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TE RER

G. .CHIROTEUTHIS. 375

2° ceNRE. CHIROTEUTHIS, d'Orbigny.

Loligopsis, Féruss., 1834 ; Chiroteuthis, d’'Orb., 1839.

Animal ayant la tête et les bras énormes par rapport au

reste. Corps très-allongé, conique, dont le bord antérieur est

libre, pourvu d’une saillie médiane supérieure et de deux latérales inférieures ; son appareil de résistance est mobile, formé, 4° sur la partie inférieure latérale du tube locomoteur, d’une partie cartilagineuse ovale, transversale, bordée tout autour d’une large cavité de chaque côté de laquelle, existe en dedans, un gros mamelon ; 2° sur la paroi interne du corps, visà-vis d'un gros tubercule longitudinal, plus large en bas, muni de chaque côté de cavités arrondies qui reçoivent la partie opposée ; 3° sur la partie médiane-cervicale , d’une plaque oblonguc, assez ferme, marquée en long d'une large côte sillonnée en dessus, sur laquelle vient.s’appliquer la saillie du bord antérieur du corps. Nageoires terminales, occupant près de la moitié de la longueur du corps, et l'embrassant en arrière ; leur ensemble est ovale. Tête longue, déprimée, très-rétrécie en arrière des yeux, sans crête cervicale, munie d'yeux grands, saillants, non pédonculés, dont l'ouverture est ovale, non contractile. Membrane buccale mince, peu marquée, pourvue de sept lobes. Six ouvertures aquifères buccales, placées entre chaque bride de la membrane buccale et communiquant dans une vaste cavité qui entoure la masse buccale.

Bras sessiles conico-subulés, arrondis, munis de cupules peutes, globuleuses, obliques, fortement pédonculées, placées sur deux ligñes alternes dont le cercle corné, très-oblique, orné ou non de dents, est comme divisé en dehors en deux anneaux, par une dépression circulaire, Bras tentaculaires, non rétractiles, placés en dedans de la membrane de l’ombrelle , trèsgrèles, excessivement longs, cylindriques , pourvus, sur toute leur longueur, de petites cupules alternes, espacées et terminés

par une énorme massue lancéolée, à l'extrémité de laquelle est une cupule charnue supérieure. Cette partie, dépourvue de crête natatoire a des deux côtés, une très-large membrane protectrice des cupules. Cupules de la massue en quatre rangs, portées sur de longs pieds cylindriques à l'extrémité desquels est un renflement charnu, dont part un second pied portant un cercle corné, en forme de niche, pourvu à sa base d’un bourrelet. L'ouverture est latérale , armée de dents. Membrane de l’ombrelle marquée entre tous les bras. Tube locomoteur petit, court, s'étendant à peine jusqu'à la base des yeux. Son insertion à lieu sans bride, et son intérieur est simple, sans valvule interne.

Coquille interne , cornée , flexible , très-grêle, très-étroite , composée d’une longue tige , et légèrement élargie en fer de lance obtus à ses deux extrémités.

Rapp. et diff. — Ce genre, qui a beaucoup de rapports de formes avec le genre Loligopsis, par sa nageoire terminale, par ses yeux sans sinus lacrymal, par sa coquille très-allongée, par son bec, s’en distingue néanmoins par sa partie céphalique, énorme comparée à l’ensemble, par son corps libre, et pourvu d’un appareil de résistance mobile très-compliqué, par ses yeux non pédonculés, par la présence d'ouvertures aquifères buccales, par le manque de membrane protectrice des cupules, par le cercle corné, comme bilobé, par ses bras tentaculaires, placés en dedans de la membrane de l'ombrelle, par la longueur démesurée de ceux-ci, armés de plus que les autres décapodes, du côté opposé aux cupules ordinaires, d'une cupule charnue, très-singulière; enfin, par sa coquille, lancéolée aux deux extrémités. C'est peut-être un des genres les plus tranchés et les mieux caractérisés parmi les Céphalopodes; aussi n'ai-je pas balancé à le séparer des Loligopsis, où les auteurs l'avaient placé.

On ne connaît encore que deux espèces vivantes de ce singulier animal, qui paraît vivre au sein des Océans.

G,. CHIROTEUTHIS. 371

N° 4. CHIROTEUTHIS VERANYI, d'Orbigny. PI. 24. Loligopsis Coindetit, Verany, mss.

Loligopsis Veranyi, Férussac, 1834, Mag. de Zool., pl. 65.

- Idem, Règne anim. de Cuvier, pl. 6.

