister, 1685; Cornu Ammonis, Rumphius , 1739; genre Ammonia , Gualtieri, 17423 Lituus, Brown, 1756, Nautilus, Linné; genre Spirula, Lamarck.

Animal court, épais, légèrement comprimé, élargi en arrière et muni d'espèces de nageoires latérales postérieures, rétréci en avant, pourvu d'une tête peu large, portant en avant huit bras sessiles, et deux bras tentaculaires armés de cupules. Le corps, à sa partie supérieure dorsale, renferme la coquille dans le sens de sa compression.

Coquille comprimée, spirale, non enveloppée d’un rostre, formée d’une spire enroulée sur lemême plan, à tours disjoints, commençant par une plus grosse loge aérienne que les autres. La dernière loge terminale, sans cavité supérieure, est percée, au côté ventral, d'un siphon qui traverse les loges sans communiquer avec elles.

Rapp. et diff. — Assez voisine des Sepia par la forme massive de l'animal, ja Spirule s’en distingue par sa coquille. La coquille, par son ensemble, comprimée, enroulée sur le même plan et à tours disjoints, se rapproche beaucoup des Cirthoceras, tout en s'en distinguant, ainsi que de tous les autres genres de Nautilidées, par sa dernière loge aérienne terminale, ne pouvant, dès lors, en aucune manière, contenir l'animal, comme cela a lieu chez le Nautilus.

Bien qu'on ait rapporté plusieurs espèces de coquilles fossiles au genre Spirula, il n’en existe néanmoins qu'une seule espèce vivante de l'océan Atlantique.

Confondue avec les Nautilus par Lister, cette coquille reçut le nom de Cornu ammontis par Rumphius; elle forma le genre Ammonia pour Gualtieri. Elle fut indiquée comme Nautilus par Linné. Lamarck, de même que l’avaitsi judicieusement senti Gualtieri, créa pour elle le nom générique de Spirula, adopté depuis par tous les conchyhologistes. Gualüeri n'en à pas

G. SPIRULA. 015

moins l'honneur d'avoir formé le premier cette coupe générique,

SPIRULA FRAGILIS, Lamarck. PI. 16.

Buonani, 1681, Récréation suppl., pl. M et O, n° 46.

Nautilus exiquus, Lister, 1685, Hist, sive, syn., lib 1v, t. 550, fig. 2, * Petiver, 1702, Am., t, XIT, fie, ‘4e

Bonnani, 1709, Mus, Kircherian., t, V, fig. 39,

Breynius, 1732, Disert, phys., t. II, p. 8, 10.

Cornu Ammonis, Rumphius, 1739, Thesaurus, t. XX, n° 1. Ammonia, Gualtieri, 1742, Test, Conch., tab. xix, fig. E.

Corru Hammonis legitimus , Klein, 1753, Ostrac., p. 5, sp. 1, tab, 1, n° 6, Cornu Hammonis, Gève, 1755, t, IT, fig. 8.

Lituus minor, Brown, 1756. The nat, hist. of Jam., p. 398.

Knorr, 1757, Verg. 1, t, Il, fig. 6.

Dargenville, 1757. Conch,, p. 201, pl, 5, fig. 6 6

Favanne, Conch., pl, 7, fig. E.

Nautilus spirula, Linné, 1767, Syst. nat.

Cornu Hammonis, Martini, 1769, Gonch. cab., t. I, p. 274, tab. xvur, fig. 1. Nautilus spirula, Schroeter, 1783, Einleitung , t. I, p, 13,

Idem, Gmelin , 1789, Syst nat., p. 3371, n° 9,

Idem, Schrebers, 1798 , Berfuch., t. I, p. 1.

Spirula fragilis, Lamarck, 1801, Syst. des an. sans vert., p. 102. Idem, Bosc, 1802, Hist. nat. des Coq.,t. V, pl 52, fig. 2, 3.

Spirula australis, Lamarck, Encycl. méth., pl. 465, fig. 5.

Spirula prototypus, Péron, 1804, Atlas, voy. de découvertes.

S. fragilis , Roissy, 1805, Buff, de Sonn., t. 5, p. 15.

Idem , Montf., 1808, Conch. syst., p. 99. .

Idem, Schum., 1817, Vers test., p. 256.

Spirula Perontii, Lamarck, 1822, An. sans vert., t, VII, p. 601, n° 1. Idem, d’Orb., 1825, Tab. des Céph., p. 68.

Idem, Blainv., Faun. franc., p. 22, pl. 38 B, fig. 1.

Nautilus spirula, Burrow, 1828, Elem, Conch., pl. 12, fig. 3. Spirula australis, Johnston, 1828, Édimb. Journ., avril, p. 74. Spirula Perontii, Sow., Gener. of Shel.

Idem , Blainv., Nouv. an du Mus.. vol. IIT, p. 18, pl 1.

Idem , d'Orb., 1838, Moll. des Canaries, p. 24, n° 8.

Idem, Règne anim. de Cuvier, pl. 8, fig. 1

Idem , Potiez et Mich. 1838, Gall. des Moll., t. I, p. 9, n° 1. Spirula fragilis, Q'Orb., 1839, Moll. des Antilles, t, I, p. 64, n° 16. Spirula Peronit, Lovell-Reeve, 1842, Conch. Syst., t, II, p. 296, pl. 298.

S. corpore lœvigato , anticè cylindrico, posticè compresso ; testà tenui , pellucidä, albà, subrugosà ; anfractibus distanhbus; aperturd circulart.

Dim. Dismige. 23 mill, Par rapport au RS CA : largeur du dernier RE 2; épaisseur du dernier tour, £$; largeur de l'ombilic, À.

Animal lisse , raccourci. Suivant les dernières observations de M. de Blainville, il serait comprimé postérieurement et porterait, en arrière, une sorte de rosette.

Coquille discoïdale, comprimée, blanche en dehors, nacrée en dedans, légèrement rugueuse extérieurement. Spire formée de tours disjoints, composée de loges, globuleuses et convexes dans le jeune âge, lisses en dehors dans l’âge adulte. Dernière loge terminale légèrement concave. Siphon près du bord interne, mais non contigu avec lui.

Hab. L'océan Atlantique , sur toutes les régions chaudes du tropique du Cancer , depuis les côtes d'Afrique jusqu'aux Antilles. J'en ai recueilli des milliers aux Canaries, et elle est quelquefois jetée sur les côtes d'Europe par les vents et les courants. Lamarck l'indique dans les Moluques, et dans l'océan Austral. Je ne l’aijamais vue dans le grand Océan, et je ne sache pas qu'elle y ait été rencontrée.

Expl. des fig. PI. 16, fig. 1, animal entier, copie de la figure donnée par Lamarck ; fig. 2, copie de la figure donnée par Péron; fig. 3, intérieur de l'animal pour montrer la position de la coquille ; copie de la figure donnée par M. de Blainville ; fig. 4, corps vu de côté; fig. 5, corps vu par son extrémité; fig. 6, coquille de grandeur naturelle; fig. 7, la même, coupée en deux pour montrer les loges aériennes; fig. 8, coquille vue du côté de la bouche; fig. 9, jeune coquille grossie ; fig. 10, rugosités de l'extérieur fortement grossies; fig. 14, & côté externe de la dernière loge; b côté opposé, pour montrer que les loges s'encroûtent extérieurement après leur formation; fig. 12, intérieur des loges grossi pour montrer la coupe du siphon.

G. SPIRULA. 317

Espèces citées ou decrites par les auteurs , mais qui n’appartiennent pas au genre Spirula.

Annulata," Goldfuss, 1834. V. Gyroceras.

Carinata, Goldf. 1834. V. Gyroceras.

Compressa, Goldf., 1834. V. Gyroceras.

Constricta, Goldf., 1834. V. Gyroceras.

Convolvans, Keferstein, 183%. V. Spirolina (Foraminifères.)

Costata, Goldf., 1834. V. Gyroceras. :

Cylindracea, Keferstein, 4834. V. Spirolina (Foram.) Dorsata, Goldf. 1834. V. Gyroceras.

Nodosa, Goldf., 1834. V. Gyroceras.

Spengleri, Roissy, 1805. V. Foraminiféres.

Sulcata, Roemer, 1843. V. Nautilus.

Unguiculata, Roissy, 4805. V. Foraminifères.

Il a été jusqu'à présent mentionné, dans le genre Spirula, 19 noms spécifiques, sur lesquels 8 appartiennent aux genres Gyroceras et Nautilus, parmi les Céphalopodes, et 4 aux animaux FORAMINIFÈRES. Les 7 qui restent dans le genre Spirula ne sont que des synonymes de l'espèce unique.

Table alphabétique de toutes les espèces réelles ou nominales du genre SPIRULA.

Pages Annulata, Goldfuss, 1834. V. Gyroceras.....,....... 317 Australis, Lamarck, V. S. fragilis, Lam., 1801....... 315 Carinata , Goldf. 1834. V. Gyroceras..........,.... 317 Compressa, Goldf. 1834. V. Gyroceras....... sncussE ND Constricta, Goldf. 4834. V. Gyroceras.............. 317 Convolvans, Keferstein, 4834. F. Spirolina (Foramini- M mt reste sante détein he dunes dis 317 Costata, Goldf , 1834. V. Gyroceras................ 317 Cylindracea, Keferst., 4834. V. Spirolina (Foram.).... 317 Dorsata, Goldf., 4834. V. Gyroceras............... 317

Exiguus (Nautilus), Lister,1685.V.S. fragilis, Lam.,1801. 315 Fragilis, Lam., 4801. Oc. Atl., trop. du Cancer......, 315

Pages Minor (Lituus), Brown, 4756. V. S. fragilis, Lam...... 315 Nodosa, Goldf., 4834. V. Gyroceras.......,..:..... 317 Peroniüi, Lam., 1822. V.S. fragilis, Lam., 4801...... 315 Prototypus, Péron, 1804. V. S. fragilis, Lam., 4801... 315 Spengleri, Roissy, 1805. V. FORAMINIFÈRES.. ..... «sv 4 Spirula (Nautilus), Linné, 4767. V. S. fragihis, Lam... 315 Sulcata, Roemer, 1843. V. Nautilus...... PORT 847

Unguiculata, Roissy, 4805, V. ForamiNIrèREs.. ........ 317

3° famille LOLIGIDÆ, d'Orbigny.

Forme générale, allongée ; corps long, subcylindrique; yeux dépourvus de paupières. Membrane buccale, le plus souvent armée de cupules; une forte crête auriculaire transversale sur le cou. Cupules seulement sur deux rangs aux bras sessiles ; cercle corné des cupules, non convexe en dehors, pourvu d’un bourrelet étroit saillant sur le milieu de sa largeur. Bras tentacuculaires, rétractiles en partie seulement dans la cavité sous-oculaire. Tube locomoteur rattaché à la tête par une double bride supérieure. Coquille interne cornée, en forme de plume ou de spatule, sans loges aériennes.

Nous plaçons dons cette famille les genres Seproteuthis, Loligo, Teudopsis, Leptoteuthis et Beloteuthis.

G. SEPIOTEUTHIS. 319

1 GENRE, SEPIOTEUTHIS. P1. 17.

Sepia, Lamarck; Calmars-Seiches ou Sepioteuthes , Blainv., 18253; Chondrosepia, Leuckart, 1828.

Animal ovale allongé. Corps subeylindrique, pourvu latéralement, sur toute sa longueur, de nageoires larges dont l’ensemble forme un ovale. Appareil de résistance formé sur la base du tube locomoteur, d’une fosse allongée, aiguë en haut, cartilagineuse, entourée de bourrelets, et sur la paroi interne du corps, d’une crête élevée, linéaire, longitudinale, placée au bord même du corps et s’élargissant en bas ; à la partie cervicale, d’un bourrelet allongé , bilobé, et d'une partie correspondante dans l’intérieur du corps sous l’osselet. Tête assez large ; membrane buccale munie de sept lobes armés de cupules. Bec corné, flexible, dontla mandibule inférieure est formée d'ailes latérales longues au capuchon. Oreille externe composée d’une crête auriculaire transverse, ondulée, fortement élargie et recourbée en avant à ses extrémités ; six ouvertures aquifères buccales. Bras sessiles conico-subulés, inégaux, pourvus de crête natatoire et de deux rangées de cupules muniesde cercle corné, presquetoujours denté, non convexe en dehors, orné, seulement à cette partie, d’un bourrelet étroit circulaire. Bras tentaculaires longs, cylindriques, élargis en massue à leur extrémité, où l’on remarque une crête natatoire, quatre rangées de cupules alternes et une membrane mince interscapulaire. Tube locomoteur retenu à la tête par deux brides.

Coquille interne cornée, occupant toute la longueur du corps, ayant la forme d'une plume plus ou moins large, étroite en avant, en fer de lance en arrière, et soutenue sursa longueur par une forte côte médiane.

Rapp. et diff. — Les sépioteuthes, très-voisines des calmars par tous leurs caractères, en diffèrent par leurs nageoires

qui règnent sur toute la longueur du corps, et forment un ensemble ovale et non rhomboïdal.