— Chiroteuthis Veranyi, d'Orb., 1839, Céphal, acét., Calmarets, pl. 2 et pl, 4,

C. pinnis cordiformis; brachiis sessilibus, acuminatis inæqualibus, pro longitudine 4, 3,2, 1}; testà angustatà.

Dim. Longueur totale, 200 mill.; longueur du corps, 53 mill. si rapport à la longueur du LS a : longueur des nagcoires, +; largeur des nageoires, 4%; longueur de la coquille, 53 mill. Par rapport à la longueur : largeur de la coquille, +.

Animal allongé, lisse, muni de nageoires en demi-cercle, cordiformes dans leur ensemble. Tête volumineuse portant des bras sessiles énormes, arrondis, coniques dont les cercles cornés des trois paires supérieures, sont armés de dents très-serrées, très-aigués, plus longues du côté le plus large. Ceux des bras inférieurs sont lisses en dedans. Bras tentaculaires, douze fois la longueur du corps, et se terminant par une massue lancéolée. Couleurs : transparent-blanc, parsemé, en dessus, ainsi que sur les nageoires, de très-petits points irréguliers bruns-rougetres. Cette couleur entoure les cupules des bras tentaculaires, et la cupule charnue de l'extrémité des massues.

Coquille interne très-grèle, très-étroite, formant comme un fer de lance très-étroit à ses extrémités; néanmoins, la partie inférieure est plus longue et plus large.

Rapp. et dif.—Cette espèce se distingue du C. Bonplandh, par le manque de tubercule à l'extrémité des bras sessiles ; par ses bras plus inégaux ; par sa tête plus volumineuse; par ses nageoires plus arrondies et par sa coquille plus étroite.

Hab. La Méditerranée, près de Nice, où elle a été découverte par M. Vérany.

Expl. des fig. PI. 24, fig. 1, animal entier réduit; a bras tentaculaire vu en dessus ; d bras tentaculaire vu en dessous; c Les cupules placées sur leur tige ; fig. 2, extrémité du corps

vue en dessous; fig. 3, intérieur de l'ombrelle, pour montrer la disposition des bras et de la membrane buccale ; fig. 4, appareil de résistance, partie de la base du tube locomoteur, avec le bourrelet opposé dedans; fig. 5, bourrelet de l'intérieur du corps séparé; fig. 6, l'appareil de là base du tube locomoteur sans son bourrelet; fig, 7, eupule charnue de l'extrémité des bras tentaculaires; fig. 8, cupules des bras tentaculaires; fig. 9, cercle corné des mêmes cupules; fig. 10, cercle corné des bras sessiles; fig. 41, mandibule supérieure du bec; fig. 12, la mandibule opposée.

N° 2, CHIROTEUTHIS BONPLANDI, d'Orbigny.

Loligopsis Bonplandi, Verany, 1837, Acad. de Turin, t. I, 2° série, tab. v.

O. corpore conico ; pinnis rhomboidalibus ; brachais sessilibus apicè tuberculatis, inæqualibus pro longitudine 3, 2,1, 4; testd inferné dilatatà.

Dim. Longueur, 470 mill.

Animal allongé, pourvu d’une petite tête, d'un corps co nique, occupé dans la moitié de la longueur par une grande nageoire dont l’ensemble est rhomboïdal. Bras sessiles inégaux, subulés, terminés, chacun à leur extrémité, par un tubercule arrondi. Couleurs : bleu vitré, avec des points bleuâtres et rougeâtres , surtout à la région médiane du corps.

Coquille très-allongée, étroite à la partie supérieure, large à la partie inférieure ; le milieu très-étroit.

Rapp. et diff. — Cette espèce se distingue facilement par les tubercules de l'extrémité de ses bras sessiles. M. Vérany dit ne lui avoir pas vu de traces de bras tentaculaires, mais il se pourrait fort bien que l'individu qu'il a observé les eût perdus trèsjeune; car, du reste, il a, par son osselet, tous les caractères des Chiroteuthis.

Hab. L'Océan Atlantique, par 29° de latitude nord , et 39° de long. ouest.

Résumé sur les Chiroteuthis.

Des deux espèces connues, l'une, le €. Veranyt, est propre à la

Méditerranée, et l'autre, le C.Bonplandi, à l'Océan Atlantique.

. etre tete 2. +, 4

G, HISTIOTEUTAHIS. 379

mm GENRE. HISTIOTEUTHIS, d'Orb. PI, 25.

Cranchia, Férussac, 1835, Histioteuthis, d'Orb., 1839.