Hist. Lamarck, en 1799, en publiant la variété £ du Sepia officinalis pourvue seulement de deux rangées de cupules, donna, sans le savoir, les premières notions de cette coupe générique, qu'il confondit avec la seiche commune. Montfort, en 1805, la distingua nettement sous le nom de Seiche truitée; M. de Blainville, en 1823, fit de cette espèce le type d'une de ses sections des calmars, sous le nom de Calmars seiches, et la nomma Loligo sepioidea. Dans sa Malacologie, il y ajouta Sepioteuthes, dénomination adoptée et latinisée par M. Férussac, dans notre Tableau des céphalopodes, en 1825. M. Leuckart, en 4828, propose, pour une espèce de ce genre, le nom de Chondrosepia, qu’on ne peut admettre, puisque cette division est déjà nommée ; M. Lesson et M. Ehremberg en décrivent chacun une espèce; MM. Quoy et Gaimard en font connaitre plusieurs autres.

On peut les diviser en deux groupes, suivant qu'elles ont des cupules à la membrane buccale.

Espèces pourvues de cupules à la membrane buccale. S. lunulata, Quoy et Gaim. mauritiana, Quoy et Gaim. Lessoniana , Féruss. australis, Quoy et Gaim.

Espèces dépourvues de cupules à la membrane buccale. S.Blainvilliana, Féruss. S. sepioidea, d'Orb. Espèces de l’océan Atlantique | Antilles).

N° 1. SEPIOTEUTHIS SEPIOIDEA, d'Orbigny.

Sepia officinalis , Var, b. Lam., 1799, Mém. de la Soc. d’hist. nat., in-4°, p. 7.

Seiche truitée, Montfort, 1805, Buff, de Sonn., Moll., t. I, p. 265, pl. 6.

Sepia officinalis, Lam., 1822, An. sans vert., t, VII, p. 668.

Loligo sepioidea , Blainv.,1823 , Journ, de Phys., p. 133.

Idem, Blainv., 1823, Dict. des Sc. nat., t. XXVII, p. 146.

Sepia aflinis, Ferrus,, 1825, d'Orb., Tab. méth, des Céph., p. 66, n° 3,

Sepia biserialis, Blainv., 1827, Dict, des Sc. nat., t. XLVIIT, p. 284.

Sepioteuthis biangulata, Rang, 1837, Mag. de zool., p. 73, pl. 98.

Sepioteuthis sepioidea, d’'Orb., 1838, Moll. des Antilles, t. I, p. 84, n° 9.

Sepioteuthis sepioïdea, d'Orb, et Féruss.; 1839, Céphal, acét, ; Sépioteuthes, pl. 7,

G. SEPIOTEUTHIS. 321

S. corpore ovato-oblongo , violaceo-maculato ; pinnis sub-

angulatis, brachiis subulaiis, inæqualibus, pro longitudine 3,1, 4,2. Testà lanceolatd.

mill.; longueur des bras tentaculaires, 55 mill.; des plus

Jongs bras sessiles, 23 mill.

Animal oblong. Corps élargi en avant, très-peu ventru à Ja moitié de sa longueur; de là s’amincissant jusqu'à l’extrémité, qui est très-obtuse. Nageoires commençant à une très-grande distance du bord du corps, s'élargissant d'une manière égale, jusqu'à la moitié de sa longueur, puis diminuant ensuite graduellement jusqu'à ne plus former qu'une crête qui enveloppe l'extrémité du corps ; leur ensemble représente un rhomboïde assez régulier. Tête aussi large que le corps, déprimée. Bras sessiles grêles, les supérieurs Sompmés les autres déprimés, pourvus de cupules dont le cercle corné, très-large, est armé de dents longues, aiguës, plus petites vers la partie étroite du bord. Bras tentaculaires à psqne ge en fer de lance, pourvus de cupules sur quatre lignes dont les deux médianes sont plus grosses, fe : blanc, le milieu du corps orné d’un grand nombre de taches arrondies, violet-brun rapprochées et confluentes.

Coquille très-mince, Te transpèteale convexe en Gessus , concave en dessous, pourvue d'un côte médiane, large en haut, très-étroite en bas; expansions latérales minces, hs sans épaississement aucun; sa forme est celle d’un PUR oc fer de lance arrondi, peu aigu.

Rapp. et diff. — Cette espèce, par sa nageoire élargie au milieu de la longueur, se rapproche des $. Blainvilliana et australis ; mais elle s’en distingue, ainsi que des autres, par l'insertion de ses nageoires très-loin du bord; elle se distingue encore de la première par l'angle que forment ses nageoires; de la seconde, par la beaucoup moindre largeur de celle-ci, et le manque de cupules aux lobes de sa membrane buccale.

Hab. L'Océan atlantique, à la Martinique, à Cuba (Antilles).

Espèces de la mer Houge, N° 2. SEPIOTEUTHIS HEMPRICHII, Ehremberg.

Sepioteuthis Iémprichii, Ehremberg, 1831, Symbolæ physicæ, Céph., de À

S. corpore compresso, posticè attenuato, rotundato, ne caudato, ald subæquali totam bursam augente ellipticd.

Dim. Longueur du corps, 460 mill.; longueur totale, 490 mill.

Animal. Corps comprimé, effilé, aminci postérieurement et obtus. Nageoires enveloppant tout le corps, elliptiques ou ovales dans leur ensemble, large d'environ deux pouces, commençant au bord même du corps, plus élargies près de la partie postérieure ét étroite en avant; membranes buccales divisées en sept pointes, celle d'en bas composée de deux lobes. Bras sessiles, les supérieurs les plus grêles , les latéraux-inférieurs les plus longs et les plus forts. Bras tentaculaires, obtus, triangulaires, aussi longs que le corps, pourvus, sur le tiers de leur longueur, de quatre rangées de cupules à cercle corné crénelé.

Couleurs : brune, réticulée par un grand nombre de petites lignes interrompues blanches; des points noirs disposés en étoiles autour de taches orbiculaires. Osselet interne très-mou , à peine apréciable au toucher.

Hab. La mer Rouge, près de Tor, Arabie. Ehremberg.

N° 3. SEPIOTEUTHIS LOLIGINIFORMIS, d'Orbigny.

Chondrosepia loliginiformis, , 1828, Leuckart, Ruppell, Atlas zu der Reis., p. 21, pl. 6, fig. 1.

Sepioteuthis loliginiformis, d'Orb, et Féruss., 1839, Céph. acét., Sépioteuthes, pl. 4, fig. 1,

S. colore suprà lucido fusco, infra carneo , punctis parvis rubescentibus ubique sparsis ; membrand alæformi posticam partem versus latiore, subtus violescente.

Cette espèce se distingue facilement des autres par ses nageoires plus larges à l’extrémité du corps.

Hab, La mer Rouge, prope arcem quæ Mobila vocatur.

G. SEPIOTEUTHIS. 329

Espèces du Grand Océan.

N° 4. SEPIOTEUTHIS LUNULATA , Quoy et Gaimard. PI, 47,

fig. 5-8.

Sepioteuthis lunulata, Quoy et Gaïimard, 1832, Zool, de l’Astrolabe, Moll., t. Il, p. 74, pl. 3, fig. 8-13:

Sepioteuthis guinensis, Quoy et Gaimard, 1832, Zool, de l’Astrolabe,t, II, p, 72, pl. 3, fig. 4, 7.

Sepioteuthis dorensis, d’'Orb, et Féruss., 1833, Céphal. acét,,; Sépioteuthes, pl 3, fig. 3.

Slunulata, d’'Orb, et Féruss., 1839, Céphal, acét., Sépioteuthes , pl, 3, fig. 4,

pl. 6, fig. 1-8.

S: corpore ovali, pinnis dilatats, lunulatis ; brachiis elongats , inœqualibus, pro longitudine 3, 2, 4, 4 ; testà lanceolatä, angustatd.

Dim. Longueur totale, 480 mill. ; longueur des bras tentaculaires, 285 mill.; des bras sessiles les plus longs, 140 mill. ; longueur de la coquille, 90 mull. Par rapport à la longueur : largeur T7.

Animal ovale-oblong. Corps épais relativement au reste, pourvu de nageoires très-larges, charnues, commençant trèsprès du bord , puis S’élargissant de plus en plus jusqu'aux deux tiers inférieurs de la longueur du corps; leur ensemble, y compris le corps, forme un ovale très-irrégulier: Tête un peu déprimée. Bras sessiles longs, grêles, munis de cupules déprimées, obliques, dont le cercle corné oblique, excentrique, est armé de fortes dents crochues, espacées , longues du côté le plus large. Bras tentaculaires très-élargis en fer de lance, obtus à leur extrémité, couverts de cupules déprimés, peu obliques, alternant sur quatre lignes presque d’égal diamètre, dont le cercle corné, étroit, est armé de dents très-espacées aux grandes cupules médianes. Couleurs : rouge, brun foncé.

Coquille en fer de lance étroit, obtus à son extrémité, mince, marqué latéralement d'un épaississement externe longitudinal,

Rapp. et diff. — Cette espèce se distingue surtout par les taches dont les côtés de ses nageoires sont ornés.

Hab. Le grand Océan, au port Dorey, à la Nouvelle- Guinée et sur les côtes de l’île de Vanikoro.

Expl. des fig. PI. 17, fig. 5. Tête vue de profil, montrant a l'ouverture lacrymale , b l'oreille externe; fig. 6, cercle des cupules, des bras sessiles, vu de profil; fig: 7, le même, vu de face; fig. 8, cercle corné des cupules des bras tentaculaires vu de profil.

N° 5. SEPIOTEUTRHIS AUSTRALIS, Quoy et Gaimard. PL. 47, f. 45.

Sepioleuthis australis, Quoy et Gaimard, Zool, de l’Astrolabe, t. II , p. 77, pl. 4, fig. 1.

Idem, Règne anim. avec fig., pl. 3 ( copie de l’Astrol. ).

Idem, d’Orb. et Féruss., 1839, Céphal, acét,, Sépioteuthes, pl. 5, fig. 5, pl. 6,

fig. 15-21.

S. corpore oblongo-elongato, anticè truncato, posticè acuto; pinnislatissims, rhomboidalibus; brachais sessilibus elongatis, inæqualibus, pro longitudine 3, 4, 9, À ; testé lanceolatä , dilatatd.

Dim. Longueur totale, 710 mill.; longueur du corps, 285 mill.; longueur des bras tentaculaires, 415; des plus longs bras sessiles, 440; coquille, longueur, 120 mill. Par rapport à La longueur, largeur de la coquille, 22.

Animal massif. Corps allongé, cylindrique, acuminé et obtus en arrière, tronqué obliquement en avant, muni de nageoires très-grandes, très-charnues, s'élargissant jusqu'à la moitié de la longueur du corps. Tête aussi large que le corps. Bras tentaculaire très-forts, comprimés, pourvus d’une trèsgrande massue et de cupules très-grosses, dont le cercle corné des grosses cupules est armé de dents très-obtuses, et espacées. Couleur rose violacée en dessus.

Coquille mince, flexible, muni d’un côte médiane peu saillante, peu ferme, etd'expansions latérales commençant près des parties supérieures, prenant leur plus grande largeur vers le

G. SEPIOTEUTHIS. 929

tiers inférieur, et épaissies vers leur extrémité latérale. L'ensemble représente un fer de lance très-régulier.

Rapp. et diff. — Par ses nageoires plus larges au milieu de la longueur du corps, cette espèce se rapproche du S. Blainvilliana, qui seule possède ce caractère; mais elle s’en distinoue : par ces mêmes nageoires un peu rhomboïdales dans leur ensemble, par sa membrane buccale pourvue de cupules, par quelques différences dans les cercles cornés des cupules, par la plus grande largeur des massues de ses bras tentacularres, par sa coquille moins large, plus lancéolée, puis par les membranes de l’ombrelle existant entre les bras latéraux.

Hab. Le grand Océan, au port Western, Nouvelle-Hollande.

Expl. des fig. PI. 17, fig. 9. Bras tentaculaire vu du côté des cupules pour montrer la disposition de celles-ci et de la membrane libre intercupulaire.

N° 6. SEPIOTEUTHIS BILINEATA, d'Orbigny.

Sepia bilineata, Quoy et Gaïimard, 1832, Zool. de l’Astrol., Moll., t. II, p. 66, pl. 2, fig. 1.

Sepioteuthis bilineata, d'Orb. et Fér., 1839, Céphal, acét., Sépioteuthes , pl. 4, fig. 2. - S. « corpore elongato, rhomboïdali, vittä cœrule& cincto ;

pinnis medio dilatatis. »

Animal. Corps très-allongé, en forme de losange, ce qui tient à la disposition des nageoires élargies au‘milieu. Les yeux sont très-larges, les bras tentaculaires petits. Couleurs : blanc bleuàtre, piqueté d'une foule de petits points couleur de laque, plus où moins foncée ; deux lignes d’un vert d’aigue-marine magnifique, se font remarquer à l’endroit de l'insertion des nageoires au corps. Une bande d'un noir bleuâtre prend à la partie supérieure de l'orbite, et s’étend à la paupière.

Hab. Le grand Océan, au port Western, situé dans le détroit de Bass, à l'extrémité sud de la Nouvelle-Hollande.

N° 7. SEPIOTEUTHIS LESSONIANA, Férussac,

Sepioteuthis Lessoniana, Féruss., 1825, d’Orb., Tab], des Céph., p. 65 (sans description).