Animal court, cylindrique, acuminé postérieurement, muni d'un appareil de résistance formé: 4° sur la base du tube lo-

. comoteur, par une surface allongée , cartilagineuse , plus large

au bas, sur laquelle est une fosse longitudinale profonde élargie, entourée de bourrelets saillants ; 2° sur la paroi interne

correspondante du corps, vis-à-vis par une crète longitudinale

saillante plus large en bas, occupant seulement la partie voisine du corps; 3° sur la région cervicale, par une partie oblongue marquée d’un sillon longitudinal médian; et 4° par la parte correspondante modelée dessus. Nageoires terminales, très-larges, arrondies, échancrées en avant et en arrière. Tête énorme comparée au reste, cylindrique, plus large que l'ouverture du corps, sans crêtes cervicales, ayant des yeux non saillants, très-grands, pourvus à l'extérieur d'une ouverture ovale, sans sinus lacrymal ni paupières contractiles ; membrane buccale peu grande, extensible, pourvue de six

Jobes allongés, lisses, dépourvus de cupules. Bec petit, oreille

externe placée sur le col en arrière des yeux, et formée par

une protubérance percée au milieu, Quatre ouvertures aqui-

fères buccales placées une de chaque côté à la base des bras supérieurs, et à la base des bras inférieurs, se continuant dans une large cavité qui entoure la masse buccale, et deux ouvertures brachiales placées en dehors des bras tentaculaires, n ayant que très-peu de profondeur, point d'ouvertures anales. Bras sessiles gros, volumineux, peu inégaux, munis d'une crête natatoire indiquée aux bras latéraux-inférieurs, et de cupules très-petites, obliques, charnues, pédonculées, trèsespacées, sur deux lignes alternes, seulement à la base des bras, leur cercle corné forme une calotte sphérique, à ouverture excentrique, convexe et lisse en dehors, armée de dents.

Les bras tentaculaires non rétractiles sont terminés par une massue lancéolée , pourvue en dehors d’une crête natatoire, latéralement de membranes protectrices des cupules, et de cupules sur six lignes alternes, plus grosses à la base, toutes peu obliques, dont le cercle cornéest armé de dents aiguës. Il y à, en outre, quelques cupules sur la longueur des bras, près de leur extrémité. La membrane de l’ombrelle est très-développée, unissant, sur plus de leur moitié, les trois paires de bras supérieurs , puis de là, passant en dedans des bras tentaculaires et des bras inférieurs, pour rejoindre la partie interne des bras de la quatrième paire. Le tube locomoteur est très-court, gros, restant bien en dessous de la partie inférieure des yeux, sans aucune bride supérieure, ni valvule interne.

Coquille interne cornée, flexible , élargie en forme de plume ou d'un large fer de lance, soutenue au milieu par une côte

ferme saillante, et latéralement par des expansions minces. Rapp. et diff. — Les Hishoteuthis se distinguent facilement des deux autres genres par leur forme raccourcie, par leurs

nageoires échancrées postérieurement, par leur appareil de ré- : sistance tout à fait différent, par la membrane qui unit les bras, |

et enfin par leur coquille interne d’une autre conformation. On ne connaît encore qu'une seule espèce dans ce genre.

HISTIOTEUTHIS BONELLIANA, d'Orbigny. PI. 25.

Cranchia Bonelliana, Férussac, 1835, Mag. de Zool., pl. 66. Histioteuthis Bonelliana, d'Orb., 1839, Céphal. acét., Cranchies, pl. 2.

IH. corpore brevi, obtuso ; pinnis semi-circularibus, latis; |

testà lat&, lanceolatd.

70 mil.

Animal court, lisse, dont le corps tronqué en avant est | pourvu de nageoires arrondies, latéralement échancrées en !

avant et en arrière. Tête très-grosse, parsemée de tubercules

surtout en dessus. Bras sessiles très-gros, charnus, les laté- ! raux couverts de tubercules arrondis, alternes sur deux »

abs à LE

G.. HISTIOTEUTHIS. 383

lignes très-distantes les unes des autres, leur cercle corné à trois ou quatre dents du côté le plus large. Bras tentaculaires ayant des cupules, dont huit ou neuf très-grosses ;

leur cercle corné a tout autour, en dedans des pointes aiguës,

rapprochées et nombreuses. Couleurs : rouge-vif passant

au pourpre, formées d'une multitude de petits points. Les membranes qui unissent les bras sont d’une couleur pourpre sur laquelle se détachent comme des points bleus, les deux rangées de cupules de chaque bras. Le dessous du corps, de la

tête et des bras inférieurs est couvert de taches jaunes, dispo-

sées en quinconce, et près de chacune de ces taches s'élève en relief une autre tache ronde bleue.