Idem, Lesson , 1830, Voy. de la Coquille, Mollusques, p. 241, pl. 11, Idem, d’Orb. et Féruss., 1839, Céphal, acét., Sépioteutkies, pl, 4, pl, 6, fig. 9-1/1.

S. corpore elongato, violaceo maculato ; pinnis posticè dilatatis; brachis sessilibus inæqualibus, pro longitudine 3, 4, 2, 1 ; testé lanceolatd, lateribus incrassatd.

Dim. Longueur totale, 810 mill.; longueur du corps, 463 mill. ; longueur des bras tentaculaires, 122 mill, ; longueur des plus longs bras sessiles, 80 mill. ; longueur de la coquille, 417 mill. Par rapport à la longueur : largeur de la coquille, 2.

Animal oblong. Corps cylindrique en avant, muni de nageoires charnues, très-amincies sur leurs bords, s’élargissant jusqu'aux deux tiers inférieurs; chacune d'elle, dans son grand diamètre, représente les deux tiers de la largeur du corps. Tête à peu près aussi large que l'ouverture du corps, pourvue de crête auriculaire, large, épaisse. Bras sessiles assez longs, couverts de cupules dont le cercle corné oblique est armé de dents aiguës, espacées, courbées en sens inverse de chaque côté. Bras tentaculaires élargis en massue très-obtuse, munis de cupules grosses, très-obliques , dont le cercle corné est étroit, peu oblique , et armé de dents courbes, aiguës , espacées. Couleurs : le dessus du corps est couvert partout de points violets bleuâtres. "

Coquille lancéolée, convexe en dessus, concaye en dessous, munie d'une côte médiane large en haut et d’expansions commençant au cinquième antérieur, qui ont leur plus grande largeur vers la moitié, sans crète latérale en dessous,

Rapp. et diff. —N est peu d'espèces plus difficiles à distinguer entre elles que les Sepioteuthis ; aussi, tout en conservant celle-ci, je n'ai que très-peu de caractères qui la distinguent d'avec la S. lunulata, dont elle a les formes, les détails et beaucoup de traits de conformité. Les seuls points de dissemblances sont : le corps un peu plus allongé, les nagcoires plus étroites

G, SEPIOTEUTRIS. 327

en avant et sans taches, la longueur des bras, La membrane protectrice des cupules bien plus large, la coquille qui manque des côtes inférieures latérales,

Hab. Le grand Océan, à la Nouvelle-Guinée, à la terre des Papous, à Java, au cap Fabre, à Trinquemalay, sur les côtes du Malabar. L'individu rapporté par M. Lesson a sauté de la mer jusque sur le pont de la corvette la Coquille,

N° 8. SEPIOTEUTHIS BLAINVILLIANA, Férussac, PI. 17, f. 1-4.

Sepioteuthis Blaïnvilliana , Féruss. et d'Orb., 1839, Séploteuthes, pl, 2.!

S. corpore lato, violaceo punctato ; pinnis latis semicireularibus ; brachis sessilibus inæqualibus, pro longitudine 3, 4, 2,1 ; testé lanceolatä, dilatatd.

Dim. Longueur totale , 365 mill. ; longueur du corps, 150 mill.; longueur des bras tentaculaires, 480 mill. ; longueur des plus longs bras sessiles, 93 ; longueur de la coquille, 453 mill. Par rapport à la longueur : largeur, 5.

Animal ovale. Corps cylindrique et tronqué en avant, diminuant de diamètre de son tiers inférieur jusqu’à son extrémité très-obtuse; muni de nageoires charnues amincies, s'élargissant jusque vers la moitié de sa longueur, formant un ovale dans leur ensemble; chacune d’elle, dans son grand diamètre, ne fait pas les deux tiers du diamètre. Bras sessiles longs, grèles, pourvus de cupules dont le cercle corné, oblique, assez épais, est armé, à son bord interne, de dentsaiguës, rapprochées, plus longues à la partie épaisse. Bras tentaculaires élargis médiocrement en palette obtuse à l'extrémité, portant des cupules médiocrement grosses, dont le cercle corné est semblable, seulement un peu plus étroit que celui des cupules des bras sessiles. Couleurs : corps couvert de points violacés , espacés sur les côtés, très-serrés sur la ligne médiane.

Coquille lancéolée, très-large, mince, convexe en dessus, concave en dessous ; pourvue d'une côte médiane ferme, dimi-nuant de diamètre du haut en bas. Expansions latérales com-

mençant très-près de la partie supérieure, ayant leur grande largeur vers la moitié de la longueur ; elles s’épaississent fortement sur les côtés à l'extrémité seulement.

Rapp. et diff. — Quoique, pour la forme générale, cette sépioteuthe ait les plus grands rapports avec les espèces précédentes, elle s’en distingue par sa nageoire, dont la plus grande largeur est vers la moitié de sa longueur; par le manque de cupules aux lobes de la membrane buccale ; par l'épaississement tuberculeux de la partie inférieure de celle-ci; par des dents bien plus rapprochées aux cercles cornés de ses cupules, et enfin par sa coquille large, renforcée latéralement, seulement à sa base.

Hab. Le grand Océan, à Java.

Expl. des fig. PI. 47, fig. 4. Animal entier vu en dessus ; fig. 2, réduction d’un animal vu en dessous; fig. 3, coquille yue en dessus; fig. 4, une cupule vue de profil.

N° 9. SEPIOTEUTHIS MAURITIANA, Quoy et Gaimard.

Sepioteuthis Mauritiana, Quoy et Gaimard, 1832, Zool. de l’Astrol., Moll., t p.76. pl..4, fig, 2? à 6.

Idem, d'Orb. et Féruss., 1839, Céphal. acét., Sépioteuthes, pl. 5, fig. 1-4, pl 7, fig. 1-5.

S. corpore lato, violaceo punctato ; anticè truncato , posticè acuminalo ; pinnis angustalis ; brachiis sessilibus inæqualibus , pro longitudine 3, 4, 2, 4 ; testé lanceolaté, angustatä , lateribus incrassatà.

Dim. Longueur totale, 420 mill.; longueur du corps, 460 mill. ; longueur desbras tentaculaires, 210 mill. ; longueur des plus longs bras sessiles, 81 mill. ; longueur de la Mi 90 mil. Par io ST longueur : » 10:

Animal allongé; corps cylindrique sur la plus grande partie de sa longueur, acuminé en arrière, muni de nageoires peu larges, charnues, s'élargissant graduellement jusqu aux deux üers inférieurs, dont l’ensemble est élargi en arrière, rétréci en avant; chacune d'elles n’a que les deux tiers du diamètre du corps. Bras sessiles pourvus de cupules dont le cercle corné est

G. SEPIOTEUTHIS. 329

oblique, armé à son bord interne d’un grand nombre de dents aiguës, crochues , très-rapprochées les unes des autres. Bras tentaculaires grêles, munis de cupules peu obliques, dont le cercle corné des cupules médianes est armé de dents aiguës, crochues, espacées , plus longues du côté le plus large. Couleurs :

. parties supérieures violet-rougeûtre.

Coquille lancéolée étroite, munie d'une côte médiane trèsforte et d’expansions latérales commençantun peu plus bas que le cinquième de la longueur et sont dans la plus grande largeur au tiers antérieur ; sur les côtés, en dessous, on voit une crête saillante ou au moins un fort épaississement divergeant de l'extrémité vers le bord supérieur de l'expansion.

Rapp. et diff. — Elle se distingue du S. lunulata, par son corps plus allongé, ses nageoires plus étroites en avant et surtout en arrière, où elles ne paraissent pas être divisées , par la forme de sa crête auriculaire externe, beaucoup plus ondulée, par les cercles cornés, armés d’un bien plus grand nombre de dents aux bras sessiles; enfin, par la membrane de l’ombrelle marquée presque partout. Elle diffère du S. Lessonana, avec laquelle elle a encore plus de rapports, par les cercles cornés de ses cupules armés de dents plus serrées, et surtout par les épaississements latéraux de sa coquille.

Hab. Le grand Océan, sur les côtes de l’île Maurice.

Espèces incertaines, N° 10. SEPIOTEUTHIS SINENSIS, (l'Orbignvy.

Encyclopédie japonaise , article Ieou-iu (Poisson mou).

Synonymie, en japonais : Ta-tsi-1-ka. Ming-siang (poisson brillant) ; lorsqu'il est salé et sec, on l'appelle vulgairement en Japonais, Soci-ni.

On lit dans le Pen-thsao-kang-mo' (ouvrage chinois qui traite de l’histoire naturelle) : Le Zeou-tu ressemble au Niao- {se (la Seiche), seulement il n’a point d’os. (Remarque de l’édi-

1 Je dois à la complaisance de M. Stanislas Julien la traduction de cet article.

teur japonais). Le Jeou-iu est semblable au Niao-tse (Seiche), mais son corps est plus allongé et gros ; on le fait sécher et on en fait du siang (poisson sec, en japonais souraynouto.) Celui qu'on tire des cinq îles de l’arrondissement de Fcï-te-heou, a la chair plus épaisse ; elle a un goüt bien supérieur à celle des Jeou-iu ordinaires ; on la mange grillée,

L'os du Zeou-iu ressemble à un bateau; il est mince et luisant, comme du papier ciré.

N° 11. SEPIOTEUTHIS MAJOR, Gray.

Sepioteuthis major, Gray, 1828, Spicilegia zoologica, 1% fasce., p. 3, pl. /, fig. 1, Idem, d’'Orb. et Féruss., 1839, Céphal. acét., Sépioteuthes, pl. 7, fig. 12,

S. corpore subcylindrico, posticè attenuato ; pinnis lateralibus per totam corporis longitudinem productis , medio extensis.

Dim. Longueur du corps, 750 mill. ; longueur de la tête; 470 mill. ; largeur du corps et des nageoires, 190 mill.

Animal. Corps subeylindrique, atténué postérieurement, muni de nageoires latérales s'étendant tout le long du corps, s’élargissant vers leur milieu. Tête déprimée ; les bras au nombre de dix; bras sessiles pourvus de cupules à la base; bras tentaculaires simples à la base; le reste du bras manque. (M. Gray.)

Hab. ?

Résumé sur les Sepioteuthis.

On a mentionné jusqu'à présent dix-huit noms d'espèces dans le genre Sepioteuthis. En séparant de ce nombre les espèces nominales que mes recherches m'ont permis de réduire au nombre de sept, il me restera : comme espèces bien caractéri-

SCOR APE ASSISES ET ED JR A JR de M PJEUINE, . 9 Comme espèces incertaines.......... re 2 TOfBl. es JS sévli

Ces espèces, divisées suivant les mers auxquelles elles appartiennent, me donnent :

À l'océan Atlantique une espèce propre aux Antilles.

À la mer Rouge, deux, les S. Humprichai et loliginifornus.

G. SEPIOTEUTHIS, 331

Au grand Océan, sept, ainsi distribuées : le S. Mauritiana, à l’île Maurice; les S. aœustralis et bilineata, à la Nouvelle- Hollande; le S. lunulata, à la Nouvelle-Guinée ; les S. Blain-

williana et Lessoniana, à Java ; le S. Sinensis, aux mers de * Chine et du Japon; etle S. maor, dont la patrie est inconnue.

I résulte de la distribution géographique des espèces de Sepioteuthis, que toutes sont spéciales à leurs mers particulières,

- et cantonnées sur des régions circonscrites. Toutes les espèces

appartiennent à la zone torride.

Table alphabétique de toutes les espèces nominales ou réelles

du genre SEPIOTEUTRIS.

Pages Affinis (Sepia), Férussac, 1825. Voy. S. sepioidea, d'Orb. 320

Australis, Quoy et Gaim., 1832. Gr. Oc., Nouv.-Holl.. 324

Biangulata, Rang, 1837. V. S. sepioidea, d'Orb....... 320 Bilineata (Sepia), Quoy et Gaim., 1832. V. S. bilineata, Dao te DLLD ELA TR LR ER): 325 Bilineata, d'Orb., 4839, Gr. Oc., Nouv.-Holl......... 325 Biserialis (Sepia), Blainv., 4827. V. S. sepioidea,d'Orb. 320 Blainvilliana , Féruss., 4825. Gr. Oc., Java... ........ 327

Dorensis, Féruss., 4833. V. S. lunulata, Quoy et Gaim. 323 Guinensis, Quoy et Gaim., 1832. V. S. lunulata, Quoy.. 323 Humprichü, Ehremb., 4831. Mer Rouge.............. 3929 Lessoniana, Féruss., 1825. Gr. Oc., Java, Malabar..... 326 Loliginiformis (Ghondrosepia), Leuckart, 4828. V. S. idem

een Act AE RATE AUX EE QU UOTE CARTES SOUDE da Gr 322 Loliginiformis, d’Orb., 1839. Mer Rouge............. 322 Lunulata, Quoy, 1832. Gr. Oc., Nouvelle-Guinée. . ... 893 Dur Cor 098 Dh ah Biubribnns ah 08 330

Mauritiana, Quoy et Gaim., 4832. Gr. Oc., île Maurice. 328 Officinalis (Sepia), Lam., 1799. V. S. sepioidea, d'Orb. 320 Sepioidea (Loligo), Blainv. 4833. V. S. sepioidea, d'Orb. 320 Sepioidea, d'Orb., 4838. Océan Atl., Antilles. ........ 320 Sinensis, d'Orb., 1839. G. Oc., Chine.............. 329 Truitée (Seiche), Montfort, 1805. V. S. septoidea, d'Orb. 320

M GENRE. LOLIGO, Lamarck. PI. 18, 19.