Hab. La Méditerranée, près de Nice.

Hist. Découverte -par M. Vérany, elle. a été envoyée à M. de Férussac qui, le 27 octobre 1834, la nomma Cranchia Bonelliana. D'après les caractères du genre Cranchia, il est évident qu'elle n'ydoit pas être placée, et jepense qu’on ne peut la classer zoologiquement que dans cette famille sous un nom de genre distinct.

Exp. des fig. PI. 25, fig. 4. Animal vu de trois quarts ; fig 2, intérieur de l’ombrelle pour montrer la disposition des membranes; fig. 3, extrémité du corps vu en dessus ; fig. 4, une cupule des bras tentaculaires vue de profil ; fig. 5, lamême, vue en dessus; fig. 6, cupule des bras sessiles vue en dessus ; fig. 7, la même, vue de profil; fig. 8, mandibule supérieure du bec; fig. 9, mandibule inférieure; fig. 410, coquille vue en dedans.

5° famille. TEUTHIDÆ, d'Orbigny.

Animal allongé, d’une consistance musculaire, charnue. Corps libre, allongé, muni de nageoires anguleuses , rhomboïdales dans leur ensemble. Tête médiocre, portant : des yeux latéraux, pourvus d'un sinus lacrÿymal, profond, une membrane buccale très-développée, une érète auriculaire longitudinale très-marquée, et des ouvertures aquifères anales. Tube locomoteur, attaché à la tête, en dehors par une ou deux brides de chaque côté, et ayant une forte valvule à sa partie interne supérieure. Coquille interne cornée, sans loges aériennes.

Rapp. et diff. — Cette famille, bien caractérisée, se dis-. tingue des Lohigopsidæ , par la présence de sinus lacrymal aux yeux, par la valvule interne et les brides externes de son tube locomoteur, par sa crête auriculaire et par ses ouvertures aquifères. Elle se distingue du Belemmitidæ, par le manque de loges aériennes dans sa coquille interne.

Je groupe dans cette coupe les genres Onychoteuthis, Enoploteuthis, Acantoteuthis, Ommastrephes et Belemnosepra.

G. ONYCHOTEUTHIS. 383

1°’ GENRE. ONYCHOTEUTHIS, Lichtenstein.

Sepia Molina, Onychoteuthis, Lichtenstein, 1818; Onykia, Lesueur, 1821 ; Loligo , Blainville, 1823.

Animal très-allongé, dont le corps libre, lisse, subcylindrique, toujours très-acuminé postérieurement, tronqué en avant, s'unit à la tête par un appareil de résistance mobile, composé : 4°, sur la base du tube locomoteur, de chaque côté, d’une partie plane, allongée, subcartilagineuse, arrondie à ses extrémités, plus large en haut qu’en bas, sur le milieu de laquelle est un sillon profond, longitudinal ; 2° sur la paroi interne correspondante du corps, d’une légère crête longitudipale, étroite et saillante, qui prend au bord même du corps, au dessous des saillies latérales, et se continue sur près de la moitié de sa longueur, ces deux parties s'assemblant entre elles; 3° sur la partie cervicale, d'un large bourrelet cartilagineux allongé, séparé en deux par un sillon; 4° vis-à-vis en dessous de l'osselet, à la paroi interne du corps, d’une partie correspondante comme modelée sur celle de la partie cervicale. Nageoires terminales très-larges , occupant la moitié et plus de la longueur du corps qu'elles embrassent en arrière, formant un ensemble rhomboïdal, dont le grand diamètre est presque toujours transversal.

Tête peu grosse, peu déprimée, pourvue de chaque côté de trois à onze crêtes longitudinales saillantes, le plus souvent retenues en arrière par une autre crête transversale; l'oreille externe est percéedansl'avant-dernière de ces crêtes longitudinales. Les yeux saillants sont assez grands, latéraux, pourvus à l’extérieur d’une ouverture ovale ou arrondie, munie antérieurement d'ua sinus lacrymal. Membrane buccale extensible, terminée par sept lobes allongés, lisses, sans cupules; ces lobes sont marqués à l'extérieur par autant de crêtes épaisses, qui vont s'unir à la

base desbras; la supérieure se bifurque pour s’insérer aux deux

bras supérieurs. Bec médiocre, ferme à la partie rostrale, flexible etcornéailleurs, dont lamandibule inférieure est composée d’une aile latérale longue, étroite, et d’une expansion postérieure fortement bifurquée, carénée en dessus et marquée sur les côtés d’une crête épaisse, longitudinale, dirigée vers l'extrémité du lobe. La mandibule supérieure est sans aile, formée d’un rostre long, aigu, courbé, muni d'une expansion courte, peu détachée. Deux ouvertures aquifères brachiales, une de chaque côté, située entre la troisième et la quatrième paire de bras sessiles; six ouvertures buccales; une ouverture anale placée en dessus du tube locomoteur.

Bras sessiles conico-subulés, quadrangulaires ou triangulaires , carénés ou tricarénés en dehors, les supérieurs toujours les plus courts, les inférieurs ou les latéraux-inférieurs, les plus longs, pourvus d’une crête natatoire large aux troisième et quatrième paires, et de cupules alternant sur deux lignes bien distinctes, dont le cercle corné est convexe en dehors, sans bourrelet extérieur, ni dents à son pourtour. Bras tentaculaires en partie rétractiles, forts, ornés d'un méplat en dedans, acuminés, pourvus ou non d'une nageoire près de leur extrémité, mais manquant de membranes protectrices des cupules. Ils sont armés de crochets seuls, ou de crochets et de cupules, et portent à leur base un groupe carpéen de petites cupules peu mobiles, et quelquefois un autre petit à l'extrémité de la main. Entre ces deux groupes on voit deux rangées alternes de crochets cornés dont les plus grands sont en dehors, ou deux rangées de crochets au milieu, deux rangées de cupules en dehors. Le tube locomoteur courbe à son extrémité est toujours logé dans une cavité inférieure de la tête, très-court, retenu à la tête, de chaque côté, par deux brides.

Coquille interne cornée, flexible, occupant toute la longueur du corps, étroite ou élargie, en forme de plume, munie à son extrémité inférieure, en dessus, d'un appendice conique plein , comprimé, et s'étendant bien au-delà de l'extrémité.

G. ONYCHOTEUTHIS. 389

Rapp. et diff. — Les Onychoteuthis se distinguent des Loligo , par | appareil de résistance, par l’œil ouvert à l’extérieur, par des nageoires dont l’ensemble est plus rhomboïdal

et toujours transversal, par l'iris arrondi au lieu d’être ovale, par les membranes buccales toujours dépourvues de cupules, par la forme de l'oreille externe, par la présence de crochets au lieu de cupules, par des bras tentaculaires non rétractiles, par le manque de membrane protectrice des cupules aux bras tentaculaires, par la présence des cupules du groupe carpéen.

Après les caractères distinctifs que je viens d’énumérer, on a pu s assurer que la présence des crochets n’est pas comme on l’a pensé, le seul caractère qui distingue les Onychoteuthis des calmars, mais que tous les détails d'organisation sont en même temps complétement modifiés dans leurs formes.

Ils diffèrent des Ommastrephes par un appareil de résistance distinct, par six ouvertures aquifères buccales au lieu de quatre , par la présence de crochets ou griffes aux bras sessiles, par un cercle corné, toujours dépourvu de dents aux cupules des mêmes bras, par une coquille souvent en plume, et pourvue d’un appendice conique non creux à son extrémité.

Les Onychoteuthis sont réparties d’une manière à peu près régulière dans les diverses mers, et ne paraissent point indifférentes à la température, puisqu' à l'exception d'une seule, qui se trouve sur une surface immense, toutes, au contraire, sont des régions chaudes ou tempérées, et abondent surtout vers la zone équatoriale ou elles ne sont jamais par

grandes troupes comme les Ommastrephes, à en juger au moins par les individus toujours isolés qu'on trouve dans l’estomac des dauphins, tandis qu'on rencontre fréquemment un grand nombre d'Ommastrephes de la même espèce à la fois dans l'estomac de ces mêmes cétacés.

Les Onychoteuthis sont remarquables dans leur mode de préhension. En effet, en joignant les petites cupules carpéennes de leurs bras tentaculaires, elles s'en servent comme des mains. (Voy. pl. 26, fig. 7.)

MOLLUSQUES T. I. en

Ce genre a été créé en 1818 par M. Lichtenstein, sous le nom d'Onychoteuthis ; trois ans après, M. Lesueur établissait cette coupe générique qu'il appela Onykia. Comme M. Lichtenstein a l’antériorité, le nom d’'Onychoteuthis doit être conservé. J'ai cru devoir séparer des véritables Onychoteuthis, sous le nom d'Ænoploteuthis, les espèces dont tous les bras sont armés de crochets, et la coquille dénuée d'appendice postérieur.

On pourrait diviser les espèces des véritables Onychoteuthis en deux groupes.

Première Section. — Des crochets seulement aux bras tentaculaires.

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