Tev0%: et Tevbts, Aristote; Loligo, Pline, Belon, Rondelete; Genre Sepia, Linné, 1767; genre Loligo, Lamarck, 1799; Calmars plumes on Pterotew this, section E, de Blainville, 1823.

Animal de forme allongée, la tête courte par rapport au reste. Corps lisse, allongé, subeylindrique, acuminé en arrière, tronqué obliquement en avant, et pourvu de trois saillies; une supérieure, deux latérales. Appareil de résistance, formé : 4° sur la base latérale du tube locomoteur, de chaque côté, d'une fosse très-allongée, cartilagineuse, entouré de bourrelets sur les côtés, représentant un ensemble conique, acuminé en haut, très-élargi en bas; 2° sur la paroi interne correspondante du corps, d’une crête très-élevée, linéaire, longitudinale, placée au bord même du corps, et se prolongeant en s'élargissant sur moins du cinquième de sa longueur; 3° à la partie cervicale, médiane supérieure, d’un bourrelet allongé, cartilagineux , élevé bilobé, par un sillon médian; 4° à la paroi inférieure du corps, sous l'osselet, d’une partie modelée sur celle-ci; les parties se réunissent l’une sur l’autre, à la volonté de l'animal. Nageoires postérieures seulement, trèslarges sur les côtés, réunies et embrassant l'extrémité du corps en arrière ; leur ensemble est le plus souvent rhomboïdal.

Tête du même diamètre que le corps, courte déprimée, fortement rétrécie en arrière des yeux. Yeux libres dans la cavité orbitaire, gros, saillants, latéraux-supérieurs entièrement recouverts à l’extérieur par une membrane transparente, formée par la continuité de l’épiderme de la tête, qui, sur une très-large surface ovale longitudinale, est comme vitrée, et laisse passer les rayons lumineux. Une ouverture lacrymale très-petite en avant du globe de l'œil. Membrane buccale plus ou moins grande, très-extensible, souvent plus courte en haut qu'en bas, pourvue de sept lobes charnus, allongés, à l'extrémité interne desquels sont presque toujours, sur deux

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rangs, des cupules obliques armées de cercle corné. Bec . mince, flexible partout, moins à la partie rostrale; mandibule inférieure composée d'ailes latérales au capuchon, longues, flexibles et d'expansion postérieure assez longue, subcarénée en dessus, assez échancrée en arrière; mandibule supérieure, sans ailes latérales, munie d'un capuchon court très-séparé, et d'une expansion postérieure longue, sans échancrure. Oreille externe, composée d’une crête auriculaire transversale, ondulée, très-épaisse, fortement élargie et recourbée en avant à ses extrémités. Le trou auditif externe est situé en avant et en dedans du repli inférieur de la crête auriculaire. Ouvertures aquifères : deux brachiales, une de chaque côté, située entre la troisième et la quatrième paire de bras, par laquelle les bras tentaculaires rentrent en partie dans une cavité sous-ocuaire ; six ouvertures buccales.

Bras sessiles conico-subulés, triangulaires ou comprimés, la troisième paire carénée en dehors, et élargie, tous trèsinégaux entre eux dans un ordre constant, la 3° paire la plus longue, la 4° la plus courte, la 4° et la 2° quelquefois égales. Une crète natatoire à la 3° paire de bras, une légère membrane protectrice des cupules en dehors de celle-ci. Cupules charnues obliques placées sur deux rangs alternes, fixées sur un petit pied, au sommet d'une saillie du bras, pourvues d'un cercle corné presque toujours denté à son bord le plus large, non convexe en dehors, muni seulement d’un bourrelet saillant circulaire très-étroit. Bras tentaculaires rétractiles seulement en partie, assez longs, cylindriques, attachés à leur base par une bride, au bras inférieur, élargis en massue, plus souvent lancéolés à leur extrémité, pourvus en dessus d’une crête patatoire très-prononcée, et en dessous de quatre rangs de cupules alternes, les deux médianes toujours plus grandes, peu obliques. Une cavité longitudinale sous une membrane mince intercupulaire, occupe tout le milieu de la massue. Cercle corné comme celui des bras sessiles. Membrane de l'ombrelle, toujours nulle entre les bras inférieurs, longue entre les bras

inférieurs et le latéral-inférieur de chaque côté, à peine visiblé | ou nulle ailleurs. Tube locomoteur médiocre, non logé dans| une cavité spéciale , retenu à la tête par deux brides très-pro= noncées , laissant entre elles une cavité profonde. il est muni | d’une forte valvule interne.

Coquille occupant toute la longueur du corps, ayant tou jours la forme d’une plume ou d’un fer de lance plus où moins| large, suivant les espèces ; étroite en avant sur une petite Ion+. gueur, puis élargi par des expansions latérales qui se termi=| nent inférieurement en une pointe plus ou moins obtuse. Une! forte côte ferme, médiane , convexe en dessus, concave en des=| sous, commence en avant, et se continue sur toute la raueu en diminuant de diamètre jusqu à l'extrémité. |

Rapp. et diff. — Les calmars voisins ; par tous leurs cas! ractères, des Sepioteuthis, en diffèrent par la forme générale du! corps toujours plus allongée ; par des nageoires rhomboïdales dans leur ensemble, le plus souvent terminales, et n'occupant! jamais toute la longueur du corps.

Les calmars sont des animaux essentiellement sociables. Ils! sont aussi côtiers et nocturnes. Tous les ans, à la saison chaude, | ils suivent une direction déterminée dans leurs migrations, des: régions tempérées vers les régions chaudes, comme le font les. sardines et les harengs. Ils séjournent ordinairement le temps! de la ponte et disparaissent ensuite. Ils pondent sur le rivage, au dessous ou au niveau des basses marées de sizygies. | Leurs œufs gélatineux et à un seul embryon, sont ordinaires. ment réunis en grappes et attachés aux corps sous-marins:

Les calmars se nourrissent de petits poissons et de mollus=. ques; ils sont aussi souvent la proie des cétacés à dents et des: poissons. Ils sont estimés comme nourriture par les te du littoral de toutes les mers.

Hist. Aristote parle le premier de ces animaux, qu'il nomme ! Teuthis et Teuthos—Pline ne les cite que d'après Aristote, et. très en général. Il les nomme Loligo. Le nom de calmar leur est, à ce qu'il paraît, venu de calamarium , calamar en vieux

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français, de la ressemblance de l'animal avec ces encriers portatifs contenant la plume et l'encre’. Il ne fut plus question des calmars avant le xvi° siècle, où

Belon, en 15514, etles autres auteurs du moyen âge, reprirentles

notions données par les anciens. Linné, en publiant la dernière édition de son Systema Naturæ (1767), ne distingua pas, malgré sa sagacité ordinaire ,les différences de formes des espèces de calmars figurés par Séba , et sous son nom de Sepia loligo , confondit toutes les citations relatives aux véritables calmars et aux ommastrèphes. Lamarck le premier, en 4799 , partagea le genre Sepia de Linné en trois : Sepia , Loligo et Octopus, conservant dans le genre Loligo toutes les espèces à nageoires partielles et à osselet corné.

En 1833, M. de Blainville divise les espèces en sections, ainsi qu'il suit. Section À ou séproles (le genre Sepiola de Leach ); section B ou cranchies (le genre Cranchia de Leach) ; section C ou onychoteuthes (le genre Onychoteuthis de Lischtenstein); section D ou calmars flèches (dont j'ai formé le genre Ommastrèphes); section E ou calmars plumes (les véritables Loligo). Dans cette dernière section, qui compose le genre Lohigo, M. de Blainville décrit huit espèces, parmi lesquelles le Pavo, que j'ai reconnu appartenir au genre Loligopsis. En 1835, ] ai proposé de séparer des calmars le genre Omvmastrephes, pour le placer dans une autre famille.

On peut zoologiquement diviser les espèces de calmars en deux sections bien distinctes.

Première section. Des cupules à la membrane buccale.

L. Vulgaris, Lam. L. Brasiliensis, Blainville. Duvaucelu, d’Orb. Pleu, Blainv.

Pealei, Lesueur. Gahi, d'Orbigny.

Brevis, Blainv. Reynaudu, d'Orb.

Deuxième section. Sans cupules à la membrane buccale. L. parva, Rondelet. L, Sumatrensis, d'Orb.

1 Cœlius, Lectiones antiquæ, p. 24, 28.

On connait du genre Loligo , une espèce fossile, et un grand nombre d'espèces vivantes.

ESPÈCES FOSSILES

Espèces du lias supérieur.

N° À. LOZIGO PYRIFORMIS, (l’Orbigny.

Teudopsis pyriformis, Munster, 2843, Beitrag. zur Petref., VI, p. 58, taf. vr, fig. 3. ÉHEdE Loligo pyriformis, d'Orb. 1845, Paléont. univ., pl. 12; Paléont. étrang.,pl. 10.

L. testà ovato-oblongé , lævigatà anticè attenuatd , postice dilatatä. :

Dim. Longueur de la coquille, 93 mill. Par rapport à la longueur : largeur 5€.

Coquille représentant un fer de lance élargi, dont la pointe est un peu obtuse. La côte médiane est du diamètre ordinaire aux espèces vivantes, prolongée en haut bien au delà des ailes latérales. )

Rapp. et diff. — Cette espèce est, par sa largeur, on ne peut plus voisine du Loligo brevis; elle en diffère néanmoins par son ensemble plus lancéolé.

Loc. M. le comte Munster l’a recueillie dans le lias supérieur d'Ohmden (Wurtemberg), et l’a rapportée au genre Teudopsis; mais, en la comparant à la coquille du L. brevis, il est facile de se convaincre que c'est un véritable Loligo, et en la classant dans ce dernier genre, il ne me reste aucune incertitude.

Espèces de l'océan Atlantique (côtes d'Europe). N° 2. Lozico vVuzGARES !, Lamarck. PI. 18, fig. 1-12;

pl. 49, fig. 2-4.

Tev0os, Aristote, de Anim., lib. 1v, 1.

Loligo, Pline, Hist. nat., lib. IX, cap. xxIX, p. 645.

Loligo, Belon, 1551, de Aquat., lib. 11, p. 340; La nat. et div., 344

Loligo magna, Rondelet, 1554, de Piscibus marinis, lib. XVII, p. 506, cap. 1v,

et Hist. nat. des Poissons; Lyon, 1558, p. 368. Loligo , Salvianus , 1544, de Aquatil. animal., p. 170 (fig. origin. ).

4 Le nom de Magna, comme le plus ancien, devrait être préféré, mais comme il prête à la méprise, puisque cette espèce n’est pas la plus grande. je ne l’adopte pas.

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Loligo magna, Gesner, 1558, de Aquatilibus, lib, 1v, p. 580 (copie de Rondelet).

Idem, Boussuet, 1558, de Natura aquatilium, p. 200 (Copie de Rondelet).

Loligo sive Calamaro, Mathiol, 1565, Commentar., lib. 11,cap. xx, p. 327.

Loligo major, Aldrovande, 1642, de Mollibus, p. 67, 69, 70, 71 (cop. de Salvianus }.

Loligo major , Johnston, 1650, Hist. nat, lib. 1, cap, 111, p. 10, t. I, fig, 4 (Copie de Salvianus).

Loligo, Lister, 1685, Hist. sive syn., Tab. anat,, 9, fig. 10, 11.

Loligo major, Ruysch, 1718 , Theatrum univ. omn. anim., lib. 1V, cap. 111, p.*8, t.1, fig. 4.

Needham, 1750, Microsce., 1, t, XII.

Sepia loligo, Linné,®1754, Museum Adolp, Fred., p. 94.

Loligo biscale, Borlase, 1758, The nat. hist. of Cornwall., p. 266, pl. 25, fig, 32,

Sepia loligo, Linné, 1767, Syst. nat., éd. XII, p. 1095, n° 4.

Idem , Seopoli, 1772, Hist. nat., p. 127.

Idem, Pennant, 1774, British zool., v, IV, p. 53, t. XXVII, n° 43.

Idem, Muller, 1776, Zool. Dan. Prod., n° 2815. |

Idem , Gronovius, 1781, Zoophil. Gronov., p. 244, n° 1027. Idem, Acta Helv., v. V,p. 379, n° 489.

Idem, Herbst., 1788, Eintect. zuv. Ken., p, 79, n° 2, pl. 390 (Copie de Pennant).

Idem, Gmel., 1789, Syst. nat., éd. XIIT, p. 3150, n° 4.

Loligo vulgaris, Lamarck, 1799, Mém. de la Soc. d’hist. nat. de Paris, p. 11.

Idem , Lamarck, 1801, An. sans vert., p. 60.

Sepia loligo, Bosc, 1802, Hist. nat. des Vers, p. 46.

Calmar commun, Montfort, 1805, Buff. de Sonn., Moll., IT, p. 7.

Loligo sagittata, Bowdich, 1822, Elem. of Conch., PI. 1, fig. 2.

